le Canard de l’Etang

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28 octobre 2009

l’histoire de Villepin, ‘le guerrier’ qui offrait des « pistes » à droite…

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Villepin, le « coupable », pardon « prévenu » reprend la route. Tel un guerrier, l’ex-Premier ministre trace son chemin politique. Et reprend le combat, forcément ponctué d’embûches. Car devant lui, les nombreux adversaires de Sarkozy, le « témoin » errent ça et là, se disputant le titre d’opposant en chef, avant la prochaine présidentielle.

Cependant, fier de ses quelques députés fidèles et autres disciples sincères, il tente de rassembler. Slalome entre les divers obstacles, nombreux sur son chemin. Comme les juges, censés rendre le verdict de l’affaire Clearstream, début janvier.

Selon Galouzeau (de Villepin), la vérité l’emportera, sans l’ombre d’un soupçon. Si tout se passe comme prévu, elle lui ouvrira des portes. Villepin, blanchi passera ensuite la deuxième, sans broncher. Et continuera d’envoyer moult diatribes au gouvernement et au chef de l’état. La dernière en date, une joute verbale adressée à Eric Besson et à ses trois Afghans expulsés au pays, en proie à la guerre.

Critiquer sans « proposer des pistes »? Ah non ! Ah que nenni ! Lors de meetings organisés par son « club Villepin », il donne des idées pour une alternative à droite. Ce qui lui permet, aussi de se hisser en véritable rock-star, telle Ségolène Royal au Zénith, l’année dernière.

Justement, avant-hier, à Paris, au milieu d’une foule importante, un député de l’Essonne écoutait attentivement Galouzeau. Un autre déçu du « sarkozysme » : Nicolas Dupont-Aignan, ex-UMP, qui comme DDV, veut « bâtir un projet alternatif ». Selon le président de « Debout la République », Villepin aurait même « franchi le Rubicon, ce soir(-là) ».

Le début d’une aventure entre les deux hommes ?

 

P.L

26 octobre 2009

Copé vs Medef : duels en deux tours ?

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, le 25 septembre 2009 au Touquet

 

En une semaine, deux piques. Jean-François Copé s’en est pris deux fois au Medef au cours des sept derniers jours. Après une bataille perdue à l’Assemblée sur un examen de loi, le chantre de « l’hyperparlement » dénonce un projet de Nicolas Sarkozy et…propose de diminuer les recettes des entreprises.

Jean-François Copé, patron du groupe UMP à l’Assemblée nationale a blâmé dimanche le « grand emprunt » cher au chef de l’Etat. Sur un plateau de Canal +, l’ambitieux Copé se montre réticent : « attention avant de se précipiter sur un grand emprunt ». Puis suggère, à la place de « faire des économie ». Comment ? « On donne 65 milliards d’euros d’aide aux entreprises par an, peut-être qu’on peut réexaminer ces 65 milliards ».

Une pique adressée au Médef ? On peut en douter, sans l’ombre d’un soupçon. Le représentant des entreprises venait, en effet de le ‘rouler dans la farine’ sur la réforme de la taxe professionnelle, votée dernièrement à l’Assemblée nationale.

L’enjeu était de taille. La TP assure des revenus conséquents aux collectivités locales. Mais sa suppression handicape les entreprises. Du coup, exempter de nombreuses entreprises de cet impôt « imbécile » (dixit F. Mitterrand) et trouver des recettes de substitution devenait le cheval de bataille du Medef. Et du gouvernement, au nom de l’embauche.

Le député-maire de Meaux, J.F. Copé défendait, lui en bon serviteur des collectivités locales la bonne rentrée d’argent dans les caisses des mairies.

Avec l’appui exceptionnel de l’opposition, le chef des députés UMP a mené une fronde contre le gouvernement, soutenu par Laurence Parisot (Medef), au cours de l’examen de la réforme de la TP.

Conséquence, un bras de fer a eu lieu entre Christine Lagarde et certains députés UMP, à l’origine d’un amendement qui n’a, finalement pas été retenu. Celui-ci prévoyait d’exonérer de TP des entreprises au chiffre d’affaires de moins de 152 000 euros. Et non à 500 000 euros, comme le voulait  le gouvernement.

Or, finalement, après moult discussions et compromis entre les deux parties, l’amendement n’est pas retenu… par les députés UMP et son rédacteur Marc Laffineur, vice-président du groupe UMP qui « a cédé » en faveur de la barre des 500 000.

Du coup, la loi a été réécrite entièrement au grand dam de l’opposition, qui raille « la retraire, la défaite » de M. Laffineur. Et ainsi de Copé, battu une première fois par le Médef.

Maintenant, la question se pose. Comment Laurence Parisot va-t-elle réagir à la dernière recommandation de Copé visant à « faire des économies » ? A quand le deuxième tour de la
zizanie ?

P.L

20 octobre 2009

Dominique Paillé défend son rôle, le président de la République et ses camarades de l’UMP, devant un parterre d’étudiants de l’ESJ Paris

Le porte-parole « véhicule des messages« 

 

Devant une centaine d’étudiants de journalisme, Dominique Paillé se tient debout, un micro à la main. Un silence s’installe et le porte-parole prend la parole. Rapidement, il nous décrit sa principale activité. Sans langue de bois, pour une fois. Son job consiste à « véhiculer le message d’un parti…

…« À ses électeurs ». Et en premier lieu, le monde « rural agricole », un vivier en voix non négligeable, comme le rappelle Dominique Paillé. Celui-ci n’évoque pas les récentes réunions entre l’UMP et Chasse, Pêche, Nature et Traditions. Frédéric Nihous, président de CPNT a rencontré cet après-midi Bruno le Maire (ministre de l’Agriculture) pour discuter de la situation des agriculteurs. Au début du mois d’octobre, le chasseur de Valenciennes s’était déjà entretenu avec Jean-Louis Borloo (Ecologie)

…« À ses détracteurs ». L’opposition socialiste et communiste, d’abord. Mais pas seulement. Les chiraco-villepinistes, aussi. Et, bien sûr, quelques membres du Nouveau Centre, un parti de la majorité qui rêve d’une autonomie vis-à-vis de l’UMP, et dont certains caciques dénoncent le paquet fiscal, cher à Nicolas Sarkozy.

…« Aux citoyens sensibles à l’actualité ». Seulement ceux qui ne s’intéressent pas à la politique ? Ou d’autres encore ?

 

 

La citation.

 

« Je ne sais pas comment fonctionne un porte-parole du PS ». (Dominique Paillé)

 

 Porte-flingue de l’UMP

 

Les polémiques médiatiques se suivent et se ressemblent. Ces « affaires » ravissent la presse. Notamment celle concernant la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad. Les journaux commentent, l’opposition crie au scandale.

Face à cette mascarade, l’UMP se doit de réagir. Telle une armée sur la défensive aux ordres d’un seul homme, les caciques de la majorité chantent le même refrain. Exemple, l’affaire ‘Jean Sarkozy’ qui « vise (rait d’abord) le chef de l’état » et non son fils, explique Dominique Paillé.

Lui et son collègue, Frédéric Lefebvre, aussi, naturellement. Les deux porte-parole de l’UMP attaquent verbalement leurs « adversaires » et défendent Jean Sarkozy. En un mot, ils usent souvent de commentaires acerbes, de diatribes assez violentes.

A ce petit jeu, Frédéric Lefebvre, célébrissime « aboyeur en chef » (expression lue dans Libération, ce matin 20 octobre) semble robuste.

Mais son collègue des Deux-Sèvres n’est pas mauvais non plus. Loin de là. D’ailleurs, il admet que le terme presque flatteur de « porte-flingue » lui convient aisément. En témoignent ses dernières piques contre le Modem et le PS, un parti qui « tape » régulièrement sur l’UMP (Or, « c’est son rôle », reconnaît-il).

Au moment de l’affaire Frédéric Mitterrand, Dominique Paillé avait dénoncé « la pantalonnade de la gauche ». Aujourd’hui, dans les locaux de l’ESJ Paris, il s’en prend aux médias. Pour défendre son camarade Lefebvre, qui, la veille sur les ondes de RTL, dénonçait une certaine presse : celle qui « tenterait d’abîmer Nicolas Sarkozy (…) et (qui) se prend pour l’opposition ».

Dominique Paillé se montre en revanche incapable de citer des noms en particuliers. Car, et il le rappelle le sourire crispé, « il n’est pas de la police ».

Tous les journaux, à la tête d’un « complot politico-médiatique » ? La presse dans sa totalité, affiliée à la gauche ? Si l’on juge les propos du porte-parole devant les graines de journalistes, on pourrait presque y croire.

Le Figaro, bien qu’appartenant au groupe Dassault est « très critique vis-à-vis du gouvernement », dit-il, hilare. Davantage que le « tract » (Frédéric Lefebvre) Libération ?

 

Sarkozy, « ouvert au débat »

 

S’il recoupe ses informations et « ne ment pas », alors tout baigne : le journaliste « fait son travail ». Dominique Paillé assure respecter ses opinions, bien que parfois différentes des siennes.

Car il prône le débat d’idées jusqu’à l’obsession. Et au sein de sa majorité aussi. « Oui ».

Un étudiant, qui le prend au mot cite les diatribes de quelques membres de sa majorité contre l’action gouvernementale, dont Jean-François Copé, chantre de « l’hyper-parlement » et Alain Juppé, maire décomplexé de Bordeaux, deux hommes qui refusent de vendre leur liberté de blâmer.

Paillé jure que cela ne le dérange pas. Comme pour convaincre son auditoire, Dominique Paillé rajoute un autre exemple : les « villepinistes » qui taclent parfois les « sarkozystes ».

D’ailleurs, le président de la République a(urait) le même avis, selon Dominique Paillet. L’ancien député des Deux-Sèvres explique que l’hôte de l’Elysée est « ouvert » au débat, accepte la critique. Il dément ainsi le journaliste Arnaud Leparmentier du Monde qui écrit le contraire dans « son » édition du dimanche 18 octobre. Contredire le chef de l’état et être « cash » avec lui reste une tâche ardue, selon le quotidien vespéral. 

En effet, Sarkozy n’a-t-il pas, par exemple, puni Rama Yade, qui avait dit non, naguère à une invitation du chef de l’état ? Préférant un mandat national, elle avait refusé de mener une liste UMP aux européennes, comme le souhaitait le président. Vexé, ne lui avait-il pas, en décembre 2008 « exclu » le maroquin des Affaires européennes, offrant ce poste à Bruno le Maire ?

 

P.L

17 octobre 2009

Dominique Paillé : quand porte-parole rime avec timidité

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP sera l’invité de l’ESJ Paris, mardi 20 octobre. A l’occasion, le Canard de l’Etang se manifeste et sort de son lac.

 

Présentation non exhaustive en quelques signes

 

http://www.linternaute.com/actualite/politique/dossier/la-nouvelle-direction-de-l-ump/image/dominique-paille-389287.jpg

 

« Dodo » à l’école

Dominique Paillé à l’ESJ Paris. L’intervenant n’a pas la pugnacité de Frédéric Lefebvre, porte-flingue favori du chef de l’état. Le Petit Journal de Canal Plus ne l’appelle pas ‘dodo’ sans raison. Saura t-il déjouer les pronostics ?

 

Mordicus

Premier job d’un porte-parole du parti présidentiel ? Défendre bec et ongles les actions de Nicolas Sarkozy, du gouvernement et de la majorité. Quid de Jean-François Copé, Alain Juppé qui usent parfois de leur liberté de blâmer ?

 

Pique contre un ex-ami

Un passe-temps de Dominique Paillé dans les médias : envoyer des diatribes en l’air contre les opposants du chef de l’état. Dont François Bayrou, pourtant son ancien compagnon de route, le temps d’une campagne européenne, en 1999.

 

PS : trois petites précisions, chers lecteurs de l’Etang :

D’une part, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, chantre de l’ « hyperparlement » ne refuse jamais de faire un petit commentaire sur son gouvernement et sa majorité. Parfois cocasses, parfois pugnaces, ses réflexions laissent ses partenaires de droite souvent pantois.

L’ex-Premier ministre Alain Juppé ne s’empêche pas de faire part publiquement de ses réactions, souvent bien violentes à l’égard du chef de l’état. Quand il choque Nicolas Sarkozy, ou s’en prend au gouvernement, au nom de sa « liberté de penser » et donc de « blâmer », il le fait en tant que maire de Bordeaux, et donc en élu (girondin) d’une collectivité locale. La dernière diatribe en date vise la taxe professionnelle, un revenu non négligeable des mairies. Même s’il s’est excusé de ses propos offensant, personne n’oubliera ce qu’il a dit. « La réforme? C’est se foutre du monde » , avait-il estimé dans les colonnes de Sud-Ouest.

Dominique Paillé, lors de l’université d’été de François Bayrou, début septembre avait lancé un appel aux électeurs « modemistes », pour qu’ils rejoignent la grande famille UMP.

Voilà, vous ne pouvez plus dire que vous n’étiez pas au courant, bien à vous !

P.L

9 octobre 2009

La poigne et la fermeté de Nicolas Sarkozy

Unité. Le président a fermement interdit aux membres du Nouveau Centre de faire bande à part lors des régionales 2010.

 

Nicolas Sarkozy en ordre de bataille pour la prochaine élection, tel un grand leader. Le président de « tous les Français » ira au Conseil de l’UMP, le 28 novembre, et ce, afin d’entériner les chefs de file des régionales de 2010.

Inquiet, l’hôte de l’Elysée fait tout pour que la droite se montre unie devant ses électeurs et pourquoi pas piquer des voix à gauche, on le sait, ou du moins, au centre.

 Le chef de l’Etat refuse, en effet, que le NC présente une liste dissidente lors des prochaines élections, notamment en Ile-de-France. Nicolas Sarkozy exclut que les Centristes alliés à l’UMP fasse bande à part.

Ainsi s’est-il opposé, la semaine dernière, lors d’un déjeuner avec les membres de la majorité à la volonté du président des députés NC à l’Assemblée nationale, François Sauvadet. Celui-ci espérait qu’André Santini, ex-ministre déchu, affronte Valérie Pécresse en région parisienne. Quel culot !

‘Une liste et puis c’est tout’, telle est le dessein du petit Nicolas. En ligne de mire, quand même, la reprise de la région Ile-de-France, présidée actuellement par le socialiste Huchon. Et bien sûr, les dix-neuf autres régions de métropole, dirigée par l’opposition rose.

Ces derniers mois, le chef de l’Etat avait même signé le transfert le plus inattendu de la saison politique. Le « débauchage » (Edwy Plenel) du baron vendéen, Philippe de Villiers, chef du MPF et désormais pilier de « l’ouverture» qui a rejoint le « comité de liaison », cette « maison commune » de la droite présidentielle.

Le but de l’Elysée, à l’époque : rassembler les forces vives pour reprendre le perron du Conseil régional du pays de la Loire.Et y dresser un drapeau bleu, couleur de l’UMP.

Par ailleurs, la  majorité félicite sûrement, en privé, l’idée géniale de l’ex-frontiste Jacques Bompard, qui présente sa propre liste, « la Ligue du Sud » en Provence-Alpes-Côtes d’Azur.

Le maire d’Orange va sans doute « voler » des électeurs au FN et disperser les voix de la tête de liste en PACA, Jean-Marie Le Pen. Au grand plaisir de Nicolas Sarkozy et ‘sa’ tête de liste présidentielle qui verront des concurrents se neutraliser.

 

P.L

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