le Canard de l’Etang

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23 septembre 2009

Nicolas Sarkozy, comme d’habitude : entre admiration et vengeance

Nicolas Sarkozy fixe les priorités de la rentrée

Nicolas Sarkozy réagit à l’actualité au cours d’un entretien accordé à TF1 et à France 2, ce mercredi soir. Et rappelle à ses compatriotes deux choses importantes.

Le chef de l’état admire Barack Obama. Celui-ci « est en avance  sur son pays ». Par cette pirouette, dont il a le secret, Nicolas Sarkozy ne souhaitait pas louer son ‘copain des Etats-Unis’.

Mais expliquer le refus de la première puissance économique de plafonner les bonus des traders et autres banquiers. Tel un prince en son royaume, fidèle aux us et coutumes du pays, Barack Obama se voit obliger de défendre la liberté de l’individu ainsi que de l’entreprise, et ne peut se déclarer favorable au plafonnement, que prône Sarkozy depuis le déclenchement de la crise financière et économique.

Or, au fond de lui-même, Obama doit forcément penser comme le président français.

Lorsque les journalistes évoquent, un peu plus tard, l’affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy prend un air grave. Puis, soudain, telle une victime sort ses mouchoirs, ou presque.

L’ex-ministre de l’Intérieur aurait « découvert avec stupéfaction » que son nom figurait sur les listings de Clearstream, une banque luxembourgeoise dont il « ignorait (pourtant) l’existence ». Vengeur, il s’en prend « aux coupables traduits devant un tribunal correctionnel »(beau lapsus révélateur) par « des juges indépendants ».

Ainsi ne prend-il pas en compte la présomption d’innocence des prévenus, pourtant un droit fondamental. Soit, un « nouvel acharnement » contre l’un d’entre eux,  l’ami Villepin, qui jurait devant le feu des médias, au début du procès Clearstream, il y a deux jours, qu’il « était là par la volonté d’un seul homme », Sarko…

 

P.L

18 septembre 2009

tests ADN : camouflet pour le Parlement français

http://www.linternaute.com/actualite/presidentielle-2007/documents/eric-besson/images/eric-besson-index.jpg

 

A quoi sert un parlementaire en France ? A débattre des textes. Que deviennent les lois, une fois votée ? Certaines s’appliquent. D’autres non. Celles-ci terminent au placard !

Dernier exemple en date, les tests ADN, une règle censée contrôler le regroupement familial des immigrés et limiter les venues clandestines sur le territoire français (une des nombreuses promesses de campagne du candidat Sarkozy). Et une mesure bien muselée avec les restrictions apportées par le Sénat en 2007.

Mais le ministre de l’Immigration, Eric Besson renonce à signer l’utile décret d’application, rendant ainsi caduc le réglement. On connaissait sa réticence vis-à-vis de cette mesure. Fidèle à son avis, il a donc, d’une pirouette sur RTL, écarter les tests ADN, provoquant ainsi la foudre de quelques députés et autres partisans d’un parlement fort, tel l’ambitieux Jean-François Copé. Le chef du groupe UMP de l’Assemblée nationale n’aime guère lorsqu’un méchant ministre remette en cause le travail du gentil député.

Le président de la République, lui n’en a cure. Nicolas Sarkozy ne s’est pas emporté contre l’ancien socialiste Besson. Devant des députés UMP, il aurait même déclaré que les tests ADN, outil détectant volontiers les fraudes aux regroupements familiaux, « ne servent à rien ». Ni plus ni moins.

Le chef de l’Etat aurait-il consulté dernièrement les statistiques montrant que le nombre d’étrangers entrant en France grâce au regroupement familial diminuait légèrement depuis cinq ans, au contraire des titres de séjours obtenus par un mariage ? Et qu’il vaudrait mieux, par conséquent, s’attaquer aux unions de complaisance, en hausse ces dernières années ?

Par des réformes, Sarkozy voulait donner de nouveaux droits au Parlement français. Offrir des prérogatives en plus aux députés et sénateurs.

Or, ce revirement se présente plutôt comme un coup dur pour les deux Chambres législatives du pays. Au grand désarroi de Copé, barde du principe de l’omniparlement et, on le sait, candidat à la présidentielle de 2017.

 

P.L

 

1 septembre 2009

PS : la fin du cumul des mandats, pour bientôt ?

Publié par canarddeletang dans billet d'humeur, billet-ironie, Elections, PS

Martine Aubry lors de son discours de clôture de l'université d'été du PS à La Rochelle le 30 août 2009.

 

Une presse unanime, des militants ravis, des dirigeants « heureux » (Montebourg) : le PS semble revigoré. Où comme dirait Hamon, « de retour », après trois jours de débats en famille, au bord de l’océan Atlantique.

Le PS est parvenu à se sortir des obstacles de la Rochelle aisément. Les amis socialistes ne se sont pas lancés des diatribes en l’air durant cette université d’été, comme si souvent, jadis.

Et Martine Aubry a bien joué son rôle de Première secrétaire en acceptant d’entrée le principe de « primaires ouvertes » et en lançant la balle aux « démocrates humanistes » (Modem) au sujet des alliances pour les prochaines élections.

La maire de Lille propose aux militants de voter la « rénovation ». Qu’ils donnent leur avis notamment sur l’idée des primaires et la fin du cumul des mandats. Quelques éléphants roses admettent que le cumul pose problème. Mais à quand son arrêt ?

A cette interrogation, les caciques ne se trouvent pas sur la même longueur d’onde. Ce serait trop beau. François Hollande, mitigé sur la question voudrait lancer le processus après les législatives de 2012, Aubry, un peu plus tôt, après les régionales de 2010.

« Elle est ouf ou quoi » (Libération), lui lance un maire socialiste, sceptique. La majorité des dirigeants du PS cumulent en effet les casquettes : député-maire, président régional ou départemental (conseiller général). Et refusent de renoncer à leurs fonctions, forcément.

Seraient-ils vraiment tous prêts à abandonner au moins un mandat ? Arnaud Montebourg l’a promis : le socialiste veut bien se sacrifier et ne garder qu’un « job » (il est député, président du Conseil général de Saone-et-Loire).Lequel ? Il n’a pas encore décidé, dit-il.

Comme un exemple à suivre, Martine Aubry pourrait-elle rendre les clés de l’Hôtel de ville lillois. Et s’installer définitivement rue de Solferino (le QG à Paris) afin de s’occuper des affaires internes, au PS ?

 P.L

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