le Canard de l’Etang

  • Accueil
  • > Archives pour septembre 2010
28 septembre 2010

Un (faux) discours de Nicolas Sarkozy devant la presse

AU SECOND DEGRE

Les jours passent et se ressemblent-ils pour nos deux confrères, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, retenus en otage ? La journaliste Anne-Sophie Lapix ne les oublie pas. Le Canard de l’Etang, non plus. Il a imaginé leur retour, l’invitation à l’Elysée, le discours du chef de l’Etat…

 http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200901/31915_une-sarko-presse.jpg

Vêtu d’un costume noir, Nicolas Sarkozy se montre radieux. Devant Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, émus, amaigris,  le président gigote, fidèle à son habitude. Il veut, tout d’abord, rendre hommage aux deux reporters, « à leur courage, à leur force ».

A côté de Carla Bruni, le chef de l’Etat évoque ensuite les médias, la presse, les journalistes, « qui font un métier formidable si risqué». Mais, sans qui, « notre république n’aurait pas ses allures de démocratie irréprochable », narre-t-il, la voix grave. Avant de parler « secret des sources », son « dada » (si, si, je vous assure).

Le patron du journal Le Monde, Eric Fottorino, tire la tronche. Xavier Bertrand, Nadine Morano et Edwy Plenel, eux, se marrent, semble-t-il, complices (n’est-ce-pas?).

« Le gouvernement est le garant d’une presse indépendante », poursuit Nicolas Sarkozy. Dont le regard se tourne alors vers Eric Besson, qui porte un exemplaire de l’hebdomadaire Bakchich. Puis, en direction d’un reporter du Parisien-Aujourd’hui en France, debout derrière Marie-Odile Amaury, (encore) propriétaire du journal.

A la fin de la bonne parole présidentielle, précédée d’un applaudissement mérité, le chef de l’Etat lâche un sourire du bout des lèvres. Il vient de remarquer qu’un journaliste de la rubrique politique du Parisien entame une conversation avec le patron du Figaro, Etienne Mougeotte, et son ami Serge Dassault, l’actionnaire principal du quotidien, aussi fabricant de Rafales et sénateur UMP de l’Essonne. Pour échanger quelques « idées saines »?

Quelques instants plus tard, Nicolas Sarkozy de constater, enfin, que le socialiste Arnaud Montebourg et l’économiste Christine Lagarde ont rejoint, ensemble, l’interviewer d’Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach. Sûrement en vue d’un entretien vraiment « intéressant ».

Tout comme cette chronique (du futur). Si, si…

P.L

 

26 septembre 2010

Fillon, sur le départ

Fillon, sur le départ dans billet d'humeur 6bb0b6fa-c801-11df-afc1-be41e2348b86

On le disait non expulsable, Premier ministre jusqu’au bout, soit jusqu’au terme du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et (quasiment) prêt à remplir sa tâche de « collaborateur » cinq ans d’affilée (2007-2012).

Le chouchou des parlementaires UMP paraissait (presque) intouchable, paré à endurer les difficultés liées à son poste de Matignon.  Passé le cap de la mi-saison, en 2009, certains se posaient même la question devenue inévitable : restera-t-il l’unique Premier ministre de Nicolas Sarkozy ? Le doute semblait permis…Au vu de sa popularité, toujours en amont de celle du chef de l’Etat. Au vu, aussi, de sa discrétion, semble-t-il complémentaire avec le Président. Car ne dit-on pas que les différences s’assemblent, du moins, entre une carpe et un lapin ?

Or, justement, l’homme au fort tempérament, perché à l’Elysée, a, en pleine tempête médiatique (mais bien avant l’été), annoncé un remaniement ministériel pour l’automne prochain. Et ainsi ouvert la voie à toute spéculation en vue du jeu des chaises musicales gouvernementales. Y compris à Matignon, dont l’actuel locataire lorgnerait sur la mairie de Paris (en vue de l’élection municipale, prévue en 2014) depuis un certain temps. Un possible « challenge », évoqué par quelques « fillonnistes » de temps en temps.

La fin d’une ère ?

Réservé, François Fillon sait aussi sortir de ses gonds, en particulier, à l’Assemblée nationale, quand il veut recadrer les députés de l’opposition. Or, depuis la dernière rentrée, le Premier ministre a aussi brisé le silence afin de mettre un terme au chahut …au sein de son propre camp politique.

Ses cibles ? D’abord les auteurs des « petites phrases » assassines, ces surenchères sécuritaires qui se sont succédé en juillet et en août.

Puis, plus récemment, le secrétaire général du parti présidentiel, Xavier Bertrand, et le chef de file des députés UMP, Jean-François  Copé, qui se livrent une véritable bataille à couteaux tirés, le deuxième souhaitant la place du premier. D’ailleurs, on l’a écrit (et entendu), cette mission (diriger ce parti) pourrait aussi intéresser François Fillon.

En réalité, le « collaborateur » de l’Elysée, après avoir reçu mille et un coups depuis le début de son ‘mandat’, semble avoir doucement compris qu’il allait bientôt faire ses valises. Sinon comment comprendre son arrivée tonitruante aux journées parlementaires de l’UMP, en compagnie de Jean-Louis Borloo, l’un de ses possibles successeurs (avec MAM)? Ou encore son interview, diffusée dimanche 26 septembre, sur France 2, au cours de laquelle il se démarque du chef de l’Etat («ce n’est pas mon mentor») ? Il y explique son « choix de 2004» de le soutenir, en dépit du courant politique (au sein de l’UMP) qui les sépare, et ce, afin que Nicolas Sarkozy « devienne » président de la République. En affirmant, au passage, avoir contribué à l’élaboration du programme présidentiel.

Durant cet entretien, le Sarthois tire, entre les lignes, le bilan de son action. Qui prendra donc fin, sauf surprise, dans quelques semaines…

France 2 aurait pu lui demander ce qu’il comptait faire après son éventuel départ. Mais, attention, pas de conclusion hâtive : Nicolas Sarkozy peut encore le retenir, histoire de prendre tout le monde au dépourvu…

 P.L

22 septembre 2010

Diable, un homonyme !

Publié par canarddeletang dans billet d'humeur, billet-ironie, journalisme

Le Canard de l’Etang est né en juillet 2008. Plus de deux ans, maintenant, qu’il parcourt la presse, la télévision et la radio, à la recherche d’un peu d’info. Et d’inspiration pour ses billets d’humeur et autres chroniques. Au départ, jeune et insouciant, il ne cherchait point à se spécialiser. Mais, bébé a grandi et, lorsque le Canard a atteint l’âge adulte, suite au Nouvel An 2009, il a souhaité se pencher sur un domaine particulier, la politique. Seuls les abrutis ne changent pas d’avis. A l’origine ‘fourre-tout’, il s’est transformé en ‘distributeur’ de billets politiques. Petit à petit, il s’est forgé un nom. Ou, du moins, a tenté de le faire, un brin mégalo, forcément. Mais toujours avec passion. Et fier de son patronyme…repris en mars 2010 par un regroupement d’associations de l’Etang-la-Ville. Quoi ! Un homonyme ? Et oui…

Cet autre canard de l’Etang, dont le but souhaité est de publier l’actualité des associations et autres clubs de cette bourgade yvelinoise et des alentours, n’a d’ailleurs pas souhaité prendre quelques minutes pour se trouver un joli nom…original. Bien sûr : on préfère ce que les autres possèdent, non ?

Or, la liberté des uns ne s’arrête-t-elle pas là où celle des autres commence ? Et le droit d’auteur, dans tout ça, hein ? Bon, ok, je m’emporte, là…

Avant de se lancer dans cette belle aventure, le site n’a pas pris le soin de composer le numéro du Canard de l’Etang, le Vrai, l’Unique. Pas même un courrier de bienvenu, accompagné d’un paquet-cadeau, rempli de surprises. Dommage !

Mais finalement, le Canard de l’Etang en rit. Car, l’autre Canard lui fait une agréable publicité. Alors, merci du fond du cœur !

P.L

19 septembre 2010

une Royal royale

Ségolène Royal

Ce n’est pas la favorite des sondages. Pas même la meilleure opposante du chef de l’Etat. Or, telle une rock-star, elle s’est offert, samedi 18 septembre, une piqûre de médiatisation avec l’an Trois de sa fête de la Fraternité à Arcueil.

Quelques jours après sa participation remarquée à l’émission « A vous de juger » (France 2), elle s’est hissée sur la scène devant un petit bataillon d’éléphants roses (avec, aussi, Jean-Luc Mélenchon, le ‘non-invité‘ de Benoît Hamon) au sein de l’assistance. Et entourée par une foule de fidèles, drogués par son charme, séduits par ses formules rhétoriques à l’emporte-pièce. Son but? Répéter en boucle que les socialistes demeurent unis. Puis jouer à l’anti-sarkozysme primaire.

La spécialiste de l’exactitude verbale n’a pas eu, selon certains médias, à convaincre la moindre personne. Tous les militants interrogés souhaitent qu’elle se représente. Elle est la seule, l’unique candidate capable de battre son concurrent de l’Elysée (Voir ici et ).

Pourtant, son parcours depuis sa défaite a été semé d’embûches. Tout a commencé par les trahisons des uns, les ires des autres (une petite piqûre de rappel) suite à la campagne de 2007.

Alors seule et délaissée, elle a encore fait preuve d’une grande crédibilité en affirmant ne pas avoir cru à plusieurs de ses promesses phares de son programme présidentiel. Et son idée de créer des postes de fonctionnaires masculins pour raccompagner les policières le soir a été  raillée par la droite depuis le débat Sarkozy-Royal dans l’entre-deux-tour (cliquez donc ici).

Le temps de l’errance, du repli régional est ensuite venu. Dame Royal, éloignée de toute polémique, a brillé par son absence politique. Juste quelques sorties, par ci, par là. Pour tacler le chef de l’Etat, évidemment, mais plus forcément dans la peau du messie de l’opposition.

Car, témoin de la chute de sa popularité, la candidate a voulu montrer qu’elle pourrait ne pas se représenter en 2012. Et donc que son ego n’est en fait pas vraiment développé (…et la marmotte met le chocolat dans le papier d’aluminium…).

Certaines déclarations, quelques interviews d’elle, plus récemment, ont toutefois fait coulé beaucoup d’encre. En particulier : lorsque Ségolène Royal a assuré vouloir s’entendre avec ses concurrents du moment –Martine Aubry et DSK– en vue de réaliser une liste gagnante et donc ne pas s’affronter lors des fameuses primaires du PS (un « pacte » décrié par un ancien « ségolâtre »).

Ou, encore, son discours de la Rochelle, véritable mise en scène de la réconciliation entre la Poitevine et la Lilloise, fâchées depuis le terrible congrès de Reims (qui a vu la seconde battre la première pour la place de la Première secrétaire du PS).

Plus tard, pour se départager de ses concurrents, elle entame une accélération à bâbord. En se rapprochant, petit à petit, de l’aile gauche du PS, voire des syndicats. La preuve? Cette phrase tant démagogique que cocasse, sur le plateau d’Arlette Chabot : « La réforme des retraites est celle du Médef. » Ou encore cette affirmation peu réalisable : « Si le PS revient au pouvoir, il rétablira la retraite à 60 ans. » Besancenot, son souffleur officiel ?

 

P.L

12 septembre 2010

‘Guéguerre’ et révolution

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2010-06/2010-06-20/article_pierre-laurent.jpg

Le PDG des communistes, Pierre Laurent, pratique du sport, l’anti-sarkozysme primaire, couplé à un soutien des ‘petites gens’ à outrance. En direct de la traditionnelle fête de l’Humanité, le secrétaire national a, pour son premier discours de clôture, envoyé des mots doux au chef de l’Etat : « Nous subissons (…) le pouvoir le plus rétrograde, le plus brutal, le plus autoritaire qu’il ait été permis d’imaginer. » Une guerre des mots, « citoyenne et pacifique ». Mais qui n’a qu’un dessein, celui d’attirer l’attention. Et d’acquérir une poignée de notoriété, à moins de deux ans de la présidentielle. Soit une période propice à cet habituel petit jeu verbal entre amis d’obédience différente.

Ces joutes se pratiquent aussi entre membres du même clan, gauche ou droite, confondues. Les règles y sont d’ailleurs plus codifiées. Il ne suffit pas seulement de brailler contre autrui ou contre certaines politiques, même si certains s’y adonnent de temps à temps avec plaisir, comme Alain Juppé ou Dominique de Villepin.

Il convient plutôt de prendre parti dans le cadre d’une rivalité interne (et larvée). Comme celle entre Jean-François Copé et Xavier Bertrand. Deux hommes qui s’envoient des fleurs une fois par saison. Le premier a récemment reproché au second l’absence d’une réelle université d’été de l’UMP, qui aurait permis, selon J.F. Copé, de répondre « aux attaques (verbales, toujours) du PS ».

Et, à l’occasion de ce combat de titans quadragénaires, deux responsables du parti majoritaire ont récemment pris …parti en faveur du patron des députés UMP.

http://www.idf1.fr/blogjjda/wp-content/uploads/2009/09/Patrick-Devedjian1.jpg

Premier trouble-fête, le ministre de la Relance, Patrick Devedjian. L’ancien patron de l’UMP a critiqué l’actuelle gestion du parti : « Un parti politique, ce n’est pas le Club Med. On n’a pas besoin de gentils organisateurs », a-t-il indiqué au Parisien. Mais plutôt « d’agitateurs d’idées (comme l’a été) Nicolas Sarkozy », à ce poste.

C’est Rachida Dati qui sème, quelques jours plus tard, la zizanie. L’eurodéputée estime, dans un entretien au Parisien (encore), que Jean-François Copé « ferait un excellent Secrétaire général ». L’ex-Garde des Sceaux évoque à son tour Nicolas Sarkozy et cite en vrac « les débats lancés » au cours de son mandat à la tête de l’UMP.

Celui qui en a la charge aujourd’hui, Xavier Bertrand, doit-il, pour autant, se sentir menacé ?

Pas si sûr à en croire le président de la République, dont certains propos ont été révélés dans le Figaro d’il y a quelques jours. A son « chouchou », Nicolas Sarkozy apporte son soutien. A sa manière : « Je (le) remercie (…) d’avoir accepté. C’est moi qui l’ai nommé. » Ah bon?

Oui, d’ailleurs, une dépêche de l’AFP, publiée un peu plus tard, semble corroborer ces propos. Voilà ce qu’on y lit : « Le ministre de l’agriculture, Bruno le Maire, a déclaré dimanche sur Radio J que « la succession de Xavier Bertrand » à la tête de l’UMP n’était « pas ouverte », tout en soulignant que c’est Nicolas Sarkozy qui « décidera quelle piste il suivra » pour le gouvernement comme pour le parti. »

Justement, Valérie Pécresse a offert ses services de conseillère. La ministre de l’Enseignement supérieur a proposé, le 9 septembre dernier, que le Secrétaire général soit dorénavant « élu par ses militants ». Et non plus « nommé » par le chef de l’Etat ?

Une révolution…

 P.L

MAJ 
Le député de Paris, Claude Goasquen, lui, ne veut pas prendre parti : il ne se prononce pour personne, ni J.F. Copé, ni B. Bertrand. Mais ce dernier accuse : « Le président de la République, constamment au téléphone », « s’occupe de tout ». Boum.

Tissot-Panafieu gymnase Japy 2008 02 27 n8.jpg

10 septembre 2010

Quand Villepin critique Jacques Chirac…

http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/IMG/jpg/villepin_chirac_rs.jpg

Villepin a beau avoir fondé sa « République solidaire » (RS). Il vient cependant de se désolidariser de Jacques Chirac sur un point précis. Le poète à la fibre chiraco-gaullienne aurait-il pris son envol et ses distances vis-à-vis de son mentor politique?

L’ex-Premier ministre ne cautionne guère l’accord entre l’ancien chef de l’Etat et la mairie de Paris dans le cadre de l’affaire des 21 emplois fictifs, qui remonte au temps où le gentil Corrézien gérait la Ville de Paris (1977-1995).

 Galouzeau, bien que toujours « fidèle », n’aurait « jamais recommandé » à son père spirituel d’accepter que l’UMP s’acquitte d’un 1.7 million d’euros, soit une large partie de la facture correspondant aux emplois fictifs -Jacques Chirac signera, lui, un chèque de 550000 euros.

Une décision qui a fait consensus au sein du parti présidentiel, à l’exception de Louis Giscard d’Estaing (sans blague!). Et dont l’idée émane d’un certain…Nicolas Sarkozy. L’actuel chef de l’Etat a en effet choisi de donner un coup de pouce à son prédécesseur à la mi-juillet. Avant de lui tresser les lauriers, le 8 septembre dernier, lors d’un déjeuner en compagnie des députés de la majorité. Ce dernier évoque à ce moment-là « un homme qui nous a fait remporter de belles victoires et sans qui on ne serait pas là.» Et quelqu’un qui, en échange de ce bon procédé entre copains, a vu la plainte de la mairie de Paris disparaître, puisque Bertrand Delanoë a retiré sa constitution de partie civile, avant le début du procès, prévu début 2011.

Jacques Chirac n’aura donc aucun adversaire ni accusation au tribunal. Ce que regrette, semble-t-il, Dominique de Villepin : « On ne doit pas craindre les explications », a-t-il indiqué à l’AFP. Le fondateur de RS, toujours embourbé dans l’affaire Clearstream, ne rate ainsi pas une occasion de railler les décisions de son ennemi intime, Nicolas Sarkozy. Au péril de son amitié pour Jacques Chirac ?

 

P.L

8 septembre 2010

formez vos bataillons !

http://www.laprovence.com/media/imagecache/article-taille-normale/hermes/2009-11/2009-11-20/2009111919125750.jpg

Benjamin Lancar s’est confié une mission divine : sauver le chef de l’Etat, le gouvernement et le parti majoritaire. A peine réélu dans ses fonctions (dans des conditions pour le moins cocasses), le chef des Jeunes Pop’ a évoqué, lors d’un petit tour des médias (France Info et Arrêt sur Images), son programme fétiche. Qui tient en quelques mots : former une armée de militants, capables de se défendre des ‘attaques’ à l’encontre de sa famille politique, émanant de la Toile , cette « gaucho-sphère », comme il la nomme, avec une pincée de dérision, on s’en doute.

Benjamin Lancar place tous ses opposants dans le même sac, journaliste ou blogeur, membre d’un média ou pas. Le support, peu lui importe, finalement. La question ne se pose guère. En ligne de mire, tout simplement, cette flopée de commentaires critiques et féroces qui aurait envahi sites d’information, blogs, ainsi que des réseaux sociaux. Et, forcément, parmi les thèmes abordés, son soi-disant lot d’erreurs factuelles et ses « campagnes de dénigrement », (dixit Eric Woerth, mais une expression reprise par Benjamin Lancar).

Aussi convient-il d’organiser « la riposte » avant 2012. Un brin prétentieux, un soupçon mégalo’, le jeune homme souhaite, ni plus, ni moins, « rétablir les vérités ». Pour parfaire la « démocratie », explique-t-il sérieusement à ses détracteurs du Web, si nombreux, à l’en croire.

D’ailleurs, mieux vaut connaître le patronyme de ses ennemis politiques, ces fameux « délinquants de la conscience, à l’instar de Mediapart et Marianne ». Une « Pravda et non des médias », publiant des papiers « mensongers » sur « l’affaire Bettencourt-Bannier », sourit le jeune homme, à l’initiative du célèbre Libdub.

Ce dernier tient d’ailleurs les mêmes propos que ses supérieurs de l’UMP et du gouvernement. Une politique que résume le journaliste de Rue89, Augustin Scalbert, sur le plateau d’Arrêt sur images : « A droite, le débat n’est pas vraiment installé comme au sein de la gauche, on a plus l’habitude de suivre plutôt le chef. » Le jeune homme, en face du reporter, le sourire gêné, ne pipe mot, à l’écoute de cette pique. Un silence qui en dit long…

 P.L

LIVRY SUR SEINE |
Le blog des idées non-reçue... |
MoDem de l'Ariège |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Bernard Ramond - Pour que v...
| la republique c'est l'arrac...
| UNI ...