le Canard de l’Etang

29 mars 2012

Candidats, comment ne pas perdre le fil de votre campagne?

Publié par canarddeletang dans Non classé

 Tous les prétendants à l’Elysée se posent cette question: comment garder la main sur l’agenda médiatique, comment réussir à faire parler d’eux? 

Lu initialement  sur L’express.fr

« Comment tourner la page » des tueries de Toulouse et de Montauban, s’est demandé Nicolas Sarkozy, mardi soir à Nantes. Comment passer à autre chose et (re)prendre la main sur l’agenda médiatique dans cette campagne? La question se pose pour chaque candidat.  

Forcément, la séquence qui a suivi le drame a été réservée aux thématiques chères à la droite: la sécurité et l’anti-terrorisme. Aussi Nicolas Sarkozy ne s’est-il pas privé, notamment mercredi à Elancourt (Yvelines), de critiquer son adversaire du PS, accusé de laxisme.  

François Hollande, du coup, ne devait pas perdre le fil de la campagne. Il lui fallait aborder la sécurité, pour répliquer à son concurrent d’en face. Oui, les socialistes sont compétents pour gérer la sécurité de la France, ont tenu à rappeler les ténors socialistes.  

Surprendre

Mais, le mieux, pour se faire entendre, quand même? Evoquer son domaine de prédilection… La sécurité, pour Sarkozy, donc. Et le « social », pour le PS: « Les enjeux de sécurité doivent être discutés, explique Marisol Touraine, responsable des questions sociales pour le candidat du PS. Mais cela ne peut effacer les préoccupations majeures des Français, que sont l’emploi et le pouvoir d’achat. » Elle songe aux priorités des Français, qui n’ont pas évolué avec les récents drames

Le candidat du Modem, lui, ne dirait pas autre chose. François Bayrou veut s’adresser au plus grand nombre. Evoquer les « thèmes qui intéressent vraiment les Français »: la dette, l’Europe, l’école, mais aussi « le produire en France », décliné sous toutes ses formes: l’artisanat, le tourisme, l’énergie photovoltaïque, par exemple.  

On ne peut guère reprocher au troisième homme de 2007 de changer d’avis au gré des semaines. Mais répéter, lors de ses déplacements et interviews, toujours les mêmes choses, ça marche? Pour Jean-Luc Mélenchon, éventuellement. Mais pas pour le Béarnais, qui stagne dans les sondages, à moins de quatre semaines du premier tour.  

Que reste-t-il à faire, alors? Surprendre… François Bayrou, en poursuivant sa campagne, le soir même du crime de Toulouse, avec son meeting de Grenoble, au cours duquel il a dit que la société était malade, a suscité l’ire de la droite. En particulier d’Alain Juppé et de Jean-François Copé. Mais on a parlé de lui… Ce que reconnaît avec plaisir son soutien Jean-Luc Bennahmias: « Mais il n’aime pas les surprises, ce n’est pas un magicien », sourit cet ancien écolo. 

Joly « ne peut pas faire le clown »

Surprendre aussi par des annonces de mesures. Parfois, cela ne fonctionne guère… Un exemple? La proposition de François Hollande d’accorder à 5% à 6% des élèves de tous les lycées de France une place aux classes préparatoires aux grandes écoles. Elle n’a suscité, en effet, que peu de réactions. Le thème est à peine abordé dans le débat de la campagne. Juste quelques déclarations de ministres pour dire que la mesure était « déjà en place ». Et c’est (presque) tout… 

Le candidat du PS n’aura donc pas réitéré son précédent succés. Quand François Hollande a proposé sa taxe pour les super-riches, ses conseillers ont été pris de court. Pas grave: on n’a parlé quasiment que de cela pendant plusieurs jours. Et cela a obligé Sarkozy à répliquer. Mission accomplie.  

« C’est une mesure imbécile », s’insurge cependant Bennahmias. Peu importe, à dire vrai. L’idée, c’est de marquer les esprits. Taper fort. Comme Eva Joly, quand elle a critiqué le défilé militaire du 14 juillet ou proposé la légalisation du cannabis et l’instauration d’un jour férié pour les juifs et les musulmans.  

A part ce genre de prises de position, il ne lui reste pas grand-chose: « L’ex-magistrate ne peut pas faire le clown, comme l’a fait Nicolas Dupont-Aignan, à une station de péage, pour parler du prix du carburant« , souligne Julien Bayou, ce soutien d’Eva Joly qui avait, avec l’association Jeudi noir, réquisitionné un bâtiment pour… parler de mal-logement. « NDA était un peu ridicule, mais ce n’était pas stupide. »  

PL

29 février 2012

Taxation des riches: « Hollande veut faire retourner la France dans les années 70″

Publié par canarddeletang dans Non classé

Lu inialement sur L’Express

François Hollande veut taxer les plus riches, a-t-il expliqué lundi soir. Comment réagissent nos partenaires allemands à cette nouvelle mesure? La presse le voit en tout cas comme un candidat très ancré à gauche. 

François Hollande s’inspire de François Mitterrand, c’est entendu. Même quand il propose de créer une tranche d’impôt à 75 % du revenu pour les plus riches? Le quotidien conservateur Die Welt pense que oui. Il s’agirait même d’un « retour aux années 70″, selon le journal qui illustre son article par l’affiche de campagne de l’unique président PS de la Ve République: « La Force tranquille ».  

Un retour aux années 70, donc, « voulu par Hollande », signe le journaliste allemand. A l’époque, se souvient-il, Mitterrand signe une alliance avec ses partenaires communistes. Et ce, avant qu’une grave crise économique n’éclate à la veille de la victoire de 1981.  

Klaus Ernst, le responsable de Die Linke, le Front de gauche à l’allemande, voit aussi Hollande plus « rouge » qu’on ne veuille le dire. il explique ainsi, au Tagespiegel, un quotidien berlinois, que son programme ressemble un peu plus à la gauche radicale d’outre-Rhin qu’au SPD.  

Cette proposition, en tout cas, a suscité la surprise, y compris dans le rang des socialistes. La Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle justement que cette proposition ne figure pas parmi les 60 engagements du candidat.  

« Le bashing des millionnaires est populaire »

N’est-ce pas alors un jeu tactique de la part du Corrézien? A cette question, La Süddeutsche Zeitung répond oui. « On ne sait pas » si ce genre de proposition « radicale », censée draguer les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon et du PCF, sera vraiment « mis en oeuvre ». Cette stratégie a, en tout cas, un nom: « le populisme », explique le journal basé à Munich, qui titre son papier ainsi: « Le jeu dangereux avec les extrêmes ».  

François Hollande, d’ailleurs, n’aurait pas le monopole de ce « jeu ». Son rival de l’UMP, le président sortant Sarkozy chasse sur les terres du FN, souligne la SZ.  

Par ailleurs, ce serait aussi une mesure à la mode, avance le journal de gauche, Der Tagesspiegel, selon lequel « le bashing des riches serait encore populaire en temps de crise ». D’après le correspondant de la TAZ à Paris qui écrit l’article, Sarkozy aurait un argument de poids: « la peur de l’exode des millionnaires ». Comme en 1981, quand Mitterrand briguait le poste de président de la République.  

PL

28 février 2012

François Hollande en campagne marathon au Salon de l’Agriculture

Publié par canarddeletang dans Non classé

Publié initialement sur L’Express.fr

Arrivé ce matin vers 7 heures au Salon de l’Agriculture de Paris, le candidat socialiste devrait y rester plus de dix heures. Un rendez-vous longuement préparé. 

Sur les pas de Jacques Chirac… François Hollande débute ce mardi matin son marathon au Salon de l’Agriculture où il est arrivé vers 7 heures. Arrivé très tôt pour assister à la traite des animaux, le candidat devrait rester plus de 10 heures porte de Versailles, à Paris.  

« Ce n’est pas au nombre d’heures passées au salon de l’agriculture que se fait la confiance, que se donne un suffrage. Je ne suis pas du tout dans la recherche de je ne sais quel record », a fait valoir à la presse le député de Corrèze.  

« J’ai suffisamment de positions connues sur l’agriculture pour ne pas avoir à craindre quoi que ce soit ».  

François Hollande a d’abord assisté à la traite des vaches, des parthenaises, et a participé, brosse en mains, à leur nettoyage. Le député de Corrèze a pu admirer la fameuse Valentine, star à quatre pattes de ce 49e salon, une Gasconne de 7 ans, venue de Haute-Garonne. 

Vers 8 heures, au stand Planète viande, le candidat socialiste a pris un petit déjeuner des plus roboratifs: charcuterie et entrecôte grillée. Il devait en profiter pour échanger avec les responsables de toutes les filières animales. Il prendra son café « avec tous les responsables des syndicats agricoles réunis », précisait lundi le député Germinal Peiro, chargé des questions de l’agriculture auprès du socialiste. 

Hollande arpentera ensuite les allées du Salon, avec les présidents PS des régions Aquitaine et Bourgogne, Alain Rousset et François Patriat, et s’arrêtera sur différents stands dont celui de la Fédération nationale de l’agriculture biologique. Un déjeuner est également prévu avec les syndicats des filières végétales au stand des brasseurs. Ainsi qu’une visite dans le hall des régions, dans l’après-midi. 

Départ prévu vers 16 heures. Soit 10 heures après son arrivée, Porte de Versailles. Son adversaire de l’UMP, le chef de l’Etat sortant, a inauguré le Salon, ce samedi mais il n’y est resté que quatre heures. Une aubaine, donc, pour François Hollande qui prépare ce rendez vous depuis trois semaines avec son équipe de campagne. 

Hollande reformera la Pac

L’eurodéputé Stéphane Le Foll et le député de la Dordogne, Germinal Peiro, spécialiste des questions agricoles, ont préparé en amont cette visite. Ils ont soumis au candidat des idées et des propositions sur la ruralité et l’agriculture. Des suggestions issues des échanges entre le candidat et certains syndicats agricoles.  

« Nous avons rencontré, François Hollande et moi-même, deux syndicats, la FNSEA et la Confédération paysanne [dont le porte-parole a été, entre 2000 et 2004, José Bové, ndlr] au QG de campagne, voilà trois semaines », confie Germinal Peiro. Mais pas la Coordination rurale (CR) que François Hollande rencontrera du coup ce mardi. 

Celui-ci exposera son projet, ce mardi, vers 12 heures, lors d’un point-presse. Il s’agira de détailler ce que le socialiste ferait pour l’agriculture en cas de victoire en mai prochain. Des propositions déjà critiquées par Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture. De quoi parle-t-on, exactement? 

D’abord d’une réforme de la Politique agricole commune (Pac) puisque « 80% des aides ne sont répartis que par 20% des exploitants agricoles. »  

Produire local pour les cantines scolaires

François Hollande, avance son conseiller en agriculture, aimerait, par ailleurs, « sécuriser les revenus » des paysans, qui votent à droite. Le candidat PS souhaiterait qu’il n’y ait plus de contrats individuels entre producteurs et acheteurs, comme il y a eu entre les laitiers bretons et Lactalis

Il plaide aussi, pour une relocalisation de la production. « Il y a des marchés à conquérir au niveau local », soutient-on du côté du PS. Le fameux « produire en France »… Mais n’est-ce pas plus cher pour les consommateurs? « C’est moins cher, en tout cas, que de payer des chômeurs », plaide Germinal Peiro. 

« Ce serait bien que les cantines scolaires s’approvisionnent en produits locaux », avance le député. Et pour y parvenir, François Hollande proposera, par exemple, de mettre en relation des producteurs avec les écoles. « Cela permettra de faire baisser les prix puisqu’il n’y aura pas d’intermédiaires », soutient Germinal Peiro. En ajoutant qu’il faudra « former les cuisiniers » pour les inciter, par exemple, à se servir des légumes de saison.

PL

22 février 2012

Bayrou, métro, boulot, banlieue

Publié par canarddeletang dans Non classé
Bayrou, métro, boulot, banlieueLe candidat du MoDem était en déplacement en banlieue parisienne le 22 février 2012.

P.L./LEXPRESS.fr

François Bayrou s’est rendu ce mercredi à Gennevilliers et à Villeneuve-la-Garenne pour rencontrer des habitants de banlieue parisienne. Et discuter avec des associatifs de quartiers. L’Express y était. 

De son balcon d’un quartier de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), une dame d’une quarantaine d’années fait un signe de main. Et crie plusieurs fois, depuis le 5e étage: « Bayrou, je vais voter pour vous. » A une centaine de mètres de là, ce mercredi, le candidat du MoDem est en train de visiter la commune, de saluer les habitants qui croisent son chemin. François Bayrou entend cette femme qui scande son nom. Et ne peut s’empêcher de sourire.  

« C’est vraiment agréable », souffle le président du Mouvement démocrate, que les sondages ne voient pas au delà de 14% d’intentions de vote au premier tour. Peu importe, lui y croit.  

Sur le terrain, il soigne son image d’homme proche des gens. Il demande le prénom des enfants, évoque sa famille comme il l’a fait sur TF1, l’autre soir. Il veut aussi connaître la profession de chaque passant et accepte volontiers les photos-souvenirs. 

Chaque commerce visité, chaque rue arpentée est l’occasion d’écouter les doléances des habitants: « Nous ne sommes pas des fouteurs de merde, on veut juste du travail », s’exclame par exemple un jeune de Gennevilliers. Avant de conclure: « Sarkozy, on en a marre. Hollande, on ne sait pas ce qu’il dit. » François Bayrou savoure. 

« Je suis du centre »

« Ce que ces gens veulent, c’est qu’on les écoute sur leur vie, ils ont besoin de parler », glisse le candidat, à l’aise dans cet exercice. Bien entendu, il ne s’empêche pas de tacler, sur ce point, ses adversaires: « Pourquoi ne viennent-ils pas en banlieue? Car ils pensent qu’ils n’ont rien à y gagner », souligne le Béarnais, oubliant que le socialiste était mardi dans le Val-de-Marne. 

Diaporama(s)

Bayrou en banlieue, visite en images

Le candidat du MoDem était en déplacement en banlieue parisienne le 22 février 2012.

P.L./LEXPRESS.fr

Bayrou, lui, n’est pas venu en voiture avec son chauffeur. En métro, plutôt, sans réserver de wagon. Et au milieu des voyageurs. Qui le reconnaissent la plupart du temps. Mais pas toujours. Il croise par exemple un informaticien de Californie qui lui a demandé qui il était. « François Bayrou: je me présente à l’élection présidentielle ». Réplique de son vis-à-vis: « Vous êtes de droite ou de gauche? » Et Bayrou de répondre, dans la langue de Shakespeare: « Ni l’un ni l’autre, je suis du centre. » 

« C’est naturel de prendre le métro », dit-il. Une pratique rare chez les hommes politiques? « Je ne veux pas donner de leçon de morale, sourit Bayrou. Nous prenons surtout ce moyen de transport car c’est plus pratique pour se rendre à notre rendez-vous. » Immortalisée par la presse, l’image claque comme un symbole. 

« C’est dur une campagne »

Et ça marche? « Je pense qu’une visite de quartiers touche plus d’électeurs qu’un grand meeting au Bourget, veut croire Bernard Lehideux, supporter de Bayrou. Ce responsable de l’organisation des meetings de VGE en 1981 attend le candidat centriste qui déjeune dans un restaurant. A l’intérieur, Bayrou écoute des représentants d’associations de quartiers et des éducateurs. Et attend le dessert pour prendre la parole.  

Cela lui permet de dérouler son programme sur le produire et l’instruire en France. « Je ne raconte pas d’histoire, je ne promets pas ce que je ne peux promettre », conclut-il, hilare. « C’était bien, glisse un collaborateur du site Bayrou.fr. Mais peut-être aurait-il dû y avoir plus de d’interaction entre lui et les associatifs. » Comme avec les habitants des deux communes qu’il a visitées.  

Bayrou est-il fatigué, au final? Le candidat, amusé, demande pourquoi on lui pose cette question. Eva Joly a annulé au dernier moment une visite de crèche en Seine-Saint-Denis. Marielle de Sarnez, à côté, répond à sa place: « C’est dur une campagne… » 

PL

19 janvier 2012

Bayrou: 2007-2012, même combat?

Publié par canarddeletang dans Non classé

Lu initialement sur l’express.fr

Il y a cinq ans, le centriste avait bondi de 9% en janvier à plus de 20% d’intentions de vote début mars. Il avait alors profité des faiblesses de la candidate PS. Comme en 2012? 

Le mois de janvier n’est pas terminé et François Bayrou nage en pleine euphorie, avec près de 15% dans les sondages.  

A la même période, en 2007, le candidat centriste n’était crédité que de 9 à 12%, selon les instituts de sondages. Mais « c’est à ce moment-là qu’on a commencé à y croire, à observer une dynamique Bayrou », se rappelle Marielle de Sarnez, interrogée par LEXPRESS.fr. 

L’évolution des sondages lui a donné raison. En février 2007, un peu plus de la moitié des Français espèrent sa qualification au deuxième tour. Et il monte dans les intentions de vote jusqu’à talonner son adversaire socialiste, Ségolène Royal, début mars, avec plus de 20%.  

L’Ifop, le 9 mars 2007, donne même le centriste à 23%, soit au même niveau que son adversaire du PS. Un scénario auquel l’entourage du candidat assure n’avoir jamais cru: « François Bayrou se situait plutôt autour de 18-19 %, et donc un peu plus bas que Royal. »  

« Bravitude », en Chine, épisode Besson, bisbilles avec les éléphants socialistes…: ce sont les erreurs de la candidate PS qui ont favorisé l’essor du Béarnais. « François Bayrou a d’abord profité de la faiblesse de Ségolène Royal », admet le fidèle bras droit du centriste. Cette position, Jérôme Sainte-Marie, alors chez BVA, la partageait en mars 2007: « Ce sont les doutes des Français sur la crédibilité de Ségolène Royal » qui ont fait monter Bayrou, expliquait le politologue. 

« Je n’étais pas prêt en 2007″

Face à la menace Bayrou, Ségolène Royal et la majorité de droite décident de riposter. Le 28 mars, la candidate socialiste moque, dans les colonnes de Libération, le représentant du « ni droite-ni gauche, qui masque son immobilisme le plus absolu ». Le ministre des Affaires étrangères de l’époque assure, lui, que le projet du candidat UDF « mène à l’impasse ou, pire, à la crise de régime ». Son nom? Philippe Douste-Blazy [qui, en 2012 a décidé de soutenir... Bayrou].  

Pari Paillé-Bayrou

2007-2012, même schéma, même résultat? « Ce n’est pas arithmétique, soutient Marielle de Sarnez, un mauvais candidat ne profite pas de la faiblesse de ses adversaires. Il faut qu’il soit bon. Et François Bayrou l’a été, soutient sa fidèle conseillère. Qui ajoute toutefois: « Il était moins apaisé et mature qu’aujourd’hui. » 

« Peut-être n’étais-je pas tout à fait prêt en 2007, résume le candidat dans une interview accordée au Figaro Magazine Les Français non plus. »

PL

18 janvier 2012

Le PS sanctionne un anti-Royal socialiste

Publié par canarddeletang dans Non classé

Lu initialement sur l’express.fr

Olivier Falorni s’oppose au parachutage de Ségolène Royal à la Rochelle et veut se présenter contre elle. Ce patron de la fédération de Charente-Maritime ne sera pas mandataire de François Hollande dans son département. 

Olivier Falorni refuse de soutenir la candidature aux législatives de Ségolène Royal? Le Parti socialiste le punit. Le patron des socialistes de Charente-Maritime a reçu un courrier du directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, pour le prévenir qu’il n’était pas le mandataire du candidat dans ce département.  

« Ce n’est pas justifié », se plaint-il, interrogé par LEXPRESS.fr. Cette mission revient, en effet, au secrétaire fédéral. Mais la direction du PS lui préfère Maxime Bono, le maire de La Rochelle… et soutien de Ségolène Royal

Olivier Falorni, en colère, ne veut pas se laisser faire. Il n’a « pas encore pris sa décision », mais l’élu envisage sérieusement de se présenter face à son adversaire: « Elle avait peur de m’affronter, soutient le socialiste, alors elle a annulé l’organisation d’une primaire prévue au mois de décembre, quatre jours avant le scrutin. »  

« Nommée candidate de manière non démocratique »

Selon lui, l’ancienne candidate à la présidentielle aurait fait « du chantage auprès de la direction du PS pour arriver à ses fins ». C’est aussi elle qui serait à l’origine du courrier qu’il a reçu: « Elle a été nommée candidate de manière anti-démocratique et elle veut dorénavant annuler mon élection à la tête de la fédération socialiste, qui a eu lieu voilà deux ans. » Et Falorni de tacler Ségolène Royal, chantre de « la démocratie participative »: « On voit là son vrai visage. » 

Celui qui aura 40 ans en 2012, estime avoir le soutien des militants pour pouvoir se présenter. Il se base sur un sondage de l’Ifop, publié le 6 décembre dernier, qui montre que 62% des électeurs de la circonscription n’approuvent pas la désignation de Ségolène Royal dans sa circonscription convoitée, facile à gagner pour la gauche.  

PL

17 janvier 2012

Montebourg se lance dans la campagne de Hollande

Publié par canarddeletang dans Non classé

Lu intialement sur l’express.fr

François Hollande a trouvé l’astuce pour intégrer Arnaud Montebourg dans sa campagne. Celui-ci, en bon défenseur de la réindustrialisation, fera un tour de France des usines. Tout en créant un mouvement pour défendre ses idées. 

« Je ne suis plus le candidat, mais derrière le candidat. » Arnaud Montebourg l’a assuré, ce mercredi matin, sur Europe 1. Promis, il soutient François Hollande. La preuve? Il démarre, cette semaine, une mission que lui a confiée le prétendant à l’Elysée.  

Celui qui ne figure pas dans l’organigramme de l’équipe de campagne, entame, ce jeudi, un tour de France dans les usines, où est passé le chef de l’Etat. Il fera plus d’un déplacement par semaine.  

Le député PS a cherché le meilleur moyen de faire fructifier son succès de la primaire. Avec ce tour de France, il soutient François Hollande, porte ses idées de démondialisation, tout en préservant son indépendance. Une liberté qu’il entend prolonger grâce au mouvement qu’il lancera le 4 février prochain, un moyen de faire vivre ses idées, « novatrices », veut-il croire, et « complémentaires à François Hollande ».  

La naissance de ce club, nommé « la Rose et le Réséda », d’après le titre d’un poème d’Aragon, est acté depuis le résultat de la primaire, qui l’a hissé sur la troisième marche du podium, devant Ségolène Royal. 

« L’obsession de l’anti-hollandisme »

Après ses 17% des voix au premier tour, Arnaud Montebourg a mis du temps à trouver sa place au sein de la campagne socialiste.  

Le rapprochement entre Hollande et Montebourg aurait été scellé lors d’un déplacement, début décembre, au Creusot, en Saône-et-Loire, pour parler « patriotisme industriel ». Il s’est d’ailleurs « réjoui » dans Les Echos, le 9 janvier, que François Hollande s’empare de ce thème.  

Et le député de Saône-et-Loire s’est amusé, le 10 janvier, à parler d’obsession de l’anti-hollandisme » pour fustiger les critiques du Premier ministre à l’encontre de l’ancien Premier secrétaire du PS. Comme pour appuyer son soutien au candidat. 

Il faut le dire: les colères d’Arnaud Montebourg contre la fédération du Nord-Pas-de-Calais ou contre l’accord PS-EELV dans son département ont pu déranger la campagne de François Hollande.  

Il était même prêt, avait-il menacé, à quitter le navire PS, mais le porte-parole, Benoît Hamon a écarté l’hypothèse de l’ »exclusion » de son camarade de l’aile gauche du Parti socialiste. 

P.L

16 janvier 2012

Quel rôle pour les nouveaux soutiens de Bayrou?

Publié par canarddeletang dans Non classé

Lu initialement sur l’express.fr

François Bayrou a enregistré plusieurs ralliements de personnalités de droite. Et le MoDem annonce des futurs soutiens de l’autre camp politique. Reste à réussir le mélange des genres. 

A 98 jours du premier tour, François Bayrou n’arrête plus de grimper dans les sondages. Le président du MoDem atteint désormais les 13 à 14% d’intentions de vote dans plusieurs enquêtes effectuées la semaine passée. « Il a réussi le début de sa campagne« , glisse Frédéric Daby de l’Ifop.  

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, cette dynamique sondagière s’accompagne d’un nombre croissant de ralliements de personnalités de droite et de centre-droit, tel Philippe Douste-Blazy. Un afflux dont se réjouit François Bayrou: « Ils viennent car ils voient que j’ai une équipe solide autour de moi. Sans doute la meilleure que j’ai jamais eue », expliquait la semaine passée le Béarnais. 

Reste maintenant à intégrer ces nouveaux soutiens. Quel rôle jouent-ils dans la campagne de Bayrou? « Pour l’instant, aucun », confie Jean-Luc Bennahmias, un ancien Vert aujourd’hui vice-président du Modem. « Il y a des discussions, admet le porte-parole du mouvement, Yann Wehrling, lui aussi venu des rangs écologistes. On verra en fonction des compétences de chacun. »  

L’équipe de campagne de Bayrou est, en tout cas, déjà en place et elle est composée, entre autres, d’une ex-membre du gouvernement de François Fillon, Anne-Marie Idrac (pôle économie) mais aussi d’anciens ministres de Jacques Chirac, comme Alain Lambert (pôle économique) et Dominique Versini (pôle social). 

« Il reste des places à pourvoir », avance Yann Wehrling, en poste au pôle environnement avec Jean-Luc Bennahmias. Qui ajoute: « Il ne faut pas qu’il y ait trop de monde, mais on ne dira pas non à un ex-ministre ou à un syndicaliste influent », assure cet ancien Vert. « On serait ravi d’associer des nouveaux à notre réflexion », souligne Yann Wehrling. 

« Le Modem prendra, pour l’équipe de campagne, des personnes que Bayrou aura choisies, et non des gens qui auront choisi Bayrou », croit savoir Bennahmias. Pour François Bayrou, l’important est ailleurs: « Ils ne sont pas dans la compétition entre eux », estime-t-il, dans une allusion à 2007 où les ambitions personnelles d’Hervé Morin ou de François Sauvadet étaient en gestation. 

Dati et Paillé, de futurs soutiens du MoDem?

Si les nouveaux soutiens « parlent en bien de Bayrou dans les médias », c’est déjà « pas mal » pour la campagne, sourit Wehrling. Songe-t-il à Arnaud Dassier, qui a fait part, dans la presse, de sa « révélation » pour le candidat du MoDem?  

Ce dernier, qui a contribué à la campagne Web du candidat sarkozy en 2007, a rejoint Bayrou puisqu’il n’avait pu obtenir l’investiture UMP pour les législatives.  

« D’autres déçus vont toquer à notre porte », veut croire Bennahmias. Il pense à Rachida Dati, non investie dans la circonscription parisienne qu’elle lorgnait: « Que ferions-nous d’elle, si elle venait? Je ne sais pas encore. »  

Et l’ex-porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, orphelin de Jean-Louis Borloo et récent auteur d’une fiction qui voit Bayrou qualifié au second tour de l’élection de mai 2012? Réponse tranchante de Bayrou: « Je ne suis pas le portier! » « Paillé a des qualités mais il faudrait être prudent car il change d’avis très souvent », renchérit Bennahmias. 

En revanche, le MoDem n’a aucun contact avec Christine Boutin, à la peine pour rassembler ses 500 parraînages et qui a, elle aussi, envisagé la possibilité de soutenir Bayrou. « C’est bien, elle pourrait nous apporter 0,3% de voix, plaisante-t-on au siège du MoDem. 

Des écolos vont rejoindre Bayrou, dit-on au MoDem

Bayrou attire donc certaines personnalités de droite. Mais personne de l’autre bord, pour l’instant. Pas de panique, on évoque au MoDem, depuis quelques semaines, le soutien probable de personnalités de centre-gauche, inquiets par rapport à la campagne de François Hollande. Mais aussi d’écologistes, mal à l’aise vis-à-vis d’Eva Joly qui « connait une période de vaches maigres », selon Wehrling. Qui? Des noms!  

« Nous sommes en discussion avec ces personnes, on ne peut rien dire encore. » A quand l’annonce, alors? A l’occasion de la visite de Bayrou à Annecy, le 27 janvier, promet le Mouvement démocrate.

P.L

13 janvier 2012

Rien n’est joué à 100 jours de la présidentielle

Publié par canarddeletang dans Non classé

Lu initialement sur l’express.fr

Nous sommes à cent jours, ce vendredi, du premier tour de l’élection présidentielle. Les sondages ont-ils toujours donné le bon trio de tête, à ce moment de la campagne? L’EXPRESS.FR a remonté le temps. 

Les Français se rendront aux urnes dans cent jours. Et si à 130 ou même 120 jours, les sondages donnaient une très large avance de François Hollande sur le reste de ses concurrents, au vu des dernières études, il est permis de répéter la leçon que chaque présidentielle nous enseigne: à cent jours, rien n’est joué 

Depuis 1981, les intentions de vote ne cessent d’évoluer dans les semaines précédant les scrutins présidentiels, laissant parfois la place à d’énormes surprises de dernière minute, comme l’a montré la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour, au soir du 21 avril 2002.  

En 2002 donc, la TNS Sofres n’a jamais prévu tel scénario. C’était soit Jacques Chirac, soit Lionel Jospin, mais certainement pas le candidat du FN, crédité de 9% dans les sondages, 100 jours avant l’élection, le 11 janvier. Loin derrière ses adversaires (27% pour le chef de l’Etat sortant, 22% pour le candidat du PS). On connait la suite…  

Sept ans plus tôt, c’est le même Jospin, qui arrive en tête du premier tour (avec plus de 23,3% des voix) alors que la TNS Sofres le voyait à un point derrière Jacques Chirac (18%) et à quinze d’Edouard Balladur (32%), à 100 jours de l’élection. Le maire de Paris de l’époque est sans cesse donné gagnant au second tour face à son rival de gauche, à partir de fin janvier. 

A 100 jours d’une élection, le match est donc rarement plié. A chaque fois, la campagne démarre à ce moment-là et les tendances peuvent s’inverser, au gré de l’actualité.  

En 1981, par exemple, 100 jours avant le scrutin -le 16 janvier, cette fois-, François Mitterrand ne recueille que 23% des intentions de vote, derrière son concurrent VGE, à 31% selon l’étude de la TNS Sofres. Le candidat de la gauche ne rattrapera jamais le chef de l’Etat sortant qui sollicite un second mandat. Ce n’est que grâce au report de voix du communiste Marchais (crédité à la mi-janvier de 16% dans les sondages) qu’il emménagera à l’Elysée. 

Le poids de l’outsider

En 2007, aussi, l’outsider a un certain poids. A 100 jours de ce scrutin, à la mi-janvier, le candidat de l’UMP (35%, toujours selon la TNS Sofres) peut déjà envisager sa victoire face à Ségolène Royal (31%). Cette dernière va ensuite chuter dans les intentions de vote, à mesure que François Bayrou gagnera des points. Le 8 mars, la TNS Sofres crédite le candidat béarnais de 23%, soit deux points et demi en dessous de la candidate socialiste (Bayrou est pourtant à 9%, 100 jours avant l’élection).  

En 1988, le combat se joue également entre le deuxième et le troisième candidat favoris des sondages. Le chef de l’Etat en exercice, à un peu plus de trois mois de l’échéance électorale, ne s’est pas encore porté candidat. Mais François Mitterrand domine largement les études d’opinion: il flirte avec les 40%, devant Raymond Barre (23%) et Jacques Chirac (19,5%). Ce dernier prendra le dessus sur son concurrent de droite, à partir de début février.  

Fin février-début mars… C’est justement la date qu’a choisie Nicolas Sarkozy pour enfin dire « oui » à la question: « Etes-vous candidat à votre réélection? » Mitterrand avait fait connaître son choix un mois avant le scrutin. Mais au contraire de ses prédécesseurs, l’actuel hôte de l’Elysée frôle des records d’impopularité.

PL

11 janvier 2012

Les militants offrent 200 000 euros au NPA

Publié par canarddeletang dans Non classé

 

 

 

En septembre dernier, le NPA lançait une souscription auprès de ses militants pour renflouer le mouvement anti-capitaliste. Bilan: un peu plus de 200 000 euros pour 350 000 demandés. 

Lu initialement sur l’express.fr

 

Il faut le dire, le NPA manque d’argent. Et pour résoudre ce problème, la direction du parti compte, comme chaque année, sur ses militants. La souscription a pris fin le 31 décembre dernier. Bilan: 202 000 euros. Il en espérait près de 350 000.  

« Les finances du parti ont été plombées cette année, confie Pierre Baton, trésorier du parti, à cause de l’organisation du congrès, qui s’est déroulé en février et qui a réuni 700 personnes. » Et à l’approche de l’élection présidentielle de 2012, il fallait réagir très vite. 

D’où le courriel des deux porte-parole, Myriam Martin et Christine Poupin, envoyé peu avant la Saint-Sylvestre: une lettre d’information, adressée aux militants pour les « solliciter » et leur faire part du « besoin vital » de liquidités, nécessaires au NPA. 

Car, sans les militants, rien n’est possible. « Notre organisation ne fonctionne que grâce à leurs cotisations », souligne Pierre Baton, trésorier du Parti anticapitaliste. 

« Grâce à la souscription de 2011, veut croire le trésorier, le parti va tenir le coup. On pourra juste parvenir à l’équilibre des comptes. » La campagne se mènera au pain sec et à l’eau. 

Déjà en 2010, une souscription avait été lancée. Elle avait permis de ramasser 280 000 euros, plus qu’en cette année présidentielle. La différence s’explique peut-être par le retrait d’Olivier Besancenot. Problème, ce changement de tête s’accompagne d’une baisse des adhérents, et donc des cotisations.  

« Tenir le coup »

Les dérives jugées « sectaires » de la direction ont fait fuir les camarades et ont encore plus grevé le budget.  

Mais le NPA veut y croire. « En 2007, notre formation avait accueilli des nouveaux militants, se souvient Pierre Baton. Un peu pendant la campagne présidentielle. Mais surtout ensuite, grâce à l’aura de Besancenot et la renaissance du parti anticapitaliste. »  

Or, la faible médiatisation de Philippe Poutou risque de compliquer la chasse aux 500 parrainages. Et si le NPA ne parvient pas à décrocher les sésames, il peut faire une croix sur le financement public: 800 000 euros versés par l’Etat.  

PL

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