le Canard de l’Etang

26 février 2009

le canard se rebiffe

 

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Lit de justice de Sarko Ier. Les heures passent et la polémique enfle. En cause, la nomination de François Pérol à la tête des banques qui viennent de s’unir, Caisses d’épargne et Banques populaires.

L’affaire serait sûrement passée inaperçue, si le nouveau patron, proche de Sarko, n’était pas secrétaire général adjoint du Château chargé de l’économie, et s’il n’avait pas collaboré au projet de fusion.

Pourtant, « il est interdit à un agent public de rejoindre une entreprise privée lorsque ses fonctions publiques effectivement exercées a cours des trois dernières années précédant son départ l’ont conduit (…) à proposer directement à l’autorité compétente des décisions relatives à des opérations réalisées par cette entreprise ou formulé un avis sur de telles décisions »[1].

François Bayrou  affirme à juste titre que le président de la République a menti, lorsqu’il prétend avoir saisi la Commission de déontologie, alors que celle-ci ne s’est même « pas réunie ».Pas encore, en tout cas, cher leader du mouvement centriste orange!

Selon l’Elysée, qui tente de se rattraper auprès de l’opinion publique, l’accord avait été obtenu « via une lettre du président de la commission, Olivier Fouquet ». Claude Guéant sur LCI : le Petit Nicolas « n’a pas menti, il a utilisé un raccourci. François Pérol et moi-même avons saisi le président de la commission». Ce qui se traduit, de façon approximative par un lit de justice de Sarko 1er. Car l’avis personnel d’Olivier Fouquet ne ressemble pas forcément aux « conclusions » de ladite commission…

Claude Guéant s’interroge. « Pourquoi la Commission se réunirait ? » Oui, pourquoi, d’ailleurs ? Sylvie Pierre Brossolette du Point explique que la commission approuve les attributions « 9 fois sur 10 ». Une réunion inutile en somme. Et facultative, en plus!

 

 

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Sarko stressé. Analyse des chiffres du chômage du mois de janvier (catastrophique, puisque  toutes les générations sont touchées par la crise), réunion de François Fillon et Valérie Pécresse avec les représentants de la Conférence des présidents des universités, préparation d’une autre nomination, cette fois-ci d’un commissaire français  à Cuba, conclusions de la commission Balladur, chargé de réfléchir sur la  réforme des collectivités locales, et poursuite des négociations en Outre-mer

 

 

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L’ouverture politique se poursuit. Un ancien ministre de Jospin s’est vu attribué une tâche ingrate (ou pas). Un socialiste de cœur brisé, ou un sarkozyste durant ses heures perdues. J’ai nommé Jack Lang. Il rencontrera incessamment sous peu des responsables Cubains, pour évoquer l’avenir des relations franco-cubaines.

 

 

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Edouard Balladur veut réduire le nombre de régions de 22 à 15. Sont évoqués la fusion des deux Normandie, le rapprochement des deux départements alsaciens, la suppression de la Picardie, le rattachement du département de Loire-Atlantique à la Bretagne, l’union de la Franche-Comté et de la Bourgogne, le mariage entre Rhône-Alpes et Auvergne. Certains imposteurs (ironie) évoquent des propositions « stupides » (Claude Gewerc, président PS du conseil régional de Picardie) Ah la province ingrate ! (Ironie, encore)…

Nationalisme régional. Michel Guiniot, président FN au Conseil régional de Picardie, le 11.02 : « Notre région qui a vu naître la France avec Clovis et Pépin le Bref à Soissons, Charles le Chauve à Compiègne, Charlemagne et Hugues Capet à Noyon, Jeanne d’Arc à Compiègne n’est pas un territoire que l’on peut écarteler. Le peuple de Picardie n’a pas vocation à disparaître par un éparpillement dans les régions limitrophes afin de satisfaire les fantasmes et les errements de politiciens parisiens incapables de régler les problèmes des Français. » A bas les Jacobins ! (ironie toujours)


 

 

[1] Frédéric Lemaître, journaliste au Monde, au service éco l’explique noir sur blanc sur son blog

12 février 2009

Les « Républicains des deux rives »

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Quand un souverainiste de droite s’allie avec une gaulliste de gauche. Tel est l’étrange scénario qui vient de se réaliser, à Paris. Nicolas Dupont-Aignan (NDA), président de Debout la République a présenté, le 10 février ses têtes de liste, en vue des élections européennes.

 

Une ancienne militante chevènementiste, Christine Tasin sera deuxième sur la liste Ouest. Le gaulliste prône une « union des Républicains des deux rives ». Comprendre ici, gauche et droite.

 

« La France réintègre l’Otan : bonjour, messieurs les traîtres  (…) Ou comment devenir le chien-chien  des Américains. Sarkozy a osé. Sarkozy l’a fait. Adieu notre souveraineté, adieu la possibilité de dire non à une guerre absurde et aux  conséquences dramatiques comme celle d’Irak. ». Un discours de général de Gaulle ? Non, un extrait du blog de Christine Tasin, républicaine de gauche, et issue du MRC.

 

Le leader du Mouvement Républicain et Citoyen n’est pas non plus fan de la tentative du président de la République de réintégrer le commandement de l’OTAN. Jean-Pierre Chevènement fustige également  l’envoi supplémentaire de 700 soldats français en Afghanistan. « Une mécanique qui réduira obligatoirement notre marge d’indépendance », estime t-il, sur Public Sénat.

 

 Nicolas Dupont-Aignan, ex UMP et le sosie de Mister Bean partagent quelques points de vue, comme le refus du  Traité européen de Lisbonne et l’anti-atlantisme non négligeable. D’où le rapprochement entre Debout la République et le MRC pour les Européennes.

 

Mais où se cache Jean-Pierre Chevènement, alias JPC ? Pourquoi les deux hommes ne font-ils pas campagne en binôme, comme ils l’avaient fait, en décembre 2007, pour quémander un nouveau référendum sur le Traité européen ? Pourquoi ne pas aller au bout de l’idée de fusion des « Républicains des deux rives » (le temps d’une élection), afin de proposer « une Europe qui respecte »  (Dupont-Aignan) ses citoyens ?

29 janvier 2009

François Bayrou : « je marche seul »

 

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On n’avait pas entendu le célèbre titre de Jean-Jacques Goldmann, « je marche seul » depuis bien longtemps. Aujourd’hui, le morceau des années 80 aide à comprendre l’actualité de François Bayrou. Malheureusement ? Peut-être.

Le troisième homme de la dernière Présidentielle semble se chercher désespérément des amis. Et des personnes acceptant de porter le titre Modem, pour les prochaines élections européennes. Le temps presse. François Bayrou annoncera le 8 février le début de sa campagne et fera connaître le nom de chaque candidat.

Pour l’instant, seuls Marielle de Sarnez, Jean Luc Bennahmias, Corine Lepage, Jean-François Kahn sont sûrs de figurer sur des listes Modem. La magistrate Eva Joly a retourné sa veste, et rejoint Daniel Cohn-Bendit. L’ex ministre de Dominique de Villepin, Azous Begag, est pressenti, mais rien n’est sûr. Celui-ci veut mener la liste sud-est du mouvement.

Mardi dernier, au grand plaisir de Martine Aubry, François Bayrou a signé la motion de censure du PS à l’Assemblée nationale, visant à manifester contre la « transgression des principes de séparation des pouvoirs » et « la multiplication des atteintes aux libertés ». Bayrou, un défenseur des valeurs humanistes, c’est beau.

Au-delà du symbole, les trois députés du Mouvement démocrate, installés chez les non-inscrits du palais Bourbon (aux côtés de deux villièristes et d’un gaulliste !)n’ont pas beaucoup d’influence. La motion des Eléphants roses a été logiquement rejetée. Mais seul le geste compte, non ?

Depuis mai 2007, François Bayrou, fort de sa popularité, en dépit de sa solitude s’est trouvé une mission : devenir le meilleur opposant du sarkozysme, ravir la place à la gauche, et pourquoi pas espérer de passer le second tour de la présidentielle, en 2012.

Lors des municipales de mars dernier, il a accepté plusieurs listes communes avec la gauche, afin de battre les droites locales. Mais des membres du Modem se sont aussi liés à des candidats de droite, comme à Bordeaux.

Le Béarnais, au centre, se tourne vers sa gauche, mais pas trop non plus. Il ne faut pas exagérer. Quand Sarko souhaite reformer le parti radical d’antan, en schisme[1] depuis plus de trente ans, Bayrou rejette, début janvier une proposition de Jean-Michel Baylet, président du parti radical de gauche. Le leader du PRG aurait voulu faire de listes communes avec le Modem pour les Européennes. Et en quelques sortes, rassembler le centre gauche, inexistant en France.

Le président du Modem a repoussé l’idée, estimant que le PRG  reste trop souvent entre les pattes de l’ogre socialiste. En un mot, c’est une formation politique non « indépendante » (du PS). Mais, diable, que veut-il ?

François Bayrou cherche à promouvoir des partis politiques indépendants de l’UMP et du PS. Créer un véritable centre français, autour de sa personne. Bien entendu, il aimerait que le PRG devienne Modem pour de bon. Et pendant qu’on y est, que les Socialistes se métamorphosent en Démocrates. Mais ce n’est pas possible. Du coup, il « marche seul, sans témoin, sans personne »…

 


 

 

[1] Le petit Nicolas voudrait une réunification entre le parti radial valoisien de droite, cher à Jean-Louis Borloo, et le PRG de Baylet, pour titiller Bayrou.

27 janvier 2009

Rama Yade : à la lettre ?

 

 

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Comprendre. S’expliquer. Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme a rendez vous avec le président de la République, demain, juste après le Conseil des ministres. « Mal aimée », comme dirait Claude François, elle souhaite sans doute éclaircir ses rapports avec Nicolas Sarkozy, qui selon certaines indiscrétions, ne cesse de la juger négativement.

Ah bon ? Et pourquoi, d’ailleurs ? L’icône médiatique de l’ouverture gouvernementale s’est permis de ne pas suivre à la lettre le diktat de l’Elysée. Le petit Nicolas lui avait demandé, auparavant de s’engager dans la campagne des Européennes de juin prochain. La « sous-ministre » a refusé d’être tête de liste en Ile de France. Au grand dam de Nicolas Sarkozy, qui s’est sans doute emporté comme si souvent au vent de la nouvelle. Une erreur, Rama…Ne jamais vexer le Président, leader incontesté des Français : un conseil non dénué de sens.

La secrétaire d’Etat ne souhaite s’investir qu’en politique française. L’Europe ne l’intéresse pas. Les élections, non plus. Elle se souvient de sa défaite aux dernières Municipales, à Colombes (mars 2008). Aurait-elle peur de s’incliner à nouveau ?

Aujourd’hui, Rama Yade préfère sauver son poste, si important à ses yeux. Elle attend « le pardon » présidentiel, comme l’écrit Arnaud Leparmentier sur le Monde.fr. L’obtiendra t-elle ? Pas si sûr.

Car ce n’est pas la première tension entre elle et l’Elysée. Rama Yade, une récidiviste, une habituée de diatribes ? Certes. La dernière bisbille en date concerne les révoltes tibétaines de 2008, autour de Lhassa. Celle-ci avait confié que le président de la République se rendrait à la cérémonie d’ouverture des JO pékinois sous certaines « conditions ». Peu maligne n’est ce pas ?

Une autre source de conflit, la visite, fin 2007 de Mouammar Khadafi en France. A l’origine de la dispute, une déclaration incendiaire dans le Parisien. L’homme du désert lybien « doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits ». Assez gonflé pour une ministre, non ?

Par ailleurs, Rama entretient une relation assez tumultueuse avec le ministre des Affaires étrangères. Bernard Kouchner, l’homme de gauche avait mis en lumière, le jour même du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme une contradiction entre la politique étrangère et les droits de l’homme. Sympa, l’ami ! De toute façon, les ministres ont l’habitude de s’entendre à merveille avec leur secrétaire d’Etat. Christine Boutin et Fadela Amara peuvent en témoigner aisément.

En attendant, Sarko ne devrait pas recevoir la « sous-ministre » Rama Yade avec des fleurs. Et encore moins lui faire écouter une chanson de sa femme Carlita.

C’est qu’il est déjà passé à autre chose. Nicolas a trouvé une autre victime, en la personne de Rachida Dati. La nouvelle maman de Zohra quittera le gouvernement en mai, afin de se concentrer, aux côtés de Michel Barnier sur les élections européennes. Elle, au moins suit les consignes de l’Elysée à la lettre.

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11 novembre 2008

candidature de Ségolène Royal au poste de patron du PS: La « porte du Frigidaire » est ouverte !

Ségolène Royal est-elle à nouveau candidate au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste ? Certains responsables le disent haut et fort, mais restent pourtant anonymes. Pourquoi ? Est-ce si difficile de le clamer ? Libération, le journal de la gauche a du mal à comprendre. Il n’est pas le seul. Le titre d’un article du 10/11/08, « Royal maintient le suspens » est assez révélateur de la confusion qui règne chez les sympathisants de gauche et toux ceux qui suivent, désemparés, les aventures des Eléphants roses…

Lundi 10 novembre, justement, à la veille de la journée des Poilus, Manuel Valls expliquait qu’elle avait le droit de se porter candidate. Elle est « légitime », étant donné son score obtenu auprès des militants, le 6 novembre (un peu plus de 29 % pour sa motion  qui est celle, aussi, de Gérard Collomb, le premier signataire).

Depuis quelques mois, le flou est complet : au mois de mai, elle estimait aspirer à ce poste ; seulement si les militants jugent sa candidature « utile ». Quatre mois plus tard, sur le plateau du 20h de TF1, elle affirmait à Claire Chazal mettre sa candidature au « Frigidaire ». Jolie expression, n’est-ce-pas ? Mais pourquoi, d’abord ? Pour éviter les « combats de personnes » ? Oui. Car elle espérait en premier le soutien des barons de la Ligne Claire, comme Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône ? De même.

Maintenant que son « ex-lover » François Hollande pense qu’elle doit faire des propositions aux responsables de chaque motion en lice au Congrès de Reims, elle sort de son frigo ?

On y comprend plus rien. Que veut-elle ? Etre secrétaire et former une nouvelle direction « rajeunie » du PS, ou devenir la première femme présidente de la France en 2012 ? Les deux sans doute? Après l’élection de Barack Obama, elle sent que  rien n’est impossible, que la France est prête à élire une femme à la tête de l’Etat. Julien Dray prévenait cependant à la Rochelle que si le PS se choisissait un premier secrétaire présidentiable, le parti serait mort et enterré…

En tous les cas, voici que le Monde confirme, le 11 novembre qu’elle est bien candidate au poste de premier secrétaire, pour remplacer le père de ses enfants, à la tête des Socialistes. François Hollande, partisan de l’ennemi Bertrand Delanoë s’est d’ailleurs emmêlé les pinceaux.  Il estimait au départ qu’elle n’était pas « majoritaire » (le maire de Tulles a raison, ), et qu’elle n’était pas la seule option (« tout sauf Royal ! »). Avant de changer d’avis, et de lui demander de rassembler tout le monde (chose qu’il n’a pas réussie, évidemment !).

C’est demain, mercredi 12 qu’elle devrait clarifier les choses. Elle a déjà expliqué qu’il était de son devoir de chercher le rassemblement et le consensus…On verra bien ! Une chose est sûre, la porte du  « Frigidaire » n’est plus verrouillée, comme avant !

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