le Canard de l’Etang

1 janvier 2011

Vœux des politiques : le blabla du 31 décembre

Hervé Morin a adressé ses voeux aux Français depuis sa cuisine le 31 décembre 2010.

Ils recommencent chaque année. Entre le 30 décembre et le jour du Nouvel An, les politiques adressent (presque) tous leurs vœux aux Français. Un message destiné à leurs électeurs, cette fois-ci, à deux ans de la présidentielle. Un exercice ludique et intéressé. Une communication finement préparée.

Il s’agit d’abord de se présenter comme le commun des mortels dans une période de crise. Hervé Morin, debout dans sa cuisine, débute son allocution par un mignon : je me trouve « dans le lieu que j’aime le plus ». Puis continue son récit, sans avoir peur d’en faire trop. Il assure aimer préparer les repas ainsi que le « bon vin ». Et alors que préfère-t-il? Le ballon de rouge ou le verre de blanc? On aimerait savoir…

François Bayrou, aussi filmé de chez lui, reste plus mesuré. De son bureau, derrière une bibliothèque, en petit pull, enfilé sur une cravate noire, il évoque les gens « dans le chagrin » puis les otages français, dont des journalistes. Fatigué, le patron du Mouvement démocrate se montre naturel et termine même par un joli sourire adressée à ses ouailles. Ceux qui lui ont envoyé des mots doux, des messages de soutien quand il a eu ce malaise, voilà quelques jours.

Les socialistes Martine Aubry et Ségolène Royal utilisent le même argument : la carte de la proximité avec les faibles, les ‘petites’ gens. Une pensée pour les pauvres, pour les « gens en difficulté » (dixit Ségolène Royal), voire les « malades » (Martine Aubry).

Nicolas Sarkozy, il faut bien le dire, en prend, lui, pour son grade. Ses opposants en appellent au rassemblement. A « la force du progrès, de la gauche, des Français qui veulent que ça change », confie la candidate socialiste de 2007. L’alternance, glisse-t-elle, « nous y parviendrons tous ensemble ». Comme c’est beau :  chaque Français devrait verser sa petite larme. Mais attendez, ce n’est pas tout : la Première secrétaire du PS propose de reconstruire, ne riez pas, une « France juste, forte et confiante ». Françaises, Français, sortez vos petits mouchoirs.

L’avenir, les centristes en parlent aussi. François Bayrou cite ses thèmes de prédilection : l’éducation, les emplois. Hervé Morin, son ancien bras droit mais désormais concurrent, préfère fixer ses priorités pour 2011. Partir « à la rencontre des Français » à l’occasion d’un tour de Gaulle. Et tracer la voie « du rassemblement » de la famille centriste, éclatée et divisée.

Morin, Villepin : même combat. Le meilleur ennemi de l’actuel chef de l’Etat, président de République solidaire, rend presque publique sa candidature pour 2012 avec un cultissime : « Vous pouvez comptez sur moi. » Ah oui?

De ces remue-ménage, le président de la République, distant et froid, n’en a cure : il angle son message traditionnel de fin d’année sur le Front National, ces partisans du retour des monnaies nationales : Nicolas Sarkozy soutient, explique-t-il, « l’euro » et … « François Fillon ». Comme si on en doutait encore.

Restent les cancres, ceux qui ne veulent tenter l’exercice de la vidéo. Cécile Duflot refuse de jouer le jeu, comme l’a rappelé TF1 au 20h du 31 : la patronne d’Europe-Ecologie-les Verts n’en verrait guère « l’utilité ». Fainéante, l’écolo?

Les communistes préfèrent, peu à tort, d’ailleurs, la comédie. Le parti, vieux briscard de 90 balais, présente une parodie du discours de Nicolas Sarkozy. Amusant ! (Au passage, la Une n’a pas voulu passer des extraits de cette vidéo dans son dernier journal télévisé de l’année 2010). 

Quant à leur encombrant ami du Parti de Gauche, le terrible Jean-Luc Mélenchon, il écrit ceci sur son blog : « D’aucuns sollicitent mes précieux souhaits pour l’avenir. A condition d’avoir le bon gout de les formuler en images. Une vidéo. Comme Bayrou, Villepin et ainsi de suite. Caramba ! Que n’y ai-je pensé ! J’aurais été beau comme un camion neuf devant son parking. « Mes chers compatriotes, jusque là vous deviez écouter le chef de l’état. Cela vous collait les boules si vous ne l’aimiez pas ou ça vous mettait en jambes pour les huitres si vous étiez de son bord. Dorénavant, vous devrez écouter aussi les hautes pensées et larges visées de tous ses concurrents d’hier et de demain, plus tous ceux qui se la pètent grave. Françaises, français, ayez pitié des ces malheureux, ils croient bien faire ! » Moi, j’écoute Sarkozy le soir du 31. Un point c’est tout ! Juste pour le boulot. »

Bonne année…

P.L

20 novembre 2010

Christophe Bentz : « Mon chemin de croix. »

Du simple militant au président (1/4)

 

A la tête des Jeunes pour la France (JPF), Christophe Bentz, 23 ans, évoque son parcours, ses relations avec ses aînés du mouvement pour la France (MPF), ses missions et les réseaux sociaux.

 

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Christophe Bentz, toujours en relation avec les militants du terrain. (Photo : Antoine Lascault)

 

Bien calé dans son bureau, avenue de la Motte-Picquet à Paris, Christophe Bentz évoque son parcours politique. Membre des Jeunes pour la France (JPF) depuis 2007, il se penche sur son « chemin de croix » qui l’a mené jusqu’à la tête du mouvement.  Simple militant au départ, il a gravi les échelons pour devenir, trois ans plus tard, président.

 Christophe Bentz : « Quand je suis entré au MPF en 2007. »

Christophe Bentz : « Les raisons de mon engagement. »

Christophe Bentz : « Mon chemin de croix. »

 « Il n’y a pas eu de concurrent », sourit-il.  Ou presque : « Je les ai tué », plaisante Christophe Bentz. Avant de préciser, la voix grave : « J’ai été nommé au mérite. » Secrétaire général de son prédécesseur, il « connaissai(t) tous les dossiers, tous les militants ».

 La blague de Christophe Bentz : « Les concurrents? Je les ai tous tué d’abord. »

Christophe Bentz : « J’ai été nommé au mérite. »

Christophe Bentz : « Les raisons qui ont poussé les chefs à me nommer. »

 Militant : un statut qu’il lui colle encore à la peau. « J’adore aller à la rencontre des Français, distribuer des tracts », glisse Christophe Bentz.  Qui en précise la finalité : « militer pour convaincre ». Avant une élection. Mais aussi en « hors-campagne », une période propice pour « recruter mieux », explique-t-il : « les citoyens français » sont en effet « plus à l’écoute » à ce moment-là.  Ils savent, selon le président des JPF, que les partis politiques n’ont pas d’arrière-pensées « électoralistes ».

 Christophe Bentz : « Militer hors campagne pour mieux recruter. »

 Christophe Bentz en profite pour définir certains termes, outre le « militantisme » : la « politique » et la « communication », qu’il convient de différencier, selon le président des JPF.

 Christophe Bentz : « Ma définition du militantisme. »

Christophe Bentz : « Ce que je pense des meetings. »

Christophe Bentz : « La politique et la communication, ce n’est pas pareil… »

Christophe Bentz : … »Mais c’est indissociable en 2010. »

Christophe Bentz parle également de sa mission à la présidence des JPF.

 Christophe Bentz : « Je fais tout, y compris le rangement de mon bureau. »

 Et cela prend du temps : « Je travaille plus que 35 heures par semaine », explique-t-il, la voix grave.

 - Christophe Bentz : « Je ne fais pas les 35 heures. »

- Christophe Bentz : « Je rejoins souvent les fédérations. »

- Christophe Bentz : « Je tracte toujours. »

- Christophe Bentz : « A quel moment je fais du terrain? »

 Christophe Bentz semble croire au cumul des mandats : « La politique n’est pas un métier, c’est une vocation, affirme le jeune président, les responsables peuvent être avocat, médecin, ouvrier, salarié… »

Christophe Bentz : « La politique n’est pas un métier. »

Lui, par exemple, quand il a pris sa carte du MPF, voulait devenir « vétérinaire ». Pas président du mouvement des jeunes. Aussi ne veut-il pas dire s’il vise plus tard une implantation locale, une députation ou pas : « Je ne cherche pas de poste », glisse Christophe Bentz. « Au sein de mon parti, j’irai là où on me dira d’aller, mais je ne ferai qu’un mandat. »

 Christophe Bentz : « J’aurais voulu être vétérinaire. »

Christophe Bentz : « Je ne ferai qu’un seul mandat, pas plus. »

Christophe Bentz : « Une autre mission aux JPF? Pourquoi pas! »

Christophe Bentz : « Plus tard, une députation? »

 

Philippe Lesaffre, Antoine Lascault

20 novembre 2010

Entre les JPF et le MPF : « Cela chipote parfois » (Christophe Bentz)

Les relations entre les jeunes et leurs aînés (2/4)

A la tête des Jeunes pour la France (JPF), Christophe Bentz, 23 ans, évoque son parcours, ses relations avec ses aînés du mouvement pour la France (MPF), ses missions et les réseaux sociaux.

 

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Christophe Bentz évoque un réel « débat interne », voire des différences entre JPF et MPF. (Photo : Antoine Lascault)

 

Les Jeunes pour la France, mouvement créé en 2001, compte « 3000 adhérents sur 15000 au MPF (formation née en 1994)», assure Christophe Bentz. Soit une proportion importante de jeunes, selon le président du mouvement.

 Christophe Bentz : « Mon bureau politique. »

 Qui dit adhérent ne veut pas dire militant : petite nuance, explique Christophe Bentz. Comme beaucoup de petites formations politiques, les militants dépassent en nombre les adhérents.Tant au JPF qu’au MPF.

 Christophe Bentz : « On ne peut pas connaître le chiffre exaxt des militants. »

Christophe Bentz : « On jauge un parti politique sur le nombre de militants. »

 Par ailleurs, comment expliquer les rapports entre les deux mouvements? Christophe Bentz y répond : les deux entités, sous la direction d’un seul chef -Philippe de Villiers-, suivent une même ligne politique.

 Christophe Bentz : « Entre les JPF et le MPF, une seule ligne politique. »

 Or, le débat interne reste ouvert. Ils leur arrivent de « chipoter » sur quelques points, sur des « mesurettes », selon le terme de Christophe Bentz. Qui donne un exemple : le travail du dimanche.

 Christophe Bentz : « Il y a des différences entre les jeunes et nos aînés. »

Christophe Bentz : « Cela chipote parfois entre nous. »

 Christophe Bentz justifie ainsi l’existence de son mouvement. « On ne s’adresse pas de la même manière aux jeunes qu’aux aînés », assure-t-il. D’où la mise en place d’un site autonome, comme l’est le mouvement des Jeunes pour la France. Et puis, « on aime bien avoir nos propres soirées ».

 Christophe Bentz : « Les JPF, un mouvement autonome. »

Christophe Bentz : « Pourquoi un mouvement autonome? »

 

Philippe Lesaffre, Antoine Lascault

20 novembre 2010

Christophe Bentz : « De plus en plus de nos aînés au MPF utilisent Facebook. »

L’utilisation des réseaux sociaux par les Jeunes pour la France (3/4)

A la tête des Jeunes pour la France (JPF), Christophe Bentz, 23 ans, évoque son parcours, ses relations avec ses aînés du mouvement pour la France (MPF), ses missions et les réseaux sociaux.

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Christophe Bentz utilise Facebook, mais pas twitter. (Photo : Antoine Lascault)

 

Le « terrain » en politique reste indispensable. Mais l’engagement se pratique de plus en plus sur la toile. D’où l’importance des réseaux sociaux, à l’instar de Facebook et de Twitter.

Au parti, un homme, membre du bureau politique, Alexandre Gitakos, s’occupe du Net et des réseaux sociaux. Mais cela ne lui prend que quelques heures par semaine, affirme Christophe Bentz.

 Christophe Bentz : « Le membre de mon bureau en charge du Net et des réseaux sociaux »

 Christophe Bentz, lui, utilise « beaucoup » ces moyens de « communication ». Mais pas trop Twitter, assure-t-il. La messagerie instantanée d’origine anglo-saxonne ne possède pas de version française. « Tout est en anglais et je parle peu cette langue », concède-t-il avec le sourire.

 Christophe Bentz : « Twitter? Je ne comprends pas. »

 Avant de réagir à un sondage Ifop, paru sur le site Rue89 , qui indique l’appartenance politique des amateurs de tweets. Selon les chiffres, le FN rafle la mise : le mouvement d’extrême droite semble être le parti politique le plus représenté parmi les tweeters (13% d’internautes qui se disent proches du FN ont un compte Twitter). Devant le Modem (11%), l’UMP (9%),  et les partis de gauche (moins de 7%).

 Christophe Bentz réagit aux chiffres du sondage à propos de l’origine politique des amateurs de Tweets.

 « Surpris par les chiffres », Christophe Bentz évalue «  à 4%  le nombre de sympathisants MPF ayant un compte Twitter ». Ces derniers ne s’en servent donc pas plus que lui. Pourquoi cette presque non-utilisation ? Il est incapable de l’expliquer.

 Christophe Bentz : « Pourquoi Twitter n’est pas utilisé dans son parti. »

Christophe Bentz : « La seule utilité de Twitter? Diffuser des messages publiés sur notre page Facebook. »

     De loin, le président des JPF préfère Facebook. A condition, toutefois, de s’en servir qu’à dessein politique. Car il refuse d’y publier des informations d’ordre privé. Sauf exception, sourit-il : « On peut lire, sur ma page Facebook, ma date de naissance et le nom de ma copine.» Mais c’est tout.

Christophe Bentz : « Facebook et ma vie privée. »

Christophe Bentz : « Sur mon profil Facebook, il n’y a rien de privé, sauf… »

Sinon, Facebook est un formidable moyen de communication : « Boîte mail, chat, fil d’actualité politique » facilitant la diffusion d’idées, Facebook propose plusieurs outils.

 Christophe Bentz : « Pourquoi j’utilise Facebook. »

      Avant d’en venir à la page Facebook oficielle des JPF : « Les membres de ce groupe ne nous sont pas hostiles, ce sont principalement des sympathisants. » Et pas d’opposants, prêts à commenter, réagir, répliquer pour débattre ? « Non, moi par exemple, je ne suis pas inscrit à la newsletter du PS », sourit-il.

Christophe Bentz : « Sur la page Facebook des JPF? 90% de convaincus. »

Christophe Bentz : « Sur la page, il y a de tout : des militants et des adhérents. »

Christophe Bentz : « Mais aucun opposant sur la profil facebook. »

Christophe Bentz : « Comment les ‘fans’ se sont-ils inscrits sur la page des JPF? »

Christophe Bentz : « Je ne suis pas inscrit à la newsletter du parti socialiste. »

Il ne se prive guère, par ailleurs, de recommander aux élus MPF ou aux présidents des fédérations d’ouvrir un compte politique facebook, voire de tenir un blog. Et «cette ‘génération des aînés’ s’y met de plus en plus », se félicite-t-il.

 Christophe Bentz : « Les aînés s’y mettent de plus en plus. »

« Ce que Christophe Bentz propose aux aînés par rapport à Internet. »

     En revanche, et il le reconnaît aisément, ce ne sont pas toujours les responsables politiques qui gèrent leur page Facebook. « Philippe de Villiers possède beaucoup de conseillers en communication.»

Comment Christophe de Villiers esquive une première fois la question concernant la page Facebook de Philippe de Villiers.

Deuxième tentative : Christophe Bentz explique pourquoi il ne veut pas répondre à la question suivante : « Qui s’occupe du profil facebook du président du MPF? »

Christophe Bentz : « En revanche, Philippe de Villiers contrôle sa page Facebook. »

Christophe Bentz évoque ensuite les attachés parlementaires qui gèrent le profil de leur député.

Ecoutez ici.

 Au MPF, estime Christophe Bentz, il y aurait aujourd’hui autant de « cyber-militants » que de militants plus traditionnels, fidèles aux pratiques conventionnelles (porte-à-porte, tractage dans les marchés, etc…).

Christophe Bentz : « On trouve chez nous deux types de militants : le cybermilitant et le militant traditionnel. »

 Selon le président des JPF, un militant doit pouvoir faire les deux, être polyvalent : du terrain et de la communication via le Net et les réseaux sociaux.

En revanche, Christophe Bentz fait part d’une crainte : que ces militants restent figés derrière leur ordinateur, qu’ils soient « coupés du monde extérieur». Et donc que ces derniers deviennent « technocrates », comme les commissaires européens, qui selon lui, n’ont pas tous été « confrontés à la réalité du terrain ».

 Sa crainte à propos du Web : « Que la politique se technocratise. »

Christophe Bentz en profite alors pour critiquer les commissaires européens.

 

Philippe Lesaffre, Antoine Lascault

20 novembre 2010

Christophe Bentz : le goût du débat

Ses relations avec d’autres mouvements (4/4)

 

A la tête des Jeunes pour la France (JPF), Christophe Bentz, 23 ans, évoque son parcours, ses relations avec ses aînés du mouvement pour la France (MPF), ses missions et les réseaux sociaux.

 

 

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 Christophe Bentz dans son bureau au MPF (photo : Antoine Lascault)

 

Le président des JPF songe à ses relations avec les autres mouvements de jeunes. Il a, bien entendu, plus de liens avec des forces politiques « de droite ». Plus avec le FN, avoue-t-il. « La direction a rompu le contact, je ne sais pas pourquoi. »

Christophe Bentz : « Des relations avec d’autres mouvements de droite? Bien entendu. »

Christophe Bentz : « Des relations avec qui? »

Le MPF fréquente également l’UNI, le syndicat étudiant de droite, très proche en terme d’idées.

Christophe Bentz : « Nous sommes proches de l’UNI. »

« Je fréquente aussi des gens de gauche», assure-t-il, le sourire aux lèvres. Mais de manière privée, pas dans le cadre du travail.

Forcément, depuis que Philippe de Villiers a rejoint le comité de liaison et la majorité présidentielle, les rapports avec les Jeunes Populaires se sont accrus. Il ne s’empêche pas, toutefois, de tacler son homologue des Jeunes UMP, Benjamin Lancar.

« As de la communication », il ne ferait plus beaucoup de politique, tout comme certains ministres actuels, déplore Christophe Bentz.

Christophe Bentz tacle Benjamin Lancar, son homologue de l’UMP, un « as de la communication ».

Le président des Jeunes pour la France tape sur le bilan de Benjamin Lancar, en particulier sur le projet avorté « UMP Facs ». 

Ecoutez ici.

Le Web, selon lui très ouvert, n’est pas qu’une gauchospère. « Toutes les opinions politiques y sont représentées ». Y compris l’extrême droite, terme dont il jure pourtant ne pas comprendre le sens. Lui préfère dire « la droite patriote ».

Christophe Bentz : « Le Web n’est pas qu’une gauchosphère… »

Christophe Bentz : « La fachosphère? Je ne connais pas. »

Finalement, Christophe Bentz  glorifie le Web. Puis profite de l’occasion pour prôner le débat, pas assez développé « chez les jeunes », à son gout. « Si demain, on m’invite à débattre avec le responsable des jeunes du NPA de Besancenot, j’y vais », affirme le président des JPF.

Christophe Bentz : « Je trouve qu’il n’y a pas assez de débats entre jeunes. »

Débattre à tout prix ? Pas toujours. La preuve ? La rencontre refusée avec la CFTC, le syndicat chrétien, en pleine mobilisation contre la réforme des retraites. Au départ d’accord pour participer à la discussion, Christophe Bentz a refusé, à la dernière minute, de se pointer au rendez-vous. Il avait lu sur le site du syndicat, deux heures avant le début du débat, un communiqué de la CFTC, appelant à manifester. Et pour « dire stop à ces grèves », il a renoncé à venir débattre. 

Christophe Bentz et la CFTC.

Christophe Bentz : « Aller débattre avec la CFTC, c’était cautionner le mouvement de grève dans les transports. »

Or, il assure avoir pris cette décision « sur un coup de tête ».

Ecoutez là.

En principe, le président des Jeunes pour la France jure vouloir refuser aucun débat…

Si, si, je vous jure…

… »sauf en cas de grève« …

La preuve.

Au moins, « on a parlé de nous », murmure Christophe Bentz. Cette sortie médiatique a en effet été relayée …par le journal d’extrême droite Minute. Une simple brève que le président des JPF a diffusé sur son site. « J’assume », explique-t-il.

Ecoutez le son à propos de Minute.

A part ces quelques lignes, pas grand’ chose à se mettre sous la dent. Christophe Bentz analyse cette (presque) non-médiatisation.

Christophe Bentz : « Le cercle vertueux des médias. »

Christophe Bentz : « On polarise sur les deux grands partis politiques. »

Avant de citer, en vrac, les différents titres de la presse nationale qui ont quand même parlé d’eux : « Le Monde Magazine, le Figaro, Libération, Valeurs Actuelles »...

Christophe Bentz : « les JPF dans la presse nationale? Un peu. »

 

Philippe Lesaffre, Antoine Lascault

7 novembre 2010

Chahuts internes

Chronique politique pour une radio. Semaine 2.

Les piques verbales entre responsables politiques ne s’échangent pas qu’entre majorité et opposition : ça cogne aussi au sein de chaque clan…

 

En ces temps amers, une petite phrase assassine peut provoquer des remous. Un seul entretien d’un responsable politique  en quête de notoriété, et hop,  le tour est joué, le coup est lancé. Chaque semaine, son lot d’exemple. A droite, au centre, à gauche. Au sein de la majorité présidentielle et dans l’opposition. Les dirigeants se chamaillent, s’envoient des fleurs. C’est la guerre pour un poste, une mission, un mandat, à l’aube d’une élection.

Dominique de Villepin continue dans cette optique son tour des médias pour tacler le chef de l’Etat…

L’ancien Premier ministre, le poète aux accents gaullistes, ne cesse de critiquer Nicolas Sarkozy. Le fondateur de République Solidaire a toujours sa carte de l’UMP. Mais cela ne l’empêche pas de se faire filmer en banlieue ou, près d’une vache, à la ferme. Sur un plateau télé ou à la radio. Pour montrer sa différence. Attaquer le bilan du président. Dernier exemple en date, dimanche sur Europe 1 : il évoque, sans rire, une parenthèse politique, ouverte depuis 2007 qu’il convient de refermer. Puis songe à la « France amoindrie, à ses principes affectés ». Avant, bien entendu, de se tourner vers « le spectacle pitoyable de la vie politique française ». Allusion peu masquée au remaniement, aux bisbilles entre Jean-François Copé et Xavier Bertrand…(lire ici)

 La droite n’a pas le monopole du chahut interne…

Oui, ça s’agite aussi au centre, bien divisé depuis 2007. Les scissions se sont accumulées. D’abord, entre ceux qui ont rejoint le chef de l’Etat dans l’entre-deux tour de la présidentielle et les autres… Autrement dit entre les adeptes du Nouveau Centre, parti affilié à l’UMP et les membres du Mouvement Démocrate.

Puis entre les partisans de François Bayrou et les nostalgiques de l’ancienne UDF. Comme ce chef de file des sénateurs centristes, Jean Arthuis, à la tête de la commission des Finances, qui veut faire renaître de ces cendres l’ancien parti de centre-droit, héritier du giscardisme .

Il souhaite que les centristes soient représentés au premier tour en 2012. Se dit candidat à la candidature. Mais assure toutefois au journal le Point ne pas y penser tous les jours en se rasant (la preuve).

Jean Arthuis envoie aussi des piques au gouvernement…

Comme certains à l’UMP, il prêche la fin du bouclier fiscal et de l’impôt sur la fortune. Les sénateurs examinent cette semaine le budget de finance 2011 et « le compte n’y est pas ». Pas assez de rigueur, pas assez de réductions des dépenses de l’Etat. Jean Arthuis veut réduire davantage les niches fiscales. Et ne pas se leurrer : comme François Fillon (l’actuel locataire a récemment brisé le tabou), il sait que les impôts ne peuvent qu’augmenter.

A gauche, Manuel Valls a passé la vitesse supérieure à l’encontre du PS.

Le député-maire socialiste de Meaux tacle le comportement de certains responsables à gauche. L’un des chefs de file de l’aile droite estime que le PS bat encore de l’aile. Selon lui, les socialistes ne sont pas encore vraiment crédibles.

A qui la faute selon lui?

 Manuel Valls ne le dit pas noir sur blanc au Parisien-Aujourd’hui en France, mais il y pense. Son intervention vise  l’aile gauche du parti, représenté par le porte-parole Benoît Hamon, qui, voilà quelques jours, avait laissé entendre que les socialistes pouvaient  encore « discuter » de l’allongement de cotisation dans le dossier des retraites. Ré-dhi-bi-toire pour le proche de DSK, favorable, à cet allongement (au cœur du projet socialiste). Sans toutefois revenir sur les 60 ans qui devraient rester « un droit et non une obligation », murmure Manuel Valls, gardien de l’unité à la socialiste…(lire ici)

 P.L

31 octobre 2010

Le Canard de l’Etang se penchera désormais sur la « Nouvelle Vague Politique »

Publié par canarddeletang dans Elections, medias, partis politiques-divers, politique francaise

Le Canard est devenu co-créateur d’un nouveau blog politique, dédié aux mouvements de jeunes des partis politiques. De temps en temps, il rencontrera de jeunes responsables, peu importe le parti, peu importe les opinions. 

Le projet est né d’une évidence. Les mouvements politiques de jeunes, excepté ceux des gros partis, restent peu connus, peu médiatisés.

La preuve : excepté Benjamin Lancar à la tête des Jeunes Populaires (UMP) et Lauriane Deniaud du Mouvement des Jeunes Socialistes, connaissez-vous le nom des responsables de jeunes des autres formations? Bonne question, non?

Il a donc été décidé de leur donner la parole. D’ouvrir le débat à deux ans de la présidentielle.

Judicieux?

Première rencontre : Christophe Bentz, le président des Jeunes pour la France (JPF). Membre du Mouvement pour la France (MPF) depuis 2007, il évoque son parcours, ses relations  avec ses aînés, ses missions à la tête de sa formation, les réseaux sociaux.

Lire ici http://url.exen.fr/31717/

P.L

10 septembre 2010

Quand Villepin critique Jacques Chirac…

http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/IMG/jpg/villepin_chirac_rs.jpg

Villepin a beau avoir fondé sa « République solidaire » (RS). Il vient cependant de se désolidariser de Jacques Chirac sur un point précis. Le poète à la fibre chiraco-gaullienne aurait-il pris son envol et ses distances vis-à-vis de son mentor politique?

L’ex-Premier ministre ne cautionne guère l’accord entre l’ancien chef de l’Etat et la mairie de Paris dans le cadre de l’affaire des 21 emplois fictifs, qui remonte au temps où le gentil Corrézien gérait la Ville de Paris (1977-1995).

 Galouzeau, bien que toujours « fidèle », n’aurait « jamais recommandé » à son père spirituel d’accepter que l’UMP s’acquitte d’un 1.7 million d’euros, soit une large partie de la facture correspondant aux emplois fictifs -Jacques Chirac signera, lui, un chèque de 550000 euros.

Une décision qui a fait consensus au sein du parti présidentiel, à l’exception de Louis Giscard d’Estaing (sans blague!). Et dont l’idée émane d’un certain…Nicolas Sarkozy. L’actuel chef de l’Etat a en effet choisi de donner un coup de pouce à son prédécesseur à la mi-juillet. Avant de lui tresser les lauriers, le 8 septembre dernier, lors d’un déjeuner en compagnie des députés de la majorité. Ce dernier évoque à ce moment-là « un homme qui nous a fait remporter de belles victoires et sans qui on ne serait pas là.» Et quelqu’un qui, en échange de ce bon procédé entre copains, a vu la plainte de la mairie de Paris disparaître, puisque Bertrand Delanoë a retiré sa constitution de partie civile, avant le début du procès, prévu début 2011.

Jacques Chirac n’aura donc aucun adversaire ni accusation au tribunal. Ce que regrette, semble-t-il, Dominique de Villepin : « On ne doit pas craindre les explications », a-t-il indiqué à l’AFP. Le fondateur de RS, toujours embourbé dans l’affaire Clearstream, ne rate ainsi pas une occasion de railler les décisions de son ennemi intime, Nicolas Sarkozy. Au péril de son amitié pour Jacques Chirac ?

 

P.L

21 juin 2010

l’Appel de Villepin, éclipsé…

Dominique de Villepin, président de République solidaire.

Comme on s’y attendait, l’actualité des Bleus a éclipsé, ce week-end, tout fait politique de fin de semaine, en une des journaux. Mondial oblige, les célébrations de l’Appel d’un certain général, en l’an de grâce 1940, à Londres, n’a fait qu’une petite percée dans les médias.

Les célébrations du fondateur de la Ve ont eu, avec la présence de Nicolas Sarkozy à Londres dans le studio historique de la BBC, que peu de poids dans les colonnes de presse, comparé aux péripéties scandaleuses et à mourir de rire des Bleus.

Alors, bien sûr, ce n’est pas la création en grande pompe d’un mouvement politique par le digne héritier du gaullisme, ancien chef de la diplomatie et du gouvernement français, qui allait faire le buzz médiatique, samedi dernier. Quoique…

Sa recette miracle? Un rendez-vous, annoncé depuis belle lurette et minutieusement fixé le lendemain de l’anniversaire de l’Appel du 18 juin. Une arrivée digne du messie ou d’une « big star » américaine, entourée d’une poignée de parlementaires – mais sans certains de ses ‘amis politiques’-, de photographes, de journalistes et de  milliers de fans, hurlant son noble nom, avec, en fond sonore, « I’ve got a feeling » des “Black Eyed Peas”. Puis des petites phrases assassines à l’égard de l’actuel chef d’Etat. Et quelques propositions, faute de programme, avec sa fibre gaullienne et le verbe qu’on lui connaît. Rien de sensationnel, en somme.

Ces ingrédients donnent au final un discours assez démago’, moqué par l’UMP et certains membres du gouvernement, tels la versaillaise – chiraquienne Valérie Pécresse et le centriste Marc-Philippe Daubresse. Mais qui fit, aussi, causé le socialiste François Hollande, celui-là révélant que « si Villepin va jusqu’au bout –et se présente en 2012-, il compliquera la tâche du candidat de droite », soit Nicolas Sarkozy ! Un bon ‘scoop’, minimisé, forcément, par le parti présidentiel, qui peut remercier la pathétique équipe de France…

P.L

 

9 juin 2010

Daniel Cohn-Bendit et ses « noms d’oiseaux »

Daniel Cohn-Bendit et ses

Daniel Cohn-Bendit ne changera pas. Pas « à quelques années de la retraite », comme il le dit si bien sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus. Invité de Michel Denisot, le leader d’Europe Ecologie (EE) a été contraint, lundi 7 juin, de justifier le week-end mouvementé des écologistes, tiraillés entre partisans de l’ex-enfant terrible de Mai 68, en faveur d’une candidature à la prochaine présidentielle d’Eva Joly, d’un côté, et proches de la jeune direction des Verts, de l’autre – le jeune N°2 du parti, Jean-Vincent Placé voudrait plutôt que la patronne Cécile Duflot représente les Verts en 2012.

Dany le Vert assume avoir traité Jean-Vincent Placé de « crétin » après que celui-ci eut évoqué, durant la convention de EE, « la (Joly) vieille éthique ». 

Censés en principe réfléchir à l’avenir d’ Europe Ecologie – pour l’instant, qu’un « rassemblement qui veut devenir une force politique, la troisième en France », dixit Daniel Cohn-Bendit -, suite à leur bon résultat aux dernières régionales, après les précédentes élections européennes, les écolos ont donc, tels des éléphants socialistes, préféré se chamailler au grand jour. Et pour le plus grand plaisir des journalistes, amenés, forcément, à se gausser.

Daniel Cohn-Bendit, face à la gentille moquerie de Jean-Michel Aphatie, se défend : « Et alors ? Qui ne le dit pas, ‘crétin’ ? » (…) « Je suis sûr qu’à RTL, les journalistes se chamaillent, se traitent parfois de noms d’oiseau ! » Réponse immédiate du chroniqueur : « Mais pas à l’antenne ! » Certes, sauf que les journalistes restent plus cachés, à l’ombre des caméras et des sunlights…

« Le grand chef de l’UMP dit : ‘Fermez vos gueules’ » (Daniel Cohn-Bendit)

Réalisant ensuite que sa pique adressée à Jean-Michel Aphatie n’allait pas fonctionner, Daniel Cohn-Bendit tente une énième fois de se justifier. A propos d’Europe Ecologie, certaines attitudes  de Verts « l’irritent » et il dit « les choses » comme il « les pense ». Selon lui, il est bon de s’engueuler au sein d’une équipe (politique) avant de mettre les problèmes sur la table.

« EE n’est pas encore une famille », regrette t-il, amer, avant de s’en prendre au chef de l’Etat, le ton sec, la voix sérieuse : « L’UMP, non plus, n’en est pas une. Il y a un grand chef qui lance des ‘fermez vos gueules’ ! Et c’est pour ça qu’il n’y a pas de noms d’oiseaux…»

La tentation était trop forte pour ne pas y résister…

P.L

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