le Canard de l’Etang

28 mai 2009

quand le sport espagnol vient en aide à la gauche…

 

Rien de mieux que le sport pour ressouder les politiques. Ou plus exactement, l’allusion aux équipes qui gagnent, aux sportifs de haut niveau qui se trouvent au cœur de l’actualité.

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Le journaliste de Libération, David Revault d’Alonnes rappelle justement que le meeting commun de Ségolène Royal et Martine Aubry, à Rezé (Loire-Atlantique) se déroulait quelques minutes avant le coup d’envoi de la finale de la ligue des champions opposant l’équipe de Barcelone à Manchester (2-0 en faveur des Espagnols, hier soir).

« A l’heure où Barcelone et Manchester s’affrontaient pour la suprématie continentale, Ségolène Royal et Martine Aubry jouaient côte à côte, et sous les mêmes couleurs, hier à l’occasion de la dernière ligne droite de la campagne européenne du PS », écrit l’envoyé spécial, ce matin.

Deux événements, au même moment : une coïncidence. Le reporter ne relève pas ce synchronisme par hasard. Durant  la réunion, Jean-Christophe Cambadélis, directeur de la campagne estime que les socialistes ont « décidé de changer de système de jeu. Maintenant, on joue à plusieurs attaquants: les stars devant, comme au Barça…».

Or, peut-on vraiment comparer ces femmes politiques avec les attaquants Samuel Eto’o, Thierry Henry et Lionel Messi, auteurs cette saison d’un triplé (coupe, championnat, coupe des champions) ? Les deux dirigeantes sont-elles réellement des stars, à l’image des champions du ballon rond ?

Le PS passe sous la barre des 20 % d’intention de vote. Sauf surprise, les Eléphants roses ne devraient pas  battre l’UMP, aux européennes du 7 juin. La formation politique pâtit encore des désillusions du congrès de Reims.

Depuis, les querelles intestines entre les différentes factions font désordre. Et amusent la majorité, en tête dans les sondages.

François Fillon ironise d’ailleurs sur les retrouvailles de Dame Royal et Martine Aubry : « il a fallu des semaines pour savoir si ces deux personnalités allaient tenir une réunion ensemble et si elles allaient se serrer la main ». Sur sa lancée, le chef du gouvernement évoque sans rire un « suspense haletant qui a pris toute la France à la gorge ».

Avant de terminer sur une belle petite pique. « Je ne doute pas qu’un vent de fraternité et d’amitié souffle sur la réunion de ce soir. Mais derrière les apparences, chacun sait que le Parti socialiste est divisé et, surtout, sur la question de l’Europe, il est sans idées »…

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Autre événement sportif venant à la rescousse d’un parti de gauche : Roland Garros. Le Front, regroupant Jean-Luc Mélenchon, le PCF et quelques dissidents du NPA pour les européennes publie une affiche qui lie la prochaine échéance électorale avec la finale du grand chelem du 7 juin.

L’ex-socialiste Mélenchon parie t-il sur Roger Federer? Ne voit-il pas le joueur ibérique, Raphael Nadal, vainqueur du tournoi ?

En tous les cas, le sénateur de l’Essonne souhaite que ce jour soit avant tout une victoire du Front de Gauche (enfin, il rêve d’un bon score  aux élections, et pourquoi pas de titiller le PS).

Son principal adversaire étant l’abstention, le leader du Parti de Gauche veut que le 7 juin ne se résume pas seulement à la finale de Roland Garros…Evidemment!

 

P.L

26 mai 2009

Frédéric Lefebvre innove…au grand dam de sa majorité!

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« Quand on fait de la politique, il faut aller au bout des ses convictions », « faire des propositions » même « innovantes ». En ces termes, Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti présidentiel justifie son amendement sur le télétravail en cas d’arrêt maladie ou de congé maternité. Et ce, dans le cadre d’une proposition de loi UMP concernant le prêt de main d’oeuvre entre entreprises.

Le député des Hauts-de-Seine souhaite que des salariés en arrêt maladie qui ont les « capacités intellectuelles » suffisantes « pour travailler » puissent bosser de chez eux, « à distance », grâce à un ordinateur, par exemple. Toutefois, seulement s’ils en font la demande.

Le député proche du chef de l’état pense là à tous celles et ceux qui ne peuvent concevoir leur vie sans le bureau et qui s’en mordent les doigts lorsqu’ils tombent malade…

Fermez les yeux et imaginez deux secondes la détresse d’un homme (ou d’une femme) qui se casse une jambe, subissant par conséquent un arrêt maladie pendant plusieurs semaines.  Au lieu de se tourner les pouces, il (ou elle) pourrait reprendre de service plus tôt que prévu. Et à domicile, de surcroît.

Une idée formidable, non? Certes. Mais qui « pose des problèmes ». Y compris au sein de la famille politique UMP.

Une majorité qui, sur ce coup ne suit guère Frédéric Lefebvre, sauf peut-être Xavier Bertrand. Le ‘Chouchou du président’ ne prend pas ce texte pour un « recul social ».

Jean François Copé, lui, n’est ni pour ni contre. Bien au contraire, le président du groupe UMP à l’Assemblée reste sans avis. Comme jadis, à propos du statut de beaux-parents pour les familles homosexuelles où le député-maire de Meaux réclamait un débat pour se faire une « opinion ».

Hormis ces exceptions, le sujet fâche à gauche (on s’en doute), comme à droite. La commission des Affaires sociales au Palais Bourbon, présidée par Pierre Méhaignerie (UMP) a rejeté haut la main l’idée du député des Hauts-de-Seine.

Le gouvernement semble  « contre », parole de Nathalie Kosciusko-Morizet, alias NKM.

Tumulte, aussi, du côté des syndicats ulcérés. Jean-Claude Mailly (FO) se dit consterné par l’idée « absurde » et ironise : le gouvernement va un beau jour « faire travailler les morts ».

En tout cas, le débat reprend mercredi à l’Assemblée où Frédéric Lefebvre pourra défendre son projet novateur sur le télétravail.

Le porte-flingue de l’Elysée, y arrivera t-il sans adresser de piques verbales à ses opposants politiques ?

Encore faut-il que l’ex-maire de Garches (92) soit présent au débat. Frédéric Lefebvre se fait souvent remarquer par son absentéisme parlementaire. Comme dernièrement, lors du fameux vote contre Hadopi par une majorité de socialistes (téléchargement illégal sur le Net)…

 

P.L

19 mai 2009

interviews politiques : ‘le droit de savoir’ parfois bafouée?

Têtus, intéressés, ou encore cocasses. Les mots ne manquent pas pour qualifier hommes et femmes politiques.  Qui entretiennent souvent des relations compliquées avec les journalistes qui les interrogent. Ils réagissent parfois de manière excessive, amusante, si ce n’est hilarante, aux questions.

Tout d’abord, selon certains reporters, le politique n’a guère l’habitude de répondre à la question posée sereinement. Au contraire, il lui arrive de s’emporter contre l’insolence du journaliste, comme Bernard Kouchner, voire Martine Aubry face à Jean-Pierre Elkabbach, qui la pousse volontiers à bout.

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S’il parvient à se calmer, l’homme politique reste à sa place et tente de passer à autre chose. Sinon, il se lève, salue son vis-à-vis, et déguerpit, tel un prince.

Culottés,  Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi se permettent de quitter un plateau TV si le journaliste dépasse les bornes. Coupe la parole. Et lorsque le reporter illustre à merveille « comment se comporte une personne qui a des préjugés et qui est de gauche », dixit Silvio Berlusconi (sur la Rai 3).
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Toutefois, si l’homme politique garde son sang-froid, il peut user d’une maligne pirouette qui consiste à poser une nouvelle question au lieu de répondre à celle du polémiste. Ce qui lui permet en principe d’évoquer son programme, à l’aube d’une échéance électorale par exemple. L’actuel chef de l’Etat s’en sert souvent lorsqu’il accueille des journalistes choisis à l’Elysée. Une astuce pour montrer qui est le chef.

Autre pratique récurrente du bon politique : sécher l’invitation d’une rédaction, voire d’un présentateur TV. Le ministre ou le parlementaire ne vient pas lorsqu’il ne veut pas répondre à une question piège, qui est sûre de tomber. Car il ne peut évidemment pas compter sur la clémence du reporter, dont le rôle est d’informer son public.

Seul souci, pléthore de journalistes oublie de relancer l’invité en passant à la question suivante, souvent par manque de temps, il est vrai. D’ailleurs, poser la même question mille fois n’est pas toujours la solution. Même s’il sait pertinemment où le journaliste veut en venir, le politique entêté ne souhaite pas tout dévoiler à chaque fois, langue de bois oblige. Un peu de mystère n’a jamais fait de mal, d’ailleurs, c’est sûr…

Morale du billet, un politique accepte tout invitation d’interview pour défendre son action d’élu et lorsqu’il veut faire passer un message. Et pas pour d’autres raisons !

Les membres de la majorité suivent parfois les consignes du château en soutenant la politique du gouvernement et de son président de la République. Or, rares sont ceux, du côté de l’UMP qui ne critiquent  pas, au moins en partie l’action de l’exécutif. Seulement, devant le journaliste, ils se montrent en général plus conciliants. Jean-François Copé, Alain Juppé, François Baroin réclament la liberté de pensée, mais ne blâment pas trop non plus devant un plateau de TV. 

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Au contraire de l’opposition qui, elle ne se prive guère d’attaquer systématiquement le bilan du chef de l’etat. Jack Lang, socialiste ‘un peu différent’ regrette la campagne « antisarkozyste systématique » des caciques du PS. Ces derniers profitent de certaines interviews pour montrer leur opposition. Sans toutefois proposer des alternatives. Ou pas toujours.

D’ailleurs même les socialistes pourraient se sentir soumis aux directives de la direction, rue de Solférino. Au nom de la solidarité, tous contre Sarkozy ? Sûrement.

Une dirigeante reste cependant à l’écart. Dame Royal s’amuse devant les médias. L’ex-candidate à la présidentielle aime s’excuser pour ses compatriotes. Il s’agit d’une véritable récidiviste en la matière. Ségolène Royal possède même son domaine de prédilection, en l’occurrence l’Afrique.

Au JT de  France 2, le 20 avril dernier, elle se disait prête à recommencer :  » Chaque fois qu’il y aura un manquement à cette éthique du respect, eh bien, en effet, je prendrai la parole pour défendre les valeurs auxquelles je crois.« 

En un mot, elle s’excusera quand bon lui semblera, autant de fois qu’il le faudra..

Hier encore, lors d’une rencontre avec ses acolytes de Désirs d’avenirs, elle demande pardon à l’Afrique pour  le colonialisme et  l’esclavage. Chose promise, chose due.

 

P.L

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17 mai 2009

Ségolène Royal se prend pour une ‘contre-présidente’ : une mission ‘divine’

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Dresser le portrait de Ségolène Royal n’est pas chose aisée. Surtout depuis sa défaite à la dernière présidentielle de mai 2007. Malgré son échec, elle se sent depuis investie d’une mission divine, tel un roi de l’Ancien Régime. Bien plus qu’une simple opposante classique au chef de l’état, elle prend des allures de « contre-présidente ».

Ce qui explique évidemment pourquoi Dame Royal ne souhaite débattre qu’avec les deux têtes de l’exécutif, Nicolas Sarkozy et François Fillon. Ainsi a-t-elle « décidée d’en faire qu’à sa tête », comme le révèle Marianne du 1er mai 2009. Son but ? Discuter pour adresser ses remontrances au gouvernement et défendre le « petit peuple » !

L’ex-candidate à la présidentielle s’excuse auprès des Français, lorsque son président tient des propos hasardeux  sur José Luis Zapatero et lors du fameux discours controversé de Dakar. Au nom de ses chers compatriotes, et au risque de frôler le burlesque. Car le ridicule ne tue point, parole de « Ségolène ».

D’ailleurs, elle use de commentaires virulents lorsqu’on lui demande de dresser le bilan du chef de l’état.  Notamment  à la presse.  Le quotidien El Pais publie le 13 mai une interview ewclusive de Ségolène Royal : « Il n’a pas tenu ses principales promesses. Il a dit que les Français allaient travailler plus pour gagner plus, mais il y a plus de chômage, les pauvres sont plus pauvres, les classes moyennes perdent du pouvoir d’achat, et il y a des problèmes dans les universités et les hôpitaux publics. Il y a deux problèmes particulièrement graves: la parole politique est dépréciée et il y a de grands conflits sociaux. ».

Ses petites phrases parfois maladroites et cocasses depuis sa campagne de 2007 sont auscultées par la presse à son plus grand bonheur. Pléthore de journalistes pondent régulièrement papiers et billets sur l’ex-candidate. Qui trace son chemin à l’écart de sa formation politique, avec qui elle entretient une relation bien compliquée. En effet, le PS n’est plus à ses pieds.

Or, la Dame du Poitou n’en a cure. Disposant d’une base solide d’électeurs et de fidèles dans sa région (Poitou-Charentes) et grâce à ses acolytes de Désirs d’Avenir, elle semble oublier que le soutien d’un parti politique reste nécessaire.

Evoquer sa formation politique relève de l’exploit. El Pais  lui pose évidemment une question portant sur la situation du PS français, « plus divisé que jamais » selon le canard ibérique. Celui-ci n’obtient toutefois aucune réaction de la part de Ségolène Royal, qui ne dit mot sur le sujet, préfèrant tacler Sarko.

Les « Ségolâtres » ont intégré l’équipe dirigeante du PS et Dame Royal a poursuivi son chemin, seule. Une route qui la mène  souvent à l’étranger, en principe, comme aux Etats-Unis ou en Grèce, le 13 mai dernier. Là-bas, elle a répondu présente à un colloque sur l’avenir des gauches européennes, organisé par El Pais et To Vima (quotidien grec). Au lieu de se rendre au QG du PS, rue de Solferino, où la direction mobilisait  ses électeurs pour les européennes du 7 juin. Une cause peu sexie pour Dame Royal, semble t-il.  

La prochain rendez-vous du PS arrive vite : le 27 mai, à Rezé (prés de Nantes). Dame Royal prend note, accepte même de venir à la réception, mais à condition qu’on lui donne une mission. Martine Aubry ne cède pas face aux caprices de sa concurrente. Qui finalement renonce à ses exigences. Un communiqué des royalistes Bianco et Batho (Delphine) confirme alors sa présence en Loire-Atlantique.

Une manière de faire parler d’elle, encore. Revers de la médaille, lorsqu’on reste longtemps sur le  devant de la scène, sous les sunlights, la popularité chute. Dame Royal n’est plus considérée comme l’opposante au chef de l’état la plus « constructive » (Bayrou et Aubry). Seulement l’adversaire la plus »médiatique« , selon un sondage réalisé début mai pour Libération. En effet…

 

P.L

11 mai 2009

Nicolas Sarkozy, le temps d’un week-end

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Nicolas Sarkozy en vadrouille. Le président de la République n’a cessé de courir après le temps, durant son week-end. Sur les routes de France, de Navarre et d’Allemagne pendant deux jours, Sarko a fait ce qu’il sait faire si bien : se montrer au grand jour face aux médias.

Le chef de l’état s’est ainsi rendu dans le Var. Au Cap Nègre forcément, chez Carlita, où il fait une halte obligée. Mais surtout à la Nartelle, dans le cadre de l’anniversaire de la capitulation de l’armée nazi le 8 mai 1945. Et non de « l’armistice », comme l’ont laissé entendre par erreur certains communiqués de l’Elysée.

L’histoire n’est pas la spécialité de notre Sarko national. Il préfère le football. Après quelques tergiversions, il est finalement venu au stade de France, à l’occasion de la finale bretonne (opposant Guingamp à Rennes) de la coupe de France samedi soir. Sarko absent et le Télégramme de Brest aurait crié au scandale, dénonçant une « faute grave politique ».

« Que le meilleur gagne ! », glisse Nicolas Sarkozy, « passionné de football », au micro de France 2. Le supporter du PSG n’oublie point de rappeler qu’en football, il est incollable. « La Bretagne était déjà à l’affiche pour la coupe de la ligue, même si Vannes a été battue » (contre Bordeaux). Avait-il relu sa fiche avant son intervention ?

« C’était important pour moi d’être là », confie t-il à la TV. Le président de la République devait se réconcilier avec la Bretagne. Et s’excuser auprès de ses habitants, dont il se « fout » pourtant. (Selon Yasmina Reza, le chef de l’état aurait prononcé la phrase « je me fous des Bretons » durant sa campagne présidentielle. Des mots qui avaient suscités la polémique, à l’époque)

Le lendemain, direction l’Allemagne, sa capitale et le Potzdamer Platz (place de Berlin réputée) en compagnie de la chancelière d’Outre-Rhin.

Le « président de tous les Français » glorifie son hôte comme d’habitude lorsqu’il est à l’étranger . Telle une déclaration d’amour. Nicolas Sarkozy ne fait d’ailleurs pas  les choses à moitié. Il s’adresse au canard populaire « Bild am Sonntag ». Durant son entretien, il explique ce qui lui plaît chez les Allemands. Evoque alors un pays « moderne, accueillant, authentique, ouvert, sincère ». Donne une réponse toute faite en vantant leur « capacité à réformer », les valeurs tels que le « travail, la justice, le mérite ».

Sarko ne peut, évidemment s’empêcher de cultiver son ego. „ La réconciliation franco-allemande n’a été possible que parce que deux hommes extraordinaires, le général de Gaulle et le chancelier Adenauer voulaient passer outre un passé de haine (…) Avec Angela Merkel, nous poursuivons cette belle et durable tradition» d’amitiés entre président et chancelier(e) des deux rives du Rhin…

Le chef de l’état en profite aussi pour flatter « Angie », la chancelière : « c’est une femme politique remarquable et je la trouve sympa !».

Campagne oblige, le président soutient bec et ongles, corps et âme Angela Merkel. Les européennes approchent et les deux partis (UMP et CDU), membres de la PPE s’étaient jurés d’organiser un meeting commun. Afin de montrer clairement leur attachement aux militants de droite ?

On peut se poser la question. En effet, le vice-chancelier Steinmeier (SPD) n’y est pas invité. Car la présence du candidat des sociaux-démocrates aux prochaines élections générales (septembre 2009) n’a « pas de sens », dixit Sarko.

Selon le président, une réunion entre membres d’une seule et unique « famille politique » semble plus importante qu’une commémoration riche en symbole à laquelle il était cependant convié. Une cérémonie sur l’abolition de l’esclavage ne l’intéresse pas ?  Toujours est-il qu’il zappe la réception du 10 mai à Bordeaux. Au grand dam du conseil représentatif des associations noires (CRAN). Une « ligue » qui considère cette absence comme une « faute ».

Ecart ou pas, il est vrai que le président ne peut se dédoubler. Et se trouver à deux endroits différents au même moment. Un choix s’est avéré nécessaire. Entre la cérémonie symbolique et le meeting politique visant à récolter des voix d’électeurs, la décision a vite été prise, semble t-il (ou pas).

 

Le temps d’un week-end…

P.L
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8 mai 2009

Les consignes de l’Elysée : les règles d’or du « bon valet sarkozyste »

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Le petit Nicolas tire les rênes du pouvoir depuis deux ans. Or, les consignes de l’Elysée envers ses opposants ne changent pas.

Il s’agit avant tout de … contrôler les adversaires politiques les plus coriaces. Des rivaux toujours prêts à lui mettre des bâtons dans les roues. Et qui veulent l’empêcher de mener à bien son action de président de la République. Ceux qui lui compliquent la tâche, en retardant le vote de certaines lois figurant parmi ses nombreuses promesses de campagne. Des textes parfois remis en question au Parlement, par « une bande d’incapables » (dixit Sarko), voire des membres de la majorité, peu dociles, qu’il convient de dresser.Comment ? En les forçant à voter pour un texte « à l’insu de (leur) plein gré ».

Deux exemples illustrent à merveille ce code de déontologie du « bon valet sarkozyste ».

1) règle première : titiller François Bayrou, « opposant le plus constructif » de Sarkozy[1] Le centriste « indépendant » s’est vu refuser l’accès du cimetière mosellan à Szy-Chazelles, où repose Robert Schuman.

Le président UMP du Conseil général de Moselle Philippe Leroy a interdit au Béarnais de venir se recueillir samedi matin auprès de la tombe du père fondateur de la construction européenne. Et ce « en raison de la préparation et de la sécurisation des lieux dans le cadre des manifestations liées à la journée de l’Europe ».  Le « site, propriété du Conseil général (est) inaccessible ce samedi 9 mai en début de matinée ».

Pour tout le monde ? Non. VGE a le droit de s’y rendre. L’ex-président de la République assistera à une messe, en début d’après-midi dans la chapelle abritant la tombe du défunt homme. 

2) règle n°2  : la fin justifie les moyens. Un texte qui est issu du programme du chef de l’état doit être voté. Coûte que coûte. Exemple, la loi sur le téléchargement illégal, dit Hadopi.

Ainsi, Jean-François Copé et Roger Karoutchi font-ils pression sur les parlementaires UMP. Notamment les frondeurs, les absentéistes, les cancres de l’Assemblée nationale. Ceux qui hésitent encore à voter pour Hadopi. Obnubilé par le précédent rejet du texte (par un sacré coup du sort) à l’Assemblée nationale le 9 avril dernier, le gouvernement craint une nouvelle mésaventure, forcément lourde de conséquence. Elle provoquerait une énième ire (si régulière) de Sarko, déçu par sa troupe.

Jacques Grosperrin, député du Doubs a été appelé  à voter pour Hadopi contre sa volonté. L’élu de la majorité est « convoqué mais non invité »(contraint, donc?), glisse t-il à l’antenne de France Bleu Besançon. En cas d’absence le jour du vote solennel (le 12 mai), le député Grosperrin risque t-il des sanctions par le clan UMP[2] ?

Selon le bon vouloir du président Sarko…

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Jacques Grosperrin, député de la deuxième circonscription du Doubs

P.L


 

 

[1] Selon le baromètre OpinionWay-le Figaro du 25 avril

 

 

[2] Le débat prend forme. « La commission des Lois a adopté un amendement de son président, Jean-Luc Warsmann (UMP), qui prévoit de sanctionner financièrement tout député absent sans justification plus d’une fois par mois à la commission à laquelle il appartient » (l’Express). Et attention, Xavier Bertrand est en faveur des sanctions financières contre les « députés invisibles ». Les spécialistes de la « chaise vide » à l’Assemblée ont donc intérêt à se tenir à carreau. En venant voter ou participer aux nombreux débats dans l’hémicycle. En tout cas s’ils veulent éviter une nouvelle législation …

2 mai 2009

PS, le 1er mai : chacun sa route

 

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En ordre dispersé…as always ! Les Socialistes ont bien défilé, hier, mais pas comme prévu. C’est à dire, tous ensemble, main dans la main. Depuis 2002, aucun rassemblement  d’Eléphants roses en compagnie de syndicats n’a eu lieu le premier jour du mois de mai, à Paris. Mais peu importe, apparemment.

Les dirigeants des Socialistes n’apparaissent guère déçus. Ni contrariés. Le comportement de Ségolène R. ne déplaît pas, alors qu’elle vient de retourner sa veste. La plupart d’entre eux trouvent « normal » que l’ex-candidate à la présidentielle s’éclipse dans sa région du chèvre dans le but de soutenir les salariés niortais d’Heuliez. Bien que Dame Royal s’était engagée jusqu’au bout à prendre place au sein du cortège du PS, pour la manifestation parisienne de la fête du travail, aux côtés des syndicats, unis, pour l’occasion.

Or l’appel des gentils salariés de Niort face aux méchants capitalistes a touché, à l’évidence, Ségolène Royal. Qui souhaite sans doute demander pardon « au nom des Français » pour la politique sociale menée par Sarko. Et non manifester avec la direction socialiste

Evidemment, l’image de tous les caciques du parti,  côte à côte, de Martine Aubry à Ségolène Royal, Benoît Hamon à Bertrand Delanoë aurait plu à la presse. Et fait taire les détracteurs du socialisme, qui aurait commenté avec amusement (faut le reconnaître) cet unité du jour.

Malheureusement, le cortège tant attendu, hautement symbolique, composé de tous les ténors du PS ne s’est pas formé.  Car Dame Royal n’était pas la seule absente. Loin de là. Seuls les maires de Paris et de Lille ont battu le pavé ensemble. Ségo manifestait sur les chemins de sa province, à l’instar de Vincent Peillon et son ancien compagnon Hollande qui a  préféré le vent de la Corrèze au soleil parisien. Quant à Laurent Fabius, il se trouvait, au démarrage de la manifestation, dans un avion, le ramenant de Chine.

En un mot, chacun sa route, chacun son chemin, chacun ses salariés…Et le jour du muguet n’a pas remis en cause, selon les mots de « Martine », l’unité du PS…Ah bon ?

P.L

 

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