le Canard de l’Etang

18 avril 2012

Hollande gauchise son discours à quelques jours de l’élection

Lu initialement sur L’Express.fr

Hausse du Smic, TVA sur le luxe, menace du blocage du traité Merkel-Sarkozy… Depuis quelques jours, François Hollande tente d’attirer les électeurs bien ancrés à gauche, dont les partisans de Jean-Luc Mélenchon. 

Le mot d’ordre pour François Hollande, toujours favori des sondages, tient aujourd’hui en un mot: mobilisez. Pour le candidat socialiste, l’important est d’obtenir le plus haut score possible dès le premier tour. Et pour cela, la réserve de voix de Jean-Luc Mélenchon, crédité de 13 à 17% des sondages, est alléchante. 

Du coup, depuis lundi, il multiplie les prises de parole ancrées à gauche. Ainsi, sur la question du Smic, emblématique de la gauche, il ne promettait aucune hausse. Pour finalement poser la question d’un « coup de pouce », à négocier avec les syndicats, après son éventuelle élection. Cela pourrait concerner, explique-t-il ce mardi sur France Inter, les grandes entreprises, souvent la cible de la gauche radicale. « Quand le pays connaît une reprise économique, c’est tout à fait légitime que les salariés en prennent leur part. Moi, j’ai refusé que ce soit la captation par simplement le capital et les rémunérations des dirigeants d’entreprise », a-t-il affirmé.  

Encore un indice: il l’avait déjà proposée, mais il a réitéré, au journal économique allemand Handelsblatt son exigence de ré-négociation du traité européen pour y annexer une partie sur la croissance.  

Recruter des profs dés 2012 et taxer encore plus les produits de luxe

Le Corrézien, qui assure ne pas être « isolé » sur ce point, bloquerait même le texte à l’Assemblée nationale puisqu’il l’a « promis aux Français ». Cela ressemble fort à la menace ‘mélenchonienne’ formulée ainsi: « L’Europe n’avancera pas sans la 5e puissance économique. » 

Normal, estime Arnaud Montebourg, chantre de l’aile gauche du PS, car il existe, selon lui, un « voisinage, un cousinage » entre les socialistes et Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, fondés sur des « propositions communes. »  

Autre exemple, sur l’éducation cette fois. L’équipe de François Hollande avait déjà précisé que des postes d’assistants d’éducation ou d’encadrement seraient créés à la rentrée 2012, en cas de victoire socialiste. Elle va aujourd’hui plus loin: Vincent Peillon, le Monsieur « Education » du candidat, a assuré qu’il voulait aussi qu’ »une centaine, voire un millier » d’instituteurs en plus soient recrutés dans les écoles. Un clin d’oeil à un électorat clairement de gauche… qui « atterre », en tout cas, l’actuel ministre de l’Education Luc Chatel. 

Enfin, il y a la taxation des riches, et plus précisément la possibilité de créer une tranche de TVA à 33% sur les produits de luxe. Fin connaisseur des questions de fiscalité, François Hollande sait très bien que Bruxelles ne laissera pas une telle chose se produire, compte tenu de l’existence de plusieurs taux en France. Pourtant, il a laissé entendre qu’il pourrait le faire: « Je vais regarder, cette proposition a du sens », a-t-il dit mardi sur RTL. Un bon moyen d’évoquer l’idée sans s’engager sur sa mise en oeuvre. Un bon moyen aussi de parler à la gauche, dans son ensemble. 

PL

16 avril 2012

Le premier tour de la présidentielle est-il déjà joué?

Lu intialement sur L’Express.fr

Les derniers sondages donnent François Hollande devant Nicolas Sarkozy au premier tour, tous les deux largement devant le reste de leurs concurrents. Alors cette présidentielle est-elle déjà jouée? Pas tout-à-fait, répondent les sondeurs. 

A moins d’une semaine du premier tour, reste-t-il un brin de suspense? L’ordre d’arrivée au soir du 22 avril est-il déjà établi par les derniers sondages ou doit-on s’attendre à des surprises?  

« L’écart entre les deux premiers et le troisième est assez net selon les sondages », glisse Jean-Daniel Lévy d’Harris Interactive, pour qui cela ne bougera plus à ce niveau là. 

Pourtant, près de 20% des électeurs déclarent se décider à la dernière minute, souvent dans l’isoloir. Entre ces derniers et ceux qui peuvent encore changer d’avis, « cela représente, selon Frédéric Dabi, 13 à 15 millions de Français ».  

« Les moins informés, les moins diplômés, le plus souvent, selon Jean-Daniel Lévy, disent s’intéresser à la présidentielle juste avant le premier tour ». Cette fameuse « France silencieuse », tous les candidats s’y sont adressés, sans que l’on sache qui en profitera réllement. 

La principale incertitude reste l’ordre d’arrivée des deux favoris. « Cela se joue dans un mouchoir de poche, Nicolas Sarkozy et François Hollande sont à un point d’écart pour l’Ifop« , souligne Frédéric Dabi, directeur adjoint de cet institut, selon lequel il y a donc « une incertitude sur celui qui arrivera en tête ». « Une première pour un président sortant, poursuit le sondeur. Même VGE en 1981 dominait les études.«  

« Le troisième ne gagne de médaille »

« Les jeux ne sont pas faits », prévient, du coup, Gaël Sliman, ce vendredi sur France Inter, qui perçoit, selon ses études de BVA, des « vases communicants » entre le président sortant et Marine Le Pen d’une part, ainsi qu’entre l’élu de Corrèze et Jean-Luc Mélenchon d’autre part. Ce qui peut faire gagner ou perdre des points aux deux favoris. Et donc renverser la tendance.  

D’où la prudence de mise, côté PS, qui n’oublie pas la mésaventure de 2002, et les appels au vote utile. L’UMP rappelle, elle, que tout est possible encore. Chaque camp, ainsi, a profité des meetings pour mobiliser au-delà de son propre électorat.  

Autre interrogation qui découle de la précédente: qui, de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen, se hissera sur la troisième marche du candidat? « Ce n’est pas un enjeu, le 3ème ne remporte pas de médaille », sourit le sondeur d’Harris Interactive, qui ajoute: « Seul compte le score », pour le rapport de force en vue du second tour.

PL

11 avril 2012

Les sondages de la campagne les plus drôles

Lu initialement sur L’Express.fr

Choix électoral des Français en fonction de leurs pratiques sexuelles ou de leur consommation de pain, le candidat préféré pour partir en vacances… Les sondages insolites ne manquent pas durant cette campagne. 

Il n’y a pas que les intentions de vote que les instituts de sondages scrutent de près. Ce jeudi, deux études ont de quoi laisser pantois. 

Tout d’abord, les lecteurs de Direct Matin ont pu découvrir, dans le train ou dans le bus, que les Françaises choisiraient, pour faire le ménage, d’abord Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte ouvrière (crédité d’environ 0.5% pour le premier tour) selon Mediaprism pour Le Journal des femmes

Arrive en deuxième position une autre femme, la candidate écologiste Eva Joly, puis en troisième, le candidat du NPA Philippe Poutou. Trois candidats de gauche et d’extrême gauche sont donc plébiscités pour effectuer les tâches ménagères. Les intéressés apprécieront sans doute. 

Les hommes veulent plus que les femmes des vacances avec des politiques

Mais pourquoi publier un tel sondage? « Mediaprism et le Journal des Femmes passent chaque semaine au crible les grands thèmes de la campagne électorale. Parler ‘politique’, c’est l’occasion de débattre, mais aussi de sourire », explique Justine Boivin, du magazine féminin en ligne.  

Autre étude décalé du jour: « avec quel candidat voudriez-vous partir en vacances? » Vous avez envie de savoir? Pas de panique, Voyagermoinscher.com a sollicité OpinionWay. Et c’est François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon qui obtiennent les meilleurs scores (19 et 17%, respectivement).  

On apprend à l’occasion que les hommes sont davantage prêts à partir avec un présidentiable que les femmes. A noter que les 18-24 ans préféreraient le président-candidat pour leurs congés; alors que les séniors, un éléctorat plutôt à droite, choissisent, eux, François Hollande. 

Ce n’est guère la première fois que les instituts de sondage publient ce genre d’enquêtes un peu insolites.  

Exemple: Harris Interactive, pour l’Auto-journal a posé, début mars, la question de l’année:« Et si un candidat était une voiture? » Nicolas Sarkozy serait donc une Porsche 911 (ou un Hummer), François Hollande, une Renault Scenic (voire une Twingo). François Bayrou, lui, est associé à la même Renault que son adversaire socialiste, mais aussi à une Citroën 2 CV. 

La moitié des Français veut que les candidats fassent attention à leur ligne

Encore plus drôle: Opinion Way s’est intéressé, fin mars, au choix électoral des Français en fonction de leurs… pratiques sexuelles. Sans voir de rapport à première vue, on constate que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen sont plus insatisfaits sexuellement. Que les partisans de François Bayrou font moins l’amour que les Français de gauche.  

Opinion Way, encore lui, a aussi sondé début février le choix des électeurs en fonction de leur consommation du pain. Incroyable mais vrai! 

On découvre ainsi, stupéfait (ou pas), que celui qui mange du pain à tous les repas, pour tous les mets, vote plutôt Nicolas Sarkozy (à 30%). Du coup, cela signifie-t-il que les ceux qui en mangent pas ou peu préfèrent François Hollande? Non, pas du tout. L’ »ennemi » de la baguette, tradition française depuis la nuit des temps, veut plutôt glisser un bulletin « Marine Le Pen » dans l’urne. Etrange, non? 

Conceptions de philosophie selon le choix du vote

Les valeurs, les idées… Philosophie Magazine a voulu connaitre, fin février, avec Ipsos, le choix électoral des Français par rapport à leurs conceptions d’ordre général. Les « hollandais » sont un peu plus convaincus que les « sarkozystes » que l’homme est bon (72% contre 66%).  

On est ravi d’apprendre, aussi, que les interrogés souhaitant voter pour le candidat PS sont plus méfiants vis-à-vis des élus que les Français pro-UMP. Et, sans surprise, on lit que les partisans d’un vote à gauche pensent que la priorité du chef de l’Etat concerne le bien-être de la population. Davantage, en tout cas, que la sécurité, priorité des électeurs de droite (néanmoins partagés sur la question).  

Bon, là au moins, on se rapproche un peu plus de politique… 

PL

23 mars 2012

Mélenchon va-t-il pousser Hollande vers l’Elysée?

Lu intialement sur L’Express.fr

Jean-Luc Mélenchon continue de grimper dans les sondages et avec lui le total des voix de gauche. Mais François Hollande profitera-t-il, au second tour, de la bonne campagne du Front de gauche? Pas sûr. 

Mélenchon deviendra-t-il le troisième homme de l’élection? Il se hisse, en tout cas, sur le podium d’un sondage BVA (14%), devant Marine Le Pen et François Bayrou. Et derrière Nicolas Sarkozy ainsi que François Hollande, qui reste à 29,5% d’intentions de vote du premier tour. « Selon les Français interrogés, le candidat du Front de gauche fait la meilleure campagne, souligne Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA. On parle de lui et il intéresse les gens. »  

Du coup, peut-il déranger le candidat du PS? « C’est difficile de dire si Mélenchon peut nuire à Hollande », souffle le sondeur. Qui ajoute, toutefois, que le premier prend des voix au second.  

Mais le Corrézien reste élevé dans les sondages, réplique-t-on du côté socialiste. « S’il était à 25% ou encore un peu moins, je m’inquiéterais, assure François Kalfon, spécialiste des sondages de la formation socialiste. Mais ce n’est pas le cas. »  

Au PS, on se réjouit officiellement de la montée de Mélenchon. D’abord parce que le total de la gauche est de plus en plus élevé: à 45,5 % selon l’étude réalisé par BVA, soit bien plus qu’en 2007 (36%). Et surtout parce que 82% des électeurs potentiels du Front de gauche glisseraient un bulletin « Hollande » dans l’urne au second tour.  

Des abstentionnistes pas forcément de gauche

Pour l’heure, le candidat du Front de gauche empiète peu sur les terres de François Hollande. « Mélenchon a récupéré, outre des voix hollandaises, un nombre important d’abstentionnistes », explique Sliman. Il aurait donc remis en jeu, et à gauche, certains électeurs. 

Une arme très utile pour François Hollande … à condition qu’ils votent socialiste au second tour. Ces derniers seraient-ils alors prêts à voter pour le candidat du PS, représentant d’ »une social-démocratie responsable », selon les termes de l’historien Romain Ducoulombier, spécialiste des gauches en France et en Europe? « Pas sûr. Ce ne sont pas forcément des personnes idéologisées mais un électorat énervé par la crise que Mélenchon a su capter », répond l’enseignant. 

Pour François Kalfon, le M. sondage du PS, il n’y a aucun problème de fossé politique entre les deux électorats de la gauche: « Elle a toujours eu deux jambes. Mélenchon a réussi à attirer des personnes qui ont subi la crise. Nous partageons avec lui les diagnostics, mais pas toutes les solutions à apporter. »  

« Pas de passerelles entre gauche radicale et extrême droite »

Justement, certains pourraient décider de s’abstenir à nouveau s’ils jugent le candidat du PS incapable d’obtenir la « rupture du système ». 

Mélenchon peut-il aussi attirer des électeurs frontistes, qui pourraient ensuite voter Hollande? « Les passerelles entre la gauche radicale et l’extrême droite sont marginales », répond Gaël Sliman de BVA.  

Mais au PS, on veut y croire. D’autant plus que, selon un sondage de la TNS Sofres, 26% des électeurs de Marine Le Pen pourraient choisir Hollande au second tour.  

« Je n’exclus pas, confie justement François Kalfon, que quelques électeurs, prêts à voter pour Le Pen pour sa campagne axée sur les thématiques sociales, pourraient finalement se décider pour Mélenchon, si la candidate du FN retrouve ses thèmes de prédilection, comme la sécurité. »  

Puis pour Hollande, donc… Dans une logique encore toute théorique.

PL

21 mars 2012

Tuerie de Toulouse: Bayrou, Mélenchon, Dupont-Aignan et Arthaud ne veulent pas d’une trêve de la campagne

Lu initialement sur L’Express.fr

Certains candidats ont pris la décision de poursuivre leur campagne, après le meurtre d’un professeur et de trois enfants dans une école juive de Toulouse. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon et de François Bayrou qui a maintenu un meeting, ce lundi, à Grenoble. Mais peut-on réellement parler de trêve pour les autres prétendants? 

Il y a ceux qui suspendent leur campagne et il y a les autres. Comme François Bayrou qui, malgré la tuerie de Toulouse, a maintenu, ce lundi soir son discours à Grenoble. Avec une nuance introduite par le porte-parole du MoDem, Yann Wehrling: « Ce n’était pas un meeting ordinaire. Il a voulu adresser un message lors d’une réunion de réflexion nationale. »  

Sans oublier, pour autant, de faire de la politique. Dans sa prise de parole, le candidat a expliqué qu’il y a un « degré de violence, de stigmatisation dans la société française (…). Et ceci n’est pas sans rapport avec la responsabilité publique. »  

D’où la réplique d’Alain Juppé, ce mardi matin, qui ne souhaite pas qu’on « ajoute de l’ignoble à l’horrible ». François Hollande, sur BFMTV, ne se mouille pas beaucoup: « Ceux qui ont une responsabilité doivent maitriser leur vocabulaire », souffle le candidat du PS, qui a annulé un meeting à Rennes qu’il devait tenir, ce mardi, avec Ségolène Royal. 

Le ministre des Affaires étrangères « va trop loin, il n’a pas compris le message », réplique-t-on du côté du MoDem. Et, de toute manière, assure Wehrling, « Bayrou a dit ce qu’il a toujours dit sur les tensions au sein de la société ». 

« Ne pas mettre notre bouillante démocratie entre parenthèse » (Mélenchon)

François Bayrou est certes allé à Grenoble et ne s’est pas rendu, lundi soir, à la synagogue parisienne en compagnie, entre autres, de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Mais il a « intégré l’information dans sa campagne »: « Son agenda risque d’être modifié dans les prochains jours », croit-on savoir au siège du Mouvement démocrate.  

Cette vraie-fausse campagne n’est pas du goût du Front de gauche: « Quand les candidats se déplacent à Toulouse, quand François Bayrou tient son meeting, quand François Hollande maintient son interview, ce mardi matin, sur BFMTV/RMC, c’est plutôt un affichage de trêve », avance Eric Coquerel, conseiller de Jean-Luc Mélenchon, qui ajoute: « En réalité, la campagne est toujours là. Nous ne gelons pas la nôtre. » 

Même ton chez le candidat du Front de gauche: « Poursuivre la campagne, c’est un acte de résistance morale, intellectuelle et affective », a lancé Mélenchon, dont l’agenda n’a pas été modifié. « Nous ne sommes pas à la merci d’un dégénéré, il ne fait pas la loi, il ne nous impose pas son rythme, nous le rattraperons et il paiera », a-t-il insisté. 

« J’ai envie de dénoncer cette comédie de l’union nationale et je n’y jouerai pas » (Arthaud)

Nicolas Dupont-Aignan, interrogé par L’Express, abonde en ce sens: « Ce serait donner raison à l’assassin que de tout arrêter, ce serait déplacé de tout stopper (…) La pudeur doit être de mise. Mais elle n’interdit pas de réfléchir. De même que la compassion n’est pas incompatible avec le fait de faire campagne pour exprimer sa vision de la France. Je remarque cependant que certains ont tendance à surjouer en ce moment. » 

Surjouer donne toujours une mauvaise comédie, ce que dénonce Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière: « Je n’ai absolument pas envie d’aller dans ce sens-là de l’union nationale, d’un temps suspendu, où nous serions tous ensemble, unis », a-t-elle déclaré sur France Culture, tout en qualifiant de « barbares et horribles » les événements de Toulouse. « J’ai envie de dénoncer cette comédie de l’union nationale et je n’y jouerai pas », a-t-elle ajouté. 

Luca s’en prend à Hollande

De son côté, François Hollande dit maintenir la suspension de sa campagne. Ce mardi matin, il s’est rendu au Pré-Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis, participant après la minute de silence pour les victimes de la tuerie à une réunion oecuménique puis un déjeuner avec des jeunes, entouré de quelques journalistes. 

Un peu plus tôt, il était aussi l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV-RMC. Une intervention médiatique jugée « indécente » pour le député UMP Lionnel Luca.  

Dans un communiqué intitulé « Trêve de plaisanterie », l’élu des Alpes-maritimes écrit: « Devant l’épouvantable tragédie de Toulouse et suivant l’exemple du président de la République, tous les candidats ont déclaré suspendre la campagne électorale. Tous, sauf un: le candidat socialiste qui était, comme prévu, interviewé sur RMC-BFMTV ce matin! »
« Que veut donc dire pour celui-ci le mot trêve? Quel respect pour la parole donnée? », demande Lionnel Luca. 

PL (avec d’autres journalistes)

21 mars 2012

Tuerie de Toulouse: qu’ont dit les candidats de la trêve, qu’ont-ils finalement fait?

Lu initialement sur L’Express.fr

Après la tuerie de Toulouse, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Marine Le Pen et Eva Joly ont annoncé une trêve de leur campagne. Les autres ont préféré continué la leur. Au bout du compte, ont-ils tenu parole? 

La campagne a repris son chemin dès ce mercredi après-midi. Valérie Rosso-Debord, qui avait « promis » sur Mediapart qu’elle ne « taperait pas sur Hollande », a, sitôt la fin de la cérémonie des obsèques à Montauban, publié un communiqué anti-Hollande et anti-Le Pen. « Alors que la communauté nationale est endeuillée et que chacun mesure la nécessité de l’union nationale face à ces événements, deux candidats, François Hollande et Marine Le Pen, tentent d’instrumentaliser à leur petit profit politicien ce drame », a-t-elle écrit. Réplique immédiate de l’un des porte-parole de François Hollande, Bernard Cazeneuve: « Ces propos sont indignes. »

La « trêve » est terminée, comment chaque candidat l’a-t-il vécue?

Nicolas Sarkozy

Ce qu’il a dit: Le candidat a rapidement décidé de suspendre sa campagne pour laisser place au président. Son site de campagne a été fermé, son équipe Web ne tweete plus depuis le 19 mars et il a reporté son interview sur France Info (prévue ce mardi) au 26 mars.

Il n’a pour autant pas été absent de la scène politique, loin de là. C’est l’avantage, dans ces moments-là, d’être chef de l’Etat.

Ce qu’il a fait: Il est parti à Toulouse, lundi en milieu de journée, avec Luc Chatel. Avant d’officialiser la trêve jusqu’à mercredi, jour des obsèques des trois parachutistes tués à Montauban.

Mardi, il a assisté à la minute de silence, dans un collège parisien et a expliqué aux enfants qu’un drame similaire pourrait avoir lieu dans leur établissement scolaire, provoquant la foudre de ses opposants, comme Cécile Duflot.

Il s’est recueilli, ce mardi, à l’aéroport de Roissy, devant les dépouilles des quatre victimes avant leur rapatriement vers Israël. Nicolas Sarkozy a été en contact, toute la nuit de mardi à mercredi, avec son ministre de l’Intérieur, pour suivre l’enquête sur le tueur de Toulouse. Et a reçu à l’Elysée, ce mercredi matin, les représentants des communautés juive et musulmane. Avant de s’envoler, à nouveau, vers Toulouse et Montauban pour rendre hommage aux policiers blessés dans l’assaut du principal suspect, aux riverains évacués, puis aux militaires morts.

Trêve respectée? Oui, mais c’était facile. Les prises de parole se sont multipliées, mais toujours en tant que chef de l’Etat.

François Hollande

Ce qu’il a dit: Benoît Hamon a annoncé, lundi matin, la suspension de la campagne de François Hollande, premier candidat à se placer dans cette position.

Ce qu’il a fait:Le candidat du PS a honoré son rendez-vous avec les salariés de Fessenheim, mais il les a reçus rapidement, se faisant huer au passage. Il s’est ensuite rendu, en début d’après-midi, à l’école toulousaine qui a perdu trois enfants et le professeur de confession juive. Et le soir, à la cérémonie en mémoire des victimes.

Ce même lundi, il a d’abord annulé la seconde partie du Grand Journal de Canal+ et Le Petit Journal, avant de finalement reporter l’ensemble de l’émission. Diète médiatique? Pas totalement, puisque le lendemain (mardi) il s’est rendu à BFMTV, comme prévu. Mais il a reporté le meeting de Rennes prévu mardi soir et le déplacement dans le Tarn, censé se dérouler ce mercredi.

Enfin, il a tenu un point presse très court ce mercredi matin pour réagir au déclenchement de l’opération menée par le Raid contre le principal suspect. Et s’est rendu, avec Manuel Valls, à Montauban.

Trêve respectée? Certes, il a effectivement annulé tous les rendez-vous de son agenda, mais pour les remplacer par d’autres apparitions, toujours très solennelles et dans les pas de Nicolas Sarkozy. Comme mardi matin, quand il s’est rendu dans une école en Seine-Saint-Denis, pour assister à la minute de silence. Son idée, donc, se montrer en tant que président…

Marine Le Pen

Ce qu’elle a dit: « Dans ces moments-là, il n’y a droite, ni gauche. » En fin de matinée, ce lundi, Marine Le Pen suspend sa campagne et obtient l’annulation d’un débat sur France 2 auquel elle devait participer avec Arnaud Montebourg et Eva Joly.

Ce qu’elle a fait: Aucune apparition, aucun commentaire, jusqu’au début du raid sur l’appartement du principal suspect mercredi matin. Sitôt l’identité du tueur présumé connu, et la piste de l’extrême droite abandonnée, la leader frontiste est sortie de son silence.

Sur i-Télé, elle a ainsi soutenu que la France ne s’était pas assez occupée du problème du « fondamentalisme » et relancé l’idée d’un « référendum sur la question de la peine de mort ». Elle s’est ensuite rendue à Montauban, pour les obsèques des trois parachutistes.

Trêve respectée? Oui, mais brisée dès que la piste de l’extrême droite a été officiellement écartée. Pure coïncidence, évidemment.

François Bayrou

Ce qu’il a dit:Pas de suspension de campagne.

Ce qu’il a fait: Il s’est rendu, lundi, à l’école toulousaine au lieu de sa visite au Salon du livre. Il a annulé un déplacement prévu mardi pour rencontrer des soldats de retour d’Afghanistan, à Colmar. Mais il s’est bien rendu, mardi, à Valence pour un déplacement sur le thème de la santé. Et il devrait être à Nancy, mercredi soir, après les obsèques à Montauban.

Il a surtout maintenu, lundi soir, son rendez-vous de Grenoble. Ce n’était pas « un meeting ordinaire », a expliqué Yann Wehrling. Il a voulu adresser « un message lors d’une réunion de réflexion nationale » au lieu de se rendre à la synagogue parisienne.

Sans oublier de faire de la politique. Le candidat a expliqué qu’il y avait un « degré de violence, de stigmatisation dans la société française » et ceci « n’est pas sans rapport avec la responsabilité publique. » D’où la réplique d’Alain Juppé, de mardi matin, qui ne souhaite pas qu’on « ajoute de l’ignoble à l’horrible ».

Mercredi, Bayrou n’a pas non plus annulé son interview sur France Info.

Trêve respectée? Non, mais un peu quand même. Sans suspendre sa campagne, il a quand même remanié son agenda pour se rendre à Toulouse et à Montauban ces dernières 48 heures.

Jean-Luc Mélenchon

Lui a choisi de poursuivre sa campagne, car « c’est un acte de résistance morale, intellectuelle et affective ». Son agenda n’a pas été modifié (mercredi, il a été à Bobigny et Gennevilliers pour parler logement, par exemple). Il a participé, lundi soir à Paris, à la marche en hommage aux victimes de la fusillade. Avant d’observer une minute de silence à son QG. « Nous ne sommes pas à la merci d’un dégénéré, il ne fait pas la loi, il ne nous impose pas son rythme, nous le rattraperons et il paiera », a-t-il lancé.

Eva Joly

Elle aussi a suspendu sa campagne, ce mardi. L’ex-juge d’instruction s’est rendue à Montauban pour les obsèques des trois parachutistes. Elle a, par ailleurs, annulé son déplacement prévu ce mardi matin à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Et une conférence de presse sur le thème de la santé, prévue au départ ce mercredi.

Mais la politique l’a vite rattrapée. Ce mercredi matin, sur France 2: « Il y a clairement eu des discours discriminants et stigmatisants de la part de Nicolas Sarkozy et de la part de Claude Guéant. Cela n’arrange rien ».

Et les autres?

Nicolas Dupont-Aignan, qui s’est aussi rendu mercredi à Montauban, a décidé de ne pas suspendre sa campagne. Ce qu’il a expliqué ce mardi à L’Express.

Comme Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, qui ont été informé de la tuerie lundi à la mi-journée, par des journalistes. Le candidat du NPA s’est-il rendu à Toulouse? Non, « cela ne sert à rien » , a-t-il répondu.

Quant à Jacques Cheminade, il a expliqué, ce mardi sur Canal Plus, qu’il fallait interdire les jeux vidéo violents.

PL

9 mars 2012

Objectif pour Mélenchon: passer devant Bayrou

Lu intialement sur L’Express.fr

Jean-Luc Mélenchon est crédité de 10% dans un sondage CSA-BFMTV-20 Minutes. Peut-il encore grimper et titiller ses adversaires tels que François Bayrou et Marine Le Pen? C’est en tout cas l’objectif affiché par le Front de gauche. 

« Tout sera possible avec un score à deux chiffres. » Cette phrase, c’est Jean-Luc Mélenchon qui l’a prononcée, il y a un mois. Trente jours plus tard, le candidat du Front de gauche atteint, dans un sondage de CSA-BFM-20 Minutes, la barre des 10%. Depuis son entrée en campagne, Jean-Luc Mélenchon n’a connu aucune baisse significative dans sa progression dans les sondages depuis sa candidature. « Et ça ne s’arrêtera pas », veut croire Alexis Corbière, conseiller de Paris et membre du Parti de gauche. 

Le candidat se situe à trois points de François Bayrou. « On peut passer devant lui, souffle son soutien, le Béarnais est coincé. »  

Pourra-t-il, pour autant, faire jeu égal avec la candidate du Front national, crédité de 15% par le CSA? « Ce serait une belle victoire, juge celui qui participe à la « riposte-anti FN », qui occupe une dizaine de personnes au Front de gauche. « Nous avons réussi à remobiliser l’électorat populaire, attiré par l’abstention. Et non le FN comme on pourrait le penser à tort », insiste Alexis Corbière. 

Selon les proches de Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche défend ses idées, comme « la question sociale, la répartition des richesses, la lutte contre l’austérité » avec beaucoup de pédagogie ». « Nous parlons des vies des gens et ça les touche », précise Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, membre du FDG.  

« On arrive à les convaincre, renchérit Alexis Corbière. Y compris les réfractaires, comme ce bijoutier, présent à l’émission Paroles de candidats. Ce Français choisi par TF1, s’est montré, au final, en accord « sur les moyens (à apporter) pour régler les problèmes de l’ « insécurité ».  

« Une campagne a minima »

Mais François Hollande, en tête dans les sondages, n’y est-il pas pour quelque chose? Les mélenchonistes peuvent-ils être tentés de voter sans crainte pour leur favori au premier tour avant d’aller glisser un bulletin Hollande au second tour?  

« Non, c’est un piège, ils ont tort de réfléchir ainsi, avance Bernard Cazeneuve. Le porte-parole de François Hollande se montre ravi de voir « le total de la gauche grimper dans les sondages », mais ne se « satisfait » pas du bon score de Jean-Luc Mélenchon. « Le risque d’un nouveau 21 avril existe encore », explique le porte-parole de François Hollande, qui appelle au rassemblement de la gauche « dès le premier tour. »  

La crainte est réelle. D’où l’idée de séduire les mélenchonistes, avec la taxation des plus riches? Au PS, on assure que non. Pourtant, « cette mesure légitime nos propositions, se félicite Alexis Corbière. Et les gens vont préférer l’original à la copie », sourit le conseiller, selon lequel Hollande « ne va pas assez loin » et « fait une campagne à minima ». 

Jean-Luc Mélenchon abonde en ce sens. Dans une interview accordée au mensuel Regards, dirigé par Clémentine Autain, membre du Front de gauche, il lâche: « L’option de François Hollande, n’est pas celle d’un rapport de forces avec le capitalisme financier, mais une relation d’arrangements. » 

Le fameux « capitaine de pédalo » lui avait permis de grimper quelque peu dans les sondages. Alors pour aller titiller François Bayrou…

PL

4 février 2012

Pourquoi les sympathisants de syndicats votent de plus en plus Le Pen

Lu initialement sur L’Express.fr

Selon un sondage réalisé par l’Ifop, 25% des sympathisants de FO et 22% de ceux de la CGT veulent voter Le Pen à l’élection présidentielle. Comment expliquer ces scores aussi élevés? 

Encore un sondage qui ne laissera pas indifférent. Selon une étude de l’Ifop, parue dans L’Humanité de ce vendredi matin, 19% des actifs proches d’un syndicat souhaitent voter Marine Le Pen.  

C’est l’organisation Force ouvrière qui est la plus touchée par la percée du Front national dans le monde des salariés. Selon l’Ifop, 25% de leurs sympathisants voudraient glisser un bulletin Front national dans l’urne. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, interrogé par L’Express, ne se montre « pas vraiment surpris ». « Dans un contexte de crise, c’est normal qu’il y ait un vote contestataire de la part de gens dans la difficulté. »  

« Il y a, à FO, une diversité d’opinions, confirme Jérôme Fourquet, auteur de l’étude. Et dans les années 1970 et 1980, une part importante d’ouvriers proches du RPR et du gaullisme se tournait vers FO. » Et non vers la CGT et la CFDT, historiquement liés au PCF et au PS.  

« Petit à petit, cet électorat de la droite ouvrière a lentement glissé vers l’extrême droite, comme on l’a vu à l’occasion des élections cantonales de mars 2011 au cours desquelles les partis de droite ont souvent été battus dans les cantons populaires au profit de la gauche et du FN. La droite ‘populaire’ a abandonné Sarkozy », analyse Fourquet.  

Une part non négligeable des salariés de gauche a aussi rejoint le parti de Marine Le Pen. Ce que le sondage démontre. 22%, 17% et 13% des sympathisants, respectivement, de la CGT, de la CFDT et de Sud pensent voter pour la présidente du Front national. « Certains ouvriers, politiquement de gauche, n’y voient pas d’incompatibilité », estime Jérôme Fourquet.  

« Un rejet du système »

La preuve: la moitié des sympathisants de la CGT, proches du FN, préfèreraient voter Hollande à Sarkozy au deuxième tour de la présidentielle de mai 2012.  

Ces derniers sont « touchés par les délocalisations, par la concurrence des produits fabriqués à l’étranger, et sensibles aux questions européennes », selon Fourquet, c’est-à-dire les thèmes de campagne du FN. Ce dernier « a capté les colères, les craintes et la demande de protection de cette classe populaire ». 

« Ce n’est donc pas un vote d’adhésion, avance Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC -dont 21% des sympathisants penchent pour un vote FN-, mais un rejet du système et des hommes politiques, qui selon les salariés, ne représentent plus le pays. » Le syndicaliste songe à toutes « ces promesses non tenues ». 

« Consigne de vote »

Son homologue de FO, Jean-Claude Mailly pointe aussi du doigt « nos élites politiques » qui « devraient se poser quelques questions. »  

Pas la faute des syndicats, donc? « Tous les acteurs, syndicats et partis politiques, ont leur part de responsabilité, reconnaît Laurence Laigo, secrétaire nationale de la CFDT, chargée de la relation avec le monde politique. Il faut aller à la rencontre des salariés et leur donner des réponses face aux manques de repères. »  

Selon elle, « les propositions de Marine Le Pen ne sont pas porteuses d’avenir ». Les syndicats luttent donc contre les idées du FN. Sans grand succès, pour l’instant. Que faire de plus? « Pas grand-chose, répond Mailly, le syndicat ne doit pas non plus donner de consigne de vote. »

PL

31 janvier 2012

Morin, Mélenchon, Villepin pour un référendum sur le nucéaire

Publié initialement sur L’Express.fr

Trois candidats, le gaulliste Villepin, le centriste Morin et l’ex-socialiste Mélenchon, défendent l’organisation d’un débat sur l’énergie de demain et la tenue d’un référendum sur le nucléaire. 

Sept candidats à la présidentielle se sont prêtés, samedi dernier, au jeu de l’association France Nature Environnement… Parmi eux, trois prétendants à l’Elysée, Dominique de Villepin, Hervé Morin, et Jean-Luc Mélenchon, proposent, en choeur, une consultation populaire sur l’épineuse question de l’énergie (comme Daniel Cohn-Bendit, dans le JDD). 

Il ne s’agirait pas simplement de poser une question sur le style: « Voulez-vous sortir du nucléaire ? » Trop bateau… Et puis, « ce serait démagogique, défend un membre de l’entourage de Dominique de Villepin, car tout le monde est conscient des risques de l’atome. » 

Non, mieux vaut débattre d’un sujet plus large. Dominique de Villepin souhaite un « Grenelle de l’énergie portant sur le mix énergétique ». Il s’agirait de réunir autour de la table associations et citoyens pour « définir la voie à suivre dans les prochaines décennies, sans oublier d’évoquer les ressources fossiles comme le gaz de schiste », dit-on dans l’entourage de l’ex-Premier ministre. 

Des tables rondes et des débats à la télé?

Philippe Vigier, secrétaire général du Nouveau centre, évoque, pour L’Express, « un débat sur le bouquet énergétique de demain, dont les énergies renouvelables ». 

Et du côté du Front de gauche, on veut discuter de « la sortie programmée du nucléaire, mais aussi de l’avenir des énergies carbonées, qui contiennent du gaz à effet de serre, et de l’économie d’énergie nécessaire, dans le logement par exemple. »  

Eric Coquerel, proche de Jean-Luc Mélenchon, imagine des tables rondes, des meetings, des face-à-face à la télévision. Il veut suivre « le modèle de la campagne pour le non au Traité européen en 2005″.  

Mais comment solliciter l’avis des Français sur un sujet aussi complexe? Le PS ne veut pas d’un référendum de ce genre, a déjà expliqué l’équipe de François Hollande, puisque ce serait poser une question trop compliquée.  

Pourtant, « les Français ont déjà répondu à des questions complexes comme sur le sort de l’Algérie et sur les institutions de la Ve République », réplique-t-on dans l’entourage de DDV. « Les Français sont adultes », renchérit Philippe Vigier du Nouveau centre. 

Les Français, friands du nucléaire?

Dernière question, à quoi sert un référendum si le candidat défend déjà une position? Ainsi, Dominique de Villepin prône une baisse de la part du nucléaire à 50% de la production de l’éléctricité d’ici à 2035. « Mais il convient de trouver un chemin qui fait consensus en France. D’où le débat », explique-t-on à République solidaire. 

« A titre personnel, Jean-Luc Mélenchon défend aussi la sortie progressive du nucléaire. Mais il veut interroger ses concitoyens car ce débat traverse toute la société », glisse Eric Coquerel. Y compris au sein du Front de gauche, admet-il volontiers. « La preuve: quand le Parti de gauche y est favorable, le PCF, pas du tout ». Et d’ailleurs, lui-même a changé récemment d’opinion. Avant Fukushima, il défendait encore le nucléaire.  

Un peu comme Hervé Morin qui soutient, encore aujourd’hui, cette énergie, garant, selon Philippe Vigier, « de l’indépendance de la France ». « Les Français, croit-il savoir, restent favorables à ce type d’énergie à condition qu’il soit plus sécurisé. » C’est ce que l’on verra peut-être si un débat public a effectivement lieu. 

31 janvier 2012

« Nicolas Sarkozy fait du deux en un, président et candidat »

Sarkozy ne veut pas encore se porter candidat à sa réélection officiellement, a-t-il dit ce matin aux parlementaires de l’UMP, réunis à l’Elysée. Mais « la patience fait monter le désir », s’est-il justifié. Qu’en pensent les députés?

 Lire la vidéo ici

Les parlementaires UMP ont été reçus, ce mardi matin, à l’Elysée, pour que Nicolas Sarkozy leur précise ce qu’il compte faire durant les dernières semaines de son quinquennat. 

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