le Canard de l’Etang

26 septembre 2010

Fillon, sur le départ

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On le disait non expulsable, Premier ministre jusqu’au bout, soit jusqu’au terme du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et (quasiment) prêt à remplir sa tâche de « collaborateur » cinq ans d’affilée (2007-2012).

Le chouchou des parlementaires UMP paraissait (presque) intouchable, paré à endurer les difficultés liées à son poste de Matignon.  Passé le cap de la mi-saison, en 2009, certains se posaient même la question devenue inévitable : restera-t-il l’unique Premier ministre de Nicolas Sarkozy ? Le doute semblait permis…Au vu de sa popularité, toujours en amont de celle du chef de l’Etat. Au vu, aussi, de sa discrétion, semble-t-il complémentaire avec le Président. Car ne dit-on pas que les différences s’assemblent, du moins, entre une carpe et un lapin ?

Or, justement, l’homme au fort tempérament, perché à l’Elysée, a, en pleine tempête médiatique (mais bien avant l’été), annoncé un remaniement ministériel pour l’automne prochain. Et ainsi ouvert la voie à toute spéculation en vue du jeu des chaises musicales gouvernementales. Y compris à Matignon, dont l’actuel locataire lorgnerait sur la mairie de Paris (en vue de l’élection municipale, prévue en 2014) depuis un certain temps. Un possible « challenge », évoqué par quelques « fillonnistes » de temps en temps.

La fin d’une ère ?

Réservé, François Fillon sait aussi sortir de ses gonds, en particulier, à l’Assemblée nationale, quand il veut recadrer les députés de l’opposition. Or, depuis la dernière rentrée, le Premier ministre a aussi brisé le silence afin de mettre un terme au chahut …au sein de son propre camp politique.

Ses cibles ? D’abord les auteurs des « petites phrases » assassines, ces surenchères sécuritaires qui se sont succédé en juillet et en août.

Puis, plus récemment, le secrétaire général du parti présidentiel, Xavier Bertrand, et le chef de file des députés UMP, Jean-François  Copé, qui se livrent une véritable bataille à couteaux tirés, le deuxième souhaitant la place du premier. D’ailleurs, on l’a écrit (et entendu), cette mission (diriger ce parti) pourrait aussi intéresser François Fillon.

En réalité, le « collaborateur » de l’Elysée, après avoir reçu mille et un coups depuis le début de son ‘mandat’, semble avoir doucement compris qu’il allait bientôt faire ses valises. Sinon comment comprendre son arrivée tonitruante aux journées parlementaires de l’UMP, en compagnie de Jean-Louis Borloo, l’un de ses possibles successeurs (avec MAM)? Ou encore son interview, diffusée dimanche 26 septembre, sur France 2, au cours de laquelle il se démarque du chef de l’Etat («ce n’est pas mon mentor») ? Il y explique son « choix de 2004» de le soutenir, en dépit du courant politique (au sein de l’UMP) qui les sépare, et ce, afin que Nicolas Sarkozy « devienne » président de la République. En affirmant, au passage, avoir contribué à l’élaboration du programme présidentiel.

Durant cet entretien, le Sarthois tire, entre les lignes, le bilan de son action. Qui prendra donc fin, sauf surprise, dans quelques semaines…

France 2 aurait pu lui demander ce qu’il comptait faire après son éventuel départ. Mais, attention, pas de conclusion hâtive : Nicolas Sarkozy peut encore le retenir, histoire de prendre tout le monde au dépourvu…

 P.L

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