le Canard de l’Etang

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31 janvier 2012

Morin, Mélenchon, Villepin pour un référendum sur le nucéaire

Publié initialement sur L’Express.fr

Trois candidats, le gaulliste Villepin, le centriste Morin et l’ex-socialiste Mélenchon, défendent l’organisation d’un débat sur l’énergie de demain et la tenue d’un référendum sur le nucléaire. 

Sept candidats à la présidentielle se sont prêtés, samedi dernier, au jeu de l’association France Nature Environnement… Parmi eux, trois prétendants à l’Elysée, Dominique de Villepin, Hervé Morin, et Jean-Luc Mélenchon, proposent, en choeur, une consultation populaire sur l’épineuse question de l’énergie (comme Daniel Cohn-Bendit, dans le JDD). 

Il ne s’agirait pas simplement de poser une question sur le style: « Voulez-vous sortir du nucléaire ? » Trop bateau… Et puis, « ce serait démagogique, défend un membre de l’entourage de Dominique de Villepin, car tout le monde est conscient des risques de l’atome. » 

Non, mieux vaut débattre d’un sujet plus large. Dominique de Villepin souhaite un « Grenelle de l’énergie portant sur le mix énergétique ». Il s’agirait de réunir autour de la table associations et citoyens pour « définir la voie à suivre dans les prochaines décennies, sans oublier d’évoquer les ressources fossiles comme le gaz de schiste », dit-on dans l’entourage de l’ex-Premier ministre. 

Des tables rondes et des débats à la télé?

Philippe Vigier, secrétaire général du Nouveau centre, évoque, pour L’Express, « un débat sur le bouquet énergétique de demain, dont les énergies renouvelables ». 

Et du côté du Front de gauche, on veut discuter de « la sortie programmée du nucléaire, mais aussi de l’avenir des énergies carbonées, qui contiennent du gaz à effet de serre, et de l’économie d’énergie nécessaire, dans le logement par exemple. »  

Eric Coquerel, proche de Jean-Luc Mélenchon, imagine des tables rondes, des meetings, des face-à-face à la télévision. Il veut suivre « le modèle de la campagne pour le non au Traité européen en 2005″.  

Mais comment solliciter l’avis des Français sur un sujet aussi complexe? Le PS ne veut pas d’un référendum de ce genre, a déjà expliqué l’équipe de François Hollande, puisque ce serait poser une question trop compliquée.  

Pourtant, « les Français ont déjà répondu à des questions complexes comme sur le sort de l’Algérie et sur les institutions de la Ve République », réplique-t-on dans l’entourage de DDV. « Les Français sont adultes », renchérit Philippe Vigier du Nouveau centre. 

Les Français, friands du nucléaire?

Dernière question, à quoi sert un référendum si le candidat défend déjà une position? Ainsi, Dominique de Villepin prône une baisse de la part du nucléaire à 50% de la production de l’éléctricité d’ici à 2035. « Mais il convient de trouver un chemin qui fait consensus en France. D’où le débat », explique-t-on à République solidaire. 

« A titre personnel, Jean-Luc Mélenchon défend aussi la sortie progressive du nucléaire. Mais il veut interroger ses concitoyens car ce débat traverse toute la société », glisse Eric Coquerel. Y compris au sein du Front de gauche, admet-il volontiers. « La preuve: quand le Parti de gauche y est favorable, le PCF, pas du tout ». Et d’ailleurs, lui-même a changé récemment d’opinion. Avant Fukushima, il défendait encore le nucléaire.  

Un peu comme Hervé Morin qui soutient, encore aujourd’hui, cette énergie, garant, selon Philippe Vigier, « de l’indépendance de la France ». « Les Français, croit-il savoir, restent favorables à ce type d’énergie à condition qu’il soit plus sécurisé. » C’est ce que l’on verra peut-être si un débat public a effectivement lieu. 

31 janvier 2012

« Nicolas Sarkozy fait du deux en un, président et candidat »

Sarkozy ne veut pas encore se porter candidat à sa réélection officiellement, a-t-il dit ce matin aux parlementaires de l’UMP, réunis à l’Elysée. Mais « la patience fait monter le désir », s’est-il justifié. Qu’en pensent les députés?

 Lire la vidéo ici

Les parlementaires UMP ont été reçus, ce mardi matin, à l’Elysée, pour que Nicolas Sarkozy leur précise ce qu’il compte faire durant les dernières semaines de son quinquennat. 

30 janvier 2012

Sarkozy, le Gerhard Schröder français?

Publié par canarddeletang dans Allemagne, partis de droite, politique francaise

Lu initialement sur L’Express.fr

Nicolas Sarkozy vante les réformes engagées par l’ex-chancelier allemand, Gerhard Schröder, pour justifier celles qu’il veut mettre en place. Outre-Rhin, ces mesures avaient été, à leur lancement, critiquées par une partie de la classe politique. 

« En Allemagne, elle a été mise en place en 2004 par un socialiste. » Voilà comment Nicolas Sarkozy a justifié (à tort), dimanche soir, l’augmentation d’1,6 point de la TVA. Le chef de l’Etat pensait au social-démocrate Gerhard Schröder, « un homme de qualité ». 

Ce chancelier est souvent cité par Nicolas Sarkozy. Mais qu’a-t-il fait pour mériter autant de louanges de la part du chef de l’Etat? L’Allemand, au pouvoir de 1998 à 2005, a réformé son Etat-providence, réduit les charges sociales en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises. Et ce, contre l’avis des syndicats et d’une partie de l’opposition. Une illustration du « courage », que souhaite incarner le chef de l’Etat.  

Mesures critiquées 

En mars 2003, Gerhard Schröder se trouve donc au plus mal dans les sondages. Il s’appuie alors sur son parti, les sociaux-démocrates du SPD et ces partenaires écologistes de coalition, les Grünen, pour porter les grandes lignes de sa réforme. 

L’opposition chrétienne-démocrate de la CDU soutient, elle, le texte dans son ensemble. Mais puisqu’il faut se démarquer du gouvernement, l’alors chef de l’opposition, Angela Merkel, critique le plan, se demandant si le chancelier « perçoit bien la gravité de la crise » économique.  

L’aile gauche du SPD râle aussi. Mais pas pour les mêmes raisons: Andrea Ypsilanti, patronne en 2003 de la fédération du SPD en Hesse, refuse à l’époque, toute « remise en cause de l’Etat-providence ». Gerhard Schröder s’en défendra plus tard dans une interview à l’hebdomadaire Der Spiegel d’octobre 2006, en faisant un parallèle avec les mobilisations en Allemagne: « Les gens ont manifesté car ils pensaient qu’on cassait le modèle de l’Etat-providence, mais ce n’est pas vrai. » 

L’ex-chancelier a donc réussi à réformer son pays, malgré les critiques venues de gauche, comme de droite. Mais, pour Nicolas Sarkozy, il a pu réussir telle prouesse, grâce à un allié de poids: les syndicats qu’ils jugent, moins « politisés » qu’en France.  

Les défaites du SPD 

Au pouvoir, Gerhard Schröder n’était pas de cet avis. Interrogé parDer Spiegel, il faisait état d’une méfiance non négligeable de leur part: les chefs, de l’époque, des syndicalistes d’IG Metall et de Ver.di, auraient été très « agressifs » à son encontre. Et auraient entravé le processus de mise en place de la réforme, qui commence en 2006, selon lui, à « porter ses fruits ».  

Enfin, dernier axe de la comparaison franco-allemande que dresse Nicolas Sarkozy: Schröder, très impopulaire au moment de la mise en place de ses réformes, est finalement sorti vainqueur des législatives anticipées de 2005. Signe qu’en oeuvrant pour le pays, même lorsqu’on prend des mesures douloureuses, on peut s’en sortir dans les urnes.  

Là aussi, ce n’est pas non plus tout-à-fait exact. Certes, Gerhard Schröder signe une remontée incroyable pour remporter le scrutin, mais son impossiblité à constituer une alliance avec le reste de la gauche le contraint à négocier avec la droite. Au final, il laissera la place de chancelier à Angela Merkel et démissionnera du Bundestag.  

Et c’est sans compter sur les défaites du SPD aux élections locales entre 2003 et 2005. Le parti de Gerhard Schröder s’est vu concurrencer par la gauche de la gauche, ainsi que par l’extrême droite. Le 19 septembre 2004, en Saxe, par exemple, le SPD n’obtient que 10% des suffrages, soit 0,2 points de plus que le NPD (extrême droite).  

Aujourd’hui, le SPD profite de l’impopularité de la coalition de centre-droit d’Angela Merkel, à bout de souffle, à un an des élections générales. Mais, une chose est sûre, le SPD, qui a perdu beaucoup d’adhérents, a eu du mal à tourner la page de la réforme imaginée par Gerhard Schröder. 

En prenant exemple sur l’ex-chancelier, Nicolas Sarkozy risque bien de précipiter l’UMP dans pareille spirale.  

29 janvier 2012

Bruno Le Maire à l’heure des doutes

Lu initialement sur L’Express.fr

Bruno Le Maire va faire connaître, ce samedi, les projet de l’UMP, soumis au vote des militants, lors d’un conseil national. Mais depuis qu’on lui a confié le poste de rédacteur du projet du parti, il cultive sa différence dans les propositions. 

Ce samedi, le conseil national de l’UMP aura un drôle de goût pour Bruno Le Maire. Le ministre de l’Agriculture doit en effet y présenter les propositions du parti pour le candidat de la majorité. L’aboutissement de plusieurs mois de travail au service du collectif. 

L’heure n’est pourtant pas à l’auto-satisfaction, plutôt aux doutes. Ces dernières semaines, on l’a vu faire entendre sa différence sur plusieurs sujets, sur la TVA ou la loi sur le génocide arménien. S’il réaffirme « une grande loyauté » envers Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire revendique « un ton singulier ». « Je reste déterminé à défendre mes idées, je ne suis pas un petit robot », explique-t-il à LEXPRESS.fr.  

Surtout, le 16 janvier, il brise un tabou dans une interview accordée à Libération. Le bilan de Nicolas Sarkozy? « Il est bon, mais il faut reconnaître les erreurs », explique-t-il, ciblant, parmi les « échecs » du quinquennat le bouclier fiscal, le débat sur l’identité nationale, ainsi que la hausse du chômage…  

Si le député de la Droite populaireLionnel Luca lui conseille de démissionner, Jean-François Copé préfère minorer. « Personnellement, je ne verse ni dans le triomphalisme, ni dans l’auto-flagellation. Mais après tout, chacun fait comme il le sent », glisse le secrétaire général de l’UMP. 

Pour un membre du gouvernement, les choses sont simples: Bruno Le Maire ne croit plus à la victoire. « Il est convaincu que le président veut avoir raison contre tous et que le syndrome CPE le guette », précise ce ministre. A en croire cette même source, le ministre n’est pas tendre avec le chef de l’Etat. Il estime que le président de la République n’écoute plus qu’une poignée de conseillers de l’Elysée, à l’origine des choix qu’il annoncera dimanche soir à la télévision. Parmi eux: les sondeurs Patrick Buisson et Pierre Giacometti. « A moins d’un miracle, il juge que le lien entre les Français et le président est irrémédiablement abîmé. » 

Y aurait-il quelque amertume chez l’ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin? Bien que pensant avoir réussi à l’Agriculture -il se compare volontiers à son illustre prédécesseur Jacques Chirac dans ce domaine- il a échoué en juin 2011 à obtenir le ministère de l’Economie que le chef de l’Etat lui avait pourtant promis. Pire, c’est son « ami » François Baroin qui obtient le poste… 

A partir de ce moment-là, Bruno Le Maire commence à cultiver sa différence sur le fond, alors qu’il est censé plancher sur le projet de l’UMP, avec l’aide de Jean-François Copé.  

Début septembre, la première mouture du projet UMP qu’il a présentée à Marseille, a fortement déplu. « Oui, cela a été difficile, le projet a été très critiqué », se souvient Bruno Le Maire. Les deux mesures, qu’il prône encore aujourd’hui, ont finalement été retirées du texte, faute d’unanimité: la fiscalisation des allocations familiales et une baisse des allocations chômage des cadres. 

« Je n’ai jamais voulu faire du bruit », assure, aujourd’hui, le ministre, tout de même décu de ne pas avoir pu « aller plus loin » avec ses « idées nouvelles ». Pour ne pas « diviser », il a donc préfèré faire machine arrière pour que, dit-il à Europe 1 le 5 septembre, « la philosophie du projet rassemble l’ensemble des sensibilités de notre famille politique. » Comme un parfum de résignation… 

28 janvier 2012

Sarkozy et l’environnement: du Grenelle au désamour?

Lu initialement sur L’Express.fr

Nathalie Kosciusko-Morizet va défendre, ce samedi, son Grenelle de l’environnement auprès de l’association France Nature environnement. L’occasion pour LEXPRESS.fr de revenir sur l’intérêt de Nicolas Sarkozy pour les questions écologiques. 

Elle aura à coeur de défendre le bilan de « son » Grenelle. Nathalie Kosciusko-Morizet s’apprête à passer, ce samedi, un oral de quinze minutes auprès de l’association France Nature Environnement (FNE). Sur le modèle de ce qu’avait fait Nicolas Hulot en 2007 avec son « pacte écologique », FNE veut entendre ce que les candidats à la présidentielle ont à dire sur le sujet de l’écologie. 

La tâche est lourde pour NKM, tant Nicolas Sarkozy s’est éloigné de ses premières amours pour le développement durable, matérialisées par le Grenelle de l’environnement. En mars 2010, le chef de l’Etat lâchait même: « L’environnement, ça commence à bien faire ». Et début janvier 2012, il critiquait les règles écologiques administratives trop « tatillonnes ». 

La ministre de l’Ecologie préférera certainement insister sur les prochains mois, voire sur le prochain quinquennat en cas de victoire de Nicolas Sarkozy en mai prochain. Pour le moment, l’UMP ne propose rien de plus que « la poursuite du travail du Grenelle », perçu comme une « révolution » au parti majoritaire, comme l’affirme le député sarkozyste Alain Gest. « La Cour des comptes nous a même reprochés d’avoir vu trop grand, notamment sur les transports et les économies d’énergie », claironne l’élu de la Somme, chargé des questions d’énergie à l’UMP.  

Son collègue des Bouches-du-Rhône, Eric Diard, qui s’occupe des questions d’écologie, se félicite, lui, de la création de « la taxe sur les véhicules bonus-malus qui a fait que la France possède désormais le parc automobiles le moins polluant d’Europe. » A propos du Grenelle, « le bilan est parfois mitigé, admet l’élu. La réduction des déchets avance lentement, par exemple. Mais ce n’est pas en six mois que cela se joue, il faudra attendre plusieurs années ».  

Un bilan « mitigé »

Le rapporteur de la loi Grenelle II, le député radical Bertrand Pancher, abonde en ce sens. « Il y a eu des avancées » mais « la France pourrait mieux faire ».  

« Des décisions sont prises au niveau national sans toujours se préoccuper des caractéristiques des territoires », avance cet élu de la Meuse. Qui prend l’exemple de l’obligation d’installer devant chaque cours d’eau une bande de plantation ou d’herbes: « Il est parfois dur d’appliquer cette règle en raison de certains terrains drainés. »  

Autre difficulté évoquée par l’élu radical: l’opposition des habitants à l’installation d’éoliennes terrestres qui augmentent petit à petit. « Dans ma circonscription de Bar-le-Duc, explique Pancher, il y en a presque 300, ce qui pose des problèmes de télévision et de nuisances visuelles. » 

L’installation de cette source d’énergie sur le territoire français reste toutefois insuffisante, selon Jean-Louis Bel, président du syndicat des énergies renouvelables. « Il ne faut pas confondre déception et impatience », sourit Eric Diard.  

Des mesures fiscales incitatives dans le projet UMP

Des couacs, il y en a eu et il y en aura toujours, compte tenu de l’ampleur des décisions actées dans le Grenelle. La Cour des comptes en a retenu un majeur dans un rapport récent, qui critique le volet fiscal du Grenelle « pas respecté, incohérent, (et) inefficace ». « On a échoué sur la taxe carbone, admet Eric Diard, mais ce n’est pas de notre faute, le Conseil constitutionnel a censuré le texte. » 

Plus que le contenu même du Grenelle, ce sont les récents propos du chef de l’Etat, qui interpellent les associations. France nature environnement a très certainement hâte d’entendre ce que Nicolas Sarkozy, par le biais de NKM, a à leur dire.

P.L

23 janvier 2012

A quoi ressemblera le débat de François Hollande sur l’énergie?

Lu initialement sur L’Express.fr

Hollande propose l’ouverture « d’un débat sur l’avenir de l’énergie en France » au début de son mandat présidentiel. Quelle sorte de consultation? Avec quels acteurs? Les écolos sont sceptiques.

François Hollande a surpris, dimanche après-midi au Bourget, en dévoilant un pan de son programme. Ainsi sur l’énergie, il souhaite mettre en place, si les Français lui confient mandat, « un plan d’économie d’énergie » et, surtout, « un débat sur l’avenir de l’énergie en France ».

« Il faut en effet mobiliser le plus grand nombre, faire de la pédagogie », précise François Brottes, chargé des questions de l’énergie pour le candidat socialiste. Ce député de l’Isère, coprésident d’un groupe d’études sur les énergies de l’Assemblée nationale, évoque une consultation des citoyens « très vite » après l’éventuelle élection de François Hollande. Et ce « en vue d’expliquer aux gens comment nous pouvons contrôler la consommation d’énergie », « accompagner les familles pour qu’elles modifient leur comportement ».

S’agit-il d’inviter les Français à éteindre leur lumière dans une pièce non occupée? Pas seulement, sourit François Brottes: « Baisser la température des radiateurs, la nuit, aussi. » Plus sérieusement, « sans compréhension des Français, sans responsabilisation des consommateurs, il n’y aura pas d’économie de consommations d’énergie. »

Qu’en pensent les Verts? « Hollande évolue dans le bon sens, modestement, glisse Sergio Coronado, directeur de la stratégie et de la communication d’Eva Joly. Les écolos ont toujours été favorables aux débats. Mais si Hollande ne prend pas position, cela ne sert à rien. Car il ne s’agit pas seulement de montrer aux Français comment moins consommer. »

L’écologiste songe alors à la proposition de Jean-Luc Mélenchon d’organiser un débat sur les centrales nucléaires: « Les Français ne sont pas des zozos, ils ont un avis sur la sortie de l’atome, tacle-t-il. On peut leur poser la question. »

Mais une consultation populaire en vue de l’organisation d’un référendum, le PS n’en veut pas. « C’est un sujet complexe, on ne peut pas simplifier en posant la question aux Français, sur le nucléaire », explique François Brottes.

Le temps législatif et le temps du débat

Le député PS reconnait que les modalités précises du débat ne sont pas encore arrêtées. Toutefois, une chose est sûre: « Il faudra mettre autour d’une table associations, consommateurs, ainsi qu’opérateurs pendant quelques mois. »

Mais comment arrêter un certain nombre de mesures avant l’élection et en même temps proposer une consultation? Cela peut-il faire évoluer les propositions du candidat après son éventuelle victoire, le 6 mai 2012?

Oui, confie François Brottes, le débat pourra conduire à des « ajustements » dans le projet du candidat. « Si nous trouvons des chemins plus adéquats pour parvenir aux objectifs de François Hollande, il est possible qu’il y ait quelques changements. Tout dépend des collectivités locales qui seront aussi impliquées dans cette consultation. »

En revanche, assure François Brottes, comme « il faut aller vite sur certains points, on n’attendra pas l’issue du débat pour débuter le temps législatif ».

Quelles mesures seront prioritaires au Parlement? Pour le savoir, il faut attendre quelques jours encore.Hollande présentera son programme détaillé et chiffré, ce jeudi. Patience, donc…

PL

19 janvier 2012

Bayrou: 2007-2012, même combat?

Publié par canarddeletang dans Non classé

Lu initialement sur l’express.fr

Il y a cinq ans, le centriste avait bondi de 9% en janvier à plus de 20% d’intentions de vote début mars. Il avait alors profité des faiblesses de la candidate PS. Comme en 2012? 

Le mois de janvier n’est pas terminé et François Bayrou nage en pleine euphorie, avec près de 15% dans les sondages.  

A la même période, en 2007, le candidat centriste n’était crédité que de 9 à 12%, selon les instituts de sondages. Mais « c’est à ce moment-là qu’on a commencé à y croire, à observer une dynamique Bayrou », se rappelle Marielle de Sarnez, interrogée par LEXPRESS.fr. 

L’évolution des sondages lui a donné raison. En février 2007, un peu plus de la moitié des Français espèrent sa qualification au deuxième tour. Et il monte dans les intentions de vote jusqu’à talonner son adversaire socialiste, Ségolène Royal, début mars, avec plus de 20%.  

L’Ifop, le 9 mars 2007, donne même le centriste à 23%, soit au même niveau que son adversaire du PS. Un scénario auquel l’entourage du candidat assure n’avoir jamais cru: « François Bayrou se situait plutôt autour de 18-19 %, et donc un peu plus bas que Royal. »  

« Bravitude », en Chine, épisode Besson, bisbilles avec les éléphants socialistes…: ce sont les erreurs de la candidate PS qui ont favorisé l’essor du Béarnais. « François Bayrou a d’abord profité de la faiblesse de Ségolène Royal », admet le fidèle bras droit du centriste. Cette position, Jérôme Sainte-Marie, alors chez BVA, la partageait en mars 2007: « Ce sont les doutes des Français sur la crédibilité de Ségolène Royal » qui ont fait monter Bayrou, expliquait le politologue. 

« Je n’étais pas prêt en 2007″

Face à la menace Bayrou, Ségolène Royal et la majorité de droite décident de riposter. Le 28 mars, la candidate socialiste moque, dans les colonnes de Libération, le représentant du « ni droite-ni gauche, qui masque son immobilisme le plus absolu ». Le ministre des Affaires étrangères de l’époque assure, lui, que le projet du candidat UDF « mène à l’impasse ou, pire, à la crise de régime ». Son nom? Philippe Douste-Blazy [qui, en 2012 a décidé de soutenir... Bayrou].  

Pari Paillé-Bayrou

2007-2012, même schéma, même résultat? « Ce n’est pas arithmétique, soutient Marielle de Sarnez, un mauvais candidat ne profite pas de la faiblesse de ses adversaires. Il faut qu’il soit bon. Et François Bayrou l’a été, soutient sa fidèle conseillère. Qui ajoute toutefois: « Il était moins apaisé et mature qu’aujourd’hui. » 

« Peut-être n’étais-je pas tout à fait prêt en 2007, résume le candidat dans une interview accordée au Figaro Magazine Les Français non plus. »

PL

18 janvier 2012

Le PS sanctionne un anti-Royal socialiste

Publié par canarddeletang dans Non classé

Lu initialement sur l’express.fr

Olivier Falorni s’oppose au parachutage de Ségolène Royal à la Rochelle et veut se présenter contre elle. Ce patron de la fédération de Charente-Maritime ne sera pas mandataire de François Hollande dans son département. 

Olivier Falorni refuse de soutenir la candidature aux législatives de Ségolène Royal? Le Parti socialiste le punit. Le patron des socialistes de Charente-Maritime a reçu un courrier du directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, pour le prévenir qu’il n’était pas le mandataire du candidat dans ce département.  

« Ce n’est pas justifié », se plaint-il, interrogé par LEXPRESS.fr. Cette mission revient, en effet, au secrétaire fédéral. Mais la direction du PS lui préfère Maxime Bono, le maire de La Rochelle… et soutien de Ségolène Royal

Olivier Falorni, en colère, ne veut pas se laisser faire. Il n’a « pas encore pris sa décision », mais l’élu envisage sérieusement de se présenter face à son adversaire: « Elle avait peur de m’affronter, soutient le socialiste, alors elle a annulé l’organisation d’une primaire prévue au mois de décembre, quatre jours avant le scrutin. »  

« Nommée candidate de manière non démocratique »

Selon lui, l’ancienne candidate à la présidentielle aurait fait « du chantage auprès de la direction du PS pour arriver à ses fins ». C’est aussi elle qui serait à l’origine du courrier qu’il a reçu: « Elle a été nommée candidate de manière anti-démocratique et elle veut dorénavant annuler mon élection à la tête de la fédération socialiste, qui a eu lieu voilà deux ans. » Et Falorni de tacler Ségolène Royal, chantre de « la démocratie participative »: « On voit là son vrai visage. » 

Celui qui aura 40 ans en 2012, estime avoir le soutien des militants pour pouvoir se présenter. Il se base sur un sondage de l’Ifop, publié le 6 décembre dernier, qui montre que 62% des électeurs de la circonscription n’approuvent pas la désignation de Ségolène Royal dans sa circonscription convoitée, facile à gagner pour la gauche.  

PL

17 janvier 2012

Montebourg se lance dans la campagne de Hollande

Publié par canarddeletang dans Non classé

Lu intialement sur l’express.fr

François Hollande a trouvé l’astuce pour intégrer Arnaud Montebourg dans sa campagne. Celui-ci, en bon défenseur de la réindustrialisation, fera un tour de France des usines. Tout en créant un mouvement pour défendre ses idées. 

« Je ne suis plus le candidat, mais derrière le candidat. » Arnaud Montebourg l’a assuré, ce mercredi matin, sur Europe 1. Promis, il soutient François Hollande. La preuve? Il démarre, cette semaine, une mission que lui a confiée le prétendant à l’Elysée.  

Celui qui ne figure pas dans l’organigramme de l’équipe de campagne, entame, ce jeudi, un tour de France dans les usines, où est passé le chef de l’Etat. Il fera plus d’un déplacement par semaine.  

Le député PS a cherché le meilleur moyen de faire fructifier son succès de la primaire. Avec ce tour de France, il soutient François Hollande, porte ses idées de démondialisation, tout en préservant son indépendance. Une liberté qu’il entend prolonger grâce au mouvement qu’il lancera le 4 février prochain, un moyen de faire vivre ses idées, « novatrices », veut-il croire, et « complémentaires à François Hollande ».  

La naissance de ce club, nommé « la Rose et le Réséda », d’après le titre d’un poème d’Aragon, est acté depuis le résultat de la primaire, qui l’a hissé sur la troisième marche du podium, devant Ségolène Royal. 

« L’obsession de l’anti-hollandisme »

Après ses 17% des voix au premier tour, Arnaud Montebourg a mis du temps à trouver sa place au sein de la campagne socialiste.  

Le rapprochement entre Hollande et Montebourg aurait été scellé lors d’un déplacement, début décembre, au Creusot, en Saône-et-Loire, pour parler « patriotisme industriel ». Il s’est d’ailleurs « réjoui » dans Les Echos, le 9 janvier, que François Hollande s’empare de ce thème.  

Et le député de Saône-et-Loire s’est amusé, le 10 janvier, à parler d’obsession de l’anti-hollandisme » pour fustiger les critiques du Premier ministre à l’encontre de l’ancien Premier secrétaire du PS. Comme pour appuyer son soutien au candidat. 

Il faut le dire: les colères d’Arnaud Montebourg contre la fédération du Nord-Pas-de-Calais ou contre l’accord PS-EELV dans son département ont pu déranger la campagne de François Hollande.  

Il était même prêt, avait-il menacé, à quitter le navire PS, mais le porte-parole, Benoît Hamon a écarté l’hypothèse de l’ »exclusion » de son camarade de l’aile gauche du Parti socialiste. 

P.L

17 janvier 2012

« Il ne faut rien attendre d’un sommet électoraliste »

Publié par canarddeletang dans ministres-gouvernement, Parlement, politique francaise
Publié initialement sur L’Express.fr

Nicolas Sarkozy organise, ce mercredi, un sommet social. A l’occasion, le chef de l’Etat accueillera les partenaires sociaux. S’il ne fallait prendre qu’une mesure pour lutter contre la crise, quelle serait-elle ?

Regarder la vidéo en cliquant ici.

 

P.L

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