le Canard de l’Etang

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31 octobre 2010

Le Canard de l’Etang se penchera désormais sur la « Nouvelle Vague Politique »

Publié par canarddeletang dans Elections, medias, partis politiques-divers, politique francaise

Le Canard est devenu co-créateur d’un nouveau blog politique, dédié aux mouvements de jeunes des partis politiques. De temps en temps, il rencontrera de jeunes responsables, peu importe le parti, peu importe les opinions. 

Le projet est né d’une évidence. Les mouvements politiques de jeunes, excepté ceux des gros partis, restent peu connus, peu médiatisés.

La preuve : excepté Benjamin Lancar à la tête des Jeunes Populaires (UMP) et Lauriane Deniaud du Mouvement des Jeunes Socialistes, connaissez-vous le nom des responsables de jeunes des autres formations? Bonne question, non?

Il a donc été décidé de leur donner la parole. D’ouvrir le débat à deux ans de la présidentielle.

Judicieux?

Première rencontre : Christophe Bentz, le président des Jeunes pour la France (JPF). Membre du Mouvement pour la France (MPF) depuis 2007, il évoque son parcours, ses relations  avec ses aînés, ses missions à la tête de sa formation, les réseaux sociaux.

Lire ici http://url.exen.fr/31717/

P.L

21 octobre 2010

La politique dans la peau

Michèle Cotta a évoqué, lors d’une conférence à l’ESJ Paris, sa carrière de journaliste politique (Combat, l’Express, Le Point, France Inter, RTL).  Anecdote après anecdote, l’ancienne patronne de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (ex-CSA) a replongé dans ses souvenirs, parfois les plus lointains.

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« Tout m’intéresse », explique Michèle Cotta. La journaliste n’aborde toutefois qu’un seul thème : son domaine de prédilection, la politique.  Et en particulier, les entretiens qu’elle a pu mener depuis le début de sa longue carrière.

« J’ai eu la chance de faire la première interview de Jacques Chirac », glisse-t-elle, tout sourire. A l’époque, le futur chef de l’Etat « n’était rien ». Ou presque : il venait d’obtenir un siège à l’Assemblée (1967). Suite à cette rencontre, elle avait alors déclaré : « Ce député (de Corrèze) va devenir président de la République.» Une intuition qui s’est révélée juste quelques décennies plus tard.

Pugnace

L’ex-journaliste de RTL se souvient d’un autre entretien avec Jacques Chirac en 1981, lors du Grand Jury, un rendez-vous politique, né un an plus tôt, à son initiative. Durant ce face-à-face, elle pose à l’ex-Premier ministre une question « naturelle » sur l’interdiction éventuelle de la peine de mort. Sujet que le  candidat à la présidentielle ne voulait pas aborder. « Il n’était pas si sympa que cela », se souvient-elle.

Michèle Cotta a aussi décroché la … « la première interview de François Mitterrand » lors de l’affaire de l’Observatoire en 1959, rappelle-t-elle.

Parole, parole

La journaliste qui, durant quarante ans, a travaillé pour la presse écrite et la radio, juge sur l’évolution de la classe politique : « Les responsables ne sont plus autant intéressants qu’avant. Je ne me vois pas discuter d’histoire avec Nicolas Sarkozy, qui, en revanche, est plus fort en meeting ».

Comme le bon orateur Valéry Giscard d’Estaing : « Il m’avait invitée une fois avec d’autres éditorialistes. Après cette entrevue, personne n’avait été capable de résumer son propos. »

Michèle Cotta évoque ensuite le rapport entre journalistes et responsables politiques. Elle trouve « normal » de déjeuner avec eux. Mais ne croit pas au « off ». « Quand un politique demande à un journaliste de ne pas ébruiter sa confidence, il pense le contraire ». Manipulateur, « il a intérêt à ce que cela sorte ».

P.L

 

 

Pourquoi ne pas avoir entamé une carrière politique ? « J’ai grandi dans ce milieu-là. Mon père (Jacques Cotta) a été maire socialiste de Nice (entre 1945 et 1947). Il a fait partie des flingués en politique. Je préfère rester libre, observer et décrypter.»

 

14 octobre 2010

bourdes et maladresses en politique

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A propos du dossier des retraites, tout semble permis. Outre la bataille des amendements (avant le vote final) au Sénat sur le projet de réforme, surgit une guerre des mots entre certains dirigeants des deux bords politiques. Au risque, parfois, de tomber dans le coup bas, voire la maladresse (lire un article de Libération à ce sujet). Les deux dernières imprécisions concernent François Baroin et Ségolène Royal.

Suite à son entretien face à Laurence Ferrari sur TF1, le 12 octobre dernier, la présidente de Poitou-Charentes a déclenché l’ire de la majorité. Qui a crié au scandale…presque à tort.

Certes, ses propos peuvent induire en erreur, surtout si l’on ne l’écoute pas jusqu’au bout. Car, en effet, elle invite, au début de l’interview, les jeunes à battre le pavé « pacifiquement » contre la réforme du chef de l’Etat. Sauf qu’avant la fin de son échange avec la présentatrice du 20h, elle procède à un magnifique rétropédalage. Elle assure alors ne pas demander aux lycéens de descendre dans la rue. Mais s’ils se décident tout de même à le faire, Ségolène Royal leur demande de ne pas mettre le feu aux poudres (ce qu’elle précise le lendemain sur France Info).

Forcément, des membres du gouvernement comme Nadine Morano, Rama Yade, Eric Besson (mais aussi le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, et …le candidat à la candidature socialiste, Manuel Valls) ont aussitôt saisi l’occasion de polémiquer. En évoquant « l’irresponsabilité » de l’ex-candidate à la présidentielle.

La réaction de la majorité paraît peut-être démesurée. N’empêche que Ségolène Royal a fait preuve d’une certaine maladresse. Ce qu’elle a, d’ailleurs, admis sur les ondes de France Info.

Autre maladresse (ou pas), les récents contacts de Benoît Hamon avec la gauche de la gauche (voir ici, et ). François Baroin en profite (ainsi) pour mélanger le programme du PS et celui d’autres partis. Invité de France Inter du 13 octobre, il évoque la proposition du PS sur le dossier des retraites : « Il défend le départ à 60 ans à taux plein. » Erreur (relevée par le journaliste) : oui, les socialistes défendent le droit de partir à la retraite dès 60 ans. Mais pas avec un taux plein, comme le réclament Jean-Luc Mélenchon, Olivier Besancenot…et le mouvement des jeunes socialistes (MJS) (lire un article du Figaro : « le PS fait de l’équilibrisme » ou celui de Public Sénat : « le PS est-il ambigu sur les retraites? »).

La majorité utilise sûrement cette petite différence entre le MJS et les aînés afin de laisser planer le doute. D’autant plus que les socialistes maîtrisent à perfection les ambiguïtés.

En particulier, à cause du nombre important de porte-parole au sein du parti. Dernier exemple en date : la demande au gouvernement d’organiser un référendum sur les retraites avant la navette parlementaire. Outre Jean-Luc Mélenchon (ex-PS), Ségolène Royal et Jean-Pierre Bel (président du groupe PS au Sénat) s’y sont montrés favorables…au contraire du véritable porte-parole, Benoît Hamon, qui s’est exprimé au nom du parti (si, si, lisez). Confus?

P.L

8 octobre 2010

Le bouclier de Nicolas, une épée de Damoclès du quinquennat?

2/2

(lire la première partie de cette « fausse enquête » : Nicolas Sarkozy, à la recherche de ses électeurs catholiques : http://url.exen.fr/15942/

Deuxième solution : mettre sur la table du débat public une éventuelle suppression à venir du bouclier fiscal. L’un des symboles du quinquennat de Nicolas a du plomb dans l’aile.

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(François Baroin, ministre des Finances)

Depuis le début de son élection, le chef de l’Etat jurait pourtant ne pas vouloir  l’abandonner au bord de la route, comme l’exigeait la gauche.

Or, certains responsables de la majorité ont commencé à ne plus soutenir cette mesure mal aimée, en temps de crise économique. D’abord, Alain Juppé. Puis Jean Arthuis, le président centriste de la Commission des Finances du Sénat, favorable à l’exécution du bouclier, mais aussi de l’ISF.

Jean-François Copé a ensuite rejoint la cohorte des frondeurs. Pour plaire à l’opinion, il dit vouloir entamer « une réflexion » sur la suppression des deux mesures. Le doute s’empare jusqu’au sommet de l’Etat : le probable futur ex-Premier ministre François Fillon a, lui, évoqué un dossier plus « tabou » du tout.

Mais pourquoi l’était-il avant, ce bouclier ? Le gouvernement ne pouvait pas y toucher. Une promesse électorale reste une promesse. Et, comme l’a répété Nicolas Sarkozy tout au long de son mandat en cours, l’Allemagne « l’a inscrit dans sa Constitution ». Si cette grande puissance a adopté ce bouclier fiscal, la France peut bien le faire aussi. Sauf que l’affirmation présidentielle est… erronée.

Alors, conscient de cette bourde imparable, l’exécutif a, soudain, fait mine de découvrir…que les Teutons n’avait pas ce genre de dispositif. Et qu’aucun Allemand ne devait payer d’impôt sur sa fortune.

Suite à un voyage outre-Rhin, survenu fin septembre, François Baroin a, répandu cette (bonne ?) nouvelle.  Au risque de s’afficher. Et en prônant, au passage, avec son compère de l’Elysée, la convergence du modèle fiscal français avec l’Allemagne (lire aussi ici).

Du coup, une centaine de députés UMP (dont le modeste Neuilléen Balkany) anticipe. Libres comme l’air, ils proposent dorénavant la suppression pure et simple du bouclier fiscal et de l’ISF , dans la loi du budget 2011, pourtant déjà votée il y a quelques jours.  Le ministre des Finances refuse (voir ici ou ). Ou, du moins, pour l’instant. Car, demain est un autre jour. La réflexion peut perdurer encore longtemps (ou pas). Jusqu’à l’élection de 2012 ?

 P.L

8 octobre 2010

L’espérance

1/2

Quand un homme tombe si bas dans les sondages, il cherche par tous les moyens à remonter la pente. Surtout lorsque cet homme dirige la France. Et, en particulier, à moins de deux ans d’une présidentielle.

Première solution : rendre visite au pape et prier à la basilique Saint-Pierre. En espérant que la grâce lui tombe du ciel, afin qu’il puisse retrouver ses électeurs catholiques, voire centristes, qui l’ont abandonné petit à petit depuis 2007. Il fallait bien remédier au « désamour », dont s’est fait récemment l’écho la croyante Christine Boutin.  Et tant pis si le pratiquant François Bayrou désapprouve.  

Sarkozy au Vatican pour enterrer la polémique sur les Roms

Son vœu le plus cher se porterait-il sur ses ouailles révolutionnaires qui battent le pavé en ce moment ? Prie-t-il pour que les grèves illimitées à compter du 12 octobre ne soient pas (trop) suivies par les cheminots et les autres salariés ?

Lire la deuxième partie de cette « fausse enquête » : Nicolas Sarkozy et son bouclier fiscal :  http://url.exen.fr/15943/

P.L

4 octobre 2010

Mediapart, dans le viseur des francs-tireurs

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Mediapart, ennemi numéro 1 ? La question mérite réflexion, suite au concert de propos méprisants  d’une partie du gouvernement et de certains responsables de l’UMP.

La dernière invective émane de Dominique Paillé, porte-parole du parti présidentiel. Qui a déjà, par le passé, dit tout le bien qu’il pense d’Edwy Plenel. Mais, à l’époque, sur Facebook. Et non face à un journaliste du site d’information en ligne, Laurent Mauduit, sur le plateau d’Arrêt sur images. Là-bas, il n’a pu se retenir. En déversant, au passage, toute sa colère.

Ce « tract, publiant des insinuations, s’emporte-t-il, irrité, pratique une véritable chasse à l’homme ».

Les journalistes de Mediapart, le seul titre qui en prend pour son grade, n’ont guère apprécié.  

Les autres médias, soi-disant de l’opposition, n’auraient rien à se reprocher, glisse Dominique Paillé, sinon de le « faire rire », comme « le journal Libération« .

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(Nicolas Beau, rédacteur en chef de Bakchich)

Les autres journaux (support papier ou sur le Net), le porte-parole n’a pas envie de les critiquer. Pas même Bakchich, pourtant peu tendre avec Eric Besson ces derniers temps. Son rédacteur en chef, Nicolas Beau, participe à la conversation d’Arrêt sur images. Et, justement, ce dernier n’est pas fan des unes de Marianne, un brin trop anti-sarkozyste selon lui (« Le voyou de la république » ou encore « Pathétique »). Alors, cela fait plaisir à Dominique Paillé. Qui confirme, à l’occasion, et le sourire aux lèvres, avoir été un informateur du Canard Enchaîné quand ce même Nicolas Beau y travaillait. Ah, le bon vieux temps : presque nostalgique, Dominique Paillé, hein ?

Pas un mot, donc, à propos des autres médias, en ligne ou non, critiques vis-à-vis du gouvernement. Rue89 s’en prend à un conseiller d’Eric Woerth ? Pas grave. L’Express.fr évoque des lettres mettant en cause l’argumentation du ministre de la réforme des retraites ? Oh, ce n’est rien…Ah oui, ils ne « pratiquent pas la chasse à l’homme» !

Deuxième raison de sa colère

Outre son insulte (en est-ce une, finalement ?), surprenante émanant d’un homme, en principe, assez calme (quoique…), Dominique Paillé a aussi l’art et la manière de se placer en victime . Il évoque une « recherche effrénée (chez Mediapart) du scoop l’un après l’autre », de telle sorte qu’on ne puisse pas « dire la vérité, démentir », ni même entamer un « débat ». Le pauvre…

Un petit conseil d’ami : le porte-parole pourrait demander audience à la gauche et voir comment elle se débrouille face à la succession d’annonces gouvernementales, quasi quotidiennes depuis 2007. 

La morale de son discours : l’argumentation laisse à désirer..

Le site en ligne, lui, évoque la  gêne occasionnée au sommet de l’Etat par la divulgation de tous ces secrets, toutes ces révélations en cascade. Une violence verbale, donc, pour masquer l’absence de réponse de la part de la majorité. Ainsi les politiques n’ont-ils pas à se justifier devant leurs électeurs. Malins ?

Or, d’autres titres ont aussi  contribué à « l’éclairage » du grand public avec leurs propres scoops dérangeants. Mais aucune réplique aussi violente de la part du gouvernement ou de l’UMP n’ont suivi…

Quelques ministres ont certes démenti, par ailleurs, l’accusation du journal le Monde : non, l’Elysée n’a pas autorisé une enquête illicite afin de démasquer la fuite de l’affaire Woerth-Bettencourt. Mais il n’y a pas eu d’insulte ni de pique. Juste certaines incompréhensions à propos de cette ‘affaire’ dans l’affaire. Le Monde est-il une institution qu’on ne peut mettre en cause par des mots amers ? A croire que oui…

Pourquoi autant de haine à l’égard de Mediapart, seulement?

Ces reporters, issus de la presse écrite traditionnelle, émettent une autre hypothèse plausible : « le pouvoir » a peur du Net, n’arrive à cerner ses contours, à contrôler ce monde de l’interaction entre le journaliste « professionnel » et le « citoyen de la démocratie » (dixit Edwy Plenel). Or, Rue89 et Bakchich vivent dans le même monde et ne sont pas la cible du « pouvoir »…Etrange ? Pas tellement, à vrai dire…

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(Pierre Péan)

Mediapart publie des articles d’investigation (des papiers dont raffole d’ailleurs Pierre Péan). Mais pas seulement. Des partis pris, également, signés souvent Edwy Plenel. A l’aide de sa plume, « l’ex-trotskiste » dit tout le bien qu’il pense de Nicolas Sarkozy. En devenant plus ou moins membre d’une certaine opposition politique. Par ses textes, d’abord. Mais aussi par sa participation à plusieurs …meetings, en particulier, aux côtés de Martine Aubry ou encore Cécile Duflot.

Nicolas Beau estime à Arrêt sur Images que ce n’est pas la fonction du journaliste. Le président des Jeunes  UMP n’aurait pas pu dire mieux. Benjamin Lancar avait dénoncé, toujours sur le site de Daniel Schneidermann, la présence d’Edwy Plenel au temple socialiste de la Rochelle.

Aussi « les activités extra-journalistiques » du co-fondateur de Mediapart expliqueraient-elles ces critiques acerbes ?

Laurent Mauduit aporte une précision, en défendant, au passage, son ‘dirlo’ : «Un journal publie toujours des éditoriaux, cela fait partie du journalisme (…) et l’internaute s’y retrouve sur Mediapart. » Comment ? Grâce à la lecture des sous-titres : « Partis pris, entretiens ou enquêtes…»

http://blogdelaredaction.lesdemocrates.fr/files/2009/04/mauduit_laurent.jpg

(Laurent Mauduit, Mediapart)

A l’instar de celle concernant le bilan du président brésilien sortant. Un reportage bien ficelé, agréable à lire, il est vrai. Mais qui a pour titre : « Bravo, Lula », deux mots qui n’évoquent guère l’investigation, plutôt l’éditorial ou le « parti pris ».

Soit un mélange des genres, non? Mais tant que l’internaute « s’y retrouve », tout va…

 P.L

 

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