le Canard de l’Etang

25 avril 2009

Apathie, Royal : questions-réponses

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Apathie, un reporter charmé, ravi et surpris. Le journaliste de RTL exprime sur son blog son plaisir après son interview de Ségolène Royal. Selon lui, la Dame du Poitou s’est montré « souriante et de bonne humeur ». Voire même « gaie et amusée ».

La raison de cet éloge ? Le reporter n’a pas eu besoin de relancer la socialiste. Les « réponses (de Ségo) partaient des questions ». Autrement dit, « elle a répondu de manière directe et simple ». Tranquillement. Sans langue de bois. Ni prise de tête.

Vraiment ? Non, car Jean-Michel Aphatie a dû batailler ferme pour obtenir la réponse à l’une de ses questions à propos des violences des salariés de Continental contre la sous-préfecture de Compiègne. Un sujet qui fait la une des médias actuellement. Et qui gêne le PS, dont fait (encore) partie Ségolène.

A la question : « faut-il poursuivre lorsqu’ils dégradent une sous préfecture ? », elle réplique : « Il faut déjà mettre à plat les responsabilités. » Apathie insiste à nouveau. Royal s’en sort avec une pirouette : « Je pense qu’il faut appliquer la Loi à tous les citoyens. »

Ségo titille ensuite les actions de Sarko et du gouvernement. Et, justement, elle n’ose approuver la fermeté du Premier ministre contre les actes des salariés de Continental. L’ex-candidate à la présidentielle ne montre son accord avec la sévérité de Fillon que très légèrement. En bourdonnant. « La violence ne résout rien… ».

Pas même la violence verbale. Un exemple : ses invectives contre Sarko. Ou bien, quand elle ressent le besoin de s’excuser au nom de la France auprès de Zapatero.

Un chef du gouvernement ibérique, qui d’ailleurs, a reconnu, dans les colonnes du Monde, avoir reçu une lettre d’excuse de Dame Royal. Sans toutefois dire ce qu’il en pense. Dommage pour Ségolène Royal !

P.L

 

20 avril 2009

messages indirects du Président de la République sur ses homologues

Libération « persiste et signe ». En se justifiant. Face au tollé de ces dernières heures, le « journal d’opposition » (dixit Lefebvre) s’est senti obligé de faire le point sur cette étrange affaire, survenue après un dîner officiel entre Sarko et des parlementaires français.

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Un repas au cours duquel le petit Nicolas a usé de ses commentaires ironiques sur certains chefs d’état, comme Barack Obama, Angela Merkel, Silvio Berlusconi et Zapatero. Le président de la République n’a pourtant pas cherché à blesser ses partenaires. Voulait juste délivrer un message indirect.

Or, les médias espagnols et Ségolène Royal, frustrés, ont mal compris le topo présidentiel. Sarko n’a pas insulté le Premier ministre ibérique intentionnellement. Il souhaitait se moquer gentiment des Socialistes français. Comme si souvent. Et ce malgré la présence de certains députés PS, comme Henri Emmanuelli.

C’est ce que rappelle justement Libé, dans son numéro d’aujourd’hui.

 

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Concernant Angela  Merkel, le petit Nicolas aurait dit : « quand (elle) s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autres choix que de se rallier à ma position ». Comprendre ici, indirectement : « mon ‘plan de relance’ automobile est vraiment bien foutu. Je suis donc le modèle d’Angie » (Merkel)…

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Au sujet d’Il Cavaliere : « l’important, dans la démocratie, c’est d’être réélu. Regardez Berlusconi, il a été réélu trois fois ». Autrement dit : « moi je serai réélu une deuxième fois, contre le PS, en 2012. C’est déjà ça, non ? ». Certes!

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Enfin, « Barroso a été totalement absent du G20 », selon le mari de Carla, la chanteuse. Nicolas pensait sûrement : « Au contraire, moi, j’étais le chef d’orchestre. Prêt à plier bagage si le meeting ne répond pas à mes attentes de réformes du capitalisme moral et du système financier »…

P.L

19 avril 2009

Ségolène Royal : « ridiculitude »

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Un deuxième pardon en quinze jours qui laisse certains membres de la majorité hébétés. Des ministres abasourdis par le comportement de Ségo.

Exemple, le sous-ministre à l’Outre-mer, Yves Jégo joue les conseillers en com’ : « Elle devrait comprendre combien elle se ridiculise et déshonore notre pays en se flagellant ainsi chaque semaine sur la scène internationale pour des fautes imaginaires » (…)

Après la bravitude, faute contre la langue française n’ayant pas fait l’objet d’excuse de son auteur, Madame Royal invente la ridiculitude, désormais symbole de sa dimension politique »

La Dame du Poitou s’excusait pour des propos du président de la République, reportés par Liberation, et confirmés par François de Rugy, député Verts. Après les Africains qui « ne seraient pas assez entrés dans l’histoire » (dixit Sarko durant un discours polémique, à Dakar), José Luis Zapatero.

Au cours d’un dîner entre parlementaires de bord politique différent, le petit Nicolas aurait prétendu (entre autres) que le chef du gouvernement ibérique ne serait « peut-être pas intelligent ».

Des paroles qui ont, évidemment, jeté un froid en Espagne, tant dans les médias que chez les politiques, de droite comme de gauche.  Et qui ont fait bondir la socialiste. Celle-ci vient d’envoyer un courrier à Madrid, où elle demande pardon pour des propos, qu’elle juge « injurieux » et qui « n’engagent ni la France ni les Français ».

Christian Estrosi résume bien cette affaire cocasse. Ségolène Royal « est passée du statut de donneuse de leçon professionnelle, à celle de serial désolée permanente ».

Xavier Bertrand, lui, s’emporte contre « une spécialiste de la manipulation », qui utilise « des propos qui n’ont même pas été tenus par le président, pour faire parler d’elle ».

L’Elysée dément. Les plus fidèles lieutenants défendent Sarko. Sans rechigner, au risque d’en faire trop et de se « ridiculiser ». Le virulent porte-parole UMP, Frédéric Lefebvre, offense Libération, un canard « qui perd ses lecteurs et sa crédibilité ». Voire un « tract », qui contribue à « abîmer l’image de la France ». Et ce en « colportant une fausse info ». Rien que cela.

Qui va s’excuser auprès du journal de Laurent Joffrin ? Lui-même : « M. Lefebvre, qui occupe un poste de roquet à l’UMP, a du mal à accepter l’existence d’une presse indépendante en France ». Une presse qui ose publier les dérapages (verbaux) incontrôlés de Sarko. Et qui devient un ‘outil de travail’ pour Ségolène Royal. Car sans Libé, l’ex-candidate à la présidentielle n’aurait jamais pu s’excuser…

P.L

16 avril 2009

Hollande dans les pas de Royal

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Dans la famille des candidats socialistes à la présidentielle (non déclarés), je voudrais l’ex-Premier secrétaire du parti. C’est-à-dire François Hollande, l’ancien compagnon de Ségolène Royal. Qui veut faire comme elle, pour un peu plus de crédibilité, sûrement.

Après le Congrès de Reims, il s’éloigne du feu des médias, se contente de son boulot à l’Assemblée nationale. Mais lorsque soudain, les sondages indiquent un léger mieux dans sa cote de popularité, il revient en une des journaux. Et sur le plateau du Grand Journal de Canal. Avec en prime une nouvelle coupe de cheveux, comme souvent avec Ségo quand elle a besoin de changer d’air.

Quelques semaines plus tard, on apprend qu’il s’est décidé à partir en Chine. A l’instar de son Ex, qui avait vanté sur place les mérites de la justice chinoise, et ainsi fait preuve de « bravitude » (comprendre ici: « bravoure »).

Or, la Chine ne lui suffit pas. Hollande ne s’arrête pas en si bon chemin, il poursuit sa route. Et les pas de « Ségolène ». Une preuve supplémentaire ? Rendez-vous sur le site Web de l’Express, où il y donne une interview. Son message est clair. Il invite le Centriste indépendant à un débat d’idées. Propose à François Bayrou « une clarification des convergences et des divergences » avec le PS. En un mot, un partenariat. Précisément ce que prône l’ex-candidate des Eléphants roses, entre les deux tours de la dernière présidentielle.

Que Bayrou « abatte ses cartes, et affiche ses idées…Et nous aussi », exige t-il. « Si les divergences l’emportent sur les convergences, chacun comprendra le refus de l’alliance. Si c’est l’inverse, alors il faudra en tirer les conclusions ». Autrement dit, qu’il prenne sa carte d’adhérent et qu’il renonce à son projet du Modem…

Mais le gentil François a-t-il pris acte du dernier sondage Ifop, réalisé pour Paris-Match, indiquant que la Dame du Poitou n’est plus la meilleure opposante de Sarko? Qu’elle ne figure plus parmi les personnalités politiques les plus appréciées ? Et que son « pardon » de Dakar n’a pas plu en France ?

P.L

9 avril 2009

des parlementaires insolents!

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l’Assemblée nationale

Qui ose encore prétendre que le Parlement perd un peu de son pouvoir, sous l’ère de Sarko ? L’Etat s’est vu infliger deux camouflets par les deux chambres, haute et basse en l’espace de quelques heures…

Une humiliation

Premier acte, à l’Assemblée nationale. Le projet de loi Hadopi, issu de la Commission mixte paritaire (CMP) sur le téléchargement illégal est rejeté par des députés peu nombreux (21 voix contre, 15 pour). Une humiliation pour Nicolas Sarkozy, puisque le groupe UMP pratique si bien l’absentéisme des sièges. Notamment l’élu des Hauts-de-Seine et porte-flingue de l’Elysée, Frédéric Lefebvre.

Jean François Copé et Roger Karoutchi ont de suite réagi. Roger Karoutchi, mauvais perdant estime que la réforme ne disparaît pas. Le texte sera à nouveau discuté à l’Assemblée, dans deux semaines, après les vacances parlementaires. Et Jean François Copé « assume » cette bataille perdue, en pensant naturellement au savon, que pourrait lui passer bientôt le président de la République…

Après les firmes, et les banques : les sous traitants du secteur auto

Surprise, un échec en cache parfois un autre. Deuxième acte, le Sénat. L’amendement rebelle du sénateur Jean Arthuis, président de la Commission des finances a été intégré au deuxième collectif budgétaire de 2009, adopté définitivement dans la journée.

Au grand dam du gouvernement. Car le texte encadre la rémunération des patrons de quelques firmes aidées par l’Etat de manière plus sévère. Le texte n’inclut plus seulement les entreprises automobiles et certaines banques épaulées (selon le décret du 30 mars), mais aussi les sous-traitants auto…

Eric Woerth s’en tire avec une pirouette maligne (ou pas) : Le texte voté « va dans le même sens » que (notre) décret. « Nous devons fixer des règles du jeu pour des rémunérations justes, responsables. Le gouvernement ne tolérera dans ce domaine aucun écart »…

P.L

6 avril 2009

Royal huée, mais Royal défendue!

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Un soutien de poids pour Royal. La Dame du Poitou a reçu un appui inattendu, aujourd’hui, de la part d’une personnalité  politique fortement médiatisée depuis un certain temps. Dominique de Villepin, sur Canal + : Ségo ne « justifie en aucune façon les violences envers les patrons ».  

La raison de cette amabilité ? Les propos tenus par l’ex-candidate à la présidentielle sur la radicalisation des conflits sociaux.  Ségolène, dans une interview au JDD confiait que « les salariés doivent forcer les barrière de l’injustice sociale : ce discours dominant qui demande aux salariés de subir, et de disparaître en se taisant, d’être licenciés sans faire d’histoires ni de bruit. »

Cette pique est-elle vraiment à l’origine de l’ire de la majorité présidentielle ? Faut croire. Ségo avait pourtant  déclaré (gentiment…ou pas) que la prise d’otage des patrons par les employés, une pratique récurrente ces derniers jours, reste « illégale ». Cela n’a pas suffi, apparemment!

Or, les reproches d’une partie des dirigeants UMP peuvent heurter les Ségolâtres. Jugez plutôt. Xavier Bertrand pense qu’elle met de « l’huile sur le feu ». Le ‘sous-chef’ du parti sarkozyste qualifie les propos « d’inadmissibles ». Des paroles jugées aussi « irresponsables » (Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale), voire « pathétiques » (Christine Lagarde).

Dame Royal est actuellement en tournée africaine. La Socialiste se repose au Sénégal. Son pays natal, où elle cherche bonheur et encouragement…

P.L

4 avril 2009

La majorité UMP, une grande famille divisée…

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Sarko se moque des Socialistes. Aime titiller l’opposition de gauche, de temps en temps. Les querelles intestines du PS depuis la défaite de 2002 régalent le président de la République.

Mais le gouvernement qui ne cesse de mettre en avant l’harmonie de la majorité parlementaire, est pourtant, loin d’être unie. Divisée, la formation présidentielle traverse une zone de turbulences. Le contexte ? « Une moment de gravité exceptionnelle sur le front économique, financier, social, politique et militaire» (dixit Villepin).

Juste après la victoire de Sarko, il était facile de taire les petits conflits entre députés ou sénateurs UMP à cause de Nic’. Et aisé de se mettre à genou devant le président.

Or, les disputes récurrentes au sein d’une famille nombreuse éclatent en toute logique. Personne ne renie ses propres idées. A l’intérieur, il y a évidemment ceux qui applaudissent chaque décision gouvernementale, ceux qui soutiennent chaque discours du président de « tous les Français » (sans rire).

Mais aussi ceux qui crient au scandale. Morigènent. Ricanent volontiers. Ont la liberté de penser et de s’exprimer, tel Alain Juppé. Voire organisent une fronde contre la volonté de retourner dans le giron militaire de l’OTAN.

Les déçus ne sont pas invisibles. Au contraire. Il arrive même que des caciques en colère passent la porte de l’Assemblée nationale, et tiennent des discours virulents contre la politique menée par le chef de l’Etat. C’est le cas de Dominique de Villepin, opposé au retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, officiel depuis hier. L’ex-locataire de Matignon l’a fait comprendre à plusieurs reprises. Dernier exemple en date, le 1er avril, au Palais Bourbon, où il regrette que la France mette « les deux pieds[1] dans le même sabot ».

En fait, Villepin ne cesse de commenter l’actualité. Hier encore, sur RMC et BFM TV, il a félicité, avec une pointe d’ironie, forcément, Sarko qui a enfin compris l’importance de « l’axe » Paris-Berlin. Et l’intérêt de travailler avec l’Allemagne, au G20, par exemple.

Un rapprochement entre deux pays, longtemps ignoré par le chef d’état, qui porte ses fruits. Ou une « relation restaurée pas à pas » par son « ancien » dir’cab, devenu secrétaire d’Etat aux affaires européennes : le germanophile Bruno le Maire.

 

P.L


 

 

[1] La France, membre de l’organisation politique du Traité de l’Atlantique Nord depuis toujours devient ‘adhérent’ au commandement intégré militaire, elle a donc « deux pieds » à l’intérieur. Avant-hier, elle avait « un pied dedans, un pied dehors » ; c’est une « rupture de la décision courageuse de 1966 »

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Le but de Villepin? Il ne cherche pas à « rassembler » l’UMP au grand dam de Raffarin. Toutefois, il ne souhaite pas non plus désunir la majorité. Veut juste donner sa « vision de la France ». Ses critiques ressemblent à celles de Bayrou.

Une rumeur fait son chemin : Le Point nous apprend que le président du Modem aimerait bien discuter avec l’ancien Premier ministre. Car les deux personnalités auraient « des jugements similaires » (Marielle de Sarnez) sur certains points. Une association entre les amis de Villepin et les « centristes indépendants » du Modem pour bientôt ? A quand le groupe parlementaire commun ?

P.L

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