le Canard de l’Etang

21 juin 2009

Corrine Lepage veut flirter avec Dany le Vert

http://blogs.rtl.fr/aphatie/public/ancien_blog/media/images/0001090/1090349.jpg

 

Daniel Cohn-Bendit peut s’estimer heureux. Le score honorable de son mouvement Europe-Ecologie aux européennes le rend populaire.

Ainsi l’ex-leader de Mai 68 forme t-il, en toute décontraction (vraiment?) une fronde anti-Barroso, le président sortant de la Commission européenne.

Dany le Vert  compte ses fans, ou du moins ses amis, assez nombreux parmi la classe politique française. Les écologistes veulent tous profiter de la notoriété du leader franco-allemand, notamment à l’occasion des prochaines échéances électorales.

D’abord, les Verts qui souhaitent poursuivre l’aventure en vue des régionales de 2010 avec le trio Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové.

Mais aussi les ‘environnementalistes’ du Modem, représentée par la co-fondatrice du parti démocrate, Corinne Lepage. La présidente du Cap 21 songe à l’avenir, tel un éléphant rose socialiste, qui distille ses bons conseils aux médias.

Que faire alors, Dame Lepage ? Oublier la campagne en berne et la défaite électorale du Modem. Préparer l’avenir de sa famille politique convalescente. Remanier la direction du Modem, trop centré sur le grand maître Bayrou.

Puis s’allier avec Europe-Ecologie. Une entente basée sur leur principal point commun : l’opposition au libéral Manuel Barroso qui veut être reconduit dans ses fonctions.

Dany sera t-il ravi par cet appel ?

P.L

 

9 juin 2009

Brice Hortefeux préfère Paris et non Bruxelles

http://www.lefigaro.fr/medias/2007/07/02/20070702.FIG000000334_1349_1.jpg

Brice Hortefeux est élu au Parlement, mais renonce à y siéger. Motif invoqué? Le ministre du Travail préfère son destin national et sa mission au sein du gouvernement français.

Problème : le gentil Xavier Bertrand l’avait juré. Tous ses députés élus par les Français resteraient à Bruxelles à plein temps. Sous peine de sanction. Y compris l’ex-ministre de l’Immigration, Hortefeux qui, donc, aurait dû se faire expulser vers la capitale européenne.

Le parti présidentiel a récolté plus de 27 % des voix, dimanche. Du coup, le troisième sur la liste Massif centrale-Centre est censé siégé en Belgique grâce au succès de l’UMP en France lors de ces européennes. Un score digne mais qui embarrasse le ministre. Car il n’en demandait pas tant. Ce dernier s’était juste inscrit sur les listes de la majorité pour donner du poids à la campagne électorale. Et non pour être élu…

Seulement voilà, il a gagné, à son grand dam, visiblement. Aussi, ‘l’ami de trente ans de Sarkozy’est-il allé voir le chef de l’état et lui a demandé la permission de rester au gouvernement avec son maroquin.

Le président de la République, bon joueur, accepte ainsi de lui donner son visa pour rester en France. Du moins jusqu’au prochain remaniement ministériel.

L’Elysée estime aujourd’hui que son ministre n’est pas concerné par la règle d’or du ‘tous à Bruxelles et à Strasbourg’, chère à l’UMP durant toute la période qui a précédée le vote de dimanche.
Sarko oublie donc de faire honneur à la promesse de campagne d’envoyer tous ses députés élus, sans exception, au Parlement bruxellois afin qu’ils y soient « présents« .

Or personne  ne lui en fait grief, au président. Car Hortefeux effectue en France un travail « remarquable » comme le rappelle Frédéric Lefebvre. Tout le monde « a besoin de lui » (selon Xavier Bertrand)…

P.L

6 juin 2009

campagne des européennes : laquelle ?

http://www.snut.fr/images/abstention-record.jpg

Le Canard de l’Etang se rend demain aux urnes. Malgré une maigre campagne, le dépositaire de ce blog veut tout de même se faire entendre. Au nom de l’Europe.

http://sorbonnes.ifrance.com/sorbonnes/images/abstention.62.gif

A l’UMP, trois sujets ont dominé la morne campagne. D’abord, la sécurité, notamment à l’école. Ensuite, la Turquie, et la question de son entrée au sein de l’Ue. Le chef de l’état et sa majorité s’y oppose. Telle une obsession, Xavier Bertrand rappelle à longueur de journée que sa formation reste « claire » sur ce point, au contraire du PS.

Enfin, il se veut le chantre d’une Europe qui protège les citoyens européens (ou ses électeurs ?) contre une Europe « technocratique ».

L’UMP ne jure que par la présidence française de l’Union européenne. Sarkozy aurait montré à ses voisins tout son talent, son charisme, sa pugnacité, ce qui aurait permis quelques avancées significatives. Le président de la République aurait montré l’exemple.

En suivant le modèle de Nicolas Sarkozy, les eurodéputés français de la PPE (droite majoritaire européenne) pourraient sauver l’Europe s’ils se font élire…

Voilà le le message du parti présidentiel que les têtes de liste répètent à chaque meeting.

En revanche, Xavier Bertrand n’a jamais souhaité évoquer la future élection du président de la Commission européenne par les eurodéputés, pourtant programmée dans les prochaines semaines…Car ce n’est pas, dit-il, une question que lui posent ses électeurs !

A gauche, tout n’est pas parfait non plus. Le PS propose certes un peu plus que ses concurrents de droite, mais reste hanté par ses querelles intestines. Et ses divisions idiotes.

A tel point de glorifier la réunion (secondaire) entre Martine Aubry et Ségolène Royal à Rezé, juste parce qu’elles se sont retrouvées ensemble pour la première fois depuis novembre dernier.

Bayrou, lui, s’est un peu trop concentré sur la campagne présidentielle de 2012. La preuve ? Son livre « Abus de pouvoir », sûrement bien écrit au passage n’aurait pas dû sortir à ce moment- là. A quelques mois des européennes, cela semble infondé.Et même s’il s’est bien vendu…

Enfin, on se demande pourquoi Besancenot n’a pas voulu s’allier avec le Front de Gauche  de l’ex-socialiste Mélenchon et du PCF.

Leurs programmes se ressemblent plus ou moins, leur principal adversaire porte le même nom : l’UMP, et luttent, comme les socialistes (d’après Martine Aubry, en tout cas) tous les deux contre « l’Europe libérale »

L’argument du facteur réputé des Hauts-de-Seine est un peu court. Le fondateur du NPA craint que le mouvement de gauche se rapproche à terme du PS et n’a, par conséquent pas accepté d’entente cordiale avec le Parti de Gauche.

Besancenot a toujours la hantise du pouvoir. Préfère les manifestations et la révolution par le bas…

D’ailleurs, les débats entre politiques ont cruellement manqué sur le PAF. Les candidats se sont contentés de leurs meetings respectifs, afin de mobiliser leurs électeurs.  

La faute à France TV ? Pas vraiment. Serge Moati a réuni deux fois certains acteurs de cette élection. Et Arlette Chabot en a invité sur son plateau quelques-uns, dont des chefs de partis non candidats (Aubry, Bertrand, Bayrou).

Un « à vous de juger » un peu particulier, tellement personne n’a respecté les règles du jeu, à part peut-être Besancenot, Aubry et Bertrand.

La consigne que chacun devait respecter à la lettre : écouter ses adversaires dans le silence sans les interrompre et prendre la parole lorsque vient son tour.

http://img.ozap.com/01754866-photo-a-vous-de-juger.jpg

Au lieu de cela, un brouhaha perpétuel. Des règlements de compte et des injures n’ont cessé de pleuvoir durant l’enregistrement de l’émission. Mettant ainsi de côté le débat sur les questions européennes. Entre Bayrou et Cohn-Bendit d’abord.

Ensuite entre Jean-Luc Mélenchon et Arlette Chabot, qui a dû se défendre d’un « allez au diable » d’une part et des invectives de Marine le Pen, de l’autre.

La frontiste, pour qui l’Ue représente une « arnaque commerciale » (ne riez pas) a prétendu ce soir-là que Sarkozy aurait commandé un sondage de la chaîne publique. (Bayrou a sorti le même coup, d’ailleurs)

Forcément, l’émission n’a pas donné envie d’aller voter. Et a mis un terme à cette campagne qui n’en était pas une. Regrettable.

P.L

4 juin 2009

Jean-Marie Cavada, le « joker anti-Modem de Sarkozy »

http://www.perenom.net/images/2007/11/26/20040510jmca.jpg

 

Jean-Marie Cavada, un européen convaincu à l’instar de François Bayrou. Les deux hommes, un temps unis par la politique partagent le même avis sur cetaines questions, dont  celle concernant la Turquie (contre l’entrée du pays dans l’Ue).

Pourtant, le N°3 sur la liste UMP en Ile de France préfère insister sur les points de divergences des deux hommes désormais « concurrents« .

Devant les journalistes de Libération qui interrogent chaque jour un candidat aux européennes, le candidat du Nouveau Centre (NC) ne cesse de dénoncer la campagne de son ex-compagnon de route.  

Mais tient d’abord à préciser qu’il ne l’a « pas quitté ». Bien au contraire. Le démocrate s’en est allé, préférant « changé de thèmes, de stratégie électorale et d’électorat en vidant l’eau du bain ». La «vérité » selon lui.

Autrement dit, François Bayrou aurait renié ses électeurs de centre-droit, pour tenter « l’alliance à gauche », puisqu’elle « n’a pas marché » à droite. L’ex-candidat démocrate n’a, semble-il, pas voter pour l’actuel chef de l’état au second tour de la présidentielle. Mais ne s’est pas non plus prononcé en faveur de Dame Royal.

Et même si cette dernière s’était invitée à son domicile, pour lui proposer le poste de Premier ministre en cas d’élection de la socialiste.

Afin d’appuyer ses propos, JMC nous invite à comparer les textes de l’ancienne UDF avec ceux du NC. Deux programmes qui se ressembleraient comme deux gouttes d’eau.

En tout cas, Bayrou a peut-être « quitté » ses ex-acolytes de l’UDF pour draguer le peuple de gauche, les « déçus des Verts et du PS », comme l’affirme justement la tête de liste NC.

Mais Cavada a surtout rejoint son ami Sarkozy, au moins depuis les dernières municipales où il s’est présenté sur une liste commune avec Christine Lagarde dans le 12e arrondissement de Paris. Un mariage censé narguer François Bayrou inévitablement.

Le chef des centristes oranges « déraille »t-il vraiment, selon l’expression de Dany Cohn-Bendit ? Certainement, d’après Cavada. Pourquoi ? Car Bayrou n’offre qu’une « querelle de mots » : des diatribes contre le chef de l’état.

Et ce, au lieu d’éclairer les « électeurs avec des choix » clairs. Le « joker anti-Modem » de Sarkozy se plaît à lui lancer quelques piques. Dont la suivante afin de remarquer la soi-disante absence d’idées : « Robert Schuman doit se retourner dans sa tombe : que fait son héritier (Bayrou) avec le label européen ? »

En fait, le démocrate se tromperait de bataille. En ligne de mire dans son esprit, la présidentielle de 2012. Evidemment, Bayrou ne va pas se cacher. Ce serait « hypocrite », dixit Jean-François Kahn.

Cavada s’en moque. « Cela ne me convient pas », glisse t-il dans le studio de Libération. Avant de glisser benoîtement une petite vanne bien choisie.

Le parti de Bayrou, en vue des prochaines échéances électorales nationales ne serait qu’un « rassemblement, un mouvement ». Comme son nom l’indique (Mouvement démocrate), en effet. Bonne déduction, Cavada…

 

P.L

LIVRY SUR SEINE |
Le blog des idées non-reçue... |
MoDem de l'Ariège |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Bernard Ramond - Pour que v...
| la republique c'est l'arrac...
| UNI ...