le Canard de l’Etang

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26 février 2009

le canard se rebiffe

 

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Lit de justice de Sarko Ier. Les heures passent et la polémique enfle. En cause, la nomination de François Pérol à la tête des banques qui viennent de s’unir, Caisses d’épargne et Banques populaires.

L’affaire serait sûrement passée inaperçue, si le nouveau patron, proche de Sarko, n’était pas secrétaire général adjoint du Château chargé de l’économie, et s’il n’avait pas collaboré au projet de fusion.

Pourtant, « il est interdit à un agent public de rejoindre une entreprise privée lorsque ses fonctions publiques effectivement exercées a cours des trois dernières années précédant son départ l’ont conduit (…) à proposer directement à l’autorité compétente des décisions relatives à des opérations réalisées par cette entreprise ou formulé un avis sur de telles décisions »[1].

François Bayrou  affirme à juste titre que le président de la République a menti, lorsqu’il prétend avoir saisi la Commission de déontologie, alors que celle-ci ne s’est même « pas réunie ».Pas encore, en tout cas, cher leader du mouvement centriste orange!

Selon l’Elysée, qui tente de se rattraper auprès de l’opinion publique, l’accord avait été obtenu « via une lettre du président de la commission, Olivier Fouquet ». Claude Guéant sur LCI : le Petit Nicolas « n’a pas menti, il a utilisé un raccourci. François Pérol et moi-même avons saisi le président de la commission». Ce qui se traduit, de façon approximative par un lit de justice de Sarko 1er. Car l’avis personnel d’Olivier Fouquet ne ressemble pas forcément aux « conclusions » de ladite commission…

Claude Guéant s’interroge. « Pourquoi la Commission se réunirait ? » Oui, pourquoi, d’ailleurs ? Sylvie Pierre Brossolette du Point explique que la commission approuve les attributions « 9 fois sur 10 ». Une réunion inutile en somme. Et facultative, en plus!

 

 

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Sarko stressé. Analyse des chiffres du chômage du mois de janvier (catastrophique, puisque  toutes les générations sont touchées par la crise), réunion de François Fillon et Valérie Pécresse avec les représentants de la Conférence des présidents des universités, préparation d’une autre nomination, cette fois-ci d’un commissaire français  à Cuba, conclusions de la commission Balladur, chargé de réfléchir sur la  réforme des collectivités locales, et poursuite des négociations en Outre-mer

 

 

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L’ouverture politique se poursuit. Un ancien ministre de Jospin s’est vu attribué une tâche ingrate (ou pas). Un socialiste de cœur brisé, ou un sarkozyste durant ses heures perdues. J’ai nommé Jack Lang. Il rencontrera incessamment sous peu des responsables Cubains, pour évoquer l’avenir des relations franco-cubaines.

 

 

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Edouard Balladur veut réduire le nombre de régions de 22 à 15. Sont évoqués la fusion des deux Normandie, le rapprochement des deux départements alsaciens, la suppression de la Picardie, le rattachement du département de Loire-Atlantique à la Bretagne, l’union de la Franche-Comté et de la Bourgogne, le mariage entre Rhône-Alpes et Auvergne. Certains imposteurs (ironie) évoquent des propositions « stupides » (Claude Gewerc, président PS du conseil régional de Picardie) Ah la province ingrate ! (Ironie, encore)…

Nationalisme régional. Michel Guiniot, président FN au Conseil régional de Picardie, le 11.02 : « Notre région qui a vu naître la France avec Clovis et Pépin le Bref à Soissons, Charles le Chauve à Compiègne, Charlemagne et Hugues Capet à Noyon, Jeanne d’Arc à Compiègne n’est pas un territoire que l’on peut écarteler. Le peuple de Picardie n’a pas vocation à disparaître par un éparpillement dans les régions limitrophes afin de satisfaire les fantasmes et les errements de politiciens parisiens incapables de régler les problèmes des Français. » A bas les Jacobins ! (ironie toujours)


 

 

[1] Frédéric Lemaître, journaliste au Monde, au service éco l’explique noir sur blanc sur son blog

22 février 2009

Ségolène Royal part s’enrichir…

Publié par canarddeletang dans billet-ironie, politique francaise, PS

Ségolène Royal tient-elle ses promesses ?

Elle voulait s’envoler pour l’Outre-mer, elle assiste aujourd’hui aux obsèques de Jacques Bino, le syndicaliste tué mardi dernier à Point-à-Pitre. La Dame du Poitou quitte la métropole, certes, mais non dans le cadre d’une mission de la rue de Solférino. Martine Aubry ne lui a toujours pas offert de poste clé à la direction du PS, comme elle le réclame depuis longtemps, bien que les royalistes se soient réconciliés (officiellement) avec l’équipe dirigeante des socialistes. Voyage non officiel donc. Mais voyage quand même. A l’invitation de Jacques Bangou, le maire de Pointe-à-Pitre. Ségolène a tout compris ! Y compris la citation d’Emile Zola. « Rien ne développe l’intelligence comme les voyages. » . En effet !

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19 février 2009

la rencontre tripartite de l’Elysée : peu de surprises…

Que retenir de la réunion qui s’est déroulée hier après-midi à l’Elysée entre le président de la République et les partenaires sociaux, puis de l’intervention télévisée de Sarko ? 

Le Petit Nicolas se passionne encore pour « le Capital » de Marx. Son livre de chevet depuis septembre 2007. Même s’il ne cède pas (encore ?) face à certaines revendications syndicales, comme la hausse du SMIC et la suppression de paquet fiscal.

 

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Le moins que l’on puisse dire ? Le sommet n’a pas offert de réelles surprises. Les gestes du président de la République ne sont pas minimes, le montant total des aides non dérisoires (2,6 milliards). Mais les propositions de l’Elysée étaient déjà connues, pour la plupart, avant 15h, hier. Parmi les principales mesures : la réduction d’une partie de l’impôt sur le revenu, pour quelques millions de contribuables, mise en place d’une prime exceptionnelle de 500 euros, accordée certains jeunes chômeurs.

 

Il convient selon Sarko d’éviter « les erreurs du passé », c’est-à-dire conduire une « politique de facilité, qui sacrifierait l’avenir au présent, conduirait à la banqueroute, ruinerait la compétitivité de notre pays ». Une allusion claire à la vision des Eléphants roses socialistes, qui prônent, comme les syndicats une relance par la consommation, afin d’améliorer le pouvoir d’achat des Français incessamment sous peu. Le PS, adepte d’une politique de facilité ? Ah bon ?

 

Sarko, lui, préfère miser sur le travail, la réforme et l’investissement. Pour les « emplois de demain » ? Certes, mais aussi afin de ne pas recourir au « rétablissement (du contrôle) administratif de licenciement », proposé par le porte-parole du PS, Benoît Hamon.

 

Halte à toute augmentation de SMIC, puisque cela concerne « un salarié sur dix » seulement. Et les autres, alors n’auraient rien ? En fait, il en va de la « justice (sic)» sociale, d’après Sarko. Il refuse de donner de l’argent pour une minorité de Français. Une question me taraude : le « paquet fiscal », que Nicolas Sarkozy ne retire pas, englobe combien de privilégiés ?  

 

Sarko et les capitalistes. Une hausse de SMIC ? On « aggraverait les difficultés des PME », ce qui les pousserait à licencier. La hantise du président. Depuis le début de cette crise financière puis économique, survenue au lendemain de la fermeture forcée de Lehman Brothers, Sarko est devenu le héros des gentils Français contre les méchants capitalistes (et les fourbes traders), les bandits de Wall Street, de la City, voire du CAC 40. Cette tendance marxiste ne s’est pas atténuée aux côtés des syndicats réunis autour d’une table.

 

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Une mesure « nécessaire » ? La « refondation du capitalisme », dixit Sarko. Ni plus ni moins. Les « salariés ne doivent pas être oubliés »  Le président s’offusque que les dirigeants d’entreprises s’en mettent plein les poches. Les PDG qui licencient alors que l’entreprise rapporte devront désormais « s’engager à renoncer au bonus ». Le Petit Nicolas prône le partage équilibré des profits des entreprises entre les actionnaires, l’investissement et les salariés (vulgairement, la règle des trois tiers). Le gouvernement s’engage à rattraper les entrepreneurs qui passeraient outre ces nouvelles règles. Comme Christophe Margerie, PDG de Total, qui a annoncé la semaine dernière des profits faramineux de son groupe en 2008?

 

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Enfin, une réunion ne se termine jamais sans la réaction à chaud de Bernard Thibault, évidemment peu satisfait des décisions du président qui avait pourtant, en compagnie de François Fillon « mûrement réfléchi », pour trouver des solutions à la crise. Un spectacle important. Avec ses collègues, le cégétiste espérait que l’Elysée mette sur la table environ huit milliards d’euros. Il en obtient à peine trois.   « Il y a eu de la tension et du sport au cours de cette réunion. Je le dis aux salariés, il faut noter la position intransigeante du Medef lors de cette réunion. Il va falloir pousser plus fort en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et plus généralement en matière de considération. » Autrement dit, un scoop, non ?

 

 

17 février 2009

Mots sympas, mots doux, mots justes d’un Président de la République

 

 

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Des mots. Audrey Pulvar, présentatrice du Soir 3 estime sur le plateau de Ripostes (France 5) que le Président de la République aurait pu glisser des « mots sympas » à propos des Martiniquais et des Guadeloupéens, lors de son intervention télévisée de la semaine dernière.

Selon elle, Jacques Chirac l’aurait fait. Il aurait pris du temps pour susurrer quelques mots doux aux habitants de ses contrées lointaines.

Jean-Marie Colombani, cofondateur de Slate.fr et ex-patron du Monde ne pense pas différemment. Sarkozy aurait pu se lancer ainsi selon lui: « pour répondre à votre question de tout à l’heure… ». C’est-à-dire jouer au général de Gaulle, qui parfois agissait de la sorte pour préciser quelque chose ou évoquer un sujet mis de côté . Aussi se permettait-il parfois de sous-entendre que les journalistes avaient oublié de poser une question essentielle.

Sarko, saura t-il trouver les mots justes, afin de ne pas froisser les syndicats, lors de la réunion tant attendue du mercredi 18 février entre l’Elysée et les partenaires sociaux ?

16 février 2009

Elysée-gouvernement-médiateurs

 

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Le Canard Enchaîné confie la nouvelle dans son édition de mercredi dernier. Une simple citation du président de la République survenue après son intervention télévisée. « Moi, je fais des annonces et après ce n’est plus mon sujet ». Une « annonce » sincère ? Une promesse de temps en temps et puis s’en va : la devise de Sarko ?

Des exemples récents ? Bien sûr ! La taxe professionnelle. Puis, un peu plus tard, la création d’un « conseil interministériel de l’Outre-mer » qui se réunira  dans « quelques mois » seulement. Une de ses promesses de campagne de 2007,d’ailleurs, comme l’a rappelé Yves Jégo, sur le plateau du Grand Journal de Canal +, la semaine dernière.

Sarko, la suite, toujours selon le journal satirique, dont les infos politiques sont parfois douteuses (ou pas) : « aux autres de faire leur boulot ». Autrement dit, au gouvernement de gérer les crises. Et lorsque les ministres en charge des questions épineuses sont en difficulté ou ont d’autres chats à fouetter, sont envoyés des médiateurs. Une véritable pyramide de l’action gouvernementale.

Yves Jégo est rentré de son voyage en Guadeloupe et en Martinique sans résultat. Il assure tout de même que son « boulot c’est d’être sur le terrain le plus souvent possible. » Toutefois, les manifestations se sont poursuivies. A sa décharge, dans une interview, donnée au Parisien : « En Martinique, le dialogue se poursuit sur la base des 39 propositions que j’ai faites la semaine dernière ». Comprendre ici, le gouvernement a fait ce qu’il a pu.

La balle est dans le camp des partenaires sociaux, censés, selon Luc Chatel de « prendre leurs responsabilités (…) pour permettre de trouver un accord». Problème, les négociations n’avancent guère, car le gouvernement ne veut toujours pas baisser les charges patronales, afin de permettre aux salariés « de gagner plus ».  Et l’envoi de deux médiateurs n’a rien apporté.

Valérie Pécresse est en froid avec les professeurs des universités. Ils ont battu le pavé en compagnie d’étudiants plusieurs fois ces derniers jours, aussi bien à Paris que dans le sud de la France. Son souci, une réforme qui ne passe pas auprès du monde universitaire ? Certes. Mais pas seulement.

La chiraquienne, en pleine campagne pour les primaires UMP, en vue des prochaines élections régionales, tente de plaire aux élus franciliens, qui lui préfèrent Roger Karoutchi. Du coup, le gouvernement lui a offert un peu de répit (et de repos ?) en envoyant sur place une médiatrice, Claire Bazy-Malaurie, une énarque qui a la lourde tâche de calmer les profs-chercheurs.

Ces derniers « craignent que la nouvelle loi accorde trop de pouvoirs aux présidents d’université en matière de répartition de leurs temps de travail entre enseignement et recherche » (le Figaro). La médiatrice espère « trouver un terrain d’entente » avec les professionnels de la fac. Et aux côtés de la ministre de l’Enseignement supérieure, obligée de mettre « entre parenthèses » sa campagne en Ile de France.

16 février 2009

Yves Jégo et l’Outre-mer : des négociations sans lendemain?

 

 

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Deux médiateurs en Guadeloupe, pour corriger les erreurs du ministre. La crise politique, entamée fin janvier par le collectif syndical LKP (contre les profiteurs), remonté contre la vie chère et contre les dessciminations de leurs concitoyens, se poursuit. Indéfiniment ? Le gouvernement espère que non.

Yves Jégo, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, dans le Parisien : « J’espère que le travail des médiateurs (Jean Bessières et Serge Lopez) envoyés par François Fillon va porter ses fruits ». En un mot, des médiateurs au lieu du ministre, qui n’a pas réussi à débloquer la situation. Son déplacement en Guadeloupe n’a pas mis un terme aux nombreuses grèves et mobilisations. Yves Jégo est venu,  a vu, mais n’a pas vaincu. Au contraire.

Les syndicats exigent toujours une augmentation des salaires de 200 euros par l’Etat, une condition sine qua non de la reprise des négociations avec le gouvernement (via les médiateurs). « L’Etat n’a jamais promis de financer cette augmentation. C’est faux. Jamais je n’ai prononcé ce chiffre de 200 € », confie Yves Jégo. Un quiproquo, donc.

Est-il ainsi, pour autant « désavoué par François Fillon ?», demande le journaliste du Parisien. « Honnêtement, l’image d’Yves Jégo dans cette affaire n’a aucune importance » (Jégo parle de lui à la troisième personne). Tant mieux…

14 février 2009

Ségolène Royal, sur Canal +: Obama, l’Outre-mer et le PS, évidemment!

 

 

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Dans une autre vie, elle était sûrement humoriste. Ségolène Royal était l’invitée du Grand Journal de Canal, mercredi dernier. Interrogée par Michel Denisot et ses compères sur la crise en Guadeloupe et en Martinique, la Dame du Poitou donne son avis, digne d’une grande professionnelle. Normal, elle a vécu trois ans à Fort de France, durant son enfance. Et avant son interview, elle a « appelé les élus de Guadeloupe » afin de préparer ses fiches.

Yves Jégo, « sous-ministre » de l’Outre-mer ? Un secrétaire d’Etat qui attend « dix jours avant de venir ». Il arrive (le 1er février), en effet, plusieurs jours  après le déclenchement des grèves (le 20 janvier).

Le rôle de l’Etat dans les discussions tripartites avec les partenaires sociaux? « Il faut qu’il soit partie prenant, ce qu’il refuse (…) Doit être très présent, pour faire baisser les prix de l’essence (…) le gouvernement doit se ressaisir, agir ! ».

Le gouvernement refuse en effet de céder aux revendications syndicales. Forcément. Les tirelires sont vides. « l’Etat est en faillite ». Par conséquent, il ne veut pas revaloriser les salaires de 200 euros. Les patrons refusent aussi de le faire car ils n’ont pas obtenu, en contrepartie, des « baisses de charges » de la part de Matignon.

Toutefois, parmi les propositions du ministre figurent : une baisse de 20% «avant la fin du mois de février» de 100 produits de première nécessité ; le versement d’une prime exceptionnelle de 200 euros «dès le mois d’avril» aux 50.000 foyers martiniquais aux plus bas revenus et une « baisse immédiate » des prix du carburant (moins huit centimes d’euros pour l’essence et moins dix centimes pour le gazole)[1].

Jean Michel Apathie lui explique que l’Etat est présent, avec l’arrivée de deux médiateurs. « Peu importe », estime Ségolène. Ah bon ? Sarko aurait dû la nommer, non ? La socialiste est prête à voyager dans le monde, y compris dans les territoires de l’Outre-mer, d’anciennes colonies. Au delà des revendications syndicales, les habitants des départements de l’Outre-mer ne veulent pas devenir de « simples colonies d’amusement et de tourisme » (Ali Baddou). Ils protestent contre les discriminations, en somme.

Ségolène évoque alors la « négritude positive ». La ségrégation raciale, le colonialisme, ses domaines de prédilection ? Oui, depuis son voyage aux Etats-Unis. « Il faut se rendre compte que Barack Obama a été élu, et que cela change quelque chose de considérable à l’échelle de la planète, notamment pour les hommes et les femmes de couleur », longtemps considérés comme des personnes « de seconde catégorie ». Depuis l’élection du 4 novembre, « tout d’un coup », les gens de couleurs portent « un autre regard sur eux-mêmes ». Ségolène Royal a même « vu », lors de la cérémonie d’investiture du 44e président, que « les Blancs et les Noirs ne se regardaient plus de la même manière », que « le vote blanc avait permis » la victoire d’Obama. Fabuleux, isn’t it ? Le « respect » s’est imposé aux Etats-Unis d’Amérique. Grandiose !

Une revendication de dignité malheureusement « tenue en dérision » dans les DOM. Insinue t-elle que les Martiniquais et les Guadeloupéens ne sont pas vus de la même manière que leurs frères blancs de métropole ?

 

 

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Une fois n’est pas coutume. Ségolène Royal rend hommage, au cours de cet entretien sur la chaîne cryptée au président de la République pour son « énergie », un éloge figurant dans son ouvrage, « Une femme debout ». Sarko n’est donc pas seulement cet enfant « m’as-tu-vu » qui n’aime que le « fric« . Toutefois, il est bien amusant de noter (une millième fois) que ses principaux ennemis ne se situent pas à droite sur l’échiquier politique, mais à gauche, au sein même de son parti, chez les Eléphants roses socialistes. Martine Aubry par exemple. Lorsqu’on lui demande lorsqu’elles se sont parlées pour la dernière fois, elle répond ceci : « Je ne sais pas, je ne vais pas vous donner mon agenda! » Souffre t-elle d’Alzeimher ? Ou pratique t-elle la langue de bois?

Une (énième) raison pour en vouloir à Martine Aubry? Le parti socialiste envoie aujourd’hui des délégations dans les DOM et la Dame du Poitou n’a pas été conviée. A son plus grand regret. Christian Paul, député PS et François Lamy s’envolent vers la Martinique  puis la Guadeloupe. David Assouline, Arnaud Montebourg et David Lebon, le dir’cab adjoint de « Martine » partent, eux, à la Réunion. Une mission que Ségo aurait appréciée, forcément!

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(source : Puzzle Socialiste, blog rédigé par des journalistes du Monde, comme Jean-Michel Normand)

La fin imminente d’une traversée du désert (certes limitée) pour l’ancienne candidate à la présidentielle ? Le PS n’a toujours pas de secrétaire en charge des DOM-TOM. Christophe Caresche (voir photo ci-dessus), un écolo-socialiste, devenu royaliste sur le tas figure en lice depuis la mise en place de la nouvelle direction du parti. Quid de Christian Paul, un ex-secrétaire d’Etat à l’Outre-mer ? Vite, vite, Ségolène, tu peux encore y arriver!

 

 

 

 

 


 

 

[1] Source, Médiapart, le Monde et le Nouvel Obs

12 février 2009

Les « Républicains des deux rives »

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Quand un souverainiste de droite s’allie avec une gaulliste de gauche. Tel est l’étrange scénario qui vient de se réaliser, à Paris. Nicolas Dupont-Aignan (NDA), président de Debout la République a présenté, le 10 février ses têtes de liste, en vue des élections européennes.

 

Une ancienne militante chevènementiste, Christine Tasin sera deuxième sur la liste Ouest. Le gaulliste prône une « union des Républicains des deux rives ». Comprendre ici, gauche et droite.

 

« La France réintègre l’Otan : bonjour, messieurs les traîtres  (…) Ou comment devenir le chien-chien  des Américains. Sarkozy a osé. Sarkozy l’a fait. Adieu notre souveraineté, adieu la possibilité de dire non à une guerre absurde et aux  conséquences dramatiques comme celle d’Irak. ». Un discours de général de Gaulle ? Non, un extrait du blog de Christine Tasin, républicaine de gauche, et issue du MRC.

 

Le leader du Mouvement Républicain et Citoyen n’est pas non plus fan de la tentative du président de la République de réintégrer le commandement de l’OTAN. Jean-Pierre Chevènement fustige également  l’envoi supplémentaire de 700 soldats français en Afghanistan. « Une mécanique qui réduira obligatoirement notre marge d’indépendance », estime t-il, sur Public Sénat.

 

 Nicolas Dupont-Aignan, ex UMP et le sosie de Mister Bean partagent quelques points de vue, comme le refus du  Traité européen de Lisbonne et l’anti-atlantisme non négligeable. D’où le rapprochement entre Debout la République et le MRC pour les Européennes.

 

Mais où se cache Jean-Pierre Chevènement, alias JPC ? Pourquoi les deux hommes ne font-ils pas campagne en binôme, comme ils l’avaient fait, en décembre 2007, pour quémander un nouveau référendum sur le Traité européen ? Pourquoi ne pas aller au bout de l’idée de fusion des « Républicains des deux rives » (le temps d’une élection), afin de proposer « une Europe qui respecte »  (Dupont-Aignan) ses citoyens ?

9 février 2009

Fustiger le président de la République, une activité lucrative ?

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Deux des piliers (ou pas) du parti présidentiel ont pris le temps, aujourd’hui, pour tacler François Bayrou, qui venait, hier de lancer sa campagne des Européennes, en présentant son « équipe », composé de ténors comme Marielle de Sarnez, Corinne Lepage et d’autres plus ou moins connus (cf http://Bayrou avec les moyens du bord/).

D’abord le gentil Bertrand (Xavier), « Chouchou » de Sarko selon certains : « Il n’est plus centriste, il n’est pas populaire, c’est un populiste ». Effectivement, François Bayrou est d’abord un fidèle disciple d’Erasme, qui veut mettre en avant les valeurs « humanistes »…Le président du Modem n’aurait même pas « d’idées nouvelles ». Pan ! Pas facile d’être un opposant de Nicolas Sarkozy. A force de critiquer le grand cacique de France, Bayrou finit par agacer. C’est indéniable.

Tout de même, Le Petit Nicolas a de la chance de posséder des « amis » qui le défendent. Patrick Devedjian, ministre de la Relance en fait partie.  « Les équipes de François Bayrou, ça se renouvelle tout le temps, le Modem c’est la plus grande passoire qu’on ait jamais connue », estime t-il sur radio J. Les Oranges centristes « indépendants » sont  « bien forcé de se renouveler puisque très rapidement les gens se séparent de François Bayrou  (…) Donc je vous annonce que cette nouvelle vague d’adhérents au Modem sera suivie dans quelques mois d’une autre quand ceux-ci seront partis »…Le copain de Sarko n’a pas vraiment tort. Un exemple? Quitterie Delmas, 28 ans, a quitté, récemment, le Mouvement démocrate. Elle voulait diriger une liste pour les Européennes. En vain.

A quand le prochain départ ? On parie ?

7 février 2009

le canard des partis : Besancenot, Krivine, Sarkozy, Bayrou, Thuram, au programme

 

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La LCR est morte, vive le NPA. La gauche de la gauche n’est plus. Les trotskistes évoluent. La Ligue Communiste Révolutionnaire a été enterrée hier soir, au profit du Nouveau Parti Anticapitaliste, cher à Olivier Besancenot, le facteur le plus connu de France.

Quelles sont les différences entre les deux partis ? Eléments de réponses avec Alain Krivine, sur le Monde.fr : « On n’abandonnera aucune référence qui semble utile au combat anti-capitaliste. Le marxisme en fait partie. On va garder tout ce qu’il y a de positif dans l’héritage trotskiste, libertaire ou communiste ». Et tout ce qu’il y a de négatif, on le jette à la poubelle ?

Les questions d’alliances politiques se posent. Jean Luc Mélenchon aura-t-il l’honneur d’accueillir le NPA, au sein de son « front de gauche » ? Alain Krivine : « Nous sommes pour une nette prise de position contre toute participation aux exécutifs avec le PS. Or, le PCF et Mélenchon soutiennent à fond le parti allemand Die Linke qui dirige Berlin avec le SPD, avec des conséquences désastreuses. »  CQFD. Olivier Besancenot en rajoute : « Nous ne sommes pas une boutique électoraliste, pas un parti institutionnel, mais un parti de militants ». M’enfin, une formation politique peut être l’un et l’autre…

 

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Et Sarko prit le virage à gauche. Olivier Besancenot l’assure. Sa formation est un parti de « gauche (minoritaire, certes) qui résiste ». Ah quoi bon, désormais ? Nicolas Sarkozy lutte contre les méchants capitalistes et les mauvais traders. Il veut supprimer certains bonus des banquiers, et serait peut-être tenté de « copier » Barack Obama, qui souhaite plafonner le salaire des PDG. Au grand dam du Medef. Laurence Parisot s’écrie : « Il n’est ni normal, ni souhaitable que l’État décide des rémunérations des chefs d’entreprises ». Alors laissons « l’entrepreneur entreprendre ». Bien dit, Madame la présidente !

 

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Le petit Nicolas se prend pour un Eléphant rose socialiste. Jeudi soir, au cours de son intervention à la TV, le président de la République jure avoir écouté les manifestants du 29 janvier. Le Sauveur de tous les Français veut mettre fin à la taxe professionnelle. Il propose la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu et l’augmentation des allocations familiales. Une annonce définitive ? Non, il ira d’abord en discuter avec les syndicats, le 18 février prochain. Le dialogue, avant tout. Comme un petit air de Ségolène, qui lors du débat présidentiel en 2007, voulait rencontrer les partenaires sociaux. Le but : engager du personnel, capable de co-rédiger des réformes à venir. Un débat, avant la décision finale, en somme.

 

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Bayrou, avec les moyens du bord. Demain, le président du Mouvement démocrate présentera son équipe des Européennes, au palais de la Mutualité de Paris. A défaut de trouver des politiques, souhaitant porter la couleur du Modem, c’est-à-dire l’orange, il invite des personnes, issues de la société civile. Des non-professionnels. Voire des inconnus au bataillon. Une ancienne conseillère de Romano Prodi, alors président de la Commission européenne, Sylvie Goulard, a été choisi pour Ouest.

Robert Rochefort, directeur général du Centre de recherche pour l’étude et les conditions de vie (Crédoc) conduira la liste dans le Sud-Ouest. Le fondateur de Marianne Jean François Kahn, alias JFK sera tête de liste du Grand-Est. Etrange, les eurodéputées sortantes des zones en question (respectivement, Anne Laperrouze et de Nathalie Griesbeck) se muent en valets, c’est-à-dire seconds sur la liste. L’inexpérience prime t-elle chez les Centristes « indépendants » ? L’ancien Vert Yann Wehrling est seulement N°3 sur la liste de JFK. Un beau cadeau pour un écolo, que Bayrou « aime bien » pourtant. Comprendra qui pourra.  

 

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Toutes les places sont prises. Toutes ? Non ! La tête de liste de l’Outre-Mer n’est pas désignée. La faute à Lilian Thuram, qui a malheureusement refusé l’offre du Modem. L’ancien international français préfère apprendre, avant de se lancer en politique un beau jour. Pas d’inquiétude, François. Le Guadeloupéen a également refusé le maroquin de la Diversité de Sarko…

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