le Canard de l’Etang

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13 octobre 2008

Carla Bruni a pris des cours

Marina Petrella, l’ex brigadiste, condamnée à ‘perpète’ en Italie, pour des crimes commis entre 1979 et 1982 ne sera finalement pas renvoyée en Italie, comme convenu auparavant, depuis le décret d’extradition de François Fillon du 03/07/08. Décision du chef de l’état, qui a accepté la requête de Carla Bruni-Sarkozy et de sa sœur, Valeria Bruni-Tedeschi, souvent au chevet de l’Italienne. Affaiblie, Mme Petrella pourra se rétablir en France.

Après Cécilia et l’épopée libyenne des infirmières bulgares, Carla montre qu’elle est digne de sa fonction de première Dame de France.  La chanteuse « de gauche » a retenu la leçon de l’ex de son mari, elle qui voulait « apprendre » la politique. Il ne faut pas sous-estimer son talent, Nicolas peut compter sur elle. Si une banque française fait faillite, promis, on fait appel à elle.

Une proposition : Carla pourrait venir rassurer les banquiers en déroute, qui ont besoin de liquidités (pour les prêts interbancaires), et consoler les responsables des établissements financiers qui tomberaient en ruine. En proposant des parachutes dorés ? Ah non, c’est terminé : Sarko et le Medef n’en veulent plus.

5 octobre 2008

Commentaire d’un billet d’Yves Thréard : « Sarkozy, digne héritier de Bonaparte et De Gaulle »

commentaire de ce billet intéressant d’Yves Thréard, du Figaro.

Il s’exprimait de la sorte : « Sarkozy « l’Américain » a, certes, toujours été émerveillé par le Nouveau Monde où il pense que tout est possible (c’était son slogan de campagne). Mais c’est la puissance américaine qui le séduit, la faculté de réussir qu’offre ce pays à tous ceux qui veulent déplacer les montagnes (comme lui). Homme de droite il est, mais chacun sait que ce label regroupe une grande diversité de convictions. Et très peu de responsables politiques français sont de vrais libéraux.

En fait, Nicolas Sarkozy s’est toujours inscrit dans la droite ligne du bonapartisme et du gaullisme. L’Etat, incarné par un homme fort, est le régulateur de la société et de l’économie. Notre président de la République porte en lui ce code génétique, cet ADN. Son interventionnisme est de caractère. »

Nicolas Sarkozy « n’est pas libéral ». Plutôt « bonapartiste », hein. Proche de la conception de la présence d’un chef de l’Etat, avec une certaine autorité et prestance, capable de réguler la société et le système économique. C’est ainsi qu’il est apparu, à New-York et à Toulon, dernièrement. OK. Son activité incessante de s’occuper toujours de tout, de prendre la place de premier ministre et de ministre de l’intérieur en est aussi une belle preuve, je vous l’accorde.

Mais comment expliquer alors sa volonté (en tout cas, d’après les mesures inscrites dans son programme de candidat et les trés nombreux textes votés à l’Assemblée et au Sénat depuis mai 07) de réduire le train de vie de l’état, de réduire le nombre de fonctionnaires, qui « seraient » trop élevés, de simplifier la législation du travail, de baisser les impôts (j’ai plutôt l’impression que les taxes augmentent, l’Etat doit bien trouver de l’argent, puisque les « caisses sont vides »)?

Il a déjà montré au grand jour son admiration pour Margaret Thatcher… Et il est fervent « partisan » de l’Amérique libérale.. Ces derniers temps, je l’ai vu admirateur d’hommes de gauche..

Le Canard de l’Etang
(http://canarddeletang.unblog.fr/)

4 octobre 2008

Croissance négative

Sur France Inter, Jean Paul Charié, député UMP, ne veut pas parler de « récession », c’est-à-dire de deux semestres consécutifs de baisse de la croissance (l’INSEE prévoit au troisième, et quatrième semestre une chute de 0, 1 % de croissance). Il préfère le terme « croissance négative ». Bien plus effrayant, non ?

Et pourquoi, d’ailleurs ? « La différence (entre les deux termes) est très importante, parce que récession, c’est un processus qui s’inscrit dans la durée. Or, pour moi, la situation est liée directement à la crise mondiale. Elle n’est pas liée à l’économie nationale ».

Mais bien sûr, et la marmotte met le chocolat dans l’aluminium. C’est bien connu, c’est toujours la faute des autres.

Reprenons. La récession, un processus s’inscrivant dans la durée ? Certes. En principe, il s’agit de deux semestres. Et la « croissance négative », alors ? Combien de temps la croissance doit-elle chuter pour être « négative » ? N’est-elle pas négative dés lors qu’elle ne correspond pas aux premières attentes du gouvernement, au moment de la présentation du budget. Fin 2007, le gouvernement Fillon tablait sur une croissance de 2, 25 %. Elle sera sans doute de moins de 1 %. Est-ce un chiffre « négatif » ?

Comment définir « récession », d’après le député ? En lisant à travers les lignes, on peut s’en faire une idée : une récession serait due au gouvernement national, à la mauvaise gestion du gouvernement, des collectivités territoriales, aux échecs des réformes. Et en plus, cela « s’inscrit dans la durée ». Un député de la majorité ne peut, en aucun cas se permettre de dire ça. Il se ferait gronder par le maître Sarkozy, le protecteur des gentils Français contre les méchants capitalistes…

Donc « croissance négative »,  car celle-ci est la conséquence d’une crise mondiale et non de problèmes inhérents à la France. En un mot,  il n’y a pas de « récession » en cours, dans notre pays puisque c’est uniquement la faute des autres et que Nicolas Sarkozy est le meilleur sauveur des Français. Des Français qui vivaient avant le déclenchement de la crise de l’argent fou, grosso modo, avant la fin 2007, c’est bien connu, avec un pouvoir d’achat en hausse, un boulot à plein temps, un salaire resplendissant, un portefeuille bien garni, et dans des entreprises exportatrices qui investissent à gogo. Et j’aillais oublié, dans un pays où le mot « inflation » n’existe pas ! Vous suivez toujours ?

Nous devrions donc reprocher au monde extérieur de la France les mauvais chiffres « inédits » de la croissance, du chômage, de l’emploi, du pouvoir d’achat de l’hexagone. Non ?

La France n’y est pour rien, les frontières sont perméables, selon le député. Les crises mondiales peuvent nous toucher et nous blesser, comme elles viennent de le faire. Toutefois, notre pays est reclus, n’est pas en contact avec les problèmes des autres.Comme si elle n’était pas intégrer au « système économique mondiale ».

Il me semblait quand même que la France était active dans les marchés de capitaux, dans le commerce, de l’investissement, que certaines banques internationales, y compris américaines avaient des filiales et des succursales en France. Je m’étais trompé, c’est sûr.

3 octobre 2008

la crise, la crise, la crise : quoi d’autre?

Depuis la faillite de Lehman Brothers, le rachat de Meryll Linch par la « Bank of America », et autres péripéties de la caisse d’épargne Washington Mutual, la « Wamu » de Seattle, la nationalisation de l’assureur AIG aux USA, puis les déboires de Fortis et Dexia de la « vieille Europe » (en France,  et au Benelux), les spécialistes, les journalistes n’ont plus qu’un mot à la bouche. La crise financière et banquière d’origine américaine, qui vient de frapper à la porte du vieux continent fait la une de tous les journaux. Et donne le tournis aux politiques.

On l’a vu. Le plan d’Henry Paulson de 700 milliard de dollars, à injecter dans les banques en difficulté, dans le but de sauver ce qui peut être encore sauvé a été difficilement ratifié. Les Républicains de la Chambre des représentants ont voté, pour la majorité d’entre eux contre cette ‘loi de régulation’. Avec les démocrates majoritaires, ils seront face aux électeurs le 4 novembre 2008, qui devront renouveler la Chambre. Ils étaient donc réticents à voter un texte, rejeté en grande partie par les Américains contribuables. Le Sénat a finalement dit oui au texte modifié ( puis la Chambre de même).

Cette crise a fait réagir logiquement les deux prétendants à la succession de George W. Bush. John Mac Cain a récemment stoppé sa campagne pour quelques heures, pour se consacrer entièrement au sauvetage des banques américaines et faire en sorte que le plan Paulson se concrétise, même s’il paraissait évidemment  mitigé, du fait de ses positions idéologiques libérales économiques. Barack Obama, lui, plutôt posé et relativement calme expliquait qu’il pouvait gérer deux problèmes à la fois. Il s’est donc montré plus ‘présidentiel’, contrairement à l’impulsif « Mc Same ».(Même que Bush)

L’Europe, qui n’a pas de « budget fédéral », ni de département du Trésor, comment veut-elle s’en sortir? Les Allemands, dont le pays a vaincu les déficits budgétaires nationaux ne souhaitent pas s’engager dans un éventuel plan identique à celui des USA. La France, les Pays Bas en ont proposé, discrètement. En un mot, certains veulent la coopération , d’autres veulent se la jouer perso.

En France, le débat est interminable. Comment faire, pour protéger nos banques et notre économie ? Nationaliser les établissements privés ? C’est ce qui est arrivé à Dexia. C’est ce que demandent certaines personnes, comme Laurent Fabius, qui indique, dans le Monde du 2 octobre, qu’il faille « assurer la liquidité des banques, la continuité du crédit et de garantir les dépôts. ».

Il copie d’ailleurs le président de la République, qui depuis quelques jours rêve de justice sociale, et de régulation à la soviétique,  lorsque l’ancien premier ministre écrit : « Une nouvelle ère doit s’ouvrir. Elle devra être beaucoup moins favorable aux spéculateurs patentés et aux fortunes champignons, beaucoup plus propice à la définition et au respect de règles mondiales, beaucoup plus fondée sur le rôle régulateur de la puissance publique internationale, nationale et locale »

Nicolas Sarkozy et le Medef veulent maintenant bloquer, ou en tout cas mieux contrôler les parachutes dorés. Le patron de Fortis, Alex Miller vient d’ailleurs de renoncer sous contrainte à ses sous, soit plus de 3 millions d’euros. Il n’a pas eu autant de chance que Herman Verwilst, patron de la banque belgo-néerlandaise Fortis et Patricia Russo, co-dirigeante d’Alcatel Lucent, virée après l’échec de sa ‘mission’ fin juillet ( mais qui a gagné 6 millions d’euros, à son départ d’Alcatel Lucent). La faute à ce gouvernement qui se prend pour des communistes. Ah les « gauchos » de droite de l’UMP! Si la crise n’avait pas démarré, A. Miller aurait eu droit au jackpot! Pourquoi, diable n’y a-t-il pas eu un nuage à la frontière de l’hexagone, comme en 1986 avec Tchernobyl ? Un nuage aurait pu arrêter la mondialisation et la crise de l’argent fou…

Pierre Rousselin, du Figaro, dans son blog, « géopolitique » pense que le « G4 européen de samedi (4 octobre) convoqué par Nicolas Sarkozy n’apportera pas une réponse définitive à la crise de confiance qui s’est emparée du système bancaire. ».

Comme ça, c’est clair !

1 octobre 2008

La France est sauvée !

Publié sur AgoraVox (4 octobre 2008)

Réaliste, François Fillon explique dans les Echos du 1er octobre 2008 : « Les établissements bancaires européens, et français en particulier, ont pour le moment mieux résisté, parce qu’ils ne sont pas construits sur le même modèle qu’aux Etats-Unis. Mais ils sont tous tellement interdépendants que les risques de propagation de la crise à l’ensemble du système financier sont réels. Les banques françaises ne sont pas à l’abri de difficultés si une grande banque européenne défaillait ».

 

L’auteur de la célèbre formule, « l’état est en faillite » se lâche dans les colonnes du journal économique: «  La crise à laquelle nous sommes confrontés est sérieuse, puisque nous avons une crise financière équivalente à celle de 1929 qui se cumule avec un choc pétrolier proche de celui de 1973 ».

 

Le nuage protégeant l’exceptionnelle France est passé, les responsables de l’exécutif réagissent à la crise financière, provenant des USA, comme il se doit. Peut-être même en exagérant
(une première depuis le début de la crise des subprimes, en 2007). C’est l’avis de Sylvie Pierre-Brossolette (le Point), qui s’exprimait ce matin, sur France Info, dans le débat l’opposant à Laurent Joffrin de Libération. La situation est-elle la même qu’en 1929 ? Pas vraiment, pour la journaliste : pas de soupe populaire, la production nationale ne s’est pas  nulle,  la croissance mondiale est à 3 %. En un mot, pas de quoi dramatiser. D’ailleurs, tous les spécialistes le disent. Le système français est juste.

           

Avant que Nicolas Sarkozy reçoive François Fillon et autres responsables de banques, Christian Noyer, le gouverneur de la banque de France réagissait, sur RTL à l’échec du plan Paulson, au Congrés : « Le système financier français est un des plus sûrs du monde. Il faut avoir une confiance totale dans la sécurité du système bancaire français (…) Les banques européennes et françaises ne sont pas surchargées d’actifs de mauvaise qualité comme l’étaient les banques américaines. Fondamentalement, elles sont solides, elles sont très bien capitalisées »

 

Georges Pauget, directeur général du Crédit agricole et de la Fédération bancaire française et Henri de Castries, président du groupe d’assurances Axa se veulent aussi rassurants. Ils estiment que « l’ensemble du dispositif français est solide, diversifié et bénéficie du soutien des autorités publiques » et que c’est «  un système financier stable, qui a une solvabilité très confortable ».

 

La France est sauvée. Elle peut se protéger en cas de difficultés, alors. Comment ? Il suffirait de recapitaliser les établissements en difficulté, et la confiance reviendrait.  La nationalisation serait ainsi une bonne chose. Pour Dexia, bancassureur franco-belge, attendons donc un peu, pour voir si tout va s’arranger. Laurent Joffrin en est persuadé…

 

De toute façon, Nicolas Sarkozy veille, en bon président et seigneur de l’Elysée. Depuis sa visite à New York, et son discours sur l’économie, à Toulon, il est devenu le protecteur N°1 des Français et des « petites gens », le combattant des mauvais banquiers et capitalistes…

(Pas de panique, donc.

Au-delà de la caricature, personne ne critique la prise de parole du président. Il assure son rôle de protéger ses concitoyens. Ce discours quelque peu de gauche, appelant une plus forte régulation est juste un peu contradictoire avec sa vision très libérale de l’économie et sa volonté de baisser le train de vie de l’Etat.)

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