le Canard de l’Etang

10 avril 2012

Et Bayrou continua de chuter

François Bayrou, crédité de 9,5% dans deux sondages ce mardi, poursuit sa chute. Les partisans du candidat du Mouvement démocrate en viennent à espérer que, dans l’isoloir, les Français revoient leur choix. 

Lu initialement sur L’Express.fr

 

François Bayrou poursuit sa chute libre. Le premier tour approche et le candidat du MoDem dégringole. Deux sondages d’Ipsos et de l’Ifop, parus ce mardi matin, le créditent de 9,5%. L’homme des 18,5% des voix en 2007 serait-il sur le point de réitérer son score de 2002, soit 6,84%?  

Le Béarnais assure ne pas avoir les yeux rivés sur les enquêtes d’opinion et poursuit sa campagne comme si de rien n’était. Encore ce week-end, il sillonnait l’île de La Réunion, alors que ses concurrents se reposaient pour les fêtes de Pâques. Et, ce mardi, il rencontre des Français à Rouen. 

« Je parle des sujets qui intéressent les Français, au contraire de mes opposants », martèle le candidat centriste, à longueur d’interviews, alors qu’en 2007, il aimait taper sur les instituts de sondage. Parmi ses proches, officiellement, aucune raison de s’inquiéter: « La baisse des sondages, assure la sénatrice centriste, Jacqueline Gourrault, me donne la pêche, me donne encore plus envie de me battre pour mes idées. » 

Mais pourquoi ce candidat, « populaire », selon cette élue du Loir-et-Cher, stagne-t-il ainsi depuis des semaines? « Je ne sais pas », souffle-t-elle, avant d’ajouter, pleine d’espoir: « Il fera un peu plus que ce qu’on lui prédit. » Yann Wehrling, porte-parole du MoDem, abonde en ce sens: « Les Français se décident toujours au dernier moment, les marges d’erreur des sondages sont importantes, et à part Mélenchon, personne ne grimpe vraiment dans les intentions de vote. »  

« Le paradoxe » Bayrou

S’il obtient entre « 12 et 15% », en tout cas, Nicolas Sarkozy, qui a besoin de ses électeurs, pourrait, a-t-il confié en petit comité, le nommer à Matignon ou à un poste de ministre d’Etat. 

Or, pour l’instant, le centriste n’en est plus là. Pierre Albertini, ancien maire de Rouen, pense savoir pourquoi : « On n’a pas réussi à faire comprendre qu’il fallait faire un effort au niveau des finances publiques immédiatement ». « Si d’autres candidats n’avaient pas été dans le déni et avaient évoqué les problèmes économiques de la France, la dette et l’emploi, comme François Bayrou, il aurait été mieux placé dans les sondages », pense Yann Wehrling. La faute des autres, donc? « Il a fait du mieux qu’il a pu », sourit-il. 

Le thème du « produire en France », chère au centriste, a pourtant été abordé dans le débat public: « Oui, je suis d’accord, les propositions du candidat Bayrou sont d’ailleurs appréciés, se réjouit Yann Wehrling, mais c’est vrai que cela ne se voit pas dans les intentions de vote », dit-il, évoquant ainsi un « paradoxe ».  

« Même si les Français veulent entendre la vérité sur les comptes publics, par exemple, précise Jean-Luc Bennahmias, écolo du centre, ils préféreront toujours quelqu’un qui pourra leur dire: ‘je vous promets de dépenser…’ » 

Fatalistes bayrouistes… 

PL

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