le Canard de l’Etang

4 juin 2009

Jean-Marie Cavada, le « joker anti-Modem de Sarkozy »

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Jean-Marie Cavada, un européen convaincu à l’instar de François Bayrou. Les deux hommes, un temps unis par la politique partagent le même avis sur cetaines questions, dont  celle concernant la Turquie (contre l’entrée du pays dans l’Ue).

Pourtant, le N°3 sur la liste UMP en Ile de France préfère insister sur les points de divergences des deux hommes désormais « concurrents« .

Devant les journalistes de Libération qui interrogent chaque jour un candidat aux européennes, le candidat du Nouveau Centre (NC) ne cesse de dénoncer la campagne de son ex-compagnon de route.  

Mais tient d’abord à préciser qu’il ne l’a « pas quitté ». Bien au contraire. Le démocrate s’en est allé, préférant « changé de thèmes, de stratégie électorale et d’électorat en vidant l’eau du bain ». La «vérité » selon lui.

Autrement dit, François Bayrou aurait renié ses électeurs de centre-droit, pour tenter « l’alliance à gauche », puisqu’elle « n’a pas marché » à droite. L’ex-candidat démocrate n’a, semble-il, pas voter pour l’actuel chef de l’état au second tour de la présidentielle. Mais ne s’est pas non plus prononcé en faveur de Dame Royal.

Et même si cette dernière s’était invitée à son domicile, pour lui proposer le poste de Premier ministre en cas d’élection de la socialiste.

Afin d’appuyer ses propos, JMC nous invite à comparer les textes de l’ancienne UDF avec ceux du NC. Deux programmes qui se ressembleraient comme deux gouttes d’eau.

En tout cas, Bayrou a peut-être « quitté » ses ex-acolytes de l’UDF pour draguer le peuple de gauche, les « déçus des Verts et du PS », comme l’affirme justement la tête de liste NC.

Mais Cavada a surtout rejoint son ami Sarkozy, au moins depuis les dernières municipales où il s’est présenté sur une liste commune avec Christine Lagarde dans le 12e arrondissement de Paris. Un mariage censé narguer François Bayrou inévitablement.

Le chef des centristes oranges « déraille »t-il vraiment, selon l’expression de Dany Cohn-Bendit ? Certainement, d’après Cavada. Pourquoi ? Car Bayrou n’offre qu’une « querelle de mots » : des diatribes contre le chef de l’état.

Et ce, au lieu d’éclairer les « électeurs avec des choix » clairs. Le « joker anti-Modem » de Sarkozy se plaît à lui lancer quelques piques. Dont la suivante afin de remarquer la soi-disante absence d’idées : « Robert Schuman doit se retourner dans sa tombe : que fait son héritier (Bayrou) avec le label européen ? »

En fait, le démocrate se tromperait de bataille. En ligne de mire dans son esprit, la présidentielle de 2012. Evidemment, Bayrou ne va pas se cacher. Ce serait « hypocrite », dixit Jean-François Kahn.

Cavada s’en moque. « Cela ne me convient pas », glisse t-il dans le studio de Libération. Avant de glisser benoîtement une petite vanne bien choisie.

Le parti de Bayrou, en vue des prochaines échéances électorales nationales ne serait qu’un « rassemblement, un mouvement ». Comme son nom l’indique (Mouvement démocrate), en effet. Bonne déduction, Cavada…

 

P.L

8 mai 2009

Les consignes de l’Elysée : les règles d’or du « bon valet sarkozyste »

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Le petit Nicolas tire les rênes du pouvoir depuis deux ans. Or, les consignes de l’Elysée envers ses opposants ne changent pas.

Il s’agit avant tout de … contrôler les adversaires politiques les plus coriaces. Des rivaux toujours prêts à lui mettre des bâtons dans les roues. Et qui veulent l’empêcher de mener à bien son action de président de la République. Ceux qui lui compliquent la tâche, en retardant le vote de certaines lois figurant parmi ses nombreuses promesses de campagne. Des textes parfois remis en question au Parlement, par « une bande d’incapables » (dixit Sarko), voire des membres de la majorité, peu dociles, qu’il convient de dresser.Comment ? En les forçant à voter pour un texte « à l’insu de (leur) plein gré ».

Deux exemples illustrent à merveille ce code de déontologie du « bon valet sarkozyste ».

1) règle première : titiller François Bayrou, « opposant le plus constructif » de Sarkozy[1] Le centriste « indépendant » s’est vu refuser l’accès du cimetière mosellan à Szy-Chazelles, où repose Robert Schuman.

Le président UMP du Conseil général de Moselle Philippe Leroy a interdit au Béarnais de venir se recueillir samedi matin auprès de la tombe du père fondateur de la construction européenne. Et ce « en raison de la préparation et de la sécurisation des lieux dans le cadre des manifestations liées à la journée de l’Europe ».  Le « site, propriété du Conseil général (est) inaccessible ce samedi 9 mai en début de matinée ».

Pour tout le monde ? Non. VGE a le droit de s’y rendre. L’ex-président de la République assistera à une messe, en début d’après-midi dans la chapelle abritant la tombe du défunt homme. 

2) règle n°2  : la fin justifie les moyens. Un texte qui est issu du programme du chef de l’état doit être voté. Coûte que coûte. Exemple, la loi sur le téléchargement illégal, dit Hadopi.

Ainsi, Jean-François Copé et Roger Karoutchi font-ils pression sur les parlementaires UMP. Notamment les frondeurs, les absentéistes, les cancres de l’Assemblée nationale. Ceux qui hésitent encore à voter pour Hadopi. Obnubilé par le précédent rejet du texte (par un sacré coup du sort) à l’Assemblée nationale le 9 avril dernier, le gouvernement craint une nouvelle mésaventure, forcément lourde de conséquence. Elle provoquerait une énième ire (si régulière) de Sarko, déçu par sa troupe.

Jacques Grosperrin, député du Doubs a été appelé  à voter pour Hadopi contre sa volonté. L’élu de la majorité est « convoqué mais non invité »(contraint, donc?), glisse t-il à l’antenne de France Bleu Besançon. En cas d’absence le jour du vote solennel (le 12 mai), le député Grosperrin risque t-il des sanctions par le clan UMP[2] ?

Selon le bon vouloir du président Sarko…

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Jacques Grosperrin, député de la deuxième circonscription du Doubs

P.L


 

 

[1] Selon le baromètre OpinionWay-le Figaro du 25 avril

 

 

[2] Le débat prend forme. « La commission des Lois a adopté un amendement de son président, Jean-Luc Warsmann (UMP), qui prévoit de sanctionner financièrement tout député absent sans justification plus d’une fois par mois à la commission à laquelle il appartient » (l’Express). Et attention, Xavier Bertrand est en faveur des sanctions financières contre les « députés invisibles ». Les spécialistes de la « chaise vide » à l’Assemblée ont donc intérêt à se tenir à carreau. En venant voter ou participer aux nombreux débats dans l’hémicycle. En tout cas s’ils veulent éviter une nouvelle législation …

16 avril 2009

Hollande dans les pas de Royal

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Dans la famille des candidats socialistes à la présidentielle (non déclarés), je voudrais l’ex-Premier secrétaire du parti. C’est-à-dire François Hollande, l’ancien compagnon de Ségolène Royal. Qui veut faire comme elle, pour un peu plus de crédibilité, sûrement.

Après le Congrès de Reims, il s’éloigne du feu des médias, se contente de son boulot à l’Assemblée nationale. Mais lorsque soudain, les sondages indiquent un léger mieux dans sa cote de popularité, il revient en une des journaux. Et sur le plateau du Grand Journal de Canal. Avec en prime une nouvelle coupe de cheveux, comme souvent avec Ségo quand elle a besoin de changer d’air.

Quelques semaines plus tard, on apprend qu’il s’est décidé à partir en Chine. A l’instar de son Ex, qui avait vanté sur place les mérites de la justice chinoise, et ainsi fait preuve de « bravitude » (comprendre ici: « bravoure »).

Or, la Chine ne lui suffit pas. Hollande ne s’arrête pas en si bon chemin, il poursuit sa route. Et les pas de « Ségolène ». Une preuve supplémentaire ? Rendez-vous sur le site Web de l’Express, où il y donne une interview. Son message est clair. Il invite le Centriste indépendant à un débat d’idées. Propose à François Bayrou « une clarification des convergences et des divergences » avec le PS. En un mot, un partenariat. Précisément ce que prône l’ex-candidate des Eléphants roses, entre les deux tours de la dernière présidentielle.

Que Bayrou « abatte ses cartes, et affiche ses idées…Et nous aussi », exige t-il. « Si les divergences l’emportent sur les convergences, chacun comprendra le refus de l’alliance. Si c’est l’inverse, alors il faudra en tirer les conclusions ». Autrement dit, qu’il prenne sa carte d’adhérent et qu’il renonce à son projet du Modem…

Mais le gentil François a-t-il pris acte du dernier sondage Ifop, réalisé pour Paris-Match, indiquant que la Dame du Poitou n’est plus la meilleure opposante de Sarko? Qu’elle ne figure plus parmi les personnalités politiques les plus appréciées ? Et que son « pardon » de Dakar n’a pas plu en France ?

P.L

26 février 2009

le canard se rebiffe

 

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Lit de justice de Sarko Ier. Les heures passent et la polémique enfle. En cause, la nomination de François Pérol à la tête des banques qui viennent de s’unir, Caisses d’épargne et Banques populaires.

L’affaire serait sûrement passée inaperçue, si le nouveau patron, proche de Sarko, n’était pas secrétaire général adjoint du Château chargé de l’économie, et s’il n’avait pas collaboré au projet de fusion.

Pourtant, « il est interdit à un agent public de rejoindre une entreprise privée lorsque ses fonctions publiques effectivement exercées a cours des trois dernières années précédant son départ l’ont conduit (…) à proposer directement à l’autorité compétente des décisions relatives à des opérations réalisées par cette entreprise ou formulé un avis sur de telles décisions »[1].

François Bayrou  affirme à juste titre que le président de la République a menti, lorsqu’il prétend avoir saisi la Commission de déontologie, alors que celle-ci ne s’est même « pas réunie ».Pas encore, en tout cas, cher leader du mouvement centriste orange!

Selon l’Elysée, qui tente de se rattraper auprès de l’opinion publique, l’accord avait été obtenu « via une lettre du président de la commission, Olivier Fouquet ». Claude Guéant sur LCI : le Petit Nicolas « n’a pas menti, il a utilisé un raccourci. François Pérol et moi-même avons saisi le président de la commission». Ce qui se traduit, de façon approximative par un lit de justice de Sarko 1er. Car l’avis personnel d’Olivier Fouquet ne ressemble pas forcément aux « conclusions » de ladite commission…

Claude Guéant s’interroge. « Pourquoi la Commission se réunirait ? » Oui, pourquoi, d’ailleurs ? Sylvie Pierre Brossolette du Point explique que la commission approuve les attributions « 9 fois sur 10 ». Une réunion inutile en somme. Et facultative, en plus!

 

 

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Sarko stressé. Analyse des chiffres du chômage du mois de janvier (catastrophique, puisque  toutes les générations sont touchées par la crise), réunion de François Fillon et Valérie Pécresse avec les représentants de la Conférence des présidents des universités, préparation d’une autre nomination, cette fois-ci d’un commissaire français  à Cuba, conclusions de la commission Balladur, chargé de réfléchir sur la  réforme des collectivités locales, et poursuite des négociations en Outre-mer

 

 

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L’ouverture politique se poursuit. Un ancien ministre de Jospin s’est vu attribué une tâche ingrate (ou pas). Un socialiste de cœur brisé, ou un sarkozyste durant ses heures perdues. J’ai nommé Jack Lang. Il rencontrera incessamment sous peu des responsables Cubains, pour évoquer l’avenir des relations franco-cubaines.

 

 

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Edouard Balladur veut réduire le nombre de régions de 22 à 15. Sont évoqués la fusion des deux Normandie, le rapprochement des deux départements alsaciens, la suppression de la Picardie, le rattachement du département de Loire-Atlantique à la Bretagne, l’union de la Franche-Comté et de la Bourgogne, le mariage entre Rhône-Alpes et Auvergne. Certains imposteurs (ironie) évoquent des propositions « stupides » (Claude Gewerc, président PS du conseil régional de Picardie) Ah la province ingrate ! (Ironie, encore)…

Nationalisme régional. Michel Guiniot, président FN au Conseil régional de Picardie, le 11.02 : « Notre région qui a vu naître la France avec Clovis et Pépin le Bref à Soissons, Charles le Chauve à Compiègne, Charlemagne et Hugues Capet à Noyon, Jeanne d’Arc à Compiègne n’est pas un territoire que l’on peut écarteler. Le peuple de Picardie n’a pas vocation à disparaître par un éparpillement dans les régions limitrophes afin de satisfaire les fantasmes et les errements de politiciens parisiens incapables de régler les problèmes des Français. » A bas les Jacobins ! (ironie toujours)


 

 

[1] Frédéric Lemaître, journaliste au Monde, au service éco l’explique noir sur blanc sur son blog

9 février 2009

Fustiger le président de la République, une activité lucrative ?

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Deux des piliers (ou pas) du parti présidentiel ont pris le temps, aujourd’hui, pour tacler François Bayrou, qui venait, hier de lancer sa campagne des Européennes, en présentant son « équipe », composé de ténors comme Marielle de Sarnez, Corinne Lepage et d’autres plus ou moins connus (cf http://Bayrou avec les moyens du bord/).

D’abord le gentil Bertrand (Xavier), « Chouchou » de Sarko selon certains : « Il n’est plus centriste, il n’est pas populaire, c’est un populiste ». Effectivement, François Bayrou est d’abord un fidèle disciple d’Erasme, qui veut mettre en avant les valeurs « humanistes »…Le président du Modem n’aurait même pas « d’idées nouvelles ». Pan ! Pas facile d’être un opposant de Nicolas Sarkozy. A force de critiquer le grand cacique de France, Bayrou finit par agacer. C’est indéniable.

Tout de même, Le Petit Nicolas a de la chance de posséder des « amis » qui le défendent. Patrick Devedjian, ministre de la Relance en fait partie.  « Les équipes de François Bayrou, ça se renouvelle tout le temps, le Modem c’est la plus grande passoire qu’on ait jamais connue », estime t-il sur radio J. Les Oranges centristes « indépendants » sont  « bien forcé de se renouveler puisque très rapidement les gens se séparent de François Bayrou  (…) Donc je vous annonce que cette nouvelle vague d’adhérents au Modem sera suivie dans quelques mois d’une autre quand ceux-ci seront partis »…Le copain de Sarko n’a pas vraiment tort. Un exemple? Quitterie Delmas, 28 ans, a quitté, récemment, le Mouvement démocrate. Elle voulait diriger une liste pour les Européennes. En vain.

A quand le prochain départ ? On parie ?

7 février 2009

le canard des partis : Besancenot, Krivine, Sarkozy, Bayrou, Thuram, au programme

 

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La LCR est morte, vive le NPA. La gauche de la gauche n’est plus. Les trotskistes évoluent. La Ligue Communiste Révolutionnaire a été enterrée hier soir, au profit du Nouveau Parti Anticapitaliste, cher à Olivier Besancenot, le facteur le plus connu de France.

Quelles sont les différences entre les deux partis ? Eléments de réponses avec Alain Krivine, sur le Monde.fr : « On n’abandonnera aucune référence qui semble utile au combat anti-capitaliste. Le marxisme en fait partie. On va garder tout ce qu’il y a de positif dans l’héritage trotskiste, libertaire ou communiste ». Et tout ce qu’il y a de négatif, on le jette à la poubelle ?

Les questions d’alliances politiques se posent. Jean Luc Mélenchon aura-t-il l’honneur d’accueillir le NPA, au sein de son « front de gauche » ? Alain Krivine : « Nous sommes pour une nette prise de position contre toute participation aux exécutifs avec le PS. Or, le PCF et Mélenchon soutiennent à fond le parti allemand Die Linke qui dirige Berlin avec le SPD, avec des conséquences désastreuses. »  CQFD. Olivier Besancenot en rajoute : « Nous ne sommes pas une boutique électoraliste, pas un parti institutionnel, mais un parti de militants ». M’enfin, une formation politique peut être l’un et l’autre…

 

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Et Sarko prit le virage à gauche. Olivier Besancenot l’assure. Sa formation est un parti de « gauche (minoritaire, certes) qui résiste ». Ah quoi bon, désormais ? Nicolas Sarkozy lutte contre les méchants capitalistes et les mauvais traders. Il veut supprimer certains bonus des banquiers, et serait peut-être tenté de « copier » Barack Obama, qui souhaite plafonner le salaire des PDG. Au grand dam du Medef. Laurence Parisot s’écrie : « Il n’est ni normal, ni souhaitable que l’État décide des rémunérations des chefs d’entreprises ». Alors laissons « l’entrepreneur entreprendre ». Bien dit, Madame la présidente !

 

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Le petit Nicolas se prend pour un Eléphant rose socialiste. Jeudi soir, au cours de son intervention à la TV, le président de la République jure avoir écouté les manifestants du 29 janvier. Le Sauveur de tous les Français veut mettre fin à la taxe professionnelle. Il propose la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu et l’augmentation des allocations familiales. Une annonce définitive ? Non, il ira d’abord en discuter avec les syndicats, le 18 février prochain. Le dialogue, avant tout. Comme un petit air de Ségolène, qui lors du débat présidentiel en 2007, voulait rencontrer les partenaires sociaux. Le but : engager du personnel, capable de co-rédiger des réformes à venir. Un débat, avant la décision finale, en somme.

 

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Bayrou, avec les moyens du bord. Demain, le président du Mouvement démocrate présentera son équipe des Européennes, au palais de la Mutualité de Paris. A défaut de trouver des politiques, souhaitant porter la couleur du Modem, c’est-à-dire l’orange, il invite des personnes, issues de la société civile. Des non-professionnels. Voire des inconnus au bataillon. Une ancienne conseillère de Romano Prodi, alors président de la Commission européenne, Sylvie Goulard, a été choisi pour Ouest.

Robert Rochefort, directeur général du Centre de recherche pour l’étude et les conditions de vie (Crédoc) conduira la liste dans le Sud-Ouest. Le fondateur de Marianne Jean François Kahn, alias JFK sera tête de liste du Grand-Est. Etrange, les eurodéputées sortantes des zones en question (respectivement, Anne Laperrouze et de Nathalie Griesbeck) se muent en valets, c’est-à-dire seconds sur la liste. L’inexpérience prime t-elle chez les Centristes « indépendants » ? L’ancien Vert Yann Wehrling est seulement N°3 sur la liste de JFK. Un beau cadeau pour un écolo, que Bayrou « aime bien » pourtant. Comprendra qui pourra.  

 

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Toutes les places sont prises. Toutes ? Non ! La tête de liste de l’Outre-Mer n’est pas désignée. La faute à Lilian Thuram, qui a malheureusement refusé l’offre du Modem. L’ancien international français préfère apprendre, avant de se lancer en politique un beau jour. Pas d’inquiétude, François. Le Guadeloupéen a également refusé le maroquin de la Diversité de Sarko…

2 février 2009

Luc Chatel, jumeau de Frédéric Lefebvre?

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On connaissait le talent de Frédéric Lefèbvre pour ses diatribes tonitruantes, en direction, bien souvent de l’opposition. Il vient de se trouver un compagnon de route : Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, qui a une idée de cadeau pour Ségolène Royal.

« On pourrait se cotiser pour (lui) acheter une boussole. On savait qu’elle avait perdu le nord, mais de là à aller taquiner Sud, c’est un pas qu’elle franchi allègrement », estime t-il[1]. Le copain de Sarko[2] réagit aux propos de Ségolène sur les rapports entre les différentes gauches. « Une chose m’a frappée à Belem », expliquait-elle, « il n’y a pas de barrière infranchissable entre ces trois composantes que sont la gauche de gouvernement, les mouvements sociaux qui luttent sur le terrain et ce qu’on appelle en France l’extrême-gauche ». Ah oui ? Pourquoi pas ! La Dame du Poitou suit-elle l’exemple de Jean-Luc Mélenchon, qui a passé une bonne partie de son week-end à draguer le NPA ? Certainement. En tout cas, cela ne fait pas rire Luc Chatel, qui trouve cela « assez déconcertant ».

« Mme Royal a passé la campagne présidentielle a nous expliquer le bien-fondé de l’alliance avec M. Bayrou, avec le centre. Aujourd’hui, elle nous vante les mérites de M. Besancenot et de l’utra-gauche. ».

Sylvie Pierre-Brossolette[3] : l’ex-candidate à la présidentielle « a compris que Bayrou n’est plus à la mode ». Un « virage, une pirouette », selon la journaliste du Point.

Laurent Joffrin ajoute : « la droite dit : Mme Royal veut s’allier avec l’extrême gauche, car elle était à Belem ; mais elle n’a rien compris ». C’est un « mouvement » anti-mondialisation, rappelle le directeur de Libération. Pas que des gauchistes, là bas, en somme.

 


 

 

[1] Interview pour le JDD

 

 

[2] Il fait partie du G7 personnel du président de la République, les ministres que Sarko réunit régulièrement

 

 

[3] Sur France Info, dans le duel du jour entre Sylvie Pierre-Brossolette et Laurent Joffrin

29 janvier 2009

François Bayrou : « je marche seul »

 

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On n’avait pas entendu le célèbre titre de Jean-Jacques Goldmann, « je marche seul » depuis bien longtemps. Aujourd’hui, le morceau des années 80 aide à comprendre l’actualité de François Bayrou. Malheureusement ? Peut-être.

Le troisième homme de la dernière Présidentielle semble se chercher désespérément des amis. Et des personnes acceptant de porter le titre Modem, pour les prochaines élections européennes. Le temps presse. François Bayrou annoncera le 8 février le début de sa campagne et fera connaître le nom de chaque candidat.

Pour l’instant, seuls Marielle de Sarnez, Jean Luc Bennahmias, Corine Lepage, Jean-François Kahn sont sûrs de figurer sur des listes Modem. La magistrate Eva Joly a retourné sa veste, et rejoint Daniel Cohn-Bendit. L’ex ministre de Dominique de Villepin, Azous Begag, est pressenti, mais rien n’est sûr. Celui-ci veut mener la liste sud-est du mouvement.

Mardi dernier, au grand plaisir de Martine Aubry, François Bayrou a signé la motion de censure du PS à l’Assemblée nationale, visant à manifester contre la « transgression des principes de séparation des pouvoirs » et « la multiplication des atteintes aux libertés ». Bayrou, un défenseur des valeurs humanistes, c’est beau.

Au-delà du symbole, les trois députés du Mouvement démocrate, installés chez les non-inscrits du palais Bourbon (aux côtés de deux villièristes et d’un gaulliste !)n’ont pas beaucoup d’influence. La motion des Eléphants roses a été logiquement rejetée. Mais seul le geste compte, non ?

Depuis mai 2007, François Bayrou, fort de sa popularité, en dépit de sa solitude s’est trouvé une mission : devenir le meilleur opposant du sarkozysme, ravir la place à la gauche, et pourquoi pas espérer de passer le second tour de la présidentielle, en 2012.

Lors des municipales de mars dernier, il a accepté plusieurs listes communes avec la gauche, afin de battre les droites locales. Mais des membres du Modem se sont aussi liés à des candidats de droite, comme à Bordeaux.

Le Béarnais, au centre, se tourne vers sa gauche, mais pas trop non plus. Il ne faut pas exagérer. Quand Sarko souhaite reformer le parti radical d’antan, en schisme[1] depuis plus de trente ans, Bayrou rejette, début janvier une proposition de Jean-Michel Baylet, président du parti radical de gauche. Le leader du PRG aurait voulu faire de listes communes avec le Modem pour les Européennes. Et en quelques sortes, rassembler le centre gauche, inexistant en France.

Le président du Modem a repoussé l’idée, estimant que le PRG  reste trop souvent entre les pattes de l’ogre socialiste. En un mot, c’est une formation politique non « indépendante » (du PS). Mais, diable, que veut-il ?

François Bayrou cherche à promouvoir des partis politiques indépendants de l’UMP et du PS. Créer un véritable centre français, autour de sa personne. Bien entendu, il aimerait que le PRG devienne Modem pour de bon. Et pendant qu’on y est, que les Socialistes se métamorphosent en Démocrates. Mais ce n’est pas possible. Du coup, il « marche seul, sans témoin, sans personne »…

 


 

 

[1] Le petit Nicolas voudrait une réunification entre le parti radial valoisien de droite, cher à Jean-Louis Borloo, et le PRG de Baylet, pour titiller Bayrou.

3 décembre 2008

Copé, « royaliste »?

Publié par canarddeletang dans billet-ironie, Economie, Modem-centre, Parlement, politique francaise, PS, UMP

           « Il faut que, dans nos circonscriptions respectives, nous ayons un débat avec les Français sur les économies que l’on peut concevoir avec eux ». Une citation de Ségolène Royal ? Manuel Valls, l’un de ses plus fidèles lieutenants ?

Et bien non. Cette citation émane du Président du groupe UMP de l’Assemblée nationale. Dimanche 30 novembre, Jean-François Copé cherchait des solutions pour calmer les dépenses et « réduire les déficits » de l’Etat.

Une envie de débattre ? A court d’idées, il invite les citoyens responsables, autour d’un bon café… « On ne peut pas continuer de proposer aux Français, en pleine crise, un rassemblement national et ne pas voir, dans le même temps, que beaucoup de nos compatriotes ne se sentent jamais associés aux grands débats et aux grands combats ». Touchant, non ?

Ségolène Royal, battue par Martine Aubry au poste du Premier secrétaire du PS, peut se consoler : son projet de « consultation participative » des citoyens s’exporte.

            Si l’ambitieux Jean-François Copé est un jour candidat à la présidentielle, ira-t-il jusqu’au domicile de François Bayrou, pour lui proposer le poste de Premier ministre ?

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