le Canard de l’Etang

14 mai 2010

Délit de récidive socialiste

 

http://www.linternaute.com/actualite/politique/municipales/les-20-stars-des-municipales/opposition/images/manuel-valls.jpg

 

Souvent désignée comme la candidate « naturelle » de la gauche en 2012-outre DSK, cependant-, Martine Aubry tente, non sans mal, de mener la barque socialiste. Qui tangue parfois. Le désastreux congrès de Reims, qui avait fait des moult clivages un curieux spectacle hante encore. Les divisions internes au PS n’ont pas disparu comme par enchantement. Le cours reste instable…à l’instar des bourses européennes.

Et même si Jean-François Copé avait qualifié, au lendemain des régionales, cette opposition de « crédible », le parti socialiste n’est jamais à l’abri d’éventuelles rechutes incontrôlées.

 

Un pas en avant, deux pas en arrière

 

Et ce qui devait arriver, arriva… en particulier, avec la publication de la terrible tribune, signée Manuel Valls.  Le candidat à la présidentielle tacle dans le Monde sa Première secrétaire et la « société du care », qu’elle prône depuis quelques semaines. Le député socialiste de l’Essonne évoque, sans rire, « une vieille idée des années 1980 », un « recul pour la gauche ». En un mot, une « erreur profonde ».

Sûrement acclamé par la majorité présidentielle, le PS approcherait t-il une nouvelle zone du turbulence ?

 

P.L

13 avril 2010

Pour Nicolas Sarkozy, un entretien à la TV, ce n’est pas toujours cosy…

Pour Nicolas Sarkozy, un entretien à la TV, ce n’est pas toujours cosy… dans billet d'humeur 08207930-46ca-11df-bd38-e8f7f97f1192

Nicolas Sarkozy se rend aux Etats-Unis et vient  se faire interviewer sur le plateau télé de CBS, le « network » qui l’avait pourtant, en novembre 2007, déjà enquiquiné avec des questions non taquines sur son ex  Cécilia. En colère, il avait quitté le studio en plein entretien.

Cette fois-ci, il ne s’est pas énervé quand la journaliste a évoqué (à la fin, certes), au bout de trente minutes d’interview, la fameuse rumeur sur les infidélités du couple Sarkozy, véritable affaire d’Etat de la semaine dernière.

En France, autre temps, autre mœurs : le chef d’Etat ne se déplace pas pour répondre aux questions des journalistes télé. Il préfère rester au Château. Sauf exception, il est vrai.

Outre sa présence au 20h de Laurence Ferrari (TF1), le temps d’un entretien traditionnel (avant de répondre à un panel de Français), le président était venu à France 3 pour le 19/20. Or, quelques minutes avant le direct, il avait dû subir l’affront d’un technicien qui avait refusé de le saluer. Et des manifestants de France Télévisions l’avaient froidement accueilli à son arrivée.

Comme dirait Nicolas Sarkozy, être président de la République, ce n’est pas toujours « un métier facile »…

P.L

5 avril 2010

Villepin : des primaires UMP? Moi, jamais…

Dominique de Villepin ne souhaite pas participer à une primaire, au cas où il se présenterait à la présidentielle de 2012…

Dominique de Villepin

Au Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, l’ex-Premier ministre, jamais élu au suffrage universel se justifie : «  C’est totalement contraire à la tradition politique qui est la mienne. Quand on a des convictions et qu’on estime qu’on est bien placé pour les défendre, on les défend. On ne passe pas à travers des moulinettes pour entrer dans des procédures complexes« .Avant d’insister : « Ce n’est pas mon esprit et ce n’est pas l’esprit du gaullisme».

Oui, pas besoin d’un tour préliminaire avant le scrutin de la présidentielle pour faire de Galouzeau un prétendant officiel au trône de la 5e (République)!

Ce serait insulté les militants (comprendre, « le peuple de droite », comme dirait le nouveau France-Soir, un brin sarkozyste) de leur demander leur avis : ces derniers n’ont pas à lui apporter l’onction suprême, Villepin l’a déjà reçu…Non pas, par une élection, mais grâce au touché de Jacques Chirac, qui a, jadis, appliqué un peu d’huile sainte gaulienne sur lui…

Digne héritier du général de Gaulle, fidèle protégé de Jacques Chirac, rassembleur de cette famille « républicaine de droite », allergique au sarkozysme, Galouzeau est devenu, au fil du temps, LE candidat « gaulliste » par excellence…

Qui oserait clamer le contraire?

P.L

21 mars 2010

soirée électorale des régionales

Le Canard publie quelques petites phrases (amusantes ou pas) des politiques, lors de la soirée électorale du deuxième tour des régionales. Un scrutin que l’union de la gauche a gagné haut la main.

Daniel Cohn-Bendit à Eric Woerth, sur i-télé : « Je vous donne un conseil (renoncer au bouclier fiscal, en particulier) pour gagner (la prochaine fois)…c’est parce que vous portez une cravate verte ! »

Le même Daniel Cohn-Bendit, tout sourire : « il (Eric Woerth) a eu l’Alsace, mais pas la Lorraine… »

Eric Woerth à son ‘ami’ franco-allemand : « Les candidats de droite ont mouillé leur chemise » durant la campagne. Réponse de Dany le Vert : « Ah d’accord ! » Mais ils sont battus, excepté Philippe Richert, en Alsace (en ce qui concerne la métropole)…

 Audrey Pulvar, qui anime la soirée électorale sur i-télé : « Nous allons entendre Eric Besson (en duplex) »…Daniel Cohn-Bendit, commente, en riant : « l’entraîneur du FN »…

Eric Besson, quelques instants plus tard: « J’aurais aimé débattre avec Vincent Peillon (qui se trouve sur le plateau d’i-télé), en janvier dernier. L’eurodéputé socialiste s’était « dégonflé » selon Besson, le ministre du Débat national sur l’identité nationale, ajoutant au passage qu’il s’agirait de « sa nature ».

Déclaration de Ségolène Royal, réélue face à Dominique Bussereau (UMP et actuel secrétaire d’Etat aux Transports) avec plus de 61 % : « je salue mon adversaire »…que j’ai pourtant laminé (pense t-elle sûrement)…

Déclaration de Xavier Bertrand, patron de l’UMP (enfin, derrière Nicolas Sarkozy) : « Le grand chelem promis par la gauche n’a pas été réalisé. Nous avons conservé l’Alsace. Nous avons remporté la victoire sur l’île de La Réunion. Et nous attendons les résultats en Guyane. » En fait, s’ils obtiennent trois régions, ce sera un succès, non?

Jean-François Copé sur France 2 : « le PS devient audible, M. Hollande, il faut que vous assumiez… »

Georges Frêche, réélu confortablement en Languedoc-Roussillon, propose trés sérieusement « une minute de silence pour les partis tels qu’on les a connus au XXe siècle. » Il n’en fait pas partie de la génération d’hier?

Jean-Marie Le Pen ( qui a obtenu un peu plus de 22 %, selon les estimations), sur France 2, tacle la « coalition UMPS » qui n’a pas réussi à empêcher qu’ »un Français sur deux » ne se soit pas rendu aux urnes, en évoquant « une défaite du monde politique officiel ». Le Pen, un officieux?

P.L

20 mars 2010

l’UMP drague les écolos…à la veille du deuxième tour des régionales

Tout au long de l’entre-deux-tour des régionales, les membres de l’UMP n’ont cessé, tels des moutons, de clamer haut et fort que l’électorat écologiste ne se situait pas (forcément) à gauche. Selon eux, les militants des Verts votent aussi à droite…Et pour Nicolas Sarkozy.

Au Grand Journal, Frédéric Lefebvre donne ce chiffre époustouflant (s’appuyant sut un sondage du Parisien): « 61 % des écologistes s’opposent à la fusion (nationale, hormis en Bretagne) entre PS et Europe-Ecologie ». Au point d’envisager de rejoindre le parti présidentiel?

Oui, l’UMP lorgne sur les écolos…Une autre preuve, le porte-flingue du chef de l’Etat l’a donne: « nous sommes actifs dans le domaine de l’environnement ». Encore heureux : il s’agit du gouvernement.

Le Modem, un parti plus très branché…Une de ses vice-présidente, Corine Lepage, auto-proclamée écolo-humaniste vient de démissionner de cette formation politique. La cheftaine de Cap 21, petit mouvement environnementaliste, avait déja sucité l’ire de François Bayrou durant la campagne, en soutenant le candidat alsacien d’Europe Ecologie.

A la veille du deuxième tour, Lepage révèle (on s’en doutait) sa préférence : elle veut « voter à gauche » …Mince: je croyais, comme Frédéric Lefebvre que les écolos n’étaient pas que des gens de gauche…

P.L

10 mars 2010

journalistes enlevés : une rassemblement de soutien « pour ne pas les oublier »

Le Canard publie un papier dédié au départ à l’Express.fr. Le sujet  : un rassemblement de soutien à Paris aux deux journalistes retenus en otages en Afghanistan. Aucun politique n’était présent, bizarrement. Même pas un « homme de gauche », s’étonne Robert Ménard, ancienne figure de proue de Reporters Sans Frontières.

journalistes enlevés : une rassemblement de soutien

(photo, AFP)

Un rassemblement de soutien aux journalistes de France 3 et à leurs accompagnateurs afghans, retenus en otage à Kaboul depuis le 30 décembre dernier a eu lieu mardi 9 mars à l’initiative de Reporters sans frontières, les journalistes de la rédaction nationale de France 3 et la Société nationale des journalistes.  

« J’ai appris la nouvelle voilà une heure sur France Info. Je n’ai pas hésité à venir. », murmure Claude, sexagénaire à la moustache grise, debout dans une foule de 300 personnes, principalement des journalistes, qui s’est réunie ce 9 mars, place du Trocadéro, à Paris. Hervé et Stéphane, retenus en otage à Kaboul, « depuis 70 jours » sont de « bons journalistes », estime t-il, la voix rauque. Ce rassemblement de soutien « peut aider », ajoute t-il, comme au temps où Florence Aubenas était retenue à Bagdad » en 2005.

La reporter du Nouvel Observateur a fait le déplacement comme de nombreux confrères de France Télévisions et notamment de France 3. Un rassemblement utile, voire « indispensable », selon Stéphane, monteur et « petite main de la télévision » : « 70 jours de captivité, c’est long », souligne le cinquantenaire, avec un léger sourire.

« ne rien faire va leur causer du tort »

Regroupés en cercle, les manifestants discutent entre eux, rient même de bon cœur. Certains évoquent, alors, la raison de leur présence. « Soutenir sa famille », glisse Marc Dana, journaliste pour la troisième chaîne, proche de l’un de ces collègues enlevés avec qui il a travaillé à « Pièces à Convictions ». Le rassemblement prend la forme d’« une piqûre de rappel », explique t-il afin qu’ « on ne les oublie pas ». 

Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF abonde en ce sens autour des nombreuses caméras et devant quelques pancartes de soutien : « On ne va pas placarder leur portrait dans tous les coins de rues parisiennes, mais ne rien faire leur fera du tort ». Le successeur de Robert Ménard à la tête de l’association internationale n’oublie pas de remercier « ceux qui sont venus », évoque d’autres manifestations en France, comme à « Rennes, Montpellier ou à Lille ».

« Des propos grossiers, indignes, méprisables »

Unanimes, les journalistes s’accordent à dire que la discrétion médiatique a été utile pour le bon déroulement de la mission de sauvetage. Or, Claude Guéant a brisé ce silence. Sur Europe 1, le secrétaire général de l’Elysée a reconnu, à la mi-janvier, que l’enlèvement des deux journalistes avait suscité la colère de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat aurait dénoncé une « imprudence vraiment coupable » de leur part. Puis, Claude Guéant s’en est lui-même pris aux journalistes enlevés : « Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui du reste sont détournées de leurs missions principales. Je crois que (…) le scoop ne doit pas être recherché à tout prix », avait-il ajouté. Le général Gorgelin avait ensuite précisé que le coût des opérations menées jusqu’à présent s’était élevé à « plus de 10 millions d’euros ».

Serge Cimino, journaliste et représentant de la Société nationale des journalistes (SNJ) évoque ce mardi des propos « grossiers, indignes, méprisables » contre Hervé et Stéphane, deux « garçons courageux », selon lui. « La rédaction les soutient », conclut-il sous les applaudissements du public.

Les informations concernant les deux journalistes demeurent toutefois incertaines. Hervé  Morin, ministre de la Défense, a assuré le 2 mars détenir des « preuves de vie très récentes ». « On sait à peu près où ils sont retenus », indique Jean-François Julliard. Leurs geôliers seraient sûrement proches des talibans.

Elise Lucet, présentatrice de l’émission de France 3 « Pièces à Conviction » attend avec « impatience » des explications de la part de ses deux confrères « à leur retour ». Elle regrette de ne pas avoir été « présente » lors de la première mobilisation du 28 janvier dernier. Je ne pouvais pas, je présente le 13h sur la Deux ! »

Philippe Lesaffre

20 février 2010

Giscard joue à la bagarre des mots…sans briller

Valéry Giscard d'Estaing

VGE ne se gêne pas. Tacle sans vergogne. Invité du Grand Journal de Canal +, mercredi 17 février, l’ancien chef d’état se moque gentiment (ou pas) de ses successeurs.

D’abord, en répondant à Denisot qui l’interroge sur des éventuels points communs entre lui et Nicolas Sarkozy. L’ex-président n’en admet qu’un : avoir été élu, jeune (48 ans pour Valéry, 52 pour Nicolas). Pour le reste, aucune ressemblance, selon lui.

Giscard se targue, sans rire, de n’avoir « perdu » aucune élection durant son « septennat » (1974-1981). A cet instant, il pense sûrement à l’actuel locataire du Château. Mais ne le cite pas. Et n’évoque pas non plus les défaites de la majorité présidentielle depuis 2007.

Nicolas Sarkozy, élu depuis trois ans, a en effet subi deux revers électoraux : les municipales de 2008 (une certaine vague rose a englouti la France le soir du deuxième tour du scrutin, la gauche détenant après les deux tours quatorze des vingt plus grandes villes du pays), et du coup, les sénatoriales partielles (renouvellement d’un tiers des sièges) qui suivirent.

A quelques jours des régionales, d’ailleurs, les principaux sondages prévoient une victoire de l’opposition à la tête de vingt régions sur 22 en métropole depuis 2004.

Un problème, toutefois : au-delà de la pique amusante, Giscard s’emmêle les pinceaux. Car quelques souvenirs lointains se sont apparemment effacés. D’après lui, seul un scrutin eut lieu pendant son mandat : les législatives de1978 – que « nous avons gagnées ». Oups ! VGE souffrirait t-il d’une amnésie sélective ? Pourquoi ne mentionne t-il pas le revers des élections municipales de 1977, un scrutin remporté par les socialistes (alliés aux communistes) et qui marque le début du règne de Chirac à Paris ?

On l’a compris, l’utre victime de ses ires se nomme Jacques Chirac. Il fallait bien que son meilleur ennemi depuis toujours passe aussi à la moulinette. L’objet de sa pique ? La décision de l’ex-chef d’état de dissoudre la chambre basse du Parlement en 1997. Là, VGE agit avec brio. Sans être remarqué. Le sourire narquois. Comme si de rien n’était, il glisse, au milieu de son récit : « Je n’ai pas dissous l’Assemblée nationale car j’ai respecté toutes les structures. » Chirac, non ?

 P.L

10 février 2010

BHL veut DSK…ou pas

BHL veut DSK...ou pas dans billet d'humeur

 

BHL persiste et signe. Au Grand Journal, lundi 8 février, BHL évoque à nouveau « Grand Corps Malade ». Pas le slameur français mais le PS. Non sans rire, le philosophe pense à ces dirigeants, toujours autant préoccupés, semble t-il par « leurs mairies (et) carrières » politiques.

Selon BHL, les socialistes « gagneront » les régionales de mars prochain. En revanche, pour la présidentielle de 2012, c’est mal parti.

Comment y remédier ? En « s’alliant avec les amis de Daniel Cohn-Bendit et les centristes », le parti peut se transformer en un mouvement « progressiste », capable de battre Nicolas Sarkozy, glisse t-il, plein d’espoir.

Encore faut-il que les socialistes se trouvent un leader providentiel, un messie de gauche. D’après le philosophe, seul DSK peut remplir ce rôle. L’actuel président du FMI, absent de la scène politique française bat tous les records de popularité et de sondage…contre le chef de l’état. DSK, flatté par la presse avouait d’ailleurs, sur ce plateau de Canal, qu’il pourrait réfléchir à la question d’un retour tonitruant en Gaulle. Et d’une éventuelle candidature à la présidentielle, « le moment venu ».

En fait, BHL supportera le ou la candidat(e) officiel(le) des socialistes. DSK ou un(e) autre, peu importe, finalement. Dame Royal ? Il la soutient encore, même « si elle baisse dans les sondages ».

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P.L

9 février 2010

Tourner bride

le Canard de l’Etang publie un billet daté du 25 janvier 2010, rédigé à quelques minutes de l’intervention du chef de l’état, en direct sur TF1.

 http://tempsreel.nouvelobs.com/file/503552.jpg

Retourner sa veste. Dire une chose et son contraire. Quand on passe à la télévision, on peut aisément se désavouer. Jean-Michel Aphatie a pu s’en rendre compte, la semaine dernière.

L’intervieweur politique de RTL commentait ‘la spéciale Sarkozy’ de TF1, un entretien traditionnel face à Laurence Ferrari, suivi d’un dialogue avec onze Français lambda.

Première étape, « Médias, le magazine » (France 5). Jean-Michel Aphatie trouve l’idée judicieuse : interroger le président par une « journaliste professionnelle » puis par un panel de citoyens qui se servent du « vécu » pour poser des questions personnelles.

Renversement de vapeur deux jours plus tard, sur la chaîne cryptée. Au « Grand Journal », il se montre plus que sceptique à propos du concept de l’émission. Pourquoi questionner Nicolas Sarkozy en deux temps ? Après les questions d’actualité sur le plateau du 20h, les « onze footballeurs » ne trouveront pas forcément l’inspiration. Car les sujets majeurs du moment auront sans doute déjà été traités par le président.

Conclusion d’Aphatie face à Denisot, quelques minutes avant l’événement tant attendu : TF1 aurait dû faire « soit les Français, soit la journaliste ». Mais pas les deux.

 

P.L

8 février 2010

Eric Besson, sans sourire

 

François Fillon a déclaré que le débat sur l'identité nationale, qui vise à renforcer le pacte républicain, avait vocation à s'inscrire dans la durée et ferait l'objet d'un nouveau séminaire. Le Premier ministre a annoncé la création d'une commission, sous l'autorité du ministre de l'Immigration Eric Besson, qui réunira ainsi des historiens, sociologues et élus. (Reuters/Benoît Tessier)

Eric Besson ne montre guère ses sentiments aux médias. Reste impassible. Froid. Tendu face aux micros. A  sa sortie du séminaire sur l’identité nationale (suite au sulfureux débat), le ministre de l’Immigration ne semblait pas ravi.

Or il devait bien cacher sa joie, devant les journalistes de I-Télé. Pourquoi? Car son débat « se poursuit jusqu’à la fin du mandat » présidentiel. Besson souligne avec insistance le soutien du chef de l’état et du gouvernement à sa politique, vivement critiquée ces derniers temps.

L’ex-socialiste évoque aussi ses collègues qui ont montré leur volonté de poursuivre les discussions. Sous des angles un peu différents, cependant : Alain Joyandet (coopération) veut se pencher sur « la francophonie », Frédéric Mitterrand (culture) « sur l’exception française culturelle», glisse t-il en direct, presque déprimé. 

Sans le sourire, Besson présente ensuite les principales mesures du jour, destinées à « affermir le pacte républicain ». Parmi les propositions, la signature d’une charte des droits et devoirs des citoyens nécessaire pour l’acquisition de la nationalité et une réforme de la journée d’appel à la préparation de la défense.

 

P.L

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