le Canard de l’Etang

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20 février 2010

Giscard joue à la bagarre des mots…sans briller

Valéry Giscard d'Estaing

VGE ne se gêne pas. Tacle sans vergogne. Invité du Grand Journal de Canal +, mercredi 17 février, l’ancien chef d’état se moque gentiment (ou pas) de ses successeurs.

D’abord, en répondant à Denisot qui l’interroge sur des éventuels points communs entre lui et Nicolas Sarkozy. L’ex-président n’en admet qu’un : avoir été élu, jeune (48 ans pour Valéry, 52 pour Nicolas). Pour le reste, aucune ressemblance, selon lui.

Giscard se targue, sans rire, de n’avoir « perdu » aucune élection durant son « septennat » (1974-1981). A cet instant, il pense sûrement à l’actuel locataire du Château. Mais ne le cite pas. Et n’évoque pas non plus les défaites de la majorité présidentielle depuis 2007.

Nicolas Sarkozy, élu depuis trois ans, a en effet subi deux revers électoraux : les municipales de 2008 (une certaine vague rose a englouti la France le soir du deuxième tour du scrutin, la gauche détenant après les deux tours quatorze des vingt plus grandes villes du pays), et du coup, les sénatoriales partielles (renouvellement d’un tiers des sièges) qui suivirent.

A quelques jours des régionales, d’ailleurs, les principaux sondages prévoient une victoire de l’opposition à la tête de vingt régions sur 22 en métropole depuis 2004.

Un problème, toutefois : au-delà de la pique amusante, Giscard s’emmêle les pinceaux. Car quelques souvenirs lointains se sont apparemment effacés. D’après lui, seul un scrutin eut lieu pendant son mandat : les législatives de1978 – que « nous avons gagnées ». Oups ! VGE souffrirait t-il d’une amnésie sélective ? Pourquoi ne mentionne t-il pas le revers des élections municipales de 1977, un scrutin remporté par les socialistes (alliés aux communistes) et qui marque le début du règne de Chirac à Paris ?

On l’a compris, l’utre victime de ses ires se nomme Jacques Chirac. Il fallait bien que son meilleur ennemi depuis toujours passe aussi à la moulinette. L’objet de sa pique ? La décision de l’ex-chef d’état de dissoudre la chambre basse du Parlement en 1997. Là, VGE agit avec brio. Sans être remarqué. Le sourire narquois. Comme si de rien n’était, il glisse, au milieu de son récit : « Je n’ai pas dissous l’Assemblée nationale car j’ai respecté toutes les structures. » Chirac, non ?

 P.L

13 février 2010

le premier opposant

 

http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/files/2008/08/aubry-800.1220191338.jpg

 

Hier, le Figaro insistait sur certaines dissensions entre PS et Verts. D’abord en Ile-de-France. Puis en Languedoc-Roussillon, où  Hélène Mandroux, maire de Montpellier et tête de liste socialiste proposée par Solférino n’est pas parvenue à trouver un accord pour le premier tour des régionales avec la liste Europe-Ecologie de Jean-Louis Roumégas.

Depuis leur succès aux européennes de juin 2009, les Verts ont le vent en poupe. Et, comme l’explique souvent Cécile Duflot, la secrétaire nationale du parti, ils font campagne…pour  gagner des régions.

Pas question, donc, de se laisser marcher sur les pieds par ces socialistes. Ainsi ont-ils raillé la proposition d’Hélène Mandroux. Les Ecologistes ont dénoncé leur volonté de monter une liste commune avec les Verts, à la dernière minute. Un rassemblement pour battre Georges Frêche, président sortant de Languedoc-Roussillon. 

Jean-Louis Roumégas critique l’absence de programme, de projet. Et reproche à son concurrent de vouloir à tout prix le leadership. Car la direction du PS considère que seul un front uni, mené par une socialiste pourrait vaincre Georges Frêche.

Justement, les socialistes sont persuadés d’une chose : ils jouent le rôle de premier opposant au président banni par le PS à cause de ses propos sulfureux sur les Harkis. Et aussi à Nicolas Sarkozy. Martine Aubry, populaire selon les sondages, avait récemment fait part de sa volonté de mettre en place « une maison commune à gauche ». La mission : rassembler toutes les forces d’opposition (Verts, Front de Gauche et Modem si affinités) sous la bannière rose de Solférino, conquérir les bastions de droite. Dont le perron de l’Elysée, lors de la prochaine présidentielle de 2012.

Seulement voilà, la Première secrétaire du PS n’est pas la seule à réclamer ce leadership. François Bayrou, aussi. L’éternel prétendant à la présidentielle se porte candidat pour créer un « Parlement de l’alternance » des idées, au-delà des clivages politiques traditionnels. Le leader du Modem avait d’ailleurs envoyé un carton d’invitation à Daniel Cohn-Bendit, en septembre 2009 afin de lui détailler sa proposition. http://norena.gauchepopulaire.fr/public/norena.gauchepopulaire.fr/Bayrou.jpg

 P.L

10 février 2010

BHL veut DSK…ou pas

BHL veut DSK...ou pas dans billet d'humeur

 

BHL persiste et signe. Au Grand Journal, lundi 8 février, BHL évoque à nouveau « Grand Corps Malade ». Pas le slameur français mais le PS. Non sans rire, le philosophe pense à ces dirigeants, toujours autant préoccupés, semble t-il par « leurs mairies (et) carrières » politiques.

Selon BHL, les socialistes « gagneront » les régionales de mars prochain. En revanche, pour la présidentielle de 2012, c’est mal parti.

Comment y remédier ? En « s’alliant avec les amis de Daniel Cohn-Bendit et les centristes », le parti peut se transformer en un mouvement « progressiste », capable de battre Nicolas Sarkozy, glisse t-il, plein d’espoir.

Encore faut-il que les socialistes se trouvent un leader providentiel, un messie de gauche. D’après le philosophe, seul DSK peut remplir ce rôle. L’actuel président du FMI, absent de la scène politique française bat tous les records de popularité et de sondage…contre le chef de l’état. DSK, flatté par la presse avouait d’ailleurs, sur ce plateau de Canal, qu’il pourrait réfléchir à la question d’un retour tonitruant en Gaulle. Et d’une éventuelle candidature à la présidentielle, « le moment venu ».

En fait, BHL supportera le ou la candidat(e) officiel(le) des socialistes. DSK ou un(e) autre, peu importe, finalement. Dame Royal ? Il la soutient encore, même « si elle baisse dans les sondages ».

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P.L

9 février 2010

Tourner bride

le Canard de l’Etang publie un billet daté du 25 janvier 2010, rédigé à quelques minutes de l’intervention du chef de l’état, en direct sur TF1.

 http://tempsreel.nouvelobs.com/file/503552.jpg

Retourner sa veste. Dire une chose et son contraire. Quand on passe à la télévision, on peut aisément se désavouer. Jean-Michel Aphatie a pu s’en rendre compte, la semaine dernière.

L’intervieweur politique de RTL commentait ‘la spéciale Sarkozy’ de TF1, un entretien traditionnel face à Laurence Ferrari, suivi d’un dialogue avec onze Français lambda.

Première étape, « Médias, le magazine » (France 5). Jean-Michel Aphatie trouve l’idée judicieuse : interroger le président par une « journaliste professionnelle » puis par un panel de citoyens qui se servent du « vécu » pour poser des questions personnelles.

Renversement de vapeur deux jours plus tard, sur la chaîne cryptée. Au « Grand Journal », il se montre plus que sceptique à propos du concept de l’émission. Pourquoi questionner Nicolas Sarkozy en deux temps ? Après les questions d’actualité sur le plateau du 20h, les « onze footballeurs » ne trouveront pas forcément l’inspiration. Car les sujets majeurs du moment auront sans doute déjà été traités par le président.

Conclusion d’Aphatie face à Denisot, quelques minutes avant l’événement tant attendu : TF1 aurait dû faire « soit les Français, soit la journaliste ». Mais pas les deux.

 

P.L

8 février 2010

Eric Besson, sans sourire

 

François Fillon a déclaré que le débat sur l'identité nationale, qui vise à renforcer le pacte républicain, avait vocation à s'inscrire dans la durée et ferait l'objet d'un nouveau séminaire. Le Premier ministre a annoncé la création d'une commission, sous l'autorité du ministre de l'Immigration Eric Besson, qui réunira ainsi des historiens, sociologues et élus. (Reuters/Benoît Tessier)

Eric Besson ne montre guère ses sentiments aux médias. Reste impassible. Froid. Tendu face aux micros. A  sa sortie du séminaire sur l’identité nationale (suite au sulfureux débat), le ministre de l’Immigration ne semblait pas ravi.

Or il devait bien cacher sa joie, devant les journalistes de I-Télé. Pourquoi? Car son débat « se poursuit jusqu’à la fin du mandat » présidentiel. Besson souligne avec insistance le soutien du chef de l’état et du gouvernement à sa politique, vivement critiquée ces derniers temps.

L’ex-socialiste évoque aussi ses collègues qui ont montré leur volonté de poursuivre les discussions. Sous des angles un peu différents, cependant : Alain Joyandet (coopération) veut se pencher sur « la francophonie », Frédéric Mitterrand (culture) « sur l’exception française culturelle», glisse t-il en direct, presque déprimé. 

Sans le sourire, Besson présente ensuite les principales mesures du jour, destinées à « affermir le pacte républicain ». Parmi les propositions, la signature d’une charte des droits et devoirs des citoyens nécessaire pour l’acquisition de la nationalité et une réforme de la journée d’appel à la préparation de la défense.

 

P.L

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