le Canard de l’Etang

25 août 2009

Principe des primaires ouvertes à la gauche entière : des socialistes bientôt en harmonie ?

Principe des primaires ouvertes à la gauche entière : des socialistes bientôt en harmonie ?  dans billet d'humeur

(AFP) : Arnaud Montebourg et Benoît Hamon prennent l’apéro. Ravis?

Les primaires occupent une place primordiale dans les débats des éléphants roses. A quelques jours de l’université d’été du PS, à la Rochelle, la question se pose évidemment. Et ne fait plus rage. Ou du moins, divise moins qu’auparavant.

Les partisans d’une primaire ouverte à toute la gauche et non plus aux simples militants pour la prochaine présidentielle se montrent au grand jour depuis que le chantre des primaires, Arnaud Montebourg a menacé de s’en aller si la rue de Solferino (la direction du PS) ne disait pas ‘oui’ à cette (son) idée. 

Pierre Moscovici, Manuel Valls, Vincent Peillon, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë y sont favorables. Tout comme le think-thank Terra Nova, proche du PS.

Montebourg, en charge chez les socialistes de la rénovation persévère. Le député de Saône-et-Loire a réitéré, dimanche, son exigence au cours de la Fête traditionnelle de la rose à Frangy-en-Bresse.

Une réunion de débats, dans un village de six cent habitants où il milite avec Benoît Hamon, en guest-star, pour la mise en place d’un candidat unique, suite à des primaires ouvertes aux sympathisants de gauche. 

Laurent Fabius à Paris, le 28 février 2009

Laurent Fabius

Un cacique des temps anciens du PS, Laurent Fabius, à l’origine plutôt sceptique à l’égard du principe vient lui, d’apporter son soutien. « La question des primaires est devenue inévitable« ; estime t-il, mine de rien. 

Ne manquent donc plus que la Première secrétaire, Martine Aubry et son prédécesseur François Hollande. 

En vue d’enrôler les sceptiques,  quelques éléphants roses argumentent. Expliquent pourquoi cette (leur) idée vend du rêve.

Benoît Hamon nous donne les raisons évidentes en bon porte-parole du PS : pour  »battre Sarkozy«  en 2012, mieux vaut faire émerger « un candidat sérieux » qui rassemble. Rien de plus logique, non?

 Montebourg développe :  »les primaires sont une riposte stratégique d’ouverture à la création de l’UMP« , survenue en 2002 pour rassembler autour du président de la République fraîchement élu.

Voire une « riposte » ou une réplique aussi au ralliement de Philippe de Villiers au ‘comité de liaison’ de l’UMP, forcément.

Tel un oracle, Daniel Cohn-Bendit prévoit déjà, dans les colonnes du JDD que « la prochaine présidentielle se passera à gauche dans le cadre d’une primaire« . Montebourg devrait sourire.

 P.L

 http://www.idf1.fr/blogjjda/wp-content/uploads/2009/04/daniel-cohn-bendit.jpg

Le leader d’Europe-Ecologie, Daniel Cohn-Bendit, un prophète?

Mais qui sera le candidat de la gauche, telle est la question. Cohn-Bendit ne le sait guère, même s’il pense que « ce sera quelqu’un de très différent de (lui) ».

Et certainement, une personne ayant « une vision de chef depuis qu’il est petit ». Autrement dit, une personne qui ne jouait pas au docteur, enfant, mais au président de la République. Et qui, plus tard, pense à l’Elysée en se rasant ? 

Des noms ! « Strauss-Kahn, Fabius, Aubry ou  Royal » ? Ils « ne font plus rêver  au PS« : même si dans les sondages, le chef du FMI apparaît comme un messie de la gauche. Valls? Delanoë? Bayrou?  Vite ! A vos pronostics !

 P.L

18 août 2009

Une union sacrée pour vaincre l’armée rose socialiste ?

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http://tempsreel.nouvelobs.com/file/735161.jpg

Le « comité de liaison » regroupant l’UMP et d’autres formations politiques s’élargit à la rentrée. Enquête sur sa raison d’être.

 Eric Besson (sur la première photo partant du haut) pense que l’arrivée éventuelle de Philippe de Villiers (photo), leader du MPF au sein de la majorité présidentielle n’a rien d’exceptionnel. Cette ouverture vers la droite souverainiste ne modifie pas « le centre de gravité » de la majorité, dixit le ministre de l’Immigration.

Car pour le secrétaire national  adjoint parachuté à l’UMP, tout individu qui rejoint le « comité de liaison » de l’Union doit approuver « sa clé de voûte », c’est-à-dire le projet de Nicolas Sarkozy. Et l’accepter.

En d autres termes, laisser tomber ses idées au bord de la route et boire la parole présidentielle. Tel un enfant sage, Besson l’a fait. Autrefois socialiste, hier figure de proue de l’ouverture au gouvernement, il est aujourd’hui dirigeant de l’UMP et à la tête de l’une de ses filiales : les Progressistes.

Problème, le gentil Xavier Bertrand contredit son collègue quelques heures plus tôt, comme si le courant entre les deux hommes ne passait pas. D’après Bertrand, quand on rejoint la majorité, on ne doit pas forcément renier ses gènes. Prendre sa carte UMP. Au contraire, il convient de faire entendre sa voix singulière.

Bertrand se félicite d’ailleurs que son parti soit « ouvert à la confrontation d’idées » (selon Fillon) et vise à transcender le clivage politique traditionnel.

Le parti a construit en juin 2009 une maison commune autour du président de la République, regroupant désormais sarkozystes, chiraco-villepinistes, progressistes et demain souverainistes ;  des anciens partis tels que la Démocratie libérale ;  l’UMP et de nombreuses formations politiques intégrées ou associées au parti présidentiel comme le Parti Chrétien-démocrate de Christine Boutin, le Parti Radical dit « valoisien » cher à Jean-Louis Borloo, la Gauche moderne, créée par Jean-Marie Bockel, et puis (sûrement) Chasse, Pêche, Nature et traditions dés la rentrée.

Tous ensemble avec le chef de la nation, certes mais en gardant ses propres opinions. 

Le baron vendéen de Villiers et le chasseur du Valenciennes, Frédéric Nihous (RPR à l’origine) ne vont pas renoncer à leurs idéaux et leurs marques de fabrique, pense Xavier Bertrand sobrement.

Christine Boutin, remontée par cette éventuelle arrivée de Philippe de Villiers évoque une alliance qui « mélange l’eau et le feu ». Soit un mariage de la carpe et du lapin.

Une union, qui comme le souligne à juste titre J.M Bockel, un ancien socialiste pourrait conduire à « de franches et viriles discussions » entre dirigeants. Des responsables politiques accrochés par une corde qui risque de céder selon Boutin. Qui pourrait penser le contraire?

Le maître mot se dessine. Il  s’agit avant tout d’un jeu de pouvoir.

La mission prioritaire du moment ? Battre la gauche à la prochaine échéance électorale. Narguer les éléphants socialistes divisés avant de bâtir un projet commun fait maison qui aura bien du mal à prendre.

Puis chasser ces seigneurs qui possèdent la majorité des terres régionales de France.  Et reprendre leurs donjons, ou plutôt  les Conseils Régionaux, dont vingt sur vingt-deux érigent depuis 2004 le drapeau de la rose.

http://www.bakchich.info/local/cache-vignettes/L59xH80/jpg_poing_rose_ps-21089.jpg

P.L

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