le Canard de l’Etang

30 janvier 2009

le gouvernement et le « jeudi noir »

Nicolas Sarkozy fêtait, mercredi 28 janvier son anniversaire. 54 ans. En cadeau, une belle grève générale.

2,5 millions de personnes, selon la CGT et 1,08 si l’on en croit le ministère de l’Intérieur ont défilé en France pour faire part de leurs inquiétudes. Sauvegarde de l’emploi, défense des services publics, défense des libertés : les motifs sont nombreux.

Les manifestants pensent que ce « jeudi noir » est identique à la mobilisation contre le contrat première embauche, en 2005. C’est même une des « plus grandes manifestations de salariés depuis une vingtaine d’années » pour François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.

Réponse de Luc Chatel sur Europe 1: « Il n’y a pas un niveau de grève exceptionnel, c’est plutôt en deçà dans le secteur public que ce qui avait été constaté lors des derniers mouvements ». Ambiance..

 

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Le ministre du Budget, des Comptes publics, et de la Fonction publique réagit face au mouvement social qui a paralysé la France, ce jeudi 29 janvier.

Eric Woerth sur RMC Info :

-          « Je pense que devant une telle crise, un pays doit essayer de se mobiliser, mais d’une manière positive. » Après la laïcité positive, la grève positive !

-           « Parce qu’il y aura deux types de pays, en sortie de crise : ceux qui seront définitivement déconnectés, qui avanceront moins vite que les autres, et ceux qui auront réussi à se transformer. » Oui, ceux qui se lèvent tôt pour travailler et les autres fainéants…

-          «  Bien sûr qu’on a le droit de faire grève, jamais je ne condamnerai la grève. » On est sauvé…

-          « Mais à un moment donné, il faut un peu chercher de la solidarité économique et sociale, dépasser un peu ses craintes personnelles. On doit aller de l’avant, et finalement, un prof doit rentrer dans son lycée avec encore plus envie de former les jeunes, une infirmière avec encore plus envie de soigner ses malades, un ministre avec encore plus envie de réussir à sortir de la crise » Il existe donc des profs qui ne veulent pas former les jeunes, des infirmières qui ne soignent plus (ou qui confondent exprès les médicaments des malades)…

-          « Nous écoutons au maximum. Je ne crois pas qu’il faille zapper et changer de politique sans arrêt. Dans ces périodes de très grande tempête, on doit garder son sang-froid ». Et ne pas reculer ? Petit rappel amusant. Durant la période de mobilisation contre le CPE, Sarko voulait « zapper » le CPE de Villepin et Jacques Chirac. Etait-ce un exemple de « sang-froid » ? Il voulait être président…

 

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