le Canard de l’Etang

21 juin 2010

l’Appel de Villepin, éclipsé…

Dominique de Villepin, président de République solidaire.

Comme on s’y attendait, l’actualité des Bleus a éclipsé, ce week-end, tout fait politique de fin de semaine, en une des journaux. Mondial oblige, les célébrations de l’Appel d’un certain général, en l’an de grâce 1940, à Londres, n’a fait qu’une petite percée dans les médias.

Les célébrations du fondateur de la Ve ont eu, avec la présence de Nicolas Sarkozy à Londres dans le studio historique de la BBC, que peu de poids dans les colonnes de presse, comparé aux péripéties scandaleuses et à mourir de rire des Bleus.

Alors, bien sûr, ce n’est pas la création en grande pompe d’un mouvement politique par le digne héritier du gaullisme, ancien chef de la diplomatie et du gouvernement français, qui allait faire le buzz médiatique, samedi dernier. Quoique…

Sa recette miracle? Un rendez-vous, annoncé depuis belle lurette et minutieusement fixé le lendemain de l’anniversaire de l’Appel du 18 juin. Une arrivée digne du messie ou d’une « big star » américaine, entourée d’une poignée de parlementaires – mais sans certains de ses ‘amis politiques’-, de photographes, de journalistes et de  milliers de fans, hurlant son noble nom, avec, en fond sonore, « I’ve got a feeling » des “Black Eyed Peas”. Puis des petites phrases assassines à l’égard de l’actuel chef d’Etat. Et quelques propositions, faute de programme, avec sa fibre gaullienne et le verbe qu’on lui connaît. Rien de sensationnel, en somme.

Ces ingrédients donnent au final un discours assez démago’, moqué par l’UMP et certains membres du gouvernement, tels la versaillaise – chiraquienne Valérie Pécresse et le centriste Marc-Philippe Daubresse. Mais qui fit, aussi, causé le socialiste François Hollande, celui-là révélant que « si Villepin va jusqu’au bout –et se présente en 2012-, il compliquera la tâche du candidat de droite », soit Nicolas Sarkozy ! Un bon ‘scoop’, minimisé, forcément, par le parti présidentiel, qui peut remercier la pathétique équipe de France…

P.L

 

9 juin 2010

Daniel Cohn-Bendit et ses « noms d’oiseaux »

Daniel Cohn-Bendit et ses

Daniel Cohn-Bendit ne changera pas. Pas « à quelques années de la retraite », comme il le dit si bien sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus. Invité de Michel Denisot, le leader d’Europe Ecologie (EE) a été contraint, lundi 7 juin, de justifier le week-end mouvementé des écologistes, tiraillés entre partisans de l’ex-enfant terrible de Mai 68, en faveur d’une candidature à la prochaine présidentielle d’Eva Joly, d’un côté, et proches de la jeune direction des Verts, de l’autre – le jeune N°2 du parti, Jean-Vincent Placé voudrait plutôt que la patronne Cécile Duflot représente les Verts en 2012.

Dany le Vert assume avoir traité Jean-Vincent Placé de « crétin » après que celui-ci eut évoqué, durant la convention de EE, « la (Joly) vieille éthique ». 

Censés en principe réfléchir à l’avenir d’ Europe Ecologie – pour l’instant, qu’un « rassemblement qui veut devenir une force politique, la troisième en France », dixit Daniel Cohn-Bendit -, suite à leur bon résultat aux dernières régionales, après les précédentes élections européennes, les écolos ont donc, tels des éléphants socialistes, préféré se chamailler au grand jour. Et pour le plus grand plaisir des journalistes, amenés, forcément, à se gausser.

Daniel Cohn-Bendit, face à la gentille moquerie de Jean-Michel Aphatie, se défend : « Et alors ? Qui ne le dit pas, ‘crétin’ ? » (…) « Je suis sûr qu’à RTL, les journalistes se chamaillent, se traitent parfois de noms d’oiseau ! » Réponse immédiate du chroniqueur : « Mais pas à l’antenne ! » Certes, sauf que les journalistes restent plus cachés, à l’ombre des caméras et des sunlights…

« Le grand chef de l’UMP dit : ‘Fermez vos gueules’ » (Daniel Cohn-Bendit)

Réalisant ensuite que sa pique adressée à Jean-Michel Aphatie n’allait pas fonctionner, Daniel Cohn-Bendit tente une énième fois de se justifier. A propos d’Europe Ecologie, certaines attitudes  de Verts « l’irritent » et il dit « les choses » comme il « les pense ». Selon lui, il est bon de s’engueuler au sein d’une équipe (politique) avant de mettre les problèmes sur la table.

« EE n’est pas encore une famille », regrette t-il, amer, avant de s’en prendre au chef de l’Etat, le ton sec, la voix sérieuse : « L’UMP, non plus, n’en est pas une. Il y a un grand chef qui lance des ‘fermez vos gueules’ ! Et c’est pour ça qu’il n’y a pas de noms d’oiseaux…»

La tentation était trop forte pour ne pas y résister…

P.L

5 juin 2010

Bayrou (re)penche t-il à droite ?

http://levenementdujedis.files.wordpress.com/2007/06/bayrou_pensif.jpg

 

Outre le jugement de Brice Hortefeux, condamné en première instance à payer une amende de 750 euros pour injure raciale, la presse s’est emparée, ce week-end, d’un autre dossier politique : le retour soudain de François Bayrou sous le soleil des tropiques médiatiques.

Le président du MoDem, si discret depuis sa déculottée des régionales, se serait réconcilié avec son meilleur ennemi, Nicolas Sarkozy, qui l’a  invité au mois d’avril dernier à le rencontrer. Puis, récent invité du Grand Jury, François Bayrou a paru moins virulent à l’égard du chef de l’Etat. Selon Libération, enfin, il aurait confié à Pierre Méhaignerie vouloir se rapprocher de l’UMP, « se recentrer », puisque toute alliance à gauche est tombée à l’eau suite à ses nombreux échecs électoraux.

François Bayrou, lui, dément. Pas question que son mouvement rejoigne, d’une manière ou d’une autre, la majorité présidentielle, comme le lui a  récemment suggéré l’ancien centriste Dominique Paillé, porte-parole UMP. Dans une lettre adressée à ses militants et publiée par le JDD, il maintient sa rigide ligne de conduite, née en 2007 : le développement d’un « centre indépendant », « utile », selon ses propres mots, à la démocratie française.

Le Béarnais n’oublie pas de glisser, dans son courrier, une petite pique à la ‘sauce Bayrou’: « Les orientations de Nicolas Sarkozy ont porté atteinte à des principes pour nous essentiels. La justice fiscale a été niée par le « bouclier fiscal (…).» Sans pour autant rejeter le futur projet de loi sur les retraites, bientôt présenté par le gouvernement : « Si la réforme proposée est raisonnable, je la soutiendrai. Dans le cas contraire, je ne l’approuverai pas. »

 Etrange délit d’Alzheimer de la presse en ligne

Ce week-end, plusieurs sites-web se sont fait l’écho des raisons qui ont poussé le président de la République à se rapprocher de son principal détracteur. François Bayrou peut, on s’en doute, servir à Nicolas Sarkozy en vue des prochaines échéances électorales, pour 2012, en particulier. Le Figaro.fr et le Parisien.fr, dans un paragraphe étrangement identique, tentent une explication plausible : « Nicolas Sarkozy préfère que le créneau du centre soit occupé par un rival très affaibli plutôt que par un de ses ministres (Hervé Morin ou Jean-Louis Borloo) susceptibles en plus de capter des voix à l’UMP. En outre, Bayrou peut ravir quelques voix à gauche. »

Mais c’est là que le bât blesse. Car, il y a quelques jours, les (presque) mêmes journaux (voir ici et ) expliquaient que le chef de l’Etat réfléchissait à une éventuelle candidature du …populaire Jean-Louis Borloo, capable, à ses yeux, de l’aider à  « court-circuiter » François Bayrou, à réunir les écologistes de centre-droit et autres « bobos de gauche » et à rassembler une bonne réserve de voix en vue du deuxième tour de la présidentielle. Or voilà qu’aujourd’hui, trois semaines plus tard, Nicolas Sarkozy voudrait empêcher tout centriste appartenant à sa majorité de se porter candidat !

Et d’ailleurs, Dominique de Villepin,  entré en pré-campagne à quelques jours du lancement de son parti politique, ne lui fait pas peur ?

P.L

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