le Canard de l’Etang

20 mars 2010

l’UMP drague les écolos…à la veille du deuxième tour des régionales

Tout au long de l’entre-deux-tour des régionales, les membres de l’UMP n’ont cessé, tels des moutons, de clamer haut et fort que l’électorat écologiste ne se situait pas (forcément) à gauche. Selon eux, les militants des Verts votent aussi à droite…Et pour Nicolas Sarkozy.

Au Grand Journal, Frédéric Lefebvre donne ce chiffre époustouflant (s’appuyant sut un sondage du Parisien): « 61 % des écologistes s’opposent à la fusion (nationale, hormis en Bretagne) entre PS et Europe-Ecologie ». Au point d’envisager de rejoindre le parti présidentiel?

Oui, l’UMP lorgne sur les écolos…Une autre preuve, le porte-flingue du chef de l’Etat l’a donne: « nous sommes actifs dans le domaine de l’environnement ». Encore heureux : il s’agit du gouvernement.

Le Modem, un parti plus très branché…Une de ses vice-présidente, Corine Lepage, auto-proclamée écolo-humaniste vient de démissionner de cette formation politique. La cheftaine de Cap 21, petit mouvement environnementaliste, avait déja sucité l’ire de François Bayrou durant la campagne, en soutenant le candidat alsacien d’Europe Ecologie.

A la veille du deuxième tour, Lepage révèle (on s’en doutait) sa préférence : elle veut « voter à gauche » …Mince: je croyais, comme Frédéric Lefebvre que les écolos n’étaient pas que des gens de gauche…

P.L

7 mars 2010

Bayrou n’y croit plus

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« Je suis pour le partage des pouvoirs », a encore répété le président du Modem. On le sait, François Bayrou grogne souvent. Quelle mouche l’a piqué, cette fois-ci ? Nicolas Sarkozy, comme toujours.

Bayrou est revenu sur la nomination de Didier Migaud à la tête de la Cour des Comptes en Conseil des ministres. Et forcément, il désapprouve. Certes, il dit « respecter » l’ (heureux) élu socialiste. Or, qu’il soit membre de l’opposition, il n’en a cure.

« Si ça se trouve, après la prochaine présidentielle, il sera du côté du pouvoir ! » Croit-il aux chances du PS en 2012 ? Mais plus en les siennes ? Est-il à ce point déprimé par la campagne des régionales (élection du 14 mars) qui s’annoncent mal pour sa formation politique ? C’est vrai que les sondages indiquent une déculottée impressionnante pour le « troisième » homme de la présidentielle de 2007…

P.L

13 février 2010

le premier opposant

 

http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/files/2008/08/aubry-800.1220191338.jpg

 

Hier, le Figaro insistait sur certaines dissensions entre PS et Verts. D’abord en Ile-de-France. Puis en Languedoc-Roussillon, où  Hélène Mandroux, maire de Montpellier et tête de liste socialiste proposée par Solférino n’est pas parvenue à trouver un accord pour le premier tour des régionales avec la liste Europe-Ecologie de Jean-Louis Roumégas.

Depuis leur succès aux européennes de juin 2009, les Verts ont le vent en poupe. Et, comme l’explique souvent Cécile Duflot, la secrétaire nationale du parti, ils font campagne…pour  gagner des régions.

Pas question, donc, de se laisser marcher sur les pieds par ces socialistes. Ainsi ont-ils raillé la proposition d’Hélène Mandroux. Les Ecologistes ont dénoncé leur volonté de monter une liste commune avec les Verts, à la dernière minute. Un rassemblement pour battre Georges Frêche, président sortant de Languedoc-Roussillon. 

Jean-Louis Roumégas critique l’absence de programme, de projet. Et reproche à son concurrent de vouloir à tout prix le leadership. Car la direction du PS considère que seul un front uni, mené par une socialiste pourrait vaincre Georges Frêche.

Justement, les socialistes sont persuadés d’une chose : ils jouent le rôle de premier opposant au président banni par le PS à cause de ses propos sulfureux sur les Harkis. Et aussi à Nicolas Sarkozy. Martine Aubry, populaire selon les sondages, avait récemment fait part de sa volonté de mettre en place « une maison commune à gauche ». La mission : rassembler toutes les forces d’opposition (Verts, Front de Gauche et Modem si affinités) sous la bannière rose de Solférino, conquérir les bastions de droite. Dont le perron de l’Elysée, lors de la prochaine présidentielle de 2012.

Seulement voilà, la Première secrétaire du PS n’est pas la seule à réclamer ce leadership. François Bayrou, aussi. L’éternel prétendant à la présidentielle se porte candidat pour créer un « Parlement de l’alternance » des idées, au-delà des clivages politiques traditionnels. Le leader du Modem avait d’ailleurs envoyé un carton d’invitation à Daniel Cohn-Bendit, en septembre 2009 afin de lui détailler sa proposition. http://norena.gauchepopulaire.fr/public/norena.gauchepopulaire.fr/Bayrou.jpg

 P.L

30 janvier 2010

Villepin, Bayrou : même objectif

http://www.polemus.com/participant_data/1/3/6/com_fr_1789136.jpg

 

Dilemme.  Villepin, soulagé par sa relaxe puis remonté par l’appel du parquet de Paris  (le proureur souhaite un nouveau procès sur l’affaire Cleastream) veut mettre les bouchées doubles…pour créer une « alternative » politique à droite en vue de la prochaine échéance électorale nationale.

Sur France 2, au soir de la délivrance judiciaire, il fait part d’une de ses motivations, en bon gaulliste : « fédérer (…) au-delà des clivages politiques partisans ». En un mot, pratiquer l’ouverture, comme le souhaite François Bayrou.

Seulement voilà, les deux opposants à l’actuel chef de l’état veulent mener la fronde, la lutte contre leur principal rival, Nicolas Sarkozy. Comment s’entendre ? Comment ne pas se neutraliser ?

Cette concurrence va sans doute plaire au président de la République.

 

P.L

15 décembre 2009

En vrac, quelques petites phrases de politiques qui ont fait l’actualité…

Le Canard de l’Etang publie quelques citations récentes d’hommes et de femmes politiques. De la majorité ou de l’opposition, elles sont toutes drôles, amusantes voire cocasses. Et parfois même sérieuses, gentilles, maladroites, méchantes. Un point commun : elles ont eu un écho médiatique considérable…

Chirac jacques

Nicolas Sarkozy, sur l’affaire Clearstream : « Au bout d’une longue enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel…Eh bien moi, je vais vous dire une chose: je fais totalement confiance à la justice. » Sans commentaire.

 

Jacques Chirac à propos d’un Maghrébin de Lormont, une commune girondine : « A mon avis, il est pas tout à fait né natif de la… » Réponse de Alain Juppé : « Il n’est pas Corrézien ». Auvergnat, peut-être ?

 

Rachida Dati, eurodéputée, en direct d’une émission de M6 : « Tu sais où je suis ? (…) Je suis à ma place dans l’hémicycle du Parlement de Strasbourg. Je n’en peux plus. Je pense qu’il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat. Je suis obligée de rester, là, de faire la maligne, parce qu’il y a juste un peu de presse. Et d’autre part, il y a l’élection de Barroso [le 16 septembre 2009]. Oui, oui, il va être élu. Mais si tu veux, quand t’es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon ça veut dire que t’étais pas là ». Si elle reste un an, Daniel Cohn-Bendit lui offre une bouteille de champagne. Une promesse ironique de la part du leader du mouvement écologiste pendant la campagne des dernières élections européennes…

 

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale à propos de la volonté des socialistes de créer une commission sur les sondages de l’Elysée : « Ce qui me choquait c’était qu’ils (les socialistes) portent atteinte à la séparation des pouvoirs par rapport à la présidence de la République qui n’est pas responsable devant le Parlement ». Il est où le chantre de l’hyperparlement ?

 

Frédéric Lefebvre, porte-parole UMP sur RTL : « Les médias ont pris la place de l’opposition : ils veulent abîmer Nicolas Sarkozy. » Mais encore ?

 

Puis au vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, au cours d’une conférence de presse UMP : « La politique de Nicolas Sarkozy a permis la chute du mur de l’immobilisme.» Lefevbre, un poète ? Villepin a du souci à se faire…

 

Dominique Paillet, porte-parole adjoint du parti présidentiel, en conférence de presse à l’ESJ Paris : « Je ne sais pas comment un porte-parole socialiste fonctionne. » Mais bien sûr…

 

François Bayrou sur Ségolène Royal (favorable à  une alliance avec le Modem au premier tour des prochaines régionales en Poitou-Charentes) : « Ce qu’elle fait, c’est souvent rigolo. » On n’en doute pas !

 

Benoît Hamon sur la situation de son parti, le PS à l’ESJ PARIS: « On est au fond du trou, les socialistes ont encore un bouton de fièvre. » Sans blague…

 

Jean-Pierre Raffarin évoque le débat sur l’identité nationale : « cela ne peut pas être une réflexion de comptoir. » Il plaide pour plus de « rigueur intellectuelle ». Ni plus, ni moins.

 

François Baroin, aussi. Sur France 5, le député-maire de Troyes réagit aux propos déroutants de Nadine Morano, ministre de la Famille[1] : « A quoi bon prendre le risque de faire de l’agit-prop pour ouvrir une auberge espagnole (…) à quelques semaines d’une échéance électorale qui évidemment va faciliter les amalgames, les confusions ?» C’est vrai !

 

Luc Chatel sur la disparition de l’histoire-géographie comme matière obligatoire en terminale S : « Les lycéens en S seront évalués en fin de première par une épreuve anticipée d’histoire-géo (tel) le français. Ils ne feront pas d’histoire en terminale, mais actuellement ils ne font pas non plus de français et je n’ai pas le sentiment qu’ils soient illettrés ». Encore heureux !

 

Et une citation de plus, pour la route, une…

 http://www.chassons.com/news/chassons/mag/archives/1009/Actualites/Claude-Allegre.jpg

Claude Allègre, en septembre 2009, à Nice-Matin : Le réchauffement climatique ? Rien « qu’une vaste plaisanterie ». Les adeptes de cette théorie « prétendent prédire le climat dans cent ans, alors qu’on a du mal à obtenir une météo fiable à plus de trois jours »…Cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Ecologistes du samedi soir, soyez sérieux !

P.L

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

[1] Lors d’un débat sur l’identité nationale, Nadine Morano demandait qu’un immigré « aime son pays, qu’il trouve un travail, qu’il ne parle pas verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers».

15 novembre 2009

jeu d’ego

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« L’Espoir à gauche », à l’ère des combats de titans. Ou plutôt entre deux ‘chefs’ : le chef du courant, à l’origine royaliste Vincent Peillon et Ségolène Royal, un duel entre une candidate à la présidentielle et son porte-parole de campagne, voire l’ancien supporter en chef et lieutenant.

Hier, des mots durs ont été prononcés, des piques se sont envolées entre les deux socialistes, pourtant proches, autrefois. La raison ?

La présence inattendue de Ségolène Royal à une « rencontre du rassemblement » de Dijon, organisée par Vincent Peillon sur le thème de l’éducation. Une journée de débats pour préparer « l’avenir de la gauche » réunissant autour d’une table des socialistes et autres ségolâtres, des adeptes d’Europe-Ecologie (dont Gabriel Cohn-Bendit, frère de Daniel), des membres du Modem (exemple, Marielle de Sarnez) et des amis de Robert Hue (ex-PCF).

Mais en principe sans « présidentiables », exigeait Vincent Peillon, qui jure sans rire ne pas faire partie de cette caste, incommodante à ses yeux. Ainsi, François Bayrou n’était pas convié, tout comme Ségolène Royal, venue quand même.

Celle-ci, isolée politiquement quoi qu’elle en dise, boudée par ses sympathisants du courant « l’Espoir à gauche » s’est « auto-invitée » (Vincent Peillon). Et il trouve cela « puéril ».

La Dame du Poitou donne son point de vue, forcément différent. Elle aurait rejoint le rassemblement « à l’invitation » de François Rebsamen. Or le maire de Dijon dément, gêné. Pas grave pour Ségolène, qui se positionne finalement en victime : « Je ne comprends pas que Vincent Peillon auquel j’ai accordé toute ma confiance et une place éminente dans l’organisation de ce mouvement puisse aujourd’hui déraper ». En oubliant apparemment que ce « mouvement » avait été fondé en son absence. Ségolène Royal se trouvait au Brésil à ce moment-là.

Sa venue prouve en tout cas la solitude de l’ex-candidate à la présidentielle qui a besoin d’un appareil, d’un parti, d’un courant à ses pieds pour exister politiquement. Son groupe de fans, Désirs d’Avenirs ne lui suffit plus.

A Dijon, Ségolène Royal voulait donc se refaire une santé. Serrer des mains. Qu’on parle d’elle aux côtés de militants. Et qu’on oublie, le temps d’un déjeuner, l’organisateur de cette « rencontre » d’une gauche apparemment unie, celle d’un rassemblement élargi pour battre Nicolas Sarkozy en 2012.

D’où ce joli coup médiatique qui embarrasse Vincent Peillon. Car évidemment, les caméras se sont braquées sur Dame Royal et plus sur lui, à l’instar de son premier rendez-vous du même genre, les ateliers d’été de Marseille et la photo de classe regroupant à l‘époque Marielle de Sarnez, Robert Hue, Daniel Cohn-Bendit ou encore Christiane Taubira. Une « gauche plurielle » sans candidat à la présidentielle, contrairement à Dijon.

 

P.L

20 octobre 2009

Dominique Paillé défend son rôle, le président de la République et ses camarades de l’UMP, devant un parterre d’étudiants de l’ESJ Paris

Le porte-parole « véhicule des messages« 

 

Devant une centaine d’étudiants de journalisme, Dominique Paillé se tient debout, un micro à la main. Un silence s’installe et le porte-parole prend la parole. Rapidement, il nous décrit sa principale activité. Sans langue de bois, pour une fois. Son job consiste à « véhiculer le message d’un parti…

…« À ses électeurs ». Et en premier lieu, le monde « rural agricole », un vivier en voix non négligeable, comme le rappelle Dominique Paillé. Celui-ci n’évoque pas les récentes réunions entre l’UMP et Chasse, Pêche, Nature et Traditions. Frédéric Nihous, président de CPNT a rencontré cet après-midi Bruno le Maire (ministre de l’Agriculture) pour discuter de la situation des agriculteurs. Au début du mois d’octobre, le chasseur de Valenciennes s’était déjà entretenu avec Jean-Louis Borloo (Ecologie)

…« À ses détracteurs ». L’opposition socialiste et communiste, d’abord. Mais pas seulement. Les chiraco-villepinistes, aussi. Et, bien sûr, quelques membres du Nouveau Centre, un parti de la majorité qui rêve d’une autonomie vis-à-vis de l’UMP, et dont certains caciques dénoncent le paquet fiscal, cher à Nicolas Sarkozy.

…« Aux citoyens sensibles à l’actualité ». Seulement ceux qui ne s’intéressent pas à la politique ? Ou d’autres encore ?

 

 

La citation.

 

« Je ne sais pas comment fonctionne un porte-parole du PS ». (Dominique Paillé)

 

 Porte-flingue de l’UMP

 

Les polémiques médiatiques se suivent et se ressemblent. Ces « affaires » ravissent la presse. Notamment celle concernant la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad. Les journaux commentent, l’opposition crie au scandale.

Face à cette mascarade, l’UMP se doit de réagir. Telle une armée sur la défensive aux ordres d’un seul homme, les caciques de la majorité chantent le même refrain. Exemple, l’affaire ‘Jean Sarkozy’ qui « vise (rait d’abord) le chef de l’état » et non son fils, explique Dominique Paillé.

Lui et son collègue, Frédéric Lefebvre, aussi, naturellement. Les deux porte-parole de l’UMP attaquent verbalement leurs « adversaires » et défendent Jean Sarkozy. En un mot, ils usent souvent de commentaires acerbes, de diatribes assez violentes.

A ce petit jeu, Frédéric Lefebvre, célébrissime « aboyeur en chef » (expression lue dans Libération, ce matin 20 octobre) semble robuste.

Mais son collègue des Deux-Sèvres n’est pas mauvais non plus. Loin de là. D’ailleurs, il admet que le terme presque flatteur de « porte-flingue » lui convient aisément. En témoignent ses dernières piques contre le Modem et le PS, un parti qui « tape » régulièrement sur l’UMP (Or, « c’est son rôle », reconnaît-il).

Au moment de l’affaire Frédéric Mitterrand, Dominique Paillé avait dénoncé « la pantalonnade de la gauche ». Aujourd’hui, dans les locaux de l’ESJ Paris, il s’en prend aux médias. Pour défendre son camarade Lefebvre, qui, la veille sur les ondes de RTL, dénonçait une certaine presse : celle qui « tenterait d’abîmer Nicolas Sarkozy (…) et (qui) se prend pour l’opposition ».

Dominique Paillé se montre en revanche incapable de citer des noms en particuliers. Car, et il le rappelle le sourire crispé, « il n’est pas de la police ».

Tous les journaux, à la tête d’un « complot politico-médiatique » ? La presse dans sa totalité, affiliée à la gauche ? Si l’on juge les propos du porte-parole devant les graines de journalistes, on pourrait presque y croire.

Le Figaro, bien qu’appartenant au groupe Dassault est « très critique vis-à-vis du gouvernement », dit-il, hilare. Davantage que le « tract » (Frédéric Lefebvre) Libération ?

 

Sarkozy, « ouvert au débat »

 

S’il recoupe ses informations et « ne ment pas », alors tout baigne : le journaliste « fait son travail ». Dominique Paillé assure respecter ses opinions, bien que parfois différentes des siennes.

Car il prône le débat d’idées jusqu’à l’obsession. Et au sein de sa majorité aussi. « Oui ».

Un étudiant, qui le prend au mot cite les diatribes de quelques membres de sa majorité contre l’action gouvernementale, dont Jean-François Copé, chantre de « l’hyper-parlement » et Alain Juppé, maire décomplexé de Bordeaux, deux hommes qui refusent de vendre leur liberté de blâmer.

Paillé jure que cela ne le dérange pas. Comme pour convaincre son auditoire, Dominique Paillé rajoute un autre exemple : les « villepinistes » qui taclent parfois les « sarkozystes ».

D’ailleurs, le président de la République a(urait) le même avis, selon Dominique Paillet. L’ancien député des Deux-Sèvres explique que l’hôte de l’Elysée est « ouvert » au débat, accepte la critique. Il dément ainsi le journaliste Arnaud Leparmentier du Monde qui écrit le contraire dans « son » édition du dimanche 18 octobre. Contredire le chef de l’état et être « cash » avec lui reste une tâche ardue, selon le quotidien vespéral. 

En effet, Sarkozy n’a-t-il pas, par exemple, puni Rama Yade, qui avait dit non, naguère à une invitation du chef de l’état ? Préférant un mandat national, elle avait refusé de mener une liste UMP aux européennes, comme le souhaitait le président. Vexé, ne lui avait-il pas, en décembre 2008 « exclu » le maroquin des Affaires européennes, offrant ce poste à Bruno le Maire ?

 

P.L

17 octobre 2009

Dominique Paillé : quand porte-parole rime avec timidité

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP sera l’invité de l’ESJ Paris, mardi 20 octobre. A l’occasion, le Canard de l’Etang se manifeste et sort de son lac.

 

Présentation non exhaustive en quelques signes

 

http://www.linternaute.com/actualite/politique/dossier/la-nouvelle-direction-de-l-ump/image/dominique-paille-389287.jpg

 

« Dodo » à l’école

Dominique Paillé à l’ESJ Paris. L’intervenant n’a pas la pugnacité de Frédéric Lefebvre, porte-flingue favori du chef de l’état. Le Petit Journal de Canal Plus ne l’appelle pas ‘dodo’ sans raison. Saura t-il déjouer les pronostics ?

 

Mordicus

Premier job d’un porte-parole du parti présidentiel ? Défendre bec et ongles les actions de Nicolas Sarkozy, du gouvernement et de la majorité. Quid de Jean-François Copé, Alain Juppé qui usent parfois de leur liberté de blâmer ?

 

Pique contre un ex-ami

Un passe-temps de Dominique Paillé dans les médias : envoyer des diatribes en l’air contre les opposants du chef de l’état. Dont François Bayrou, pourtant son ancien compagnon de route, le temps d’une campagne européenne, en 1999.

 

PS : trois petites précisions, chers lecteurs de l’Etang :

D’une part, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, chantre de l’ « hyperparlement » ne refuse jamais de faire un petit commentaire sur son gouvernement et sa majorité. Parfois cocasses, parfois pugnaces, ses réflexions laissent ses partenaires de droite souvent pantois.

L’ex-Premier ministre Alain Juppé ne s’empêche pas de faire part publiquement de ses réactions, souvent bien violentes à l’égard du chef de l’état. Quand il choque Nicolas Sarkozy, ou s’en prend au gouvernement, au nom de sa « liberté de penser » et donc de « blâmer », il le fait en tant que maire de Bordeaux, et donc en élu (girondin) d’une collectivité locale. La dernière diatribe en date vise la taxe professionnelle, un revenu non négligeable des mairies. Même s’il s’est excusé de ses propos offensant, personne n’oubliera ce qu’il a dit. « La réforme? C’est se foutre du monde » , avait-il estimé dans les colonnes de Sud-Ouest.

Dominique Paillé, lors de l’université d’été de François Bayrou, début septembre avait lancé un appel aux électeurs « modemistes », pour qu’ils rejoignent la grande famille UMP.

Voilà, vous ne pouvez plus dire que vous n’étiez pas au courant, bien à vous !

P.L

21 juin 2009

Corrine Lepage veut flirter avec Dany le Vert

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Daniel Cohn-Bendit peut s’estimer heureux. Le score honorable de son mouvement Europe-Ecologie aux européennes le rend populaire.

Ainsi l’ex-leader de Mai 68 forme t-il, en toute décontraction (vraiment?) une fronde anti-Barroso, le président sortant de la Commission européenne.

Dany le Vert  compte ses fans, ou du moins ses amis, assez nombreux parmi la classe politique française. Les écologistes veulent tous profiter de la notoriété du leader franco-allemand, notamment à l’occasion des prochaines échéances électorales.

D’abord, les Verts qui souhaitent poursuivre l’aventure en vue des régionales de 2010 avec le trio Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové.

Mais aussi les ‘environnementalistes’ du Modem, représentée par la co-fondatrice du parti démocrate, Corinne Lepage. La présidente du Cap 21 songe à l’avenir, tel un éléphant rose socialiste, qui distille ses bons conseils aux médias.

Que faire alors, Dame Lepage ? Oublier la campagne en berne et la défaite électorale du Modem. Préparer l’avenir de sa famille politique convalescente. Remanier la direction du Modem, trop centré sur le grand maître Bayrou.

Puis s’allier avec Europe-Ecologie. Une entente basée sur leur principal point commun : l’opposition au libéral Manuel Barroso qui veut être reconduit dans ses fonctions.

Dany sera t-il ravi par cet appel ?

P.L

 

6 juin 2009

campagne des européennes : laquelle ?

http://www.snut.fr/images/abstention-record.jpg

Le Canard de l’Etang se rend demain aux urnes. Malgré une maigre campagne, le dépositaire de ce blog veut tout de même se faire entendre. Au nom de l’Europe.

http://sorbonnes.ifrance.com/sorbonnes/images/abstention.62.gif

A l’UMP, trois sujets ont dominé la morne campagne. D’abord, la sécurité, notamment à l’école. Ensuite, la Turquie, et la question de son entrée au sein de l’Ue. Le chef de l’état et sa majorité s’y oppose. Telle une obsession, Xavier Bertrand rappelle à longueur de journée que sa formation reste « claire » sur ce point, au contraire du PS.

Enfin, il se veut le chantre d’une Europe qui protège les citoyens européens (ou ses électeurs ?) contre une Europe « technocratique ».

L’UMP ne jure que par la présidence française de l’Union européenne. Sarkozy aurait montré à ses voisins tout son talent, son charisme, sa pugnacité, ce qui aurait permis quelques avancées significatives. Le président de la République aurait montré l’exemple.

En suivant le modèle de Nicolas Sarkozy, les eurodéputés français de la PPE (droite majoritaire européenne) pourraient sauver l’Europe s’ils se font élire…

Voilà le le message du parti présidentiel que les têtes de liste répètent à chaque meeting.

En revanche, Xavier Bertrand n’a jamais souhaité évoquer la future élection du président de la Commission européenne par les eurodéputés, pourtant programmée dans les prochaines semaines…Car ce n’est pas, dit-il, une question que lui posent ses électeurs !

A gauche, tout n’est pas parfait non plus. Le PS propose certes un peu plus que ses concurrents de droite, mais reste hanté par ses querelles intestines. Et ses divisions idiotes.

A tel point de glorifier la réunion (secondaire) entre Martine Aubry et Ségolène Royal à Rezé, juste parce qu’elles se sont retrouvées ensemble pour la première fois depuis novembre dernier.

Bayrou, lui, s’est un peu trop concentré sur la campagne présidentielle de 2012. La preuve ? Son livre « Abus de pouvoir », sûrement bien écrit au passage n’aurait pas dû sortir à ce moment- là. A quelques mois des européennes, cela semble infondé.Et même s’il s’est bien vendu…

Enfin, on se demande pourquoi Besancenot n’a pas voulu s’allier avec le Front de Gauche  de l’ex-socialiste Mélenchon et du PCF.

Leurs programmes se ressemblent plus ou moins, leur principal adversaire porte le même nom : l’UMP, et luttent, comme les socialistes (d’après Martine Aubry, en tout cas) tous les deux contre « l’Europe libérale »

L’argument du facteur réputé des Hauts-de-Seine est un peu court. Le fondateur du NPA craint que le mouvement de gauche se rapproche à terme du PS et n’a, par conséquent pas accepté d’entente cordiale avec le Parti de Gauche.

Besancenot a toujours la hantise du pouvoir. Préfère les manifestations et la révolution par le bas…

D’ailleurs, les débats entre politiques ont cruellement manqué sur le PAF. Les candidats se sont contentés de leurs meetings respectifs, afin de mobiliser leurs électeurs.  

La faute à France TV ? Pas vraiment. Serge Moati a réuni deux fois certains acteurs de cette élection. Et Arlette Chabot en a invité sur son plateau quelques-uns, dont des chefs de partis non candidats (Aubry, Bertrand, Bayrou).

Un « à vous de juger » un peu particulier, tellement personne n’a respecté les règles du jeu, à part peut-être Besancenot, Aubry et Bertrand.

La consigne que chacun devait respecter à la lettre : écouter ses adversaires dans le silence sans les interrompre et prendre la parole lorsque vient son tour.

http://img.ozap.com/01754866-photo-a-vous-de-juger.jpg

Au lieu de cela, un brouhaha perpétuel. Des règlements de compte et des injures n’ont cessé de pleuvoir durant l’enregistrement de l’émission. Mettant ainsi de côté le débat sur les questions européennes. Entre Bayrou et Cohn-Bendit d’abord.

Ensuite entre Jean-Luc Mélenchon et Arlette Chabot, qui a dû se défendre d’un « allez au diable » d’une part et des invectives de Marine le Pen, de l’autre.

La frontiste, pour qui l’Ue représente une « arnaque commerciale » (ne riez pas) a prétendu ce soir-là que Sarkozy aurait commandé un sondage de la chaîne publique. (Bayrou a sorti le même coup, d’ailleurs)

Forcément, l’émission n’a pas donné envie d’aller voter. Et a mis un terme à cette campagne qui n’en était pas une. Regrettable.

P.L

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