le Canard de l’Etang

7 mai 2012

A la Mutualité, tristesse et colère chez les militants UMP

Publié par canarddeletang dans Elections, politique francaise, president de la Republique, UMP

Lu initialement sur L’Express.fr

Plusieurs centaines de supporters de Nicolas Sarkozy se sont rassemblés devant le la Mutualité. Espoir, tristesse, colère… Devant un écran géant, ils ont suivi la soirée électorale. Reportage. 

« Le prochain président de la République sera François Hollande » lance, à 19h30, aux journalistes, le sourire las, le porte-parole adjoint de Nicolas Sarkozy, Guillaume Peltier quand il arrive à la Mutualité. Douche froide. Au même moment, des militants UMP veulent encore croire à une victoire « surprise » de Nicolas Sarkozy. Ils savent pourtant que le rassemblement de la Concorde est annulé, le signe sans équivoque qu’il n’y aura pas de remake de 2007

Vers 18h, un jeune militant devant la salle de la Mutualité, avait lancé un « pas trop de larmes, d’accord? » à son pote. Dans la salle bondée, règne une bonne ambiance, mais les militants n’y croient guère à l’image de Theophile, 21 ans et militant depuis 5 ans: « La défaite est due à la crise et je comprends que les indécis aient pu être choqués par la droitisation du président lors de la campagne du second tour. Mais je vais militer à fond désormais. »  

« Nicolas, Nicolas! »

Ils sont plusieurs centaines à se masser devant le Palais de la Mutualité et l’écran géant qui retransmet la soirée électorale. Les militants ont amené leurs drapeaux tricolores distribués lors des meetings de la Concorde le 15 avril et du Trocadéro le 1er mai.  

Sur l’écran, les images se succèdent et suscitent des réactions opposées. Le direct depuis Tulle, le fief de François Hollande, est hué copieusement par la foule qui scande une dernière fois son tube « Hollande en Corrèze, Sarkozy à l’Elysée ». Même traitement pour les images en provenance de la rue de Solférino, le siège du PS. Plus surprenant, le rouge de la tenue de Laurence Ferrari est vilipendé par certaines personnes présentes.  

Les cris de joie fusent à la vue des visages d’Alain Juppé puis de Jean-François Copé. Et si des « Nicolas, Nicolas! » sont encore scandés régulièrement, les visages s’assombrissent au fil des estimations consultées sur les smartphones.  

A l’intérieur de la salle de la Mutualité, Benjamin Lancar, patron des Jeunes Populaires, conserve un sourire de façade mais se dit « très triste ». Il n’est pas encore 20h, mais le militant connait les premières estimations: son président à qui il est « attaché », dit-il, a perdu l’élection. 

« Il y a eu un rejet de l’homme car le programme était bon »

A l’extérieur, les militants suivent le décompte sur l’écran géant. Lorsque le visage de François Hollande apparait, des hurlements stridents de tristesse et de rage montent de la foule. Suivent des sifflets et des quolibets contre le nouveau président. Le chant favori des militants UMP est désormais: « On est dans la merde, on est dans la merde! ». 

Benjamin Lancar, lui, est resté de marbre à l’annonce des résultats. Il veut défendre son champion grand perdant du soir: »Il n’y a pas beaucoup d’écart entre le gagnant et le perdant, en tout cas pas autant que les sortants des voisins européens qui ont largement perdu. » « C’est que le courage de Sarkozy a payé », juge le patron des Jeunes Pop’.  

Après les résultats, chacun y va de son analyse sur les raisons de la défaite. Pour Pierre, 21 ans, sympathisant UMP: « Il y a eu un rejet de l’homme car le programme était bon. » Reprenant les récentes critiques de Nicolas Sarkozy contre la presse, un militant parisien, Vincent, 33 ans, pointe « des désinformations de la part de la presse ». « C’est pour cela en partie qu’on a perdu. Mediapart n’a dit que du négatif. » 

« Ce soir, c’est le cauchemar qui commence »

Les images de la foule rassemblée à la Bastille défilent sur l’écran géant: « Ce ne sont que des drapeaux du Front de gauche » lâche, amer, Jonathan qui ajoute: « On va faire partie des trois pays au monde avec des communistes au gouvernement », convaincu que le nouveau président composera un gouvernement avec ses alliés du Front de gauche. 

Avec son ami Léo, 16 ans, ils lancent, dépités: « On va rentrer à la maison et ce soir c’est le cauchemar qui commence ». Mais les deux jeunes militants pensent aussi à l’avenir: « En 2017, Copé a les épaules pour prendre l’Elysée, il a une ligné vraiment à droite, c’est ça qu’il nous faut ».

PL avec TW

3 mai 2012

Les gros bobards du débat Sarkozy-Hollande

Publié par canarddeletang dans Elections, politique francaise, president de la Republique, PS, UMP

Lu initialement sur L’Express.fr avec les extraits du débat Sarkozy-Hollande en question

Le débat entre Nicolas Sarkozy et François Hollande a donné lieu à plusieurs imprécisions et à quelques mensonges, notamment sur l’hôtel Bristol. L’Express fait le point sur quelques erreurs des deux candidats. 

Lors du débat présidentiel de ce mercredi soir, les deux candidats se sont livrés à une querelle intense sur le bilan de Nicolas Sarkozy et les propositions de François Hollande. Les argumentations ont donné lieu à quelques imprécisions, voire à quelques mensonges. 

Retrouvez l’essentiel du débat  

Financer son parti dans un grand hôtel

François Hollande explique, à la fin de la joute verbale de 2h50, qu’il n’irait jamais dans un grand hôtel parisien pour financer son parti politique. Réplique de son rival de droite: ce n’est pas vrai. Aïe! Le Parisien a publié, le 7 décembre 2009, une photo montrant le chef de l’Etat d’Eric Woerth, alors trésorier de l’UMP, devant le Bristol. Nicolas Sarkozy venait de réunir le Premier cercle, les plus gros donateurs de l’UMP. 

 Les chiffres du chômage

 

Les deux candidats ont aussi bataillé sur les chiffres du chômage. Selon François Hollande, il a augmenté en cinq ans d’un million de personnes. Inexact, réplique Nicolas Sarkozy, pour qui il s’est accru de 422 000 inscrits depuis le début de son quinquennat.  

Les deux rivaux voient… juste. Mais n’utilisent pas les mêmes sources: le premier se sert de Pôle emploi, le second du Bureau international du travail.  

 La récession en France

Le président de la République en est sûr et fier: la France, dirigée par son gouvernement, aurait été le seul Etat à ne pas avoir connu de semestre de récession. Une affirmation déjà mise en cause par lemonde.fr 

L’élu corrézien, agressif, n’a pas voulu laisser passer cela, estimant qu’il s’agissait d’un mensonge. Bien vu: depuis le deuxième trimestre de l’année 2009, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suède, le Danemark, l’Autriche, la Slovaquie, la Pologne et la Finlande n’ont pas connu de récession… 

 Les centres de rétention et l’immigration

 

Sur l’immigration et, en particulier, sur les centres de rétention, Nicolas Sarkozy a paru plus à l’aise qu’au début du débat. Il a cité, document à l’appui, un extrait d‘une lettre de François Hollande à l’association France Terre d’asile.  

Le député de Corrèze demande, dans l’extrait lu par le chef de l’Etat, que la rétention redevienne « l’exception et non un instrument banal de procédure ». Soit le contraire de ce qu’il venait de déclarer lors du débat: « Vous venez de dire aux Français, sourit Nicolas Sarkozy, que garderiez les centres de rétention. »  

Le chef de l’Etat a eu raison de pointer du doigt ce changement de position.  

L’association, qui a appelé à voter contre le président sortant, explique que les propos de Nicolas Sarkozy relevaient « du mensonge et de la manipulation ». « Jamais François Hollande n’a proposé la disparition des centres de rétention », estime France Terre d’asile. 

Le Corrézien s’engage en fait, dans ce courrier, à « mettre fin dès mai 2012 à la rétention des enfants et donc des familles avec enfants ». Ce que confirme ce jeudi matin, son équipe de campagne: « François Hollande a pris l’engagement d’interdire la rétention pour les enfants. » 

 Dette et déficit publics

Sur l’augmentation de la dette publique, François Hollande a attaqué son adversaire: « La dette a augmenté de 600 milliards d’euros depuis le début du quinquennat. » Réponse du tac au tac de Nicolas Sarkozy: « Le déficit [sic] depuis 2007 n’a pas augmenté de 600 milliards, mais de 500 milliards. Une erreur de 100 milliards. » Erreur? Pas tout à fait.Les deux candidats ne parlaient pas de la même période.

Selon l’Insee, la dette publique était de 1211,6 milliards d’euros fin 2007 et 1717,3 milliards fin 2011, ce qui explique la hausse de 505 milliards évoquée par Nicolas Sarkozy. Quant aux 600 milliards de François Hollande, voilà l’explication: jeudi, François Hollande a précisé son propos. Il parlait de l’évolution de la dette de fin 2006, et non fin 2007, à fin 2012, considérant que le budget est déjà voté et qu’il va hériter des choix de Nicolas Sarkozy pour cette année.

« La dette devra être prise à la fin de l’exercice, a fait valoir le candidat PS, les dépenses ont été engagées, les recettes qui auraient été nécessaires n’ont pas été votées, et donc je ne pourrai pas les réclamer dans l’année 2012. » Dans ce cas là, l’augmentation de 600 milliards devrait bien être atteinte.  

PL

25 avril 2012

Royal, arme de séduction massive des électeurs du FN

Publié par canarddeletang dans Elections, politique francaise, president de la Republique, PS, UMP

Lu initialement sur L’Express.fr

Ségolène Royal enchaine les interviews pour s’adresser aux électeurs du Front national, « les victimes de la crise ». Qu’apporte-t-elle de plus qu’un autre socialiste? 

Dimanche dernier, Marine Le Pen a obtenu plus de 18% des voix au premier tour de la présidentielle. Forcément, ses électeurs détiennent la clé du scrutin. Nicolas Sarkozy et François Hollande ne peuvent l’emporter sans eux. D’où les appels de pieds. Côté PS, on bénéficie d’une arme redoutable: Ségolène Royal. Au JT de France 3, le 23 avril, à Public Sénat le lendemain, et sur France Inter, ce mardi, elle s’adresse à eux. En les distinguant.

Parmi les électeurs du Front national, il y a certes un « noyau dur » qui adhère aux thèses de l’extrême droite. Mais il y a les autres, selon la présidente de la région Poitou-Charentes. Et ce sont ces derniers que la gauche veut séduire: ceux qui ont exprimé, au travers du vote du premier tour, de la « colère, du désarroi », les déçus du sarkozysme, à qui on a « tant promis notamment sur le travail », a-t-elle assurée ce mardi sur France Inter. « Ils doivent être entendus ».

« Ségolène a cette capacité d’expliquer aux ouvriers, aux jeunes, à la classe populaire le programme de François Hollande, veut croire l’une de ses proches, la maire du IVe arrondissement de Paris, Dominique Bertinotti. Elle peut facilement évoquer les problèmes du quotidien comme le loyer, l’essence. » Et elle le fait « avec efficacité ».

« Audible »

Selon elle, parmi ceux qui ont voté pour Marine Le Pen, certains sont issus de la gauche: « Les victimes de la crise, ceux qui se sont sentent délaissées, oubliées ». « J’ai noté une certaine désespérance parmi ces électeurs, qui ont choisi une forme de radicalité, en votant pour les extrêmes », précise Dominique Bertinotti. Mais qui dit radicalité ne dit pas, selon elle, « méfiance de la gauche ».

Ségolène Royal évoque des formes d’insécurité « tant dans la rue qu’au niveau de l’emploi avec la précarité, martèle la candidate de 2007, « chantre, il y a cinq ans, de l’ordre juste« , sourit Dominique Bertinotti.

Du coup, peut-elle les faire revenir au bercail? Pas tous, selon les sondages qui étudient le report de voix des électeurs de Le Pen vers Hollande. « Mais Ségolène Royal est audible depuis 2007″, pense-t-elle. Ce dont François Hollande ne veut pas se passer. L’ancienne candidate a participé à « beaucoup de conseils politiques pendant la campagne et il y a beaucoup d’échanges entre les deux personnalités », qui se sont retrouvées, le temps d’un meeting à Rennes, début avril.

« Elle apporte certes sa pierre à l’édifice, mais elle n’est pas la seule, nuance Frédéric Dabi, le sondeur de l’Ifop qui remarque: « Arnaud Montebourg, lors de la primaire d’octobre 2011, avait obtenu un score supérieur à sa moyenne nationale dans les zones du nord-est, bastion des classes populaires. » Des régions où le vote FN est élevé, traditionnellement.

Arnaud Montebourg et Ségolène Royal, donc… Le PS a finalement ses propres armes pour partir à la chasse de l’électeur FN, victime de la crise. Mais encore faut-il ne pas reculer sur certains points du programme, comme le droit de vote des étrangers. Le Front de gauche dénonce déja les « danses du ventre » du PS devant le FN et regrette notamment que Ségolène Royal ait déclaré (avant d’être recadrée) que cet engagement ne soit plus « une priorité ».

PL

24 avril 2012

Le choix de Bayrou, ultime danger pour le MoDem

Lu initialement sur L’Express.fr

Le candidat centriste choisira-t-il entre François Hollande et Nicolas Sarkozy? Quelques-uns de ses partisans font déjà part de leur choix. Au risque de diviser le MoDem, à quelques semaines des législatives. 

François Bayrou l’a promis. Cette fois, il prendra « ses responsabilités » en vue du second tour. Choisira-t-il entre François Hollande et Nicolas Sarkozy? Le candidat du Mouvement démocrate n’a obtenu qu’un peu moins de 10% des suffrages au premier tour de la présidentielle.  

Comme l’avenir de sa politique est en jeu, il veut ne pas se précipiter, prendre le temps d’écrire aux deux finalistes, suivre le débat de l’entre-deux tours du 2 mai, pour éventuellement, ensuite, donner une consigne de vote. 

Ses soutiens, en tout cas, ne sont pas tous d’accord. Ce qui ne choque pas la sénatrice Jacqueline Gourrault, même avant la campagne des législatives: « C’est normal que chacun puisse donner son avis et penche à gauche ou à droite en vue du second tour, puisque le leitmotiv de Bayrou, c’est cette position centrale. » Va-t-elle le faire, donc? « Oui, car j’ai une préférence », sourit-elle. Mais pas tout de suite parce que, « comme je suis proche de lui, ce sera interprété comme le choix de François Bayrou ». 

« Ce sera une décision collective »

Le centriste, assure la sénatrice, écoute ses partisans. Il y a donc d’abord les « hollandais ». L’ancien écologiste Jean-Luc Bennahmias, la chiraquienne Dominique Versini et le président du MoDem du Nord, Olivier Henno, préfèrent le candidat socialiste. 

François Zocchetto, président du groupe Union centriste au Sénat, penche, lui, pour le candidat de l’UMP. D’autres n’ont pas encore exprimé d’opinion, mais ce ne saurait tarder.  

Son « confrère » de l’Alliance centriste, le sénateur Jean Arthuis, s’apprête, ce mardi, à donner la sienne. Sur Mediapart, il y a quelques semaines, il avait expliqué qu’il fallait « dire son choix ». Pro-PS? Pas vraiment, « il y a des positions à gauche qui sont difficilement compatibles ».  

Idem pour Alain Lambert selon lequel « Hollande devrait bouger sur les finances publiques » avant qu’il puisse lui apporter un éventuel soutien.  

Quant à Robert Rochefort, il n’est pas tendre, à l’instar de son champion Bayrou avec le programme du PS: « Les postes de fonctionnaires, le contrat d’avenir qui coûte très cher… François Hollande défend une vision rétrograde pour relancer l’économie, appliquant les recettes de la gauche des années 1970. » Mais il faudra bien se décider car le vote blanc, selon Robert Rochefort, n’est pas forcément « souhaitable ». 

Ces décisions vont-elles l’aider se positionner? « Bien sûr, car ce sera une décision collective », souffle la très proche Jacqueline Gourrault qui ajoute qu’elle sera connue entre le 3 et le 6 mai. 

« Ah vous m’emmerdez »

Ce sera difficile: François Bayrou, qui avait, un temps, envisagé un rapprochement avec le PS, dénonce le projet de François Hollande. Mais un soutien à Nicolas Sarkozy, qui « a abîmé l’image de la France », selon lui, paraît improbable. 

Donc il n’écoutera peut-être pas son ancien bras droit Hervé Morin qui souhaite qu’il appelle à voter Sarkozy. Ni son ancienne alliée Corine Lepage, François Hollande qu’elle soutient?  

En tout cas, pas question de le traîner sur ce terrain. A un journaliste qui lui posait la question du choix du second tour, il répliquait ce lundi: « Ah vous m’emmerdez… » « Ce n’est pas une décision qu’on prend, comme ça, en un jour », poursuit Jacqueline Gourrault. 

D’autant qu’elle sera lourde de conséquences pour l’avenir du MoDem. Un rapprochement avec le PS lui fermera les portes d’un nouveau grand parti centriste, résurgence de l’UDF. On voit mal les cadres du Nouveau centre s’allier avec François Bayrou, qui aurait appelé quelques jours auparavant à voter François Hollande.  

De la même façon, rallier Nicolas Sarkozy, c’est oublier une bonne fois pour toute l’idée d’un grand rassemblement de la gauche, sur le modèle de ce qu’avait fait Romano Prodi en Italie.  

Et puis, il y a l’unité du mouvement à préserver. Comment, en effet, préparer les législatives entre des partisans de Hollande et d’autres de Sarkozy? Finalement, le plus simple serait encore de voter blanc ou de ne pas dire pour qui voter. Comme en 2007… 4

PL

22 avril 2012

Les supporters de Bayrou hésitent sur leur choix au second tour

Publié par canarddeletang dans Elections, Modem-centre, politique francaise

Lu initialement sur L’Express.fr

Les militants centristes ont découvert avec stupéfaction le score de leur champion et celui, élevé, de Marine Le Pen. Déçus, ils tentent de comprendre l’échec du Béarnais. 

« Les militants sont venus, mais ils sont cachés par les journalistes. » La remarque, un peu drôle, émane d’Adrien, un membre des Jeunes démocrates. Il est 18h45 au QG de François Bayrou. Et les soutiens du troisième homme de 2007 se font plutôt rares. Les derniers sondages le donnent en effet autour de 10% d’intentions de vote.

Certains ont quand même décidé de venir au 133, rue de l’Université, à Paris. Ils arborent une écharpe, voire un tee-shirt à l’effigie du Béarnais. Comme Elya, un partisan du centre, remonté contre les sondages d’avant le 1er tour. « A croire, selon eux, que tout est déjà joué. »

Il y croit, il veut y croire, mais il est bien seul. A trois mètres de lui, Adrien, qui milite chez les Jeunes démocrates depuis la campagne de 2007, ne se fait pas d’illusion: « On sera à 10%, pas plus. »

« On n’a pas réussi à casser le duo PS-UMP, chacun avec leurs alliés »

Dans la salle de presse, les journalistes se regroupent autour du grand écran, 20h approche. »On connaît les tendances », murmure Bernard Lehideux, vice-président du Modem « décu ». « J’attends de savoir si Bayrou est en dessous ou au dessus de la barre des deux chiffres », explique-t-il en face du buffet. Avant de poursuivre, en songeant aux premières estimations: « Il y a eu, chez Bayrou, la cohérence des idées, mais cela n’a pas marché. »

A 20h, à l’extérieur, quelques militants entonnent un « Bayrou, président ». Avant de découvrir le classement et la troisième place de Marine Le Pen. Près de 20% pour la candidate du Front national, un chiffre qui fait froid dans le dos. Yann Wehrling, le porte-parole de la formation centriste, reste prostré devant la télévision, ne sachant que dire.

« Pour gagner, on peut mentir, pour gouverner, ce n’est pas possible, donc nous sommes inquiets ». 

Yves qui a adhéré à l’UDF en 2005 pense comprendre les résultats: « Les Français aiment les grandes gueules comme la présidente du FN et Jean-Luc Mélenchon. » Et le militant, à l’écharpe orange, explique que son champion « n’est pas bon pendant les interviews ».

Arnaud, un sympathisant qui aura 18 ans ce lundi, trouve le classement du premier tour et le score si bas du Béarnais « affolant ». Et pense que son candidat n’a pas assez « creusé » ses thèmes de campagne. « On n’a pas réussi à casser le duo PS-UMP, chacun avec leurs alliés », s’agace Jean Lasalle, député des Pyrénées Atlantiques. Bernard Lehideux, lui, s’amuse, un verre d’eau à la main: « Pour gagner, on peut mentir, pour gouverner, ce n’est pas possible, donc nous sommes inquiets. »

« L’abstention sera importante. »

Mais avant le prochain quinquennat, il y a le second tour et les militants semblent bien embêtés. Yves ne sait pas pour qui il veut voter, ne sait pas s’il va se déplacer, le 6 mai. Adrien, lui, penche pour Hollande et imagine que les 3 millions de votants seront partagés entre le vote blanc, Sarkozy et le socialiste. « Pas du tout », réplique Adrien qui votera pour le candidat de l’UMP car Hollande, « c’est n’importe quoi. » « L’abstention sera importante au sein des soutiens de Bayrou », dit-il, avant d’applaudir quand Marielle de Sarnez prend la parole en direct à la télévision, la voix cassée.

Un peu plus tard, c’est au tour de François Bayrou de s’exprimer. Il est déçu, forcément, n’appelle à voter pour personne, mais veut construire une force du centre, après l’élection. Réaction d’Adrien, le militant: « C’est possible de réunir toutes les tendances centristes à ce moment-là. » Encore de l’espoir, toujours de l’espoir…

PL

18 avril 2012

Jouanno: « J’ai de vraies raisons de me plaindre de Sarkozy »

Lu sur L’Express.fr

L’ancienne ministre des Sports, aujourd’hui sénatrice UMP de Paris, s’apprête à voter Nicolas Sarkozy, même si elle a des « raisons personnelles d’être contre lui ». A L’Express, elle confie qu’elle est une « voix discordante » dans son camp. 

Un tweet de trop? La sénatrice UMP et l’ex-ministre Chantal Jouanno assure sur son compte du réseau social, qu’elle votera Nicolas Sarkozy même si elle a « des raisons personnelles d’être contre lui ». 

« Après Amara et Hirsch, j’ai aussi des raisons personnelles d’être contre Nicolas Sarkozy, mais je voterai pour lui car il est le seul à oser », écrit-elle dans ce tweet daté de mardi soir, sans donner d’autre précision

Chantal Jouanno, interrogée par L’Express, a tenu à préciser son propos. « Je voulais réagir au ralliement de Martin Hirsch et de Fadela Amara à François Hollande. Moi, j’ai de vraies raisons de me plaindre de Nicolas Sarkozy, sur l’écologie et la taxe carbone, notamment. » 

En 2010, elle avait vivement fait part de son désaccord par rapport à la décision gouvernementale de reporter la taxe carbone. Réplique du chef de l’Etat, à ce moment-là: « Je n’ai pas apprécié ses propos. » 

« Le programme de Hollande, qui peut se le payer? »

« J’ai une vraie opposition de fond sur certains points », souffle aujourd’hui Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie puis ministre des Sports dans le gouvernement Fillon. Avant d’ajouter: « Je savais que mon tweet allait être mal interprété, si on le lisait vite. Mais je suis une voix discordante au sein de mon parti. » 

Elle ne veut pas, pour autant, voter pour la gauche, explique-t-elle dans un autre message sur le site de micro-blogging. « Oser affronter les problèmes de la France, sans démagogie, sans renoncer. Et moi, je le dis sans demander, ni quémander de postes… Qui peut croire que la France peut se payer le programme de Hollande? », répond-elle encore au ministre Eric Besson. 

PL

18 avril 2012

Hollande gauchise son discours à quelques jours de l’élection

Lu initialement sur L’Express.fr

Hausse du Smic, TVA sur le luxe, menace du blocage du traité Merkel-Sarkozy… Depuis quelques jours, François Hollande tente d’attirer les électeurs bien ancrés à gauche, dont les partisans de Jean-Luc Mélenchon. 

Le mot d’ordre pour François Hollande, toujours favori des sondages, tient aujourd’hui en un mot: mobilisez. Pour le candidat socialiste, l’important est d’obtenir le plus haut score possible dès le premier tour. Et pour cela, la réserve de voix de Jean-Luc Mélenchon, crédité de 13 à 17% des sondages, est alléchante. 

Du coup, depuis lundi, il multiplie les prises de parole ancrées à gauche. Ainsi, sur la question du Smic, emblématique de la gauche, il ne promettait aucune hausse. Pour finalement poser la question d’un « coup de pouce », à négocier avec les syndicats, après son éventuelle élection. Cela pourrait concerner, explique-t-il ce mardi sur France Inter, les grandes entreprises, souvent la cible de la gauche radicale. « Quand le pays connaît une reprise économique, c’est tout à fait légitime que les salariés en prennent leur part. Moi, j’ai refusé que ce soit la captation par simplement le capital et les rémunérations des dirigeants d’entreprise », a-t-il affirmé.  

Encore un indice: il l’avait déjà proposée, mais il a réitéré, au journal économique allemand Handelsblatt son exigence de ré-négociation du traité européen pour y annexer une partie sur la croissance.  

Recruter des profs dés 2012 et taxer encore plus les produits de luxe

Le Corrézien, qui assure ne pas être « isolé » sur ce point, bloquerait même le texte à l’Assemblée nationale puisqu’il l’a « promis aux Français ». Cela ressemble fort à la menace ‘mélenchonienne’ formulée ainsi: « L’Europe n’avancera pas sans la 5e puissance économique. » 

Normal, estime Arnaud Montebourg, chantre de l’aile gauche du PS, car il existe, selon lui, un « voisinage, un cousinage » entre les socialistes et Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, fondés sur des « propositions communes. »  

Autre exemple, sur l’éducation cette fois. L’équipe de François Hollande avait déjà précisé que des postes d’assistants d’éducation ou d’encadrement seraient créés à la rentrée 2012, en cas de victoire socialiste. Elle va aujourd’hui plus loin: Vincent Peillon, le Monsieur « Education » du candidat, a assuré qu’il voulait aussi qu’ »une centaine, voire un millier » d’instituteurs en plus soient recrutés dans les écoles. Un clin d’oeil à un électorat clairement de gauche… qui « atterre », en tout cas, l’actuel ministre de l’Education Luc Chatel. 

Enfin, il y a la taxation des riches, et plus précisément la possibilité de créer une tranche de TVA à 33% sur les produits de luxe. Fin connaisseur des questions de fiscalité, François Hollande sait très bien que Bruxelles ne laissera pas une telle chose se produire, compte tenu de l’existence de plusieurs taux en France. Pourtant, il a laissé entendre qu’il pourrait le faire: « Je vais regarder, cette proposition a du sens », a-t-il dit mardi sur RTL. Un bon moyen d’évoquer l’idée sans s’engager sur sa mise en oeuvre. Un bon moyen aussi de parler à la gauche, dans son ensemble. 

PL

17 avril 2012

Bayrou souffle le froid et le chaud avec Sarkozy

Lu initialement sur L’Express.fr

François Bayrou a admis, ce mardi, que le chef de l’Etat « s’était un peu amélioré » depuis 2007. Mais que sur le style. Et encore, quelques heures après, il regrettait avoir tenu de tels propos. Retour sur cinq ans de valse-hésitation. 

Ce mardi matin, François Bayrou se sentait de bonne humeur vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Interrogé par BFMTV/RMC, il a jugé que le chef de l’Etat sortant « s’était un tout petit peu amélioré » depuis 2007. 

« Un petit peu, sur le style », précise de son côté Jean-Luc Bennahmias, soutien centriste, qui a déjeuné, ce mardi, avec le président du Mouvement démocrate. « François Bayrou regrette d’avoir dit ça », confie cependant l’ex-écolo. Ce ne serait pas le fond de sa pensée. 

Mince! ceux qui guettent les indices d’un soutien à Hollande ou Sarkozy vont encore être déçus, une semaine après cette confidence, en forme de soutien au candidat UMP: « Je suis plus proche humainement de M. Hollande, mais programmatiquement plus proche de M. Sarkozy. » 

Mais depuis le début de sa campagne, il attaque quand même le bilan de Nicolas Sarkozy: « Le candidat de l’UMP n’arrive pas, après cinq ans de mandat, à dégager un plan d’action pour le pays ». Ou encore, voilà quelques jours: « Son programme, c’est une dispersion de mesures sans liens, disparates, sans cohérence, rien de nouveau, rien de construit. » 

Depuis trois ans, c’est en fait le pas de danse que le centriste a adopté. Depuis la publication d’« Abus de pouvoir », violente charge contre Sarkozy, il alterne le chaud et le froid.  

Le chaud: La France est aux mains d’ »un clan, celui de l’argent, de l’entente sous la table », et l’actuel locataire de l’Elysée en est le « parrain ». Après la campagne présidentielle de 2007, fort de son succès électoral, il tape fort. Parle de la présidence de Nicolas Sarkozy comme une « egocratie ». En septembre 2009, lors de l’université d’été de son nouveau parti, il évoque un « régime d’inégalités, de domination, d’injustices économiques, sociales, démocratiques », qui a « corrodé ce qui a fait la France ».  

Le froid intervient après l’échec des européennes en juin 2009. Alain Juppé, resté ami avec lui, pense que « l’affaiblissement de Nicolas Sarkozy et l’ancrage à gauche du PS sous la férule d’Aubry laisse une place à un centre gauche. » Conseil suivi: le Béarnais se rapproche d’une partie du PS. 

« L’image de la France a été abîmée »

Sauf que cette stratégie ne paie pas. « Nous pensions que le PS pouvait bouger, c’est la raison pour laquelle nous lui avions tendu la main. Mais pour des raisons tactiques ou stratégiques, ce n’est pas la direction suivie, dit-il à l’époquesur RTL.  

Il se réconcilie ensuite avec le chef de l’Etat, le voit secrètement et devient de moins en moins critique, en particulier sur les questions économiques. Il est d’accord, en effet, sur la règle d’or budgétaire, qu’appelle de ses voeux la majorité présidentielle. Et ne s’oppose pas à la réforme des retraites, même s’il ne la vote pas à l’Assemblée nationale, finalement, puisqu’elle est, à son goût, trop injuste.  

Mais comme toujours avec Nicolas Sarkozy, François Bayrou reprend ses critiques. A l’automne 2010: « L’image de la France a été abîmée, explique le député béarnais. On a cherché à exciter des passions qui existent toujours dans un peuple mais que les gouvernants ont le devoir de calmer. On a commencé, avec le discours de Grenoble, par dire ‘Il y a un lien direct entre immigration et insécurité’. C’est un premier pas qui n’avait jamais été franchi, sauf par les extrêmes. »  

Des propos durs qu’il pourrait toujours tenir à l’heure actuelle, même si, à quelques jours du premier tour de la présidentielle, il n’exclut plus un éventuel poste auprès de la majorité présidentielle. En tout cas, il ne dit plus « non » aussi ouvertement qu’auparavant, dit simplement ne pas vouloir répondre à la question… 

Jusqu’à ce qu’il dise franchement qu’il le soutient, Nicolas Sarkozy ne pourra jamais considérer le ralliement de François Bayrou comme acquis. Faut-il encore qu’il le dise…  

PL

16 avril 2012

Le premier tour de la présidentielle est-il déjà joué?

Lu intialement sur L’Express.fr

Les derniers sondages donnent François Hollande devant Nicolas Sarkozy au premier tour, tous les deux largement devant le reste de leurs concurrents. Alors cette présidentielle est-elle déjà jouée? Pas tout-à-fait, répondent les sondeurs. 

A moins d’une semaine du premier tour, reste-t-il un brin de suspense? L’ordre d’arrivée au soir du 22 avril est-il déjà établi par les derniers sondages ou doit-on s’attendre à des surprises?  

« L’écart entre les deux premiers et le troisième est assez net selon les sondages », glisse Jean-Daniel Lévy d’Harris Interactive, pour qui cela ne bougera plus à ce niveau là. 

Pourtant, près de 20% des électeurs déclarent se décider à la dernière minute, souvent dans l’isoloir. Entre ces derniers et ceux qui peuvent encore changer d’avis, « cela représente, selon Frédéric Dabi, 13 à 15 millions de Français ».  

« Les moins informés, les moins diplômés, le plus souvent, selon Jean-Daniel Lévy, disent s’intéresser à la présidentielle juste avant le premier tour ». Cette fameuse « France silencieuse », tous les candidats s’y sont adressés, sans que l’on sache qui en profitera réllement. 

La principale incertitude reste l’ordre d’arrivée des deux favoris. « Cela se joue dans un mouchoir de poche, Nicolas Sarkozy et François Hollande sont à un point d’écart pour l’Ifop« , souligne Frédéric Dabi, directeur adjoint de cet institut, selon lequel il y a donc « une incertitude sur celui qui arrivera en tête ». « Une première pour un président sortant, poursuit le sondeur. Même VGE en 1981 dominait les études.«  

« Le troisième ne gagne de médaille »

« Les jeux ne sont pas faits », prévient, du coup, Gaël Sliman, ce vendredi sur France Inter, qui perçoit, selon ses études de BVA, des « vases communicants » entre le président sortant et Marine Le Pen d’une part, ainsi qu’entre l’élu de Corrèze et Jean-Luc Mélenchon d’autre part. Ce qui peut faire gagner ou perdre des points aux deux favoris. Et donc renverser la tendance.  

D’où la prudence de mise, côté PS, qui n’oublie pas la mésaventure de 2002, et les appels au vote utile. L’UMP rappelle, elle, que tout est possible encore. Chaque camp, ainsi, a profité des meetings pour mobiliser au-delà de son propre électorat.  

Autre interrogation qui découle de la précédente: qui, de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen, se hissera sur la troisième marche du candidat? « Ce n’est pas un enjeu, le 3ème ne remporte pas de médaille », sourit le sondeur d’Harris Interactive, qui ajoute: « Seul compte le score », pour le rapport de force en vue du second tour.

PL

15 avril 2012

A Vincennes, avec les militants PS: « Ce sera dur, mais Hollande va gagner »

Publié par canarddeletang dans Elections, politique francaise, president de la Republique, PS

Lu initialement sur L’Express.fr

Une trentaine de militants des Yvelines se sont réunis près du château de Versailles pour rejoindre, en bus, l’esplanade du château de Vincennes, où François Hollande tient meeting. Pas de jeunes, mais des militants plus âgés qui y croient. 

« Bonjour, c’est le bus de Versailles. » Postée à l’entrée du car, Lysiane Petit, conseillère municipale de Montigny-le-Bretonneux, dans les Yvelines, accueille les socialistes, inscrits pour faire le voyage jusqu’à Vincennes. Cinquante personnes ont prévu de se retrouver ici, près du château de Versailles. Tous pourraient prendre le RER puis le métro pour rejoindre la place où François Hollande tient meeting. Mais ils préfèrent « y aller ensemble car c’est plus convivial », souffle Isabelle.  

Militants et sympathisants s’installent à l’intérieur du bus, qui n’est pas rempli. « Il n’y a que des têtes grisonnantes », sourit Lysiane. Ce n’est pas que les jeunes ne soutiennent pas « le changement », mais eux préfèrent se rendre au meeting « seuls ». « C’est le problème », déplore-t-elle, avant de distribuer, une fois le départ annoncé, des badges « FH 2012″. Elle en donne même plusieurs à ceux qui en réclament d’autres: « Tant qu’il y en a… » Lysiane espère « du monde » à Vincennes. En tout cas, plus qu’à la Concorde, où Nicolas Sarkozy tient, lui aussi, meeting en plein air. « On vote déjà dans une semaine, c’est passé si vite. » 

Critiquer la presse

« Cela va être dur, confie une sympathisante qui veut rester anonyme, mais il va gagner. » Selon un autre militant de Saint-Quentin-en-Yvelines, « tout dépendra du report de voix au second tour ». Et donc du score de Jean-Luc Mélenchon, qui sera « autour de 13-14 % », selon lui. Jean-Marie, informaticien qui milite depuis 7 ans explique que le candidat du Front de gauche « a fait un bonne campagne au moins aussi bonne que celle de François Hollande ». 

Jean-Marie, militant PS de Montigny-le-Bretonneux à Vincennes avril 2012Jean-Marie, militant PS de Montigny-le-Bretonneux à Vincennes avril 2012

L’Express/PL

Jean-Marie, un drapeau PS à la main, court de meeting en meeting depuis Le Bourget et croit à la victoire: « Le match face au président sortant sera compliqué », souligne-t-il toutefois. Avant de souligner: « Nous aurons besoin d’Eva Joly et de Mélenchon ». 

En face de lui, un autre militant de Saint-Quentin-en-Yvelines, sûr du résultat du 6 mai, critique la presse et Le Parisien de ce week-end, coupable, à ses yeux, de publier des photos de Nicolas Sarkozy plus grandes que François Hollande. « Le journal manipule l’opinion, dénonce-t-il, et ma mère qui ne lit que ce quotidien, pense que le socialiste ne peut pas gagner. » Son vis-à-vis, pas vraiment d’accord, lui montre la Une du JDD: l’interview de François Hollande avec ce titre « Je suis prêt ». Réaction du militant, un brin aigri: « L’hebdo sait que c’est joué! »  

Arrivée du bus. Les supporters du « changement, c’est maintenant » sortent, le sourire aux lèvres. Lysiane se demande qui va prendre la parole avant le candidat. Jean-Marie ne sait pas non plus. « François Hollande, c’est sûr… » 

PL

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