le Canard de l’Etang

21 mars 2012

Tuerie de Toulouse: qu’ont dit les candidats de la trêve, qu’ont-ils finalement fait?

Lu initialement sur L’Express.fr

Après la tuerie de Toulouse, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Marine Le Pen et Eva Joly ont annoncé une trêve de leur campagne. Les autres ont préféré continué la leur. Au bout du compte, ont-ils tenu parole? 

La campagne a repris son chemin dès ce mercredi après-midi. Valérie Rosso-Debord, qui avait « promis » sur Mediapart qu’elle ne « taperait pas sur Hollande », a, sitôt la fin de la cérémonie des obsèques à Montauban, publié un communiqué anti-Hollande et anti-Le Pen. « Alors que la communauté nationale est endeuillée et que chacun mesure la nécessité de l’union nationale face à ces événements, deux candidats, François Hollande et Marine Le Pen, tentent d’instrumentaliser à leur petit profit politicien ce drame », a-t-elle écrit. Réplique immédiate de l’un des porte-parole de François Hollande, Bernard Cazeneuve: « Ces propos sont indignes. »

La « trêve » est terminée, comment chaque candidat l’a-t-il vécue?

Nicolas Sarkozy

Ce qu’il a dit: Le candidat a rapidement décidé de suspendre sa campagne pour laisser place au président. Son site de campagne a été fermé, son équipe Web ne tweete plus depuis le 19 mars et il a reporté son interview sur France Info (prévue ce mardi) au 26 mars.

Il n’a pour autant pas été absent de la scène politique, loin de là. C’est l’avantage, dans ces moments-là, d’être chef de l’Etat.

Ce qu’il a fait: Il est parti à Toulouse, lundi en milieu de journée, avec Luc Chatel. Avant d’officialiser la trêve jusqu’à mercredi, jour des obsèques des trois parachutistes tués à Montauban.

Mardi, il a assisté à la minute de silence, dans un collège parisien et a expliqué aux enfants qu’un drame similaire pourrait avoir lieu dans leur établissement scolaire, provoquant la foudre de ses opposants, comme Cécile Duflot.

Il s’est recueilli, ce mardi, à l’aéroport de Roissy, devant les dépouilles des quatre victimes avant leur rapatriement vers Israël. Nicolas Sarkozy a été en contact, toute la nuit de mardi à mercredi, avec son ministre de l’Intérieur, pour suivre l’enquête sur le tueur de Toulouse. Et a reçu à l’Elysée, ce mercredi matin, les représentants des communautés juive et musulmane. Avant de s’envoler, à nouveau, vers Toulouse et Montauban pour rendre hommage aux policiers blessés dans l’assaut du principal suspect, aux riverains évacués, puis aux militaires morts.

Trêve respectée? Oui, mais c’était facile. Les prises de parole se sont multipliées, mais toujours en tant que chef de l’Etat.

François Hollande

Ce qu’il a dit: Benoît Hamon a annoncé, lundi matin, la suspension de la campagne de François Hollande, premier candidat à se placer dans cette position.

Ce qu’il a fait:Le candidat du PS a honoré son rendez-vous avec les salariés de Fessenheim, mais il les a reçus rapidement, se faisant huer au passage. Il s’est ensuite rendu, en début d’après-midi, à l’école toulousaine qui a perdu trois enfants et le professeur de confession juive. Et le soir, à la cérémonie en mémoire des victimes.

Ce même lundi, il a d’abord annulé la seconde partie du Grand Journal de Canal+ et Le Petit Journal, avant de finalement reporter l’ensemble de l’émission. Diète médiatique? Pas totalement, puisque le lendemain (mardi) il s’est rendu à BFMTV, comme prévu. Mais il a reporté le meeting de Rennes prévu mardi soir et le déplacement dans le Tarn, censé se dérouler ce mercredi.

Enfin, il a tenu un point presse très court ce mercredi matin pour réagir au déclenchement de l’opération menée par le Raid contre le principal suspect. Et s’est rendu, avec Manuel Valls, à Montauban.

Trêve respectée? Certes, il a effectivement annulé tous les rendez-vous de son agenda, mais pour les remplacer par d’autres apparitions, toujours très solennelles et dans les pas de Nicolas Sarkozy. Comme mardi matin, quand il s’est rendu dans une école en Seine-Saint-Denis, pour assister à la minute de silence. Son idée, donc, se montrer en tant que président…

Marine Le Pen

Ce qu’elle a dit: « Dans ces moments-là, il n’y a droite, ni gauche. » En fin de matinée, ce lundi, Marine Le Pen suspend sa campagne et obtient l’annulation d’un débat sur France 2 auquel elle devait participer avec Arnaud Montebourg et Eva Joly.

Ce qu’elle a fait: Aucune apparition, aucun commentaire, jusqu’au début du raid sur l’appartement du principal suspect mercredi matin. Sitôt l’identité du tueur présumé connu, et la piste de l’extrême droite abandonnée, la leader frontiste est sortie de son silence.

Sur i-Télé, elle a ainsi soutenu que la France ne s’était pas assez occupée du problème du « fondamentalisme » et relancé l’idée d’un « référendum sur la question de la peine de mort ». Elle s’est ensuite rendue à Montauban, pour les obsèques des trois parachutistes.

Trêve respectée? Oui, mais brisée dès que la piste de l’extrême droite a été officiellement écartée. Pure coïncidence, évidemment.

François Bayrou

Ce qu’il a dit:Pas de suspension de campagne.

Ce qu’il a fait: Il s’est rendu, lundi, à l’école toulousaine au lieu de sa visite au Salon du livre. Il a annulé un déplacement prévu mardi pour rencontrer des soldats de retour d’Afghanistan, à Colmar. Mais il s’est bien rendu, mardi, à Valence pour un déplacement sur le thème de la santé. Et il devrait être à Nancy, mercredi soir, après les obsèques à Montauban.

Il a surtout maintenu, lundi soir, son rendez-vous de Grenoble. Ce n’était pas « un meeting ordinaire », a expliqué Yann Wehrling. Il a voulu adresser « un message lors d’une réunion de réflexion nationale » au lieu de se rendre à la synagogue parisienne.

Sans oublier de faire de la politique. Le candidat a expliqué qu’il y avait un « degré de violence, de stigmatisation dans la société française » et ceci « n’est pas sans rapport avec la responsabilité publique. » D’où la réplique d’Alain Juppé, de mardi matin, qui ne souhaite pas qu’on « ajoute de l’ignoble à l’horrible ».

Mercredi, Bayrou n’a pas non plus annulé son interview sur France Info.

Trêve respectée? Non, mais un peu quand même. Sans suspendre sa campagne, il a quand même remanié son agenda pour se rendre à Toulouse et à Montauban ces dernières 48 heures.

Jean-Luc Mélenchon

Lui a choisi de poursuivre sa campagne, car « c’est un acte de résistance morale, intellectuelle et affective ». Son agenda n’a pas été modifié (mercredi, il a été à Bobigny et Gennevilliers pour parler logement, par exemple). Il a participé, lundi soir à Paris, à la marche en hommage aux victimes de la fusillade. Avant d’observer une minute de silence à son QG. « Nous ne sommes pas à la merci d’un dégénéré, il ne fait pas la loi, il ne nous impose pas son rythme, nous le rattraperons et il paiera », a-t-il lancé.

Eva Joly

Elle aussi a suspendu sa campagne, ce mardi. L’ex-juge d’instruction s’est rendue à Montauban pour les obsèques des trois parachutistes. Elle a, par ailleurs, annulé son déplacement prévu ce mardi matin à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Et une conférence de presse sur le thème de la santé, prévue au départ ce mercredi.

Mais la politique l’a vite rattrapée. Ce mercredi matin, sur France 2: « Il y a clairement eu des discours discriminants et stigmatisants de la part de Nicolas Sarkozy et de la part de Claude Guéant. Cela n’arrange rien ».

Et les autres?

Nicolas Dupont-Aignan, qui s’est aussi rendu mercredi à Montauban, a décidé de ne pas suspendre sa campagne. Ce qu’il a expliqué ce mardi à L’Express.

Comme Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, qui ont été informé de la tuerie lundi à la mi-journée, par des journalistes. Le candidat du NPA s’est-il rendu à Toulouse? Non, « cela ne sert à rien » , a-t-il répondu.

Quant à Jacques Cheminade, il a expliqué, ce mardi sur Canal Plus, qu’il fallait interdire les jeux vidéo violents.

PL

14 mars 2012

Bayrou mise désormais sur la solidarité, mais ne change pas de campagne

Publié par canarddeletang dans Elections, Modem-centre, politique francaise, Societe

Lu initialement sur L’Express.fr

François Bayrou a (re)présenté, ce mercredi, au cours d’une conférence de presse, son programme. Il crée la surprise en changeant de slogan, à moins de deux mois du premier tour. Mais ce sera la seule d’ici la fin de sa campagne pour celui qui veut rendre la France plus solidaire. 

A moins de deux mois du premier tour, François Bayrou change de slogan. Après « la France unie, rien ne lui résiste », voici « la France solidaire ». Doit-on s’attendre à d’autres surprises dans la campagne de François Bayrou, qui se stabilise autour de 11 à 14% dans les sondages? Pas vraiment, explique ce mercredi le candidat du Modem, lors d’une conférence de presse.  

« Les deux slogans sont liés. Chacun vit sur son îlot, seul, sans se préoccuper de son prochain. Il faut rapprocher les gens pour qu’ils puissent faire face à leurs difficultés économiques. » Les unir, en somme, dans un « contrat de vie partagé », dixit le centriste du Mouvement démocrate. 

« Traiter les sujets qui intéressent »

Cela ne change rien, en tout cas, au programme du troisième homme de 2007. Et donc à sa campagne. François Bayrou, qui sort un nouvel ouvrage, La France solidaire, ce jeudi, « n’aime pas faire des coups de communication, pour créer le buzz », précise son soutien Bernard Lehideux. « Il pourra toutefois avoir des nouvelles idées sur certains sujets en fonction du débat public », pense le membre de son équipe de campagne.  

D’abord, Bayrou pourra « réagir aux provocations des uns et des autres », imagine Jean-Luc Bennhamias. Mais aussi « aux promesses imbéciles » des autres candidats, comme la taxe pour les super-riches de François Hollande, « qu’il ne mettra jamais en oeuvre », avance l’ex-écologiste.  

Aussi ne faut-il pas attendre, de la part de François Bayrou, à « des promesses irréalisables », à l’instar dela réforme de Schengen ou du lien entre nationalité et fiscalité.  

L’important pour le candidat, c’est de « traiter des sujets qui intéressent les Français » comme l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation, répète François Bayrou. Comme à l’accoutumée depuis la déclaration de sa candidature

Lui se pose la question: « Comment allons-nous nous en sortir? » Réplique du tac au tac: « Par la solidarité entre concitoyens. » Entre les jeunes et les plus âgés, en particulier.  

« Stratégie de rassemblement »

L’élu des Pyrénées-Atlantiques propose ainsi de « ne plus couper les minimas sociaux si un parent âgé retourne vivre chez ses enfants », explique Bernard Lehideux. Cela revient en gros à inciter à « la colocation, au vivre ensemble », précise François Bayrou, ardent partisan des associations et des corps intermédiaires.  

Celui qui estime être le seul à défendre un « projet de société » veut aussi que les enfants fassent leur devoir à l’école, avant de rentrer chez eux. Avec de nouveaux profs? Bien au contraire, « puisqu’il faut maintenir le nombre de postes actuel ». Non plutôt avec des retraités à qui l’on pourrait demander de venir à l’école, histoire de « donner un coup de main aux plus jeunes », selon Bernard Lehideux. 

La solidarité touche aussi le monde économique puisque François Bayrou voudrait créer, par exemple, des emplois sans charges pour les entreprises de moins de 50 employés pourvu qu’elles embauchent un chômeur. 

Avec ces mesures répétées depuis plusieurs semaines, il ne lui reste que 39 jours pour convaincre les indécis. Et progresser de nouveau dans les sondages.  

PL

9 mars 2012

Objectif pour Mélenchon: passer devant Bayrou

Lu intialement sur L’Express.fr

Jean-Luc Mélenchon est crédité de 10% dans un sondage CSA-BFMTV-20 Minutes. Peut-il encore grimper et titiller ses adversaires tels que François Bayrou et Marine Le Pen? C’est en tout cas l’objectif affiché par le Front de gauche. 

« Tout sera possible avec un score à deux chiffres. » Cette phrase, c’est Jean-Luc Mélenchon qui l’a prononcée, il y a un mois. Trente jours plus tard, le candidat du Front de gauche atteint, dans un sondage de CSA-BFM-20 Minutes, la barre des 10%. Depuis son entrée en campagne, Jean-Luc Mélenchon n’a connu aucune baisse significative dans sa progression dans les sondages depuis sa candidature. « Et ça ne s’arrêtera pas », veut croire Alexis Corbière, conseiller de Paris et membre du Parti de gauche. 

Le candidat se situe à trois points de François Bayrou. « On peut passer devant lui, souffle son soutien, le Béarnais est coincé. »  

Pourra-t-il, pour autant, faire jeu égal avec la candidate du Front national, crédité de 15% par le CSA? « Ce serait une belle victoire, juge celui qui participe à la « riposte-anti FN », qui occupe une dizaine de personnes au Front de gauche. « Nous avons réussi à remobiliser l’électorat populaire, attiré par l’abstention. Et non le FN comme on pourrait le penser à tort », insiste Alexis Corbière. 

Selon les proches de Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche défend ses idées, comme « la question sociale, la répartition des richesses, la lutte contre l’austérité » avec beaucoup de pédagogie ». « Nous parlons des vies des gens et ça les touche », précise Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, membre du FDG.  

« On arrive à les convaincre, renchérit Alexis Corbière. Y compris les réfractaires, comme ce bijoutier, présent à l’émission Paroles de candidats. Ce Français choisi par TF1, s’est montré, au final, en accord « sur les moyens (à apporter) pour régler les problèmes de l’ « insécurité ».  

« Une campagne a minima »

Mais François Hollande, en tête dans les sondages, n’y est-il pas pour quelque chose? Les mélenchonistes peuvent-ils être tentés de voter sans crainte pour leur favori au premier tour avant d’aller glisser un bulletin Hollande au second tour?  

« Non, c’est un piège, ils ont tort de réfléchir ainsi, avance Bernard Cazeneuve. Le porte-parole de François Hollande se montre ravi de voir « le total de la gauche grimper dans les sondages », mais ne se « satisfait » pas du bon score de Jean-Luc Mélenchon. « Le risque d’un nouveau 21 avril existe encore », explique le porte-parole de François Hollande, qui appelle au rassemblement de la gauche « dès le premier tour. »  

La crainte est réelle. D’où l’idée de séduire les mélenchonistes, avec la taxation des plus riches? Au PS, on assure que non. Pourtant, « cette mesure légitime nos propositions, se félicite Alexis Corbière. Et les gens vont préférer l’original à la copie », sourit le conseiller, selon lequel Hollande « ne va pas assez loin » et « fait une campagne à minima ». 

Jean-Luc Mélenchon abonde en ce sens. Dans une interview accordée au mensuel Regards, dirigé par Clémentine Autain, membre du Front de gauche, il lâche: « L’option de François Hollande, n’est pas celle d’un rapport de forces avec le capitalisme financier, mais une relation d’arrangements. » 

Le fameux « capitaine de pédalo » lui avait permis de grimper quelque peu dans les sondages. Alors pour aller titiller François Bayrou…

PL

1 mars 2012

Pourquoi Bayrou stagne dans les sondages

Publié par canarddeletang dans Elections, Modem-centre

Lu intialement sur L’Express.fr

François Bayrou est crédité de 10,5 à 13% des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle. Il y a encore un mois, on envisageait sa présence au second tour. Comment le Modem explique-t-il cette baisse de régime? 

Si François Bayrou était au second tour, il gagnerait à tous les coups. Peu importe son rival, François Hollande ou Nicolas Sarkozy. 65 % des Français, interrogés par l’Ifop, ont une bonne image du candidat du Modem. Ce qui fait de lui l’un des hommes politiques les plus populaires.  

Seul souci: avant le deuxième tour, il y a le premier. Et les intentions de vote, à ce sujet, stagnent depuis quelques semaines. Les instituts de sondages le créditent de 10,5 à 13 %, soit le niveau atteint après sa déclaration de candidature début janvier.  

« Si rien ne bouge d’ici la fin mars, cela deviendra mission impossible, admet Jean-Luc Bennahmias, soutien écolo de François Bayrou. Ce sera dur pour le candidat mais rien n’est encore joué et il est solide. »  

Yann Wehrling, porte-parole du Modem, va un peu plus loin: « Les sondages restent figés pour tout le monde, il n’y aucune dynamique, mais seulement des baisses et des hausses d’un ou deux points. » Il songe, notamment, à Nicolas Sarkozy qui rattrape un peu François Hollande à cause de ralliements de petits candidats comme Hervé Morin, Christine Boutin et Frédéric Nihous

Les Français, « pas entrés en campagne »

Mais le candidat-président et le socialiste attirent une majorité d’électeurs qui avaient voté pour leur camp il y 5 ans. Ce qui n’est pas encore le cas pour François Bayrou, selon la TNS Sofres. Celui-ci ne récupère pour l’instant que moins de la moitié de ses électeurs de 2007. Et plus de 50% de ceux qui veulent glisser un bulletin Bayrou dans l’urne le 22 avril prochain ne sont pas certains de leurs choix.  

Mais que se passe-t-il? Bayrou, interrogé par l’Express, lors d’une sortie en métro la semaine dernière, avait expliqué que les Français n’étaient pas « entrés en campagne ». Du moins, pas encore, « en raison des vacances d’hiver ».  

« Ceux qui s’intéressent de loin à la politique », dixit Bennahmias, n’entendent, pour l’instant, que « des bruits de fonds », sourit Bernard Lehideux, membre de l’équipe de campagne. D’où la précision du porte-parole, Yann Wehrling: « Les Français ne sont pas attentifs car la campagne n’est pas à la hauteur de ce qu’ils attendent. » 

Pourquoi? « Les principaux candidats, qu’on entend sans arrêt, n’abordent pas les enjeux essentiels », avance l’ancien écologiste Yann Werhling, reprenant à son compte la critique du « monopole médiatique », la fameuse « sark-hollandisation », chère à François Bayrou. « Chacun des deux parlent plus fort pour se faire entendre », commente Bernard Lehideux. 

« C’est normal d’être plus aggressif »

Ainsi, ce dernier n’arriverait pas à faire entendre sa voix. « En février, le Modem était dans une phase de réflexion et de rencontres avec les Français, analyse Bernard Lehideux, ancien responsable des meetings de VGE. Il faudra convaincre désormais, faire en sorte que les idées du Mouvement démocrate pénètrent davantage sur le terrain, parler de l’équilibre des finances et de la politique fiscale. » 

Et ce, dit-on au Modem, grâce la stricte égalité du temps de parole de tous les candidats imposée dans les médias de l’audiovisuel. 

Mais aussi en tapant plus fort, pour reprendre la main? François Bayrou hausse un peu plus le ton depuis quelques jours sur ses rivaux de droite et de gauche. PS et UMP, qui ont « des affaires à la pelle et des cadavres dans les placards », « ont mis à mal sans cesse la séparation des pouvoirs », a expliqué, par exemple, François Bayrou lors de son dernier forum, ce samedi, sur la moralisation de la vie publique.  

« Il l’a toujours dit, mais c’est vrai que le choix des mots a évolué », admet Wehrling. « C’est normal d’être un peu plus aggressif, renchérit Jean-Luc Bennahmias, les autres candidats ne se gênent pas non plus. » En attendant, l’ancien membre des Verts prévient: « Il ne faudra pas trop le faire, car ensuite il faudra rassembler le pays. »  

Eh oui… Malgré tout, les bayrouïstes voient toujours leur champion à l’Elysée.  

PL

8 février 2012

Sur le Web, l’équipe de Bayrou distribue les bons points

Publié par canarddeletang dans Elections, Modem-centre, president de la Republique

Lu initialement sur L’Express.fr

L’équipe de campagne de François Bayrou a inauguré, ce mardi après-midi, une nouvelle plate-forme du site Web du candidat MoDem. L’idée? Attirer des militants en un clic, leur suggérer des tâches de campagne à accomplir pour gagner des points. Et soutenir le président du Mouvement démocrate. 

Face aux grosses machines de l’UMP ou du PS, le candidat du Mouvement démocrate compte bien asseoir son autorité sur la Toile. Il a, jure le porte-parole Yann Wehrling, une « culture numérique ». Qu’il veut partager avec tous ceux qui seraient susceptibles de le suivre. D’où la nouvelle plateforme sur le Net qui invite n’importe quelle personne à se mobiliser, à agir pour la campagne du candidat Bayrou.  

Le site de campagne de François Bayrou

Capture écran du site de campagne de BayrouCapture écran du site de campagne de Bayrou

L’EXPRESS.fr

Il s’agit de faire des actions, de réaliser des tâches, même infimes. « Participer à une séance de tractage, confirmer sa présence à un meeting ou faire un don suffit », glisse Matthieu Lamarre, chef de la stratégie Web de Bayrou, qui occupe sept salariés à plein temps, sans compter les bénévoles.  

Et pour inciter les gens à militer -devant son PC ou sur son i-Phone, grâce à l’application « Bayrou 2012″, née mardi après-midi, ou carrément sur un marché en plein air-, le MoDem a vu grand. Il promeut le militantisme en un clic… comme le PS

Sauf que le parti centriste distribue, comme à l’école primaire, des bons points. Pardon, « des décibels », puisqu’il convient de « faire du bruit, de faire entendre sa voix », selon les mots du responsable de la communication du Mouvement démocrate, Jean-François Martins. 

« Partis provisoirement principaux »

Mais un nouveau venu peut très bien gagner des points, sans rien faire, par la suite. Le risque existe. Au Modem, on n’est pas dupe mais on en a cure. « On veut se contenter du déclaratif. » Untel déclare imprimer un tract, le Modem lui fait confiance. Ce parti n’est donc pas comme Saint Thomas: il ne croit pas que ce qu’il voit? Pas la peine, précise Mathieu Lamarre, de « jouer les contrôleurs ». 

Cela peut-il marcher? « On verra au soir du premier tour », sourit Jean-François Martins, qui l’assure: non, François Bayrou ne s’est pas fixé d’objectifs quant aux nombres de ‘coopérateurs’. L’idée, c’est juste d’attirer « des citoyens non encartés qui veulent aider mais sans, forcément, devenir adhérents. »  

Le côté ludique n’empêche pas de rester dans l’action politique traditionnelle, assure le mouvement centriste. Qui refuse, foi de Jean-François Martins, « d’entrer en guerre des deux clans« , celui des « partis provisoirement principaux », comme le veut l’adage bayrouiste. « Nous sommes au dessus de la mêlée, glisse le responsable de la communication, car cela ne fait pas avancer le débat d’idées ».  

N’attendez donc pas de vidéos comiques, comme le clip socialiste sur l’égalité. Ni de parodie sur le style d’Europe Ecologie-Les Verts pour faire le buzz. Pas pour le moment, en tout cas. 

PL

4 février 2012

Pourquoi les sympathisants de syndicats votent de plus en plus Le Pen

Lu initialement sur L’Express.fr

Selon un sondage réalisé par l’Ifop, 25% des sympathisants de FO et 22% de ceux de la CGT veulent voter Le Pen à l’élection présidentielle. Comment expliquer ces scores aussi élevés? 

Encore un sondage qui ne laissera pas indifférent. Selon une étude de l’Ifop, parue dans L’Humanité de ce vendredi matin, 19% des actifs proches d’un syndicat souhaitent voter Marine Le Pen.  

C’est l’organisation Force ouvrière qui est la plus touchée par la percée du Front national dans le monde des salariés. Selon l’Ifop, 25% de leurs sympathisants voudraient glisser un bulletin Front national dans l’urne. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, interrogé par L’Express, ne se montre « pas vraiment surpris ». « Dans un contexte de crise, c’est normal qu’il y ait un vote contestataire de la part de gens dans la difficulté. »  

« Il y a, à FO, une diversité d’opinions, confirme Jérôme Fourquet, auteur de l’étude. Et dans les années 1970 et 1980, une part importante d’ouvriers proches du RPR et du gaullisme se tournait vers FO. » Et non vers la CGT et la CFDT, historiquement liés au PCF et au PS.  

« Petit à petit, cet électorat de la droite ouvrière a lentement glissé vers l’extrême droite, comme on l’a vu à l’occasion des élections cantonales de mars 2011 au cours desquelles les partis de droite ont souvent été battus dans les cantons populaires au profit de la gauche et du FN. La droite ‘populaire’ a abandonné Sarkozy », analyse Fourquet.  

Une part non négligeable des salariés de gauche a aussi rejoint le parti de Marine Le Pen. Ce que le sondage démontre. 22%, 17% et 13% des sympathisants, respectivement, de la CGT, de la CFDT et de Sud pensent voter pour la présidente du Front national. « Certains ouvriers, politiquement de gauche, n’y voient pas d’incompatibilité », estime Jérôme Fourquet.  

« Un rejet du système »

La preuve: la moitié des sympathisants de la CGT, proches du FN, préfèreraient voter Hollande à Sarkozy au deuxième tour de la présidentielle de mai 2012.  

Ces derniers sont « touchés par les délocalisations, par la concurrence des produits fabriqués à l’étranger, et sensibles aux questions européennes », selon Fourquet, c’est-à-dire les thèmes de campagne du FN. Ce dernier « a capté les colères, les craintes et la demande de protection de cette classe populaire ». 

« Ce n’est donc pas un vote d’adhésion, avance Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC -dont 21% des sympathisants penchent pour un vote FN-, mais un rejet du système et des hommes politiques, qui selon les salariés, ne représentent plus le pays. » Le syndicaliste songe à toutes « ces promesses non tenues ». 

« Consigne de vote »

Son homologue de FO, Jean-Claude Mailly pointe aussi du doigt « nos élites politiques » qui « devraient se poser quelques questions. »  

Pas la faute des syndicats, donc? « Tous les acteurs, syndicats et partis politiques, ont leur part de responsabilité, reconnaît Laurence Laigo, secrétaire nationale de la CFDT, chargée de la relation avec le monde politique. Il faut aller à la rencontre des salariés et leur donner des réponses face aux manques de repères. »  

Selon elle, « les propositions de Marine Le Pen ne sont pas porteuses d’avenir ». Les syndicats luttent donc contre les idées du FN. Sans grand succès, pour l’instant. Que faire de plus? « Pas grand-chose, répond Mailly, le syndicat ne doit pas non plus donner de consigne de vote. »

PL

31 janvier 2012

« Nicolas Sarkozy fait du deux en un, président et candidat »

Sarkozy ne veut pas encore se porter candidat à sa réélection officiellement, a-t-il dit ce matin aux parlementaires de l’UMP, réunis à l’Elysée. Mais « la patience fait monter le désir », s’est-il justifié. Qu’en pensent les députés?

 Lire la vidéo ici

Les parlementaires UMP ont été reçus, ce mardi matin, à l’Elysée, pour que Nicolas Sarkozy leur précise ce qu’il compte faire durant les dernières semaines de son quinquennat. 

8 décembre 2011

La proportionnelle aux législatives, c’est pour bientôt ?

 

Publié initialement sur lexpress.fr
Tous les partis de France défendent l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les législatives. Tous? Non: l’UMP résiste encore. Certains, au sein du mouvement présidentiel, commencent, toutefois, à changer d’avis. 

Un petit parti en terme de représentativité à l’Assemblée nationale a tendance à militer pour l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives. Normal: cela lui permettrait d’entrer au Parlement, ou d’accroître sa présence. C’est le cas du Front national, mais aussi du Front de gauche ou de la chrétienne Christine Boutin qui aimerait que 100 députés soient élus ainsi. 

Mais les « gros » partis que sont l’UMP et le PS peuvent-ils leur emboîter le pas? Au PS, c’est fait. Mais sous la contrainte de leurs partenaires écologistes. L’accord signé avec eux prévoit une dose de proportionnelle sur la base de 15 à 20% des députés. Cette fourchette -et non un chiffre précis- montre en tout cas combien il fut difficile de s’entendre sur cette question de la proportionnelle. 

« Il faut d’abord réfléchir au redécoupage et ne pas agir dans l’urgence », justifie l’élu Europe Ecologie-Les Verts, David Cormand, membre du bureau exécutif et délégué des élections, qui reconnait que les négociations furent complexes. Les Verts plaidaient, d’ailleurs au départ, pour une proportionnelle intégrale, « à l’allemande ».  

Le PS, lui, ne militait que pour « une soixantaine de députés élus sur ce mode de scrutin ». « Je suis globalement pour le scrutin majoritaire uninominal, mais, avec une touche de proportionnelle, toutes les tendances pourraient être représentées sur les bancs de l’Assemblée nationale », confie Christophe Borgel, secrétaire national socialiste, chargé de la vie des élections, 

L’Assemblée, « un arc-en-ciel »?

Et l’UMP, alors? Souhaite-t-elle que tous les partis soient représentés? « Mais c’est déjà le cas, réplique le député Alain Marleix, ancien responsable des élections de l’UMP. Vous avez des écolos, des communistes. » Avant de nuancer son propos: « Seule l’extrême droite ne siège pas à l’Assemblée. » 

Selon lui, les députés, qui voteraient en faveur de l’introduction de la proportionnelle, « se tireraient une balle dans le pied ». Pire, « les socialistes se feraient hara-kiri », en ouvrant largement les bancs à leurs concurrents.  

« La Chambre basse ne doit pas être un arc-en-ciel, prévient Marleix, elle est là pour gouverner. La proportionnelle a d’ailleurs tué la quatrième République, parce qu’elle pose des problèmes de gouvernance. »  

La proportionnelle pose surtout la question de l’arrivée aux mandats locaux du FN. Une perspective, qui n’enchante guère Alain Marleix: « Mitterrand, pour tacler la droite, avait introduit la proportionnelle pour les législatives de 1986. Résultat: 35 députés FN avaient été élus. »  

Pour l’écolo David Cormand, il serait finalement normal que le FN soit représenté. « Le FN est-il un parti légal ? Si oui, il peut avoir des représentants du peuple. »  

Mais l’UMP craint pour ses circonscriptions. « La droite pourrait en perdre entre 50 et 100 au profit de la gauche en cas de triangulaire avec un candidat Front national, lors des prochaines législatives », estime David Cormand.  

« Certains, à l’UMP, évoquent la proportionnelle »

Malgré tout, à l’UMP, on commence à se poser la question. Selon Alain Minc, proche du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy pourrait « l’imposer dès 2012″. Mais l’UMP peut-elle changer d’avis et inscrire cette mesure dans la boîte à idée pour la présidentielle? « Je ne le crois pas, glisse Marleix. La direction de l’UMP n’a pas débattu du sujet. »  

« La question n’est pourtant plus taboue » au sein du parti présidentiel, écrit Guillaume Tabard dans Les Echos. « Certains à l’UMP en discutent, il est vrai, répond Marleix. Des candidats à la députation, qui n’ont pu obtenir de circonscriptions, par exemple, souhaitent une réforme. »  

P.L

22 juin 2011

Droite et centre en 2012 : Printemps des prétendants

On avance, on avance, on avance… La présidentielle de 2012 arrive vite et, forcément, petits et grands candidats s’agitent. Présentent candidature. S’excitent. S’envoient piques et fleurs. Le printemps des prétendants a démarré, c’est entendu.

Christine Boutin, la dernière à s’être déclarée, veut porter les couleurs de son mini-parti chrétien-démocrate. Cette ancienne ministre veut « apaiser la France ». Noble cause ? Certes. Est-elle la seule  ? Pas vraiment. Le gaulliste Galouzeau de Villepin, « déterminé », lui aussi, à se présenter en 2012, en a marre que « tout ce qui touche à la politique devienne scandale ». Aveu de candidature…

L’ex-ministre de l’Ecologie, l’assez populaire Jean-Louis Borloo aurait pu, lui aussi, raconter la même histoire. Celui qui se voyait déjà Premier ministre sous Sarkozy voilà quelques mois se prépare, selon ses proches, à « gagner la présidentielle ». Va et veut-il vraiment y aller ? Il ne cesse, il est vrai, de répéter que le chef de l’Etat dresse les Français les uns contre les autres. Surtout depuis que DSK est hors-jeu.

Une sortie de piste dont devrait aussi profiter le centriste indépendant (et solitaire) François Bayrou, censé pouvoir voler quelques voix au centre-gauche. Des sociaux-démocrates (issus de l’aile droite du PS) aux quelques radicaux de gauche, dont le parti (le PRG) a déclaré vouloir peut-être présenter quelqu’un en 2012Jean-Pierre Baylet, voire Bernard Tapie – avant d’envisager, finalement, de participer à la primaire PS.

Forcément, ils veulent tous porter la voix des plus faibles. Des oubliés du quinquennat, ceux à qui l’on pense avant une élection, comme le dit si bien le chasseur Frédéric Nihous, pourtant proche de l’UMP – puisque membre du « comité de liaison », le regroupement des partis amis de la majorité. Ce dernier, qu’on n’entend (presque) pas non plus depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, a décidé de (re)mettre son fusil sur ses épaules pour défendre « les ruraux et les agriculteurs ».

Un thème cher au chef de l’Etat… à l’approche de l’échéance de 2012. Le président de la République, impopulaire dans les sondages, ne s’est pas encore déclaré candidat à sa réélection. Mais les signes ne trompent plus. Il se déplace deux fois par semaine dans une région de France. Il propose un moratoire de la fermeture des classes du primaire… à l’orée de la rentrée de septembre 2012. Impose une prime pour certains salariés et prépare son futur staff de campagne – avec, entre autres, le retrait du gouvernement de son ami Hortefeux, voilà quelques mois déjà.

13 avril 2011

Quand le gouvernement se divise depuis les cantonales…

A un an de la présidentielle, certains ministres affichent leurs différences sur plusieurs points.

Depuis les cantonales, les membres du gouvernement ne s’entendent plus. Tous n’ont pas donné, d’abord, la même consigne de vote pour le second tour de l’élection locale. Certains ont clairement affiché leur préférence pour le PS en cas de duel gauche-FN. D’autres ont préféré suivre la voie de Jean-François Copé et du chef de l’Etat, celle du « ni-ni ». Le débat sur la laïcité a suscité, ensuite, des réserves de la part du gaulliste social François Fillon qui a boudé le rendez-vous de l’UMP.

Et ce n’était qu’un début : la règle de la non-reconduite d’un fonctionnaire sur deux ne plaît plus à l’ensemble du gouvernement. François Baroin veut poursuivre la mesure. Le secrétaire d’Etat à la Fonction publique, Georges Tron s’y oppose. Autre fracture : l’immigration légale. Quand Claude Guéant et Xavier Bertrand veulent la réduire, Christine Lagarde ne suit pas ses collègues.

La prochaine présidentielle provoque aussi quelques remous chez les ministres. Nicolas Sarkozy coule dans les sondages, François Fillon, voire Alain Jupé, apparaissent comme des outsiders pour représenter la majorité présidentielle en 2012.

Et dans ce contexte, l’ancien N°2 du gouvernement Fillon, le radical valoisien Jean-Louis Borloo s’échappe de l’UMP, construit sa candidature au nom d’un rassemblement « centriste, écologique et social ».

Du coup, ses concurrents de l’intérieur appellent au rassemblement de toute la droite et du centre. Outre Copé et Larcher, François Fillon – qui avait été reconduit à Matignon à la place de l’ex-ministre de l’Ecologie, candidat au poste de Premier ministre, à l’époque – et Alain Juppé – qui, à la suite d’une défaite aux législatives en 2007 avait été remplacé dans sa fonction de ministre d’Etat par… Borloo – ont critiqué la volonté d’indépendance du patron des radicaux valoisiens. Il faut se rassembler dés le premier tour et non éparpiller les voix, ont-ils rappelé.

Le ministre de la Ville, Maurice Leroy (NC), se montre, au contraire, ravi de l’éventuelle candidature de Borloo.  Elle permettrait, selon lui, d’éviter la défaite de la droite en disqualifiant la gauche pour le second tour de la présidentielle.

Borloo pourrait en effet « choper » les voix de certains villepinistes pour gêner l’ex-Premier ministre s’il se lançait à l’aventure. Attirer des centristes de Bayrou, pas dupe de la manœuvre politicienne. Capter une partie de l’électorat écologiste tenté par le populaire Hulot, son « ami » qui vient, lui, de se présenter officiellement à la présidentielle. Et peut-être quelques sympathisants de centre-gauche, charmés par DSK.

Des électeurs utiles au chef de l’Etat s’il veut passer le premier tour en 2012… Or, au vu des sondages quotidiens, c’est loin d’être gagné. Nicolas Sarkozy se voit régulièrement talonné par le candidat socialiste et Marine Le Pen.  La stratégie chère à Buisson de se rapprocher des idées du FN, depuis l’affaire des Roms à l’été dernier, devait permettre d’abattre la formation d’extrême droite comme lors du dernier scrutin de 2007. L’échec est patent.

Le président de la République a, en outre, irrité son électorat de centre-droit. Le chef de l’Etat s’en serait-il rendu compte ? Aurait-il donc proposé au centriste Borloo de s’émanciper pour que Nicolas Sarkozy puisse se sauver ? Y aurait-il un pacte entre les deux pour que l’un reste à l’Elysée et que l’autre gagne Matignon en 2012 ?

Des interrogations qui n’engagent que l’auteur… ou pas.

P.L

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