le Canard de l’Etang

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29 janvier 2011

Le grand rassemblement des centres, « facçon puzzle »

Publié sur Marianne 2

Hervé Morin et Jean Arthuis ont lancé ce matin leur confédération centriste, une alliance en vue de présenter un candidat du centre à la présidentielle. Un rapprochement pour contrer Jean-Louis Borloo. Les deux hommes, en revanche, ne sont pas d’accord sur tout, bien au contraire. L’un veut se rapprocher de Bayrou, l’autre non…

Ils s’étaient donnés rendez-vous, à l’Assemblée nationale, dans une petite salle, à 12h15. Une conférence de presse pour officialiser leur entente, leur alliance. Celle du centre. Ou, plutôt, des centres, puisque la famille reste – depuis 2007 – éparpillée entre la majorité (le Nouveau centre, le Parti radical), l’opposition (le MoDem), et les autres (l’Alliance centriste). Jean Arthuis et Hervé Morin arrivent finalement une demi-heure en retard : il fallait bien se laisser désirer par la foule de journalistes, présents à l’occasion.

A peine assis, le président du Nouveau centre lance : « Ça suffit, les photos, on en refera à la fin. » Des clichés utiles : on pourra y voir l’ex-ministre de la Défense qui donne, tout sourire, l’accolade à « Jean » Arthuis, président de l’Alliance centriste. Ce dernier, aussi à la tête de la Commission des Finances au Sénat, laisse à son collègue le premier mot.

De toute manière, les deux tiennent le même discours : ils veulent « construire une confédération centriste », une « association politique » (au même titre qu’un parti politique) ; « poser la première brique de la maison centriste », « histoire de discuter et porter nos valeurs autour d’un projet, puis d’un candidat », comme l’explique l’ancien bras droit de François Bayrou. Avant de préciser : « Ce ne sera pas, en revanche, une fusion de formations politiques ». Trop compliqué à réaliser, bien sûr…

Promis, chaque parti restera « autonome ». Avec ses propres idées. Qui, parfois, diffèrent. Hervé Morin le sait bien, mais botte aussitôt en touche : « Nous avons plus de choses en commun que de différences. » Par exemple ? Alors, d’abord, « les valeurs de liberté, de solidarité, et l’idée selon laquelle l’Europe permet de réguler l’économie et la finance ». Puis le passé, évoqué par son collègue Jean Arthuis : « Nous avons cheminé ensemble », au temps de l’UDF. Un parti qui n’a, d’ailleurs, pas disparu juridiquement. Et dont l’adhésion, en tant que parti fondateur du Mouvement démocrate, à la formation de François Bayrou a été renouvelée hier soir. Pour trois ans, lors d’une Assemblée générale au siège de l’UDF, au 133 bis, Rue de l’Université, à Paris.

Mais pourquoi, diable, le parti, créé par Valéry Giscard d’Estaing, végète-t-il encore ainsi ?  Pourquoi ne pas le dissoudre comme le RPR en 2002 ? « Car l’UDF, c’est un patrimoine », glisse Jean Arthuis, nostalgique de cette formation de centre-droit – « au frigidaire » depuis trois ans -, qui a assisté au rendez-vous de la veille. En présence d’autres membres du bureau politique et de son président, François Bayrou, réélu à son poste.

Le sénateur de Mayenne n’a pas totalement rompu avec le Béarnais. Il a voté pour lui, hier soir. Les parlementaires de l’Alliance centriste, bénéficient d’une partie du financement public du MoDem. Et son parti demeure un mouvement associé de l’UDF. Toutefois, Jean Arthuis ne cache plus qu’il aimerait un beau jour occuper les locaux de cette ancienne force centriste : « Bayrou ne s’y oppose pas. »

Le candidat à la dernière présidentielle reste dans les esprits de nos deux centristes. Mais divise, forcément. Morin ne veut plus entendre parler de François Bayrou, refuse toute discussion avec le troisième homme de la présidentielle de 2007. « Ce n’est pas la position du NC », justifie, humblement, son président, qui avait rejoint Nicolas Sarkozy dans l’entre-deux tour de 2007, alors qu’il avait bataillé auparavant pour le candidat du centre.

Les problèmes ne s’arrêtent pas là : Jean Arthuis souhaite que le candidat centriste ne se couche pas dès le premier tour du prochain scrutin, mais plutôt « qu’il discute » avec les deux qui l’auront devancé. Que ce soit un candidat de droite et/ou de gauche. Or, là, Hervé Morin ne rejoint pas non plus son collègue. Discuter ? Pas de problème, mais avec le représentant de la droite, uniquement.

En avant toute pour « l’Union centriste »?

« Il faut accepter nos différences et la diversité d’appréciation » de chaque membre de famille, glisse Hervé Morin. Y compris au sein de son propre parti, divisé, pour ne pas changer : Jean-Christophe Lagarde et François Sauvadet, qui préférerait une alliance plus large avec Jean-Louis Borloo, rejettent l’idée de cette alliance. Jean Arthuis, lui, évoque un simple « problème de communication. » Et du côté du NC ?  Rien de grave, ou presque : « Les choses sont très claires entre nous », réplique Hervé Morin, un brin irrité. Avant de riposter par une pirouette : « A l’UMP, aussi, il y a des différences, entre ceux qui pensent que les Français travaillent 35h par semaine et ceux qui croient qu’ils sont plutôt à 39h. » Même chose au PS, contrarié entre les partisans d’une « social-démocratie et ceux qui pensent que Mélenchon est l’avenir de la gauche ».

Et l’avenir du centre, avec ou sans Jean-Louis Borloo ? Son mouvement, le Parti radical, se décidera le 15 mai prochain s’il s’émancipe, ou non, de l’UMP. L’ancien N°2 du gouvernement vise aussi au noble rassemblement du centre, sa propre réunion des sensibilités républicaines et gaullistes sociales. Hervé Morin et Jean Arthuis clament haut et fort que l’ancien maire de Valenciennes a toute sa place dans l’Alliance. « Le 16 mai, il sera avec nous », imagine Hervé Morin. Encore faut-il que les Valoisiens s’écartent de l’UMP, condition sine qua non de tout rapprochement à la confédération.

Mais pourquoi ne pas l’attendre, Borloo, alors ? Les deux hommes donnent en effet l’impression de vouloir contrer l’ancien maire de Valenciennes. « On écarte personne », jure Jean Arthuis, « confiant ». « C’est en marchant qu’on avance », lance-t-il, comme pour mieux défendre le rassemblement des centres. On avance… et on discute à compter de ce jour. Car, il faut bien le dire, « les cantonales arrivent vite, elles ont lieu avant mai : en mars ». Avec quelle étiquette les candidats vont-ils se présenter ? Sous quel nom ? « La confédération pourrait s’appeler ‘l’Union centriste’ », propose Jean Arthuis. Un nom qui ne semble pas ravir le président du NC : « Ils se présenteront tous comme il veulent ». Le plus important, pour les cantonales, c’est le candidat, et pas l’étiquette, explique Hervé Morin.

Comme s’il n’était pas confiant en la réussite de son projet…

10 janvier 2011

« Le courage » de ne pas écouter son peuple selon Ségolène Royal

Publié par canarddeletang dans Non classé

Au cours d’un entretien accordé à BFM TV, Ségolène Royal a évoqué l’abolition de la peine de mort de 1981. Tonton aurait fait preuve, d’après elle, d’un « courage » politique à ce moment-là… Ah oui, vraiment ? La mesure chère à l’ancien chef de l’Etat n’était pourtant pas « populaire » à l’époque : une majorité de Français restaient contre l’abolition (ce qu’elle admet).  Mais fallait bien mettre fin à cette « barbarie » (mot qu’elle emploie pour qualifier la peine de mort). Le président a donc agi à l’encontre de ses concitoyens, non?

Comme Nicolas Sarkozy? Dans cette même interview, la Dame du Poitou tacle l’actuel hôte de l’Elysée pour la même raison, son côté dur d’oreille : le gouvernement n’a pas écouté, assure-t-elle, le peuple de France, par exemple, dans le dossier des retraites…

La morale de cet humble billet? Mitterrand prend une décision qui ne plaît pas aux Français (du moins, lors de la campagne de 1981)…Royal applaudit. Sarkozy n’écoute pas les Français (de son point de vue, lors des mobilisations contre la réforme des retraites), elle critique…

Ah oui, mais l’un fête son quinzième anniversaire de sa mort et l’autre reste son concurrent pour 2012…Si, toutefois, les socialistes se prononcent pour elle lors des primaires socialistes.

Ecoutez ici aussi.

P.L

9 janvier 2011

Le comportement des politiques agace les lecteurs de Marianne2.fr

Article publié sur le site de Marianne

Surfant sur la vague de Stéphane Hessel, auteur du livre à succès :«Indignez-vous!», les Mariannautes ont pris la plume pour se …révolter. Ce qu’on retient des témoignages : l’attitude de certains politiques, proches, selon eux, des milieux financiers, les agace. Autant que certains journalistes et certaines équipes sportives de France… Florilèges de commentaires !

Qu’est-ce qui agace les Mariannautes ?

Dans la foulée de la publication du premier numéro de Marianne de 2011 (Qu’est ce qui vous indigne ?), nous vous avons demandé de vous exprimer.

Le premier motif de révolte, de très loin, semble être le comportement des politiques : Nicolas Sarkozy,  Rama Yade (la « bobo », écrivent certains), les socialistes… Certains lecteurs du site Marianne2.fr soupçonnent la caste politique de tremper parfois dans la corruption. Mais toutes les élites sont montrées du doigt : banquiers, dirigeants du CAC 40, …

Autre source de courroux ? La spéculation grimpante, les journalistes, les membres de l’équipe de France de tennis, «pour la plupart, exilés fiscaux suisses» (selon un Mariannaute), et les vingt-trois Bleus, lors de la dernière coupe du Monde de football en Afrique  du Sud.

Mais encore ? Ah oui, la neige et le prix des huîtres…

Florilège de commentaires argumentés ou simplement drôles.


Nathalie Carmona : «Que dire devant la défection croissante des Français face au suffrage universel ? Nos politiques, de droite comme de gauche, nous trahissent régulièrement en préférant leurs petites combines et en soignant leur égo, délaissant le bien-être de leurs concitoyens».

 

Francis Bonnet : Le C.A.C. craque 

«Après la crise de 2008, j’avais écrit le texte (prémonitoire ?) : «Le C.A.C. craque»

«Pièce par pièce, une à une, t’avais fait fortune, mais le CAC craque. Pour tes tunes, c’est plus la roue de la fortune car le CAC craque. Les banques se vident. N’ont plus le gros bide à cause de leurs bêtises et du CAC qui craque. (…) Épargnant, maintenant t’es perdant. Le CAC craque. Même si t’as la haine, faut sauver le système, pour empêcher que le CAC craque. Tu croyais que l’argent était essentiel et très important, pourtant le CAC craque. La solution ne serait-elle pas la Révolution quand le CAC craque ? (…) Demain serez au chômage pendant que les traders feront leur fromage même si le CAC craque. Écoutez bien le gouvernement et ses leçons, serrez bien la ceinture de vos caleçons puisqu’on vous le dit : le CAC craque. Quand bien même z’avez la haine, faudra en chier pour sauver le système car le CAC craque.»


Séraphin :« La corruption de nos politiques, l’aveuglement de nos politiques, la financiarisation de l’économie et l’inertie de nos politiques,  les 6 millions de chômeurs et l’inertie de nos politiques, les 7 millions de pauvres et l’indifférence de nos politiques.»

France Pillee
: « M’ont révolté en 2011 : 1° l’attitude d’une majorité de journalistes bobos-masos suicidaires, pro-burqa, pro-islam, pro-immigré, pro-tireur de Villiers le Bel ; 2° la poursuite de l’immigration ; 3° les prières des Musulmans, rue Myrha et Poissonnière ; 4° la non-application des peines de justice ; 6° les grèvistes des retraites ; 7° la sous-taxation des héritages, des revenus et des patrimoines ; 8° les revenus indécents des artistes, footballeurs, acteurs, patrons, etc… ; 9° l’équipe de France de tennis, composée d’expatriés fiscaux suisses ; 10° l’équipe de France de football, composée de voyous et d’enfants gâtés ; 11° les faux-culs écologistes, telle Cécile Duflot avec ses quatre enfants et son séjour aux Maldives ; 12° les privilèges du Sénat.»

Ali-Mage
: «La fausse devise française : Liberté-Égalité-Fraternité. Actuellement ce serait plutôt : Cupidité – Spéculation et enculades.»

Dom Ducn : « 1. l’impunité des directeurs de banques ; 2. le cynisme de Sarko et de son clan ; 3. leur mépris de notre constitution ; 4. leur mépris des gens ordinaires (…) pauvres ; 5. leur populisme à vomir ; 6. la fin de toute valeur morale, remplacée par l’adoration du veau d’or ; 7. la perte du sens (des mots, de la vie, de la mort, de la justice, de la fraternité, de la solidarité…).»

Philippe Coupellier  : «Que la personnalité politique préférée des Français soit Rama Yade, une bobo qui n’a aucun courage politique, la reine du rétro-pédalage… Preuve que les Français votent pour des gens à leur image, sans aucun courage !»

Alain Redon : «La suppression de l ‘ISF ! Donner quitus aux grandes fortunes qui se désolidarisent du sort de ceux qui sont dans le besoin…»

Yves-Serge Melamedoff : «Le consensus général que l’on trouve, quelque soit la radio que l’on écoute, pour nous vendre le centrisme, l’inexorabilité de la crise, de la mondialisation heureuse et de l’impossibilité d’une autre politique que celle prônée par les Sarkozy, DSK et les autres.»

ELiHaNNaH : «Ce qui me révolte? Le manque de neige : j’avais décidé de faire de la luge et nada ! Rien ! Snifffff !»

Elie Arié : «Ce qui me révolte, c’est la hausse du prix des huîtres.»

 

P.L

1 janvier 2011

Vœux des politiques : le blabla du 31 décembre

Hervé Morin a adressé ses voeux aux Français depuis sa cuisine le 31 décembre 2010.

Ils recommencent chaque année. Entre le 30 décembre et le jour du Nouvel An, les politiques adressent (presque) tous leurs vœux aux Français. Un message destiné à leurs électeurs, cette fois-ci, à deux ans de la présidentielle. Un exercice ludique et intéressé. Une communication finement préparée.

Il s’agit d’abord de se présenter comme le commun des mortels dans une période de crise. Hervé Morin, debout dans sa cuisine, débute son allocution par un mignon : je me trouve « dans le lieu que j’aime le plus ». Puis continue son récit, sans avoir peur d’en faire trop. Il assure aimer préparer les repas ainsi que le « bon vin ». Et alors que préfère-t-il? Le ballon de rouge ou le verre de blanc? On aimerait savoir…

François Bayrou, aussi filmé de chez lui, reste plus mesuré. De son bureau, derrière une bibliothèque, en petit pull, enfilé sur une cravate noire, il évoque les gens « dans le chagrin » puis les otages français, dont des journalistes. Fatigué, le patron du Mouvement démocrate se montre naturel et termine même par un joli sourire adressée à ses ouailles. Ceux qui lui ont envoyé des mots doux, des messages de soutien quand il a eu ce malaise, voilà quelques jours.

Les socialistes Martine Aubry et Ségolène Royal utilisent le même argument : la carte de la proximité avec les faibles, les ‘petites’ gens. Une pensée pour les pauvres, pour les « gens en difficulté » (dixit Ségolène Royal), voire les « malades » (Martine Aubry).

Nicolas Sarkozy, il faut bien le dire, en prend, lui, pour son grade. Ses opposants en appellent au rassemblement. A « la force du progrès, de la gauche, des Français qui veulent que ça change », confie la candidate socialiste de 2007. L’alternance, glisse-t-elle, « nous y parviendrons tous ensemble ». Comme c’est beau :  chaque Français devrait verser sa petite larme. Mais attendez, ce n’est pas tout : la Première secrétaire du PS propose de reconstruire, ne riez pas, une « France juste, forte et confiante ». Françaises, Français, sortez vos petits mouchoirs.

L’avenir, les centristes en parlent aussi. François Bayrou cite ses thèmes de prédilection : l’éducation, les emplois. Hervé Morin, son ancien bras droit mais désormais concurrent, préfère fixer ses priorités pour 2011. Partir « à la rencontre des Français » à l’occasion d’un tour de Gaulle. Et tracer la voie « du rassemblement » de la famille centriste, éclatée et divisée.

Morin, Villepin : même combat. Le meilleur ennemi de l’actuel chef de l’Etat, président de République solidaire, rend presque publique sa candidature pour 2012 avec un cultissime : « Vous pouvez comptez sur moi. » Ah oui?

De ces remue-ménage, le président de la République, distant et froid, n’en a cure : il angle son message traditionnel de fin d’année sur le Front National, ces partisans du retour des monnaies nationales : Nicolas Sarkozy soutient, explique-t-il, « l’euro » et … « François Fillon ». Comme si on en doutait encore.

Restent les cancres, ceux qui ne veulent tenter l’exercice de la vidéo. Cécile Duflot refuse de jouer le jeu, comme l’a rappelé TF1 au 20h du 31 : la patronne d’Europe-Ecologie-les Verts n’en verrait guère « l’utilité ». Fainéante, l’écolo?

Les communistes préfèrent, peu à tort, d’ailleurs, la comédie. Le parti, vieux briscard de 90 balais, présente une parodie du discours de Nicolas Sarkozy. Amusant ! (Au passage, la Une n’a pas voulu passer des extraits de cette vidéo dans son dernier journal télévisé de l’année 2010). 

Quant à leur encombrant ami du Parti de Gauche, le terrible Jean-Luc Mélenchon, il écrit ceci sur son blog : « D’aucuns sollicitent mes précieux souhaits pour l’avenir. A condition d’avoir le bon gout de les formuler en images. Une vidéo. Comme Bayrou, Villepin et ainsi de suite. Caramba ! Que n’y ai-je pensé ! J’aurais été beau comme un camion neuf devant son parking. « Mes chers compatriotes, jusque là vous deviez écouter le chef de l’état. Cela vous collait les boules si vous ne l’aimiez pas ou ça vous mettait en jambes pour les huitres si vous étiez de son bord. Dorénavant, vous devrez écouter aussi les hautes pensées et larges visées de tous ses concurrents d’hier et de demain, plus tous ceux qui se la pètent grave. Françaises, français, ayez pitié des ces malheureux, ils croient bien faire ! » Moi, j’écoute Sarkozy le soir du 31. Un point c’est tout ! Juste pour le boulot. »

Bonne année…

P.L

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