le Canard de l’Etang

29 mars 2010

la foire aux prétendants

Le débat des primaires rebondit à gauche…comme à droite.

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Suite à la débâcle des régionales, l’UMP réfléchit comment ressouder sa famille politique. Car l’heure est grave (si, si !)…

Nombreux en 2007, les militants « sarkozystes » disparaissent petit à petit, leur nombre se réduit comme une peau de chagrin (ou presque). Certains sont même décédés (d’après Frédéric Lefebvre), d’autres, seulement égarés en chemin.

A tel point que le chef de l’Etat ne semble plus forcément être le candidat idéal et « naturel » de la droite. Le chantre de ‘l’hyperparlement’ et président des députés UMP, Jean-François Copé semble ‘tellement’ désespéré qu’il appelle au rassemblement derrière Nicolas Sarkozy.

Au même moment, une alternative voit le jour. Doucement, mais sûrement. Le trublion Alain Juppé se porte candidat pour le job si jamais, ô grand jamais, le chef de l’Etat renonçait. Car il est vrai que sa femme Carlita plaide pour que son mari termine son mandat de président et ne rempile pas. Le maire de Bordeaux y voit donc une opportunité, en bon gaulliste. Dans un élan de solidarité à l’égard de sa formation politique, actuellement située en pleine zone de turbulence.

Pour ne rien arranger, un autre gaulliste de la mouvance « chiraquienne » a rejoint le bal des prétendants : Galouzeau de Villepin.

Du coup, alors que les dauphins du trône (du Chateau) se multiplient (et le « président Fillon » -titre du Point-, alors?), le gentil Xavier Bertrand prône l’organisation de primaires au sein de son parti. Selon lui, les militants doivent pouvoir choisir leur favori…Rassurant?

le peloton des candidats

Pierre Moscovici, quant à lui, souhaite que les candidats « socialiste » fassent part de leur candidature en 2011 et pas plus tard. Aucun éléphant a pris de l’avance. Ni le large, faute de leadership. Tous les ‘pressentis’, de Dame Royal à Martine Aubry, de Dominique Strauss-Kahn à Pierre Moscovici himself, en passant par Manuel Valls, Gérard Collomb (le « baron local » de Lyon) et François Hollande, of course, se bousculent dans un peloton qui n’est pas prêt, loin de là, de s’étirer. Et donc d’en sortir, comme un magicien de son chapeau, un dirigeant incontesté…

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P.L

27 mars 2010

Candidat Villepin

Dominique de Villepin … a policy of sticks and carrots.

Villepin prend son envol. Direction l’Elysée? Sûrement même s’il n’ose encore l’avouer. Galouzeau, après l’épreuve Clearstream, a repris le flambeau de la vie politique. Et depuis, l’ex-Premier ministre n’a cessé de tacler le président Sarkozy. Il se présente comme son meilleur opposant, son meilleur ennemi et comme le patron d’une « droite républicaine » (dixit Dame Royal, tout sourire).

Aujourd’hui, la vitesse supérieure a été enclenchée, le candidat Villepin a posé la première pierre sur son édifice et lancé un nouveau parti politique, à partir de juin prochain. En ligne de mire : 2012, forcément.

le hic, c’est…

Il évoque, avec son verbe habituel, son « malaise » face à l’actuelle « majorité », suite à la débacle qu’elle a subie, lors des régionales. Assure pourtant avoir voté pour « sa famille d’origine », en l’occurence pour « une femme »qu’il « apprécie »-Dame Pécresse, jadis chiraquienne, hier tête de liste en Ile-de-France.

Mais pourquoi ne coupe t-il pas totalement le cordon ombilical avec le parti présidentiel, tel le gardien de « Debout la République », Nicolas Dupont-Aignan -qui quitta avec fracas la majorité présidentielle pour fonder un mouvement indépendant, de taille « hobbite ».

Villepin, à quand le non-renouvellement de votre carte UMP?

P.L

21 mars 2010

soirée électorale des régionales

Le Canard publie quelques petites phrases (amusantes ou pas) des politiques, lors de la soirée électorale du deuxième tour des régionales. Un scrutin que l’union de la gauche a gagné haut la main.

Daniel Cohn-Bendit à Eric Woerth, sur i-télé : « Je vous donne un conseil (renoncer au bouclier fiscal, en particulier) pour gagner (la prochaine fois)…c’est parce que vous portez une cravate verte ! »

Le même Daniel Cohn-Bendit, tout sourire : « il (Eric Woerth) a eu l’Alsace, mais pas la Lorraine… »

Eric Woerth à son ‘ami’ franco-allemand : « Les candidats de droite ont mouillé leur chemise » durant la campagne. Réponse de Dany le Vert : « Ah d’accord ! » Mais ils sont battus, excepté Philippe Richert, en Alsace (en ce qui concerne la métropole)…

 Audrey Pulvar, qui anime la soirée électorale sur i-télé : « Nous allons entendre Eric Besson (en duplex) »…Daniel Cohn-Bendit, commente, en riant : « l’entraîneur du FN »…

Eric Besson, quelques instants plus tard: « J’aurais aimé débattre avec Vincent Peillon (qui se trouve sur le plateau d’i-télé), en janvier dernier. L’eurodéputé socialiste s’était « dégonflé » selon Besson, le ministre du Débat national sur l’identité nationale, ajoutant au passage qu’il s’agirait de « sa nature ».

Déclaration de Ségolène Royal, réélue face à Dominique Bussereau (UMP et actuel secrétaire d’Etat aux Transports) avec plus de 61 % : « je salue mon adversaire »…que j’ai pourtant laminé (pense t-elle sûrement)…

Déclaration de Xavier Bertrand, patron de l’UMP (enfin, derrière Nicolas Sarkozy) : « Le grand chelem promis par la gauche n’a pas été réalisé. Nous avons conservé l’Alsace. Nous avons remporté la victoire sur l’île de La Réunion. Et nous attendons les résultats en Guyane. » En fait, s’ils obtiennent trois régions, ce sera un succès, non?

Jean-François Copé sur France 2 : « le PS devient audible, M. Hollande, il faut que vous assumiez… »

Georges Frêche, réélu confortablement en Languedoc-Roussillon, propose trés sérieusement « une minute de silence pour les partis tels qu’on les a connus au XXe siècle. » Il n’en fait pas partie de la génération d’hier?

Jean-Marie Le Pen ( qui a obtenu un peu plus de 22 %, selon les estimations), sur France 2, tacle la « coalition UMPS » qui n’a pas réussi à empêcher qu’ »un Français sur deux » ne se soit pas rendu aux urnes, en évoquant « une défaite du monde politique officiel ». Le Pen, un officieux?

P.L

20 mars 2010

l’UMP drague les écolos…à la veille du deuxième tour des régionales

Tout au long de l’entre-deux-tour des régionales, les membres de l’UMP n’ont cessé, tels des moutons, de clamer haut et fort que l’électorat écologiste ne se situait pas (forcément) à gauche. Selon eux, les militants des Verts votent aussi à droite…Et pour Nicolas Sarkozy.

Au Grand Journal, Frédéric Lefebvre donne ce chiffre époustouflant (s’appuyant sut un sondage du Parisien): « 61 % des écologistes s’opposent à la fusion (nationale, hormis en Bretagne) entre PS et Europe-Ecologie ». Au point d’envisager de rejoindre le parti présidentiel?

Oui, l’UMP lorgne sur les écolos…Une autre preuve, le porte-flingue du chef de l’Etat l’a donne: « nous sommes actifs dans le domaine de l’environnement ». Encore heureux : il s’agit du gouvernement.

Le Modem, un parti plus très branché…Une de ses vice-présidente, Corine Lepage, auto-proclamée écolo-humaniste vient de démissionner de cette formation politique. La cheftaine de Cap 21, petit mouvement environnementaliste, avait déja sucité l’ire de François Bayrou durant la campagne, en soutenant le candidat alsacien d’Europe Ecologie.

A la veille du deuxième tour, Lepage révèle (on s’en doutait) sa préférence : elle veut « voter à gauche » …Mince: je croyais, comme Frédéric Lefebvre que les écolos n’étaient pas que des gens de gauche…

P.L

10 mars 2010

journalistes enlevés : une rassemblement de soutien « pour ne pas les oublier »

Le Canard publie un papier dédié au départ à l’Express.fr. Le sujet  : un rassemblement de soutien à Paris aux deux journalistes retenus en otages en Afghanistan. Aucun politique n’était présent, bizarrement. Même pas un « homme de gauche », s’étonne Robert Ménard, ancienne figure de proue de Reporters Sans Frontières.

journalistes enlevés : une rassemblement de soutien

(photo, AFP)

Un rassemblement de soutien aux journalistes de France 3 et à leurs accompagnateurs afghans, retenus en otage à Kaboul depuis le 30 décembre dernier a eu lieu mardi 9 mars à l’initiative de Reporters sans frontières, les journalistes de la rédaction nationale de France 3 et la Société nationale des journalistes.  

« J’ai appris la nouvelle voilà une heure sur France Info. Je n’ai pas hésité à venir. », murmure Claude, sexagénaire à la moustache grise, debout dans une foule de 300 personnes, principalement des journalistes, qui s’est réunie ce 9 mars, place du Trocadéro, à Paris. Hervé et Stéphane, retenus en otage à Kaboul, « depuis 70 jours » sont de « bons journalistes », estime t-il, la voix rauque. Ce rassemblement de soutien « peut aider », ajoute t-il, comme au temps où Florence Aubenas était retenue à Bagdad » en 2005.

La reporter du Nouvel Observateur a fait le déplacement comme de nombreux confrères de France Télévisions et notamment de France 3. Un rassemblement utile, voire « indispensable », selon Stéphane, monteur et « petite main de la télévision » : « 70 jours de captivité, c’est long », souligne le cinquantenaire, avec un léger sourire.

« ne rien faire va leur causer du tort »

Regroupés en cercle, les manifestants discutent entre eux, rient même de bon cœur. Certains évoquent, alors, la raison de leur présence. « Soutenir sa famille », glisse Marc Dana, journaliste pour la troisième chaîne, proche de l’un de ces collègues enlevés avec qui il a travaillé à « Pièces à Convictions ». Le rassemblement prend la forme d’« une piqûre de rappel », explique t-il afin qu’ « on ne les oublie pas ». 

Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF abonde en ce sens autour des nombreuses caméras et devant quelques pancartes de soutien : « On ne va pas placarder leur portrait dans tous les coins de rues parisiennes, mais ne rien faire leur fera du tort ». Le successeur de Robert Ménard à la tête de l’association internationale n’oublie pas de remercier « ceux qui sont venus », évoque d’autres manifestations en France, comme à « Rennes, Montpellier ou à Lille ».

« Des propos grossiers, indignes, méprisables »

Unanimes, les journalistes s’accordent à dire que la discrétion médiatique a été utile pour le bon déroulement de la mission de sauvetage. Or, Claude Guéant a brisé ce silence. Sur Europe 1, le secrétaire général de l’Elysée a reconnu, à la mi-janvier, que l’enlèvement des deux journalistes avait suscité la colère de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat aurait dénoncé une « imprudence vraiment coupable » de leur part. Puis, Claude Guéant s’en est lui-même pris aux journalistes enlevés : « Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui du reste sont détournées de leurs missions principales. Je crois que (…) le scoop ne doit pas être recherché à tout prix », avait-il ajouté. Le général Gorgelin avait ensuite précisé que le coût des opérations menées jusqu’à présent s’était élevé à « plus de 10 millions d’euros ».

Serge Cimino, journaliste et représentant de la Société nationale des journalistes (SNJ) évoque ce mardi des propos « grossiers, indignes, méprisables » contre Hervé et Stéphane, deux « garçons courageux », selon lui. « La rédaction les soutient », conclut-il sous les applaudissements du public.

Les informations concernant les deux journalistes demeurent toutefois incertaines. Hervé  Morin, ministre de la Défense, a assuré le 2 mars détenir des « preuves de vie très récentes ». « On sait à peu près où ils sont retenus », indique Jean-François Julliard. Leurs geôliers seraient sûrement proches des talibans.

Elise Lucet, présentatrice de l’émission de France 3 « Pièces à Conviction » attend avec « impatience » des explications de la part de ses deux confrères « à leur retour ». Elle regrette de ne pas avoir été « présente » lors de la première mobilisation du 28 janvier dernier. Je ne pouvais pas, je présente le 13h sur la Deux ! »

Philippe Lesaffre

7 mars 2010

Bayrou n’y croit plus

 (billet du 1er mars)Bayrou n'y croit plus dans billet d'humeur 835923_photo-1267715195591-1-0

« Je suis pour le partage des pouvoirs », a encore répété le président du Modem. On le sait, François Bayrou grogne souvent. Quelle mouche l’a piqué, cette fois-ci ? Nicolas Sarkozy, comme toujours.

Bayrou est revenu sur la nomination de Didier Migaud à la tête de la Cour des Comptes en Conseil des ministres. Et forcément, il désapprouve. Certes, il dit « respecter » l’ (heureux) élu socialiste. Or, qu’il soit membre de l’opposition, il n’en a cure.

« Si ça se trouve, après la prochaine présidentielle, il sera du côté du pouvoir ! » Croit-il aux chances du PS en 2012 ? Mais plus en les siennes ? Est-il à ce point déprimé par la campagne des régionales (élection du 14 mars) qui s’annoncent mal pour sa formation politique ? C’est vrai que les sondages indiquent une déculottée impressionnante pour le « troisième » homme de la présidentielle de 2007…

P.L

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