le Canard de l’Etang

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30 janvier 2010

Villepin, Bayrou : même objectif

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Dilemme.  Villepin, soulagé par sa relaxe puis remonté par l’appel du parquet de Paris  (le proureur souhaite un nouveau procès sur l’affaire Cleastream) veut mettre les bouchées doubles…pour créer une « alternative » politique à droite en vue de la prochaine échéance électorale nationale.

Sur France 2, au soir de la délivrance judiciaire, il fait part d’une de ses motivations, en bon gaulliste : « fédérer (…) au-delà des clivages politiques partisans ». En un mot, pratiquer l’ouverture, comme le souhaite François Bayrou.

Seulement voilà, les deux opposants à l’actuel chef de l’état veulent mener la fronde, la lutte contre leur principal rival, Nicolas Sarkozy. Comment s’entendre ? Comment ne pas se neutraliser ?

Cette concurrence va sans doute plaire au président de la République.

 

P.L

30 janvier 2010

Martine Aubry retourne sa veste

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Martine Aubry, en bon chef de famille socialiste pilote à vue…au gré de l’actualité. Voilà une semaine, la première Dame du PS créait la polémique sur le départ à la retraite en soulignant qu’il pourrait avoir lieu, selon elle,  à partir de « 61 ou 62 ans ». A condition, quand même, de prendre en compte la pénibilité au travail. Problème, l’aile gauche des socialistes y est farouchement opposée.  Le Bureau national du parti a (re)voté le départ à la retraite à 60 ans. Du coup, Martine Aubry se justifie au ‘jité’ de TF1. Elle assure vouloir respecter cette décision, admettant cependant que de nombreux salariés travaillent encore après 60 ans.

 

Autre jour, autre affaire. Martine Aubry n’ « accepte » plus la candidature de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon pour les régionales. Suivant la volonté des militants de la région, elle avait d’abord « pris note » de la liste Frêche, sans l’entériner à Solférino (donc pas de candidat « socialiste » contre le président sortant, au départ).

Or, aujourd’hui, elle retourne sa veste et souhaite la mise en place d’une liste socialo-écologiste. La raison ? Les propos du patron actuel du conseil régional, auteur d’une énième petite phrase assassine à l’égard, cette fois… d’un camarade socialiste, Laurent Fabius, un homme « pas très catholique » (il est d’origine juive) selon Georges Frêche.

Les deux hommes ne s’apprécient guère depuis belle lurette. Preuve récente de cette mésentente : si l’ex-Premier ministre vivait dans cette région du sud, Fabius ne voterait pas pour Frêche, a-t-il expliqué récemment.

 

Le président de Languedoc-Roussillon raille l’attitude du PS.  Il ne croit pas à l’aboutissement de cette fronde. Car la maire socialiste de Montpellier Hélène Mandroux, sûrement tête de (cette) liste part en campagne… seule car non accompagnée par les Verts.

Le candidat d’Europe Ecologie, Jean-Louis Roumégas ne renonce pas à sa liste au premier tour des régionales. Le Front de Gauche et le NPA non plus.d’ailleurs (les deux partis ont réussi à s’entendre :  la gauche radicale fait liste commune dans cette région).

 

P.L

23 janvier 2010

Transports en Ile-de-France : Pécresse et Duflot, combat identique, projet (presque) semblable

 

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A quelques semaines des régionales, les principaux partis défendent leurs projets. PS, Verts et UMP font, on s’en doute, le même constat en ce qui concerne « la galère des transports en commun » (Valérie Pécresse) en Ile-de-France.

Or, ils apportent des réponses, parfois similaires. Valérie Pécresse et Cécile Duflot (photo), secrétaire nationale des Verts veulent plus de rames en région francilienne, améliorer la régularité des métros et RER, leur fréquence, leur plage horaire. Puis un pass Navigo, à tarif unique (le socialiste Huchon est contre ce dernier point).

Les deux candidates en Ile-de-France songent  à ces voyageurs qui souffrent chaque jour en allant au boulot. Duflot évoque des gens « à bout de nerfs », puis rêve de leur « bien-être », à l’instar de Pécresse, qui, en parfaite spécialiste des transports en commun, penche sur le confort des Franciliens.

Toutes les deux souhaitent le développement des transports de banlieue à banlieue. Et veulent plus de bus sur les routes.

Quelques différences quand même entre ces deux dames : les Verts souhaitent que les habitants de cette région roulent moins. Afin de diminuer le nombre de voyageurs dans les trains chaque jour, ils se montrent adeptes du télétravail. Prônent la bicyclette pour les petites distances entre dodo et boulot.

Pécresse n’y est pas favorable. Elle se doit d’attaquer son adversaire écolo, dont les sondages prédisent de bons scores. D’où cette petite phrase, digne d’une grande femme politique, lors  d’un discours à Meaux, le 14 janvier dernier : les Verts seraient adeptes « d’un retour en arrière » car opposés au développement de la voiture individuelle et électrique selon la candidate UMP.  

  P.L

 

Pécresse ou l’art d’envoyer des ires en l’air : la ministre de l’Enseignement supérieur s’en prend aussi au socialiste sortant, Jean-Paul Huchon. Elle tacle notamment « la passivité » de son adversaire durant la longue grève du RER A. La chef de file UMP exigeait la mise en circulation de bus de remplacement. Pas Huchon. Baliverne, n’a-t-elle pas confiance au service minimum, cher à Sarkozy ?  P.L

 

 

6 janvier 2010

Un parti (socialiste), des contradictions

Publié par canarddeletang dans billet d'humeur, billet-ironie, Elections, politique francaise, PS

Le Canard de l’Etang publie un texte, écrit pendant les fêtes. Sa dernière chronique de l’année 2009.

Julien Dray PS Essonne

 

Les socialistes critiquent souvent actes et paroles du chef de l’état. Pourtant, ces socialistes ne sont pas irréprochables. Loin de là. Deux affaires récentes illustrent à merveille les contradictions qui règnent au sein du PS. Rappels des faits.

 

A trois mois des régionales, Martine Aubry, Première secrétaire du PS souhaite réaliser « le grand chelem », c’est-à-dire conserver les vingt régions déjà dirigées par les socialistes et conquérir l’Alsace et la Corse, soit les deux seuls Conseils régionaux de métropole gouvernés par la majorité présidentielle.

La direction du parti a ratifié le 12 décembre dernier les listes de chaque région. Puis réglé le problème du Languedoc-Roussillon. A la tête de ce Conseil, Georges Frêche, exclu du PS en 2007 pour avoir tenu des propos belliqueux sur le nombre de Noirs qui jouent en équipe de France de football et traité les Harkis de « sous hommes ». 

Après des semaines de réflexion,  la direction du PS choisit finalement de ne pas présenter de candidat alternatif à l’actuel président de région. Le bureau national du parti n’entérine pas la liste « divers gauche » de Georges Frêche (comme l’expliquait à tort Eric Besson), validée par les socialistes locaux, mais l’accepte. Puis certains membres du PS glorifient « le bilan » du président de la région du sud de la France.

Pour que le vœu de Martine Aubry soit exaucé et que la région reste à gauche, peu importe l’homme à sa tête, en somme.

Seul Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire crie au scandale. Selon lui, les socialistes auraient dû présenter un candidat sous l’étiquette « socialiste » contre Georges Frêche. Mais il est bien isolé parmi les siens.

Autre coup dur, l’affaire Julien Dray. Juste avant Noël, l’ex-porte-parole du PS et vice-président sortant de la région Ile-de-France a été investi tête de liste en Essonne pour les régionales. Une aubaine après des mois de galère. Enlisé pendant un an dans une affaire de détournement de fonds suspects, le socialiste a été longtemps écarté de la direction du parti, puis de la campagne électorale.

Même pas mis en examen, le PS a préféré l’oublier durant l’enquête judiciaire, se moquant ainsi de la présomption d’innocence. La direction avait même choisi un candidat alternatif en Essonne : Carlos Da Silva. Celui-ci devait pourtant laisser sa place à Julien Dray, une fois ses soucis judiciaires, derrière lui.

Or, le parquet de Paris décide finalement de ne plus le poursuivre préférant un simple rappel de la loi. Résultat, les soutiens de ses anciens amis se font soudainement nombreux. Et Julien Dray de reprendre le flambeau de la bataille électorale.

P.L

PS : Julien Dray n’oublie pas de taper sur ses « amis » qui ne l’ont pas assez soutenu. Ses collègues, membres du PS ? Oui, sauf Manuel Valls et Vincent Peillon. Mais pas seulement. Les journalistes aussi, notamment Sylvia Zappi, du Monde.

 

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