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7 février 2011

Mouvements de jeunes des partis politiques : pourquoi faire ?

 

Article publié dans Marianne

A quoi sert vraiment un mouvement de jeunes ? Marianne a posé la question à des responsables de petits mouvements de jeunes. Porter la voix des aînés à outrance, se chercher d’éventuels nouveaux électeurs… Marquer sa différence ? A peine…

 

Louison

 

 

Dessin : Louison

 

 

« Quand je ne suis pas d’accord avec François (Bayrou), je lui dis, confie François-Xavier Pénicaud. Et il écoute. » Pour illustrer son propos, le président des Jeunes Démocrates cite le mouvement des retraites à l’automne dernier. Selon lui, le troisième homme de la présidentielle de 2007 ne comprenait pas pourquoi les jeunes descendaient dans la rue et il avait voulu lui expliquer que ces jeunes avaient battu le pavé pour une bonne raison : « Ils manifestent une inquiétude quant à leur insertion professionnelle », avait-il défendu à l’époque.

Le premier rôle serait-il alors de taper sur les chefs? Tous, peu importe les obédiences, insistent sur la présence d’un débat interne à la famille politique. Quitte à reconnaître des désaccords entre deux générations d’une même structure… Il faut pouvoir exister.


Au diapason et s’opposer pour s’opposer

 

(François-Xavier Pénicaud - photo : Charles Cadiet - cc)

(François-Xavier Pénicaud – photo : Charles Cadiet – cc)

 

 

D’abord, qui dit plus jeune, dit aussi plus ouvert sur des questions sociétales. Les Jeunes démocrates veulent se différencier du MoDem sur « l’homosexualité et l’euthanasie », jure François-Xavier Pénicaud, bénévole du MoDem. Les jeunes pour la France, eux, disent se distinguer « sur des mesurettes », comme lors du débat sur le travail du dimanche : Christophe Bentz, leur président – salarié -, était « pour », son parti contre.

Mais pas seulement : ils prétendent ne pas avoir toujours les  « mêmes analyses politiques », croit savoir Christophe Bentz… Son homologue des Radicaux de Gauche, Sandra-Élise Revieriego, abonde en ce sens et donne un exemple récent : « Lorsque Jean-Michel Baylet a évoqué dans une tribune la possibilité d’un Front républicain avec le Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo, nous lui avons exprimé notre désaccord. » La jeune femme, pas rémunérée par son parti, mais salariée dans une agence de communication publique, précise : « Le problème ? Le parti de Jean-Louis Borloo est intégré à l’UMP. »

Mais a-t-elle une chance de se faire écouter ? Pas sûr… Mais peu importe, finalement. Les beaux discours suffisent : « Les Jeunes démocrates portent la voix de la jeunesse auprès du MoDem et la voix du MoDem à la jeunesse », murmure François-Xavier Pénicaud. Sandra-Elise Reviriego parle des Jeunes Radicaux comme d’une « force de négociation et de proposition », pour les aînés du parti. Et Isabelle Ignace des Jeunes Solidaires d’avancer l’idée d’une « plus-value considérable » provenant de ces militants dans la fleur de l’âge.

Alors, s’opposer pour s’opposer ? Un peu… Car, au final, « ils restent de la même famille que leurs aînés, avec une doctrine, un projet et des valeurs communes », comme l’admet le Secrétaire général des Jeunes Communistes, Pierric Annoot. Et, « à 99% », les Jeunes démocrates ont les mêmes idées que François Bayrou. Christophe Bentz résume : « Il s’agit d’une entité dirigée par un seul chef. »

D’ailleurs, c’est la direction du parti qui, parfois, nomme les pions. Au MPF, par exemple. Une élection démocratique pour élire le responsable ? « Cela ne marcherait que difficilement », botte-t-il en touche. Avant de se justifier, le sourire aux lèvres : « Je n’ai tué aucun concurrent, je connaissais presque tout le monde au sein de la formation, toute la pyramide hiérarchique, j’étais le second de mon prédécesseur.» Ainsi Christophe Bentz a-t-il été nommé pour sa proximité au mouvement de Philippe de Villiers. Et au mérite…


des jeunes… soumis

 

 

 

(Sandra-Elise Reviriego - photo : JRG - cc)

(Sandra-Elise Reviriego – photo : JRG – cc)

 

 

Les mouvements de jeunes se soumettent à la parole du grand manitou. Une mission, finalement, assez facile. Sur leur site, les Jeunes radicaux de gauche indiquent : « Notre désir de diffuser le radicalisme et de contribuer à son renouvellement et à sa pérennité ne peut être effectué que dans le cadre du Parti Radical de Gauche et à son profit. » Tout est dit…

Pierric Annoot, du Mouvement des Jeunes Communistes (MJC), résume assez bien cet état d’esprit : « Quand on entend Benjamin Lancar, président des Jeunes populaires, on a l’impression que Sarkozy est un dieu. » Aucune critique ne serait la bienvenue, tout est bien, tout est beau au gouvernement : message reçu cinq sur cinq.

Et du côté de l’extrême-droite, « le FNJ a toujours été soumis à l’autorité de Jean-Marie Le Pen », confie David Rachline, l’ex-président du mouvement. Ce qui laisse comprendre pourquoi l’autorité a facilement glissé du père vers la fille, à un tel point que « vingt des vingt-deux secrétaires régionaux du FNJ sont « marinistes » », comme il nous l’avait expliqué juste avant l’élection de Marine Le Pen à la tête du FN.

Un soutien… qui n’a guère payé ? Rachline, qui a « toujours nié » que son marinisme lui permettrait de « bouger dans l’organigramme » a été débarqué de la tête de l’organisation de jeunesse, pour devenir – quand même – secrétaire national… à la communication numérique.

S’ils ne peuvent s’opposer dans le champ des idées, il reste peut-être l’autonomie administrative comme gage d’indépendance. Une pirouette utilisée par les Jeunes communistes, qui « choisissent seul leur direction et leurs orientations politiques » – selon Pierric Annoot : « Nous sommes indépendants » du parti dirigé par Pierre Laurent. « 50 % de nos militants ne sont pas encartés au PCF, les adhérents ne sont pas obligés de cotiser pour les deux formations », glisse le jeune homme, salarié du mouvement, qui a, lui, choisi d’avoir les deux cartes. Pour donner l’exemple ?

 

des jeunes… peu nombreux

 

 

(capture d'écran Dailymotion de Pierric Annoot - MJCF - cc)

(capture d’écran Dailymotion de Pierric Annoot – MJCF – cc)

 

 

D’autres mouvements de jeunes ne peuvent, par exemple, gérer seuls leur budget : Christophe Bentz le dit sans envergure : « Selon les années, on peut recevoir entre 15 000 et 20 000 euros. » Cela dépend donc…

Les plus aisés parmi les mouvements de jeunes ? Les Jeunes communistes ont droit à un budget de… 500 000 euros. Ce qui peut paraître logique quand on sait que le PCF se hisse au troisième rang des forces politiques les plus riches de France (selon les chiffres du rapport 2009 de la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques). Une richesse – au passage – paradoxale pour un parti qui dispose certes d’une belle assise d’élus locaux, mais qui semble en voie d’extinction lors des échéances nationales…

Par ailleurs, les Jeunes communistes, mouvement né en 1920, ne forment pas le mouvement le plus important. Si podium il y avait, la formation monterait sur la deuxième marche : on compte 12 000 adhérents à la JC, soit plus qu’au MJS (5 500 personnes pour le mouvement socialiste apparu en 1993), mais moins que les Jeunes UMP, un mouvement né en… 2002 et regroupant 30 000 âmes.

Les Jeunes démocrates, qui peuvent compter sur un budget de 36 000 euros, sont, eux, 7000. Mais toute personne de moins 33 ans, qui s’inscrit au MoDem, entre automatiquement dans la liste des adhérents des J-Dem (et vice et versa). Un moyen, peut-être, de gonfler leurs chiffres ? Car il faut bien le rappeler, les Français affiliés aux sections jeunes des partis politique ne sont pas si nombreux : 65 000 têtes.

Et la proportion entre jeunes et ainés au sein d’une même famille politique varient selon les formations. Seulement 850 membres des Jeunes radicaux de gauche pour environ 10 000 au sein du PRG (8.5%). Mais 3 000 chez les Jeunes pour la France pour 17 000 au MPF (soit 17.6% de jeunes dans l’ensemble).

 

A la recherche de l’électeur jeune et perdu, les mouvements aiment se retrouver

 

 

(Christophe Bentz - photo : Antoine Lascaut - cc)

 

 

Alors, pourquoi, diable, y a-t-il des mouvements de jeunes ? « On ne s’adresse pas de la même manière aux jeunes, on ne perçoit pas les choses de la même manière », explique Christophe Bentz. Les jeunes, croit-il savoir, aiment se retrouver en réunions, en soirées, car c’est « sympathique », concède le président des JPF.

 

(Christophe Bentz – photo : Antoine Lascaut – cc)


Et certains éditoriaux – « destinés aux Jeunes » – figurent ainsi (et uniquement) sur leur site. Mais « cela m’arrive d’écrire des communiqués qui seront aussi en « une » du site du MPF », glisse quand même Christophe Bentz. Les Jeunes Communistes ne publient pas non plus que des communiqués en direction de leur génération : « On lutte (aussi) contre l’emprisonnement des opposants politiques à travers le monde », martèle – sans rire – Pierric Annoot. Les formations de jeunes ne s’adressent donc pas seulement aux jeunes (à leurs ouailles)… Aux aînés aussi !

 

 

« Nous ne nous situons pas dans un carcan communautaire », se défend Christophe Bentz. Le président privilégie « le dialogue inter-générationnel entre l’expérience des aînés et l’activisme des jeunes, une génération qui tracte beaucoup dans les marchés. » De quoi faire taire les éventuelles accusations de jeunisme qui toucheraient ces mouvements : oui, les jeunes aiment leurs vieux…

La distribution des tracts n’a pas lieu seulement devant les étales ou à la sortie de métro : dans les lycées et à la fac, aussi, comme le font les jeunes anticapitalistes, non pas regroupés autour d’un mouvement ordinaire, mais au sein de plusieurs comités locaux informels auprès d’établissements scolaires (il y aurait entre 500 et 600 adhérents environ, gérés par « une quarantaine de secrétaires nationaux », glisse l’un d’eux, Jean-Baptiste Tondu).

Peu importe le nombre de jeunes adhérents, pourvu qu’il y ait du prosélytisme politique… Il faut tracter… pour attirer de futurs militants. Autrement dit, d’éventuels électeurs en vue des prochains scrutins. Et s’ils veulent draguer le plus gros parti de France, le groupe des abstentionnistes, il y a (encore) beaucoup de travail…

14 décembre 2010

« Les gens se sont aperçus qu’on sortait des choses pas trop bêtes »

Parcours de François-Xavier Pénicaud au sein du Modem (1/7) :

 

 

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 François-Xavier Pénicaud, président des Jeunes Démocrates (photo : Charles Cadiet)

 

François-Xavier Pénicaud a été élu président des Jeunes Démocrates à la mi-septembre. Originaire de la région lyonnaise (« j’ai grandi à la campagne », voir plus bas, le son), il est aussi conseiller départemental du Mouvement démocrate du Rhône et animateur de la section du parti dans la ville de Bron.

Commune où il a mis en place une liste électorale en vue des municipales de 2008.

Plus tard, à l’occasion des régionales, son nom a figuré à la neuvième place sur la liste Rhône-Alpes, au côté d’Azouz Bégag. « J’étais également responsable de la communication-Web pendant cette campagne. »

Puis, à partir d’août 2009, il a secondé son prédécesseur à la tête du mouvement des Jeunes Démocrates, Franck Faveur, étant chargé des relations extérieures et presse. « Je faisais du travail de petite main. »

Qu’est-ce qui lui a permis de monter en grade au sein du mouvement des Jeunes ?

D’abord, croit-il savoir, son « travail de fond lors des régionales ». « J’ai organisé des réunions publiques dans plusieurs départements de France ». Résultat? « Les gens se sont aperçus qu’on sortait des choses pas trop bêtes », sourit François-Xavier Pénicaud.

Autre raison de son élection : « Ce que j’ai fait au niveau local, se félicite le président des Jeunes Démocrates. Le département du Rhône est le deuxième département en
terme de militants, d’adhérents après l’Ile-de-France. »

François-Xavier Pénicaud travaille depuis son élection à mettre en place un bureau national, une équipe de six vice-présidents « bénévoles », avec des périmètres précis (formation, innovation, recherche ; éducation, citoyenneté, sécurité, vie associative ; cohésion des territoires, politique de la ville et de la vie rurale ; économie et emploi ; Europe et international ;  solidarité, égalité des chances, santé et logement).

Ils travaillent tous avec les membres du « shadow cabinet de François Bayrou » afin de mettre en place un programme, des idées en vue des échéances électorales.

 

François-Xavier Pénicaud revendique son appartenance au monde rural. « Ce n’est pas pour imiter François Bayrou », jure-t-il. mp3

Lire la suite de l’entretien du président des Jeunes Démocrates ici.

Avec, entre autres, son analyse des principaux partis politiques français.

Le PS? « Des têtes de pioches! » Les Verts? « Sectaires! »Le Nouveau Centre? « Humilié lors du dernier remaniement. »

 P. L

20 novembre 2010

Christophe Bentz : « Mon chemin de croix. »

Du simple militant au président (1/4)

 

A la tête des Jeunes pour la France (JPF), Christophe Bentz, 23 ans, évoque son parcours, ses relations avec ses aînés du mouvement pour la France (MPF), ses missions et les réseaux sociaux.

 

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Christophe Bentz, toujours en relation avec les militants du terrain. (Photo : Antoine Lascault)

 

Bien calé dans son bureau, avenue de la Motte-Picquet à Paris, Christophe Bentz évoque son parcours politique. Membre des Jeunes pour la France (JPF) depuis 2007, il se penche sur son « chemin de croix » qui l’a mené jusqu’à la tête du mouvement.  Simple militant au départ, il a gravi les échelons pour devenir, trois ans plus tard, président.

 Christophe Bentz : « Quand je suis entré au MPF en 2007. »

Christophe Bentz : « Les raisons de mon engagement. »

Christophe Bentz : « Mon chemin de croix. »

 « Il n’y a pas eu de concurrent », sourit-il.  Ou presque : « Je les ai tué », plaisante Christophe Bentz. Avant de préciser, la voix grave : « J’ai été nommé au mérite. » Secrétaire général de son prédécesseur, il « connaissai(t) tous les dossiers, tous les militants ».

 La blague de Christophe Bentz : « Les concurrents? Je les ai tous tué d’abord. »

Christophe Bentz : « J’ai été nommé au mérite. »

Christophe Bentz : « Les raisons qui ont poussé les chefs à me nommer. »

 Militant : un statut qu’il lui colle encore à la peau. « J’adore aller à la rencontre des Français, distribuer des tracts », glisse Christophe Bentz.  Qui en précise la finalité : « militer pour convaincre ». Avant une élection. Mais aussi en « hors-campagne », une période propice pour « recruter mieux », explique-t-il : « les citoyens français » sont en effet « plus à l’écoute » à ce moment-là.  Ils savent, selon le président des JPF, que les partis politiques n’ont pas d’arrière-pensées « électoralistes ».

 Christophe Bentz : « Militer hors campagne pour mieux recruter. »

 Christophe Bentz en profite pour définir certains termes, outre le « militantisme » : la « politique » et la « communication », qu’il convient de différencier, selon le président des JPF.

 Christophe Bentz : « Ma définition du militantisme. »

Christophe Bentz : « Ce que je pense des meetings. »

Christophe Bentz : « La politique et la communication, ce n’est pas pareil… »

Christophe Bentz : … »Mais c’est indissociable en 2010. »

Christophe Bentz parle également de sa mission à la présidence des JPF.

 Christophe Bentz : « Je fais tout, y compris le rangement de mon bureau. »

 Et cela prend du temps : « Je travaille plus que 35 heures par semaine », explique-t-il, la voix grave.

 - Christophe Bentz : « Je ne fais pas les 35 heures. »

- Christophe Bentz : « Je rejoins souvent les fédérations. »

- Christophe Bentz : « Je tracte toujours. »

- Christophe Bentz : « A quel moment je fais du terrain? »

 Christophe Bentz semble croire au cumul des mandats : « La politique n’est pas un métier, c’est une vocation, affirme le jeune président, les responsables peuvent être avocat, médecin, ouvrier, salarié… »

Christophe Bentz : « La politique n’est pas un métier. »

Lui, par exemple, quand il a pris sa carte du MPF, voulait devenir « vétérinaire ». Pas président du mouvement des jeunes. Aussi ne veut-il pas dire s’il vise plus tard une implantation locale, une députation ou pas : « Je ne cherche pas de poste », glisse Christophe Bentz. « Au sein de mon parti, j’irai là où on me dira d’aller, mais je ne ferai qu’un mandat. »

 Christophe Bentz : « J’aurais voulu être vétérinaire. »

Christophe Bentz : « Je ne ferai qu’un seul mandat, pas plus. »

Christophe Bentz : « Une autre mission aux JPF? Pourquoi pas! »

Christophe Bentz : « Plus tard, une députation? »

 

Philippe Lesaffre, Antoine Lascault

20 novembre 2010

Entre les JPF et le MPF : « Cela chipote parfois » (Christophe Bentz)

Les relations entre les jeunes et leurs aînés (2/4)

A la tête des Jeunes pour la France (JPF), Christophe Bentz, 23 ans, évoque son parcours, ses relations avec ses aînés du mouvement pour la France (MPF), ses missions et les réseaux sociaux.

 

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Christophe Bentz évoque un réel « débat interne », voire des différences entre JPF et MPF. (Photo : Antoine Lascault)

 

Les Jeunes pour la France, mouvement créé en 2001, compte « 3000 adhérents sur 15000 au MPF (formation née en 1994)», assure Christophe Bentz. Soit une proportion importante de jeunes, selon le président du mouvement.

 Christophe Bentz : « Mon bureau politique. »

 Qui dit adhérent ne veut pas dire militant : petite nuance, explique Christophe Bentz. Comme beaucoup de petites formations politiques, les militants dépassent en nombre les adhérents.Tant au JPF qu’au MPF.

 Christophe Bentz : « On ne peut pas connaître le chiffre exaxt des militants. »

Christophe Bentz : « On jauge un parti politique sur le nombre de militants. »

 Par ailleurs, comment expliquer les rapports entre les deux mouvements? Christophe Bentz y répond : les deux entités, sous la direction d’un seul chef -Philippe de Villiers-, suivent une même ligne politique.

 Christophe Bentz : « Entre les JPF et le MPF, une seule ligne politique. »

 Or, le débat interne reste ouvert. Ils leur arrivent de « chipoter » sur quelques points, sur des « mesurettes », selon le terme de Christophe Bentz. Qui donne un exemple : le travail du dimanche.

 Christophe Bentz : « Il y a des différences entre les jeunes et nos aînés. »

Christophe Bentz : « Cela chipote parfois entre nous. »

 Christophe Bentz justifie ainsi l’existence de son mouvement. « On ne s’adresse pas de la même manière aux jeunes qu’aux aînés », assure-t-il. D’où la mise en place d’un site autonome, comme l’est le mouvement des Jeunes pour la France. Et puis, « on aime bien avoir nos propres soirées ».

 Christophe Bentz : « Les JPF, un mouvement autonome. »

Christophe Bentz : « Pourquoi un mouvement autonome? »

 

Philippe Lesaffre, Antoine Lascault

20 novembre 2010

Christophe Bentz : « De plus en plus de nos aînés au MPF utilisent Facebook. »

L’utilisation des réseaux sociaux par les Jeunes pour la France (3/4)

A la tête des Jeunes pour la France (JPF), Christophe Bentz, 23 ans, évoque son parcours, ses relations avec ses aînés du mouvement pour la France (MPF), ses missions et les réseaux sociaux.

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Christophe Bentz utilise Facebook, mais pas twitter. (Photo : Antoine Lascault)

 

Le « terrain » en politique reste indispensable. Mais l’engagement se pratique de plus en plus sur la toile. D’où l’importance des réseaux sociaux, à l’instar de Facebook et de Twitter.

Au parti, un homme, membre du bureau politique, Alexandre Gitakos, s’occupe du Net et des réseaux sociaux. Mais cela ne lui prend que quelques heures par semaine, affirme Christophe Bentz.

 Christophe Bentz : « Le membre de mon bureau en charge du Net et des réseaux sociaux »

 Christophe Bentz, lui, utilise « beaucoup » ces moyens de « communication ». Mais pas trop Twitter, assure-t-il. La messagerie instantanée d’origine anglo-saxonne ne possède pas de version française. « Tout est en anglais et je parle peu cette langue », concède-t-il avec le sourire.

 Christophe Bentz : « Twitter? Je ne comprends pas. »

 Avant de réagir à un sondage Ifop, paru sur le site Rue89 , qui indique l’appartenance politique des amateurs de tweets. Selon les chiffres, le FN rafle la mise : le mouvement d’extrême droite semble être le parti politique le plus représenté parmi les tweeters (13% d’internautes qui se disent proches du FN ont un compte Twitter). Devant le Modem (11%), l’UMP (9%),  et les partis de gauche (moins de 7%).

 Christophe Bentz réagit aux chiffres du sondage à propos de l’origine politique des amateurs de Tweets.

 « Surpris par les chiffres », Christophe Bentz évalue «  à 4%  le nombre de sympathisants MPF ayant un compte Twitter ». Ces derniers ne s’en servent donc pas plus que lui. Pourquoi cette presque non-utilisation ? Il est incapable de l’expliquer.

 Christophe Bentz : « Pourquoi Twitter n’est pas utilisé dans son parti. »

Christophe Bentz : « La seule utilité de Twitter? Diffuser des messages publiés sur notre page Facebook. »

     De loin, le président des JPF préfère Facebook. A condition, toutefois, de s’en servir qu’à dessein politique. Car il refuse d’y publier des informations d’ordre privé. Sauf exception, sourit-il : « On peut lire, sur ma page Facebook, ma date de naissance et le nom de ma copine.» Mais c’est tout.

Christophe Bentz : « Facebook et ma vie privée. »

Christophe Bentz : « Sur mon profil Facebook, il n’y a rien de privé, sauf… »

Sinon, Facebook est un formidable moyen de communication : « Boîte mail, chat, fil d’actualité politique » facilitant la diffusion d’idées, Facebook propose plusieurs outils.

 Christophe Bentz : « Pourquoi j’utilise Facebook. »

      Avant d’en venir à la page Facebook oficielle des JPF : « Les membres de ce groupe ne nous sont pas hostiles, ce sont principalement des sympathisants. » Et pas d’opposants, prêts à commenter, réagir, répliquer pour débattre ? « Non, moi par exemple, je ne suis pas inscrit à la newsletter du PS », sourit-il.

Christophe Bentz : « Sur la page Facebook des JPF? 90% de convaincus. »

Christophe Bentz : « Sur la page, il y a de tout : des militants et des adhérents. »

Christophe Bentz : « Mais aucun opposant sur la profil facebook. »

Christophe Bentz : « Comment les ‘fans’ se sont-ils inscrits sur la page des JPF? »

Christophe Bentz : « Je ne suis pas inscrit à la newsletter du parti socialiste. »

Il ne se prive guère, par ailleurs, de recommander aux élus MPF ou aux présidents des fédérations d’ouvrir un compte politique facebook, voire de tenir un blog. Et «cette ‘génération des aînés’ s’y met de plus en plus », se félicite-t-il.

 Christophe Bentz : « Les aînés s’y mettent de plus en plus. »

« Ce que Christophe Bentz propose aux aînés par rapport à Internet. »

     En revanche, et il le reconnaît aisément, ce ne sont pas toujours les responsables politiques qui gèrent leur page Facebook. « Philippe de Villiers possède beaucoup de conseillers en communication.»

Comment Christophe de Villiers esquive une première fois la question concernant la page Facebook de Philippe de Villiers.

Deuxième tentative : Christophe Bentz explique pourquoi il ne veut pas répondre à la question suivante : « Qui s’occupe du profil facebook du président du MPF? »

Christophe Bentz : « En revanche, Philippe de Villiers contrôle sa page Facebook. »

Christophe Bentz évoque ensuite les attachés parlementaires qui gèrent le profil de leur député.

Ecoutez ici.

 Au MPF, estime Christophe Bentz, il y aurait aujourd’hui autant de « cyber-militants » que de militants plus traditionnels, fidèles aux pratiques conventionnelles (porte-à-porte, tractage dans les marchés, etc…).

Christophe Bentz : « On trouve chez nous deux types de militants : le cybermilitant et le militant traditionnel. »

 Selon le président des JPF, un militant doit pouvoir faire les deux, être polyvalent : du terrain et de la communication via le Net et les réseaux sociaux.

En revanche, Christophe Bentz fait part d’une crainte : que ces militants restent figés derrière leur ordinateur, qu’ils soient « coupés du monde extérieur». Et donc que ces derniers deviennent « technocrates », comme les commissaires européens, qui selon lui, n’ont pas tous été « confrontés à la réalité du terrain ».

 Sa crainte à propos du Web : « Que la politique se technocratise. »

Christophe Bentz en profite alors pour critiquer les commissaires européens.

 

Philippe Lesaffre, Antoine Lascault

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