le Canard de l’Etang

5 avril 2010

Villepin : des primaires UMP? Moi, jamais…

Dominique de Villepin ne souhaite pas participer à une primaire, au cas où il se présenterait à la présidentielle de 2012…

Dominique de Villepin

Au Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, l’ex-Premier ministre, jamais élu au suffrage universel se justifie : «  C’est totalement contraire à la tradition politique qui est la mienne. Quand on a des convictions et qu’on estime qu’on est bien placé pour les défendre, on les défend. On ne passe pas à travers des moulinettes pour entrer dans des procédures complexes« .Avant d’insister : « Ce n’est pas mon esprit et ce n’est pas l’esprit du gaullisme».

Oui, pas besoin d’un tour préliminaire avant le scrutin de la présidentielle pour faire de Galouzeau un prétendant officiel au trône de la 5e (République)!

Ce serait insulté les militants (comprendre, « le peuple de droite », comme dirait le nouveau France-Soir, un brin sarkozyste) de leur demander leur avis : ces derniers n’ont pas à lui apporter l’onction suprême, Villepin l’a déjà reçu…Non pas, par une élection, mais grâce au touché de Jacques Chirac, qui a, jadis, appliqué un peu d’huile sainte gaulienne sur lui…

Digne héritier du général de Gaulle, fidèle protégé de Jacques Chirac, rassembleur de cette famille « républicaine de droite », allergique au sarkozysme, Galouzeau est devenu, au fil du temps, LE candidat « gaulliste » par excellence…

Qui oserait clamer le contraire?

P.L

27 mars 2010

Candidat Villepin

Dominique de Villepin … a policy of sticks and carrots.

Villepin prend son envol. Direction l’Elysée? Sûrement même s’il n’ose encore l’avouer. Galouzeau, après l’épreuve Clearstream, a repris le flambeau de la vie politique. Et depuis, l’ex-Premier ministre n’a cessé de tacler le président Sarkozy. Il se présente comme son meilleur opposant, son meilleur ennemi et comme le patron d’une « droite républicaine » (dixit Dame Royal, tout sourire).

Aujourd’hui, la vitesse supérieure a été enclenchée, le candidat Villepin a posé la première pierre sur son édifice et lancé un nouveau parti politique, à partir de juin prochain. En ligne de mire : 2012, forcément.

le hic, c’est…

Il évoque, avec son verbe habituel, son « malaise » face à l’actuelle « majorité », suite à la débacle qu’elle a subie, lors des régionales. Assure pourtant avoir voté pour « sa famille d’origine », en l’occurence pour « une femme »qu’il « apprécie »-Dame Pécresse, jadis chiraquienne, hier tête de liste en Ile-de-France.

Mais pourquoi ne coupe t-il pas totalement le cordon ombilical avec le parti présidentiel, tel le gardien de « Debout la République », Nicolas Dupont-Aignan -qui quitta avec fracas la majorité présidentielle pour fonder un mouvement indépendant, de taille « hobbite ».

Villepin, à quand le non-renouvellement de votre carte UMP?

P.L

21 mars 2010

soirée électorale des régionales

Le Canard publie quelques petites phrases (amusantes ou pas) des politiques, lors de la soirée électorale du deuxième tour des régionales. Un scrutin que l’union de la gauche a gagné haut la main.

Daniel Cohn-Bendit à Eric Woerth, sur i-télé : « Je vous donne un conseil (renoncer au bouclier fiscal, en particulier) pour gagner (la prochaine fois)…c’est parce que vous portez une cravate verte ! »

Le même Daniel Cohn-Bendit, tout sourire : « il (Eric Woerth) a eu l’Alsace, mais pas la Lorraine… »

Eric Woerth à son ‘ami’ franco-allemand : « Les candidats de droite ont mouillé leur chemise » durant la campagne. Réponse de Dany le Vert : « Ah d’accord ! » Mais ils sont battus, excepté Philippe Richert, en Alsace (en ce qui concerne la métropole)…

 Audrey Pulvar, qui anime la soirée électorale sur i-télé : « Nous allons entendre Eric Besson (en duplex) »…Daniel Cohn-Bendit, commente, en riant : « l’entraîneur du FN »…

Eric Besson, quelques instants plus tard: « J’aurais aimé débattre avec Vincent Peillon (qui se trouve sur le plateau d’i-télé), en janvier dernier. L’eurodéputé socialiste s’était « dégonflé » selon Besson, le ministre du Débat national sur l’identité nationale, ajoutant au passage qu’il s’agirait de « sa nature ».

Déclaration de Ségolène Royal, réélue face à Dominique Bussereau (UMP et actuel secrétaire d’Etat aux Transports) avec plus de 61 % : « je salue mon adversaire »…que j’ai pourtant laminé (pense t-elle sûrement)…

Déclaration de Xavier Bertrand, patron de l’UMP (enfin, derrière Nicolas Sarkozy) : « Le grand chelem promis par la gauche n’a pas été réalisé. Nous avons conservé l’Alsace. Nous avons remporté la victoire sur l’île de La Réunion. Et nous attendons les résultats en Guyane. » En fait, s’ils obtiennent trois régions, ce sera un succès, non?

Jean-François Copé sur France 2 : « le PS devient audible, M. Hollande, il faut que vous assumiez… »

Georges Frêche, réélu confortablement en Languedoc-Roussillon, propose trés sérieusement « une minute de silence pour les partis tels qu’on les a connus au XXe siècle. » Il n’en fait pas partie de la génération d’hier?

Jean-Marie Le Pen ( qui a obtenu un peu plus de 22 %, selon les estimations), sur France 2, tacle la « coalition UMPS » qui n’a pas réussi à empêcher qu’ »un Français sur deux » ne se soit pas rendu aux urnes, en évoquant « une défaite du monde politique officiel ». Le Pen, un officieux?

P.L

30 janvier 2010

Martine Aubry retourne sa veste

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Martine Aubry, en bon chef de famille socialiste pilote à vue…au gré de l’actualité. Voilà une semaine, la première Dame du PS créait la polémique sur le départ à la retraite en soulignant qu’il pourrait avoir lieu, selon elle,  à partir de « 61 ou 62 ans ». A condition, quand même, de prendre en compte la pénibilité au travail. Problème, l’aile gauche des socialistes y est farouchement opposée.  Le Bureau national du parti a (re)voté le départ à la retraite à 60 ans. Du coup, Martine Aubry se justifie au ‘jité’ de TF1. Elle assure vouloir respecter cette décision, admettant cependant que de nombreux salariés travaillent encore après 60 ans.

 

Autre jour, autre affaire. Martine Aubry n’ « accepte » plus la candidature de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon pour les régionales. Suivant la volonté des militants de la région, elle avait d’abord « pris note » de la liste Frêche, sans l’entériner à Solférino (donc pas de candidat « socialiste » contre le président sortant, au départ).

Or, aujourd’hui, elle retourne sa veste et souhaite la mise en place d’une liste socialo-écologiste. La raison ? Les propos du patron actuel du conseil régional, auteur d’une énième petite phrase assassine à l’égard, cette fois… d’un camarade socialiste, Laurent Fabius, un homme « pas très catholique » (il est d’origine juive) selon Georges Frêche.

Les deux hommes ne s’apprécient guère depuis belle lurette. Preuve récente de cette mésentente : si l’ex-Premier ministre vivait dans cette région du sud, Fabius ne voterait pas pour Frêche, a-t-il expliqué récemment.

 

Le président de Languedoc-Roussillon raille l’attitude du PS.  Il ne croit pas à l’aboutissement de cette fronde. Car la maire socialiste de Montpellier Hélène Mandroux, sûrement tête de (cette) liste part en campagne… seule car non accompagnée par les Verts.

Le candidat d’Europe Ecologie, Jean-Louis Roumégas ne renonce pas à sa liste au premier tour des régionales. Le Front de Gauche et le NPA non plus.d’ailleurs (les deux partis ont réussi à s’entendre :  la gauche radicale fait liste commune dans cette région).

 

P.L

5 décembre 2009

Révision de fiches à la Christian Vanneste

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« Ah, je l’ignorais ! ». Candide, le député du Nord (UMP), Christian Vanneste joue le naïf lorsqu’il apprend qu’il vient de donner une interview à un site-web d’extrême-droite. Le directeur de publication de Novopress Flandre, Bruno Larebière, collabore chez Minute. Et parmi les fondateurs, on y trouve un ex-mégrétiste, responsable du Bloc Identitaire, Fabrice Robert (une information de la Voix du Nord).

Christian Vanneste se montre « embarrassé ». Gêné pour ne pas avoir su ? Pour ne pas avoir préparé de fiches sur les opinions du site ? Et pour ne pas avoir cliqué sur Wikipédia qui indique clairement les rapports entre Novopress et « le Bloc Identitaire » ?

 Ce député, président d’une association ultra conservatrice, « Famille et liberté » nous avait habitué à autre chose. En principe, avant de passer à la télévision, celui-ci n’oublie jamais de réviser, chercher des preuves pour appuyer son propos, parfois proche de l’insulte et la diffamation. Sans rire, toujours sérieusement. L’une de ses dernières interventions ne déroge pas à la règle.

Le 12 novembre dernier, chez Yves Calvi, devant ses contradicteurs en faveur du mariage gay, il donne son point de vue. Argumente, précise sa pensée déroutante sur les homos.

Selon lui, « les homosexuels sont peu nombreux, leurs couples durent peu, l’infidélité et le nombre élevé de partenaires, l’absence de projet paternel sont fréquents chez les hommes qui cultivent pour beaucoup leur désir narcissique d’être d’éternels adolescents. Le repli sur soi, le désir maternel malmené chez les femmes, la présence souvent addictive du sexe, le nombre élevé de suicides forment un ensemble qui doit entraîner à l’évidence la compassion dès que la victimisation n’est plus utilisée comme une arme perverse de domination ».

Puis, le lendemain, le député apporte sa source sur le site de son association. Il ne s’agissait pas d’un extrait de sa copie du bac philo, fruit d’une quelconque réflexion interne, mais bien d’une étude publiée non pas lui : « Toutes ces donnés statistiques sont à la portée de n’importe quel lecteur objectif (Que Sais-je ? Sur l’homosexualité, de Jacques Corraze, PUF) », explique t-il, pour se défendre.

P.L

15 novembre 2009

jeu d’ego

http://a7.idata.over-blog.com/512x368/0/55/73/48/images-anarcho-monarchiste_suite2/Vincent_Peillon_Segolene_Royal_6nov2008_Paris_afp.jpg

« L’Espoir à gauche », à l’ère des combats de titans. Ou plutôt entre deux ‘chefs’ : le chef du courant, à l’origine royaliste Vincent Peillon et Ségolène Royal, un duel entre une candidate à la présidentielle et son porte-parole de campagne, voire l’ancien supporter en chef et lieutenant.

Hier, des mots durs ont été prononcés, des piques se sont envolées entre les deux socialistes, pourtant proches, autrefois. La raison ?

La présence inattendue de Ségolène Royal à une « rencontre du rassemblement » de Dijon, organisée par Vincent Peillon sur le thème de l’éducation. Une journée de débats pour préparer « l’avenir de la gauche » réunissant autour d’une table des socialistes et autres ségolâtres, des adeptes d’Europe-Ecologie (dont Gabriel Cohn-Bendit, frère de Daniel), des membres du Modem (exemple, Marielle de Sarnez) et des amis de Robert Hue (ex-PCF).

Mais en principe sans « présidentiables », exigeait Vincent Peillon, qui jure sans rire ne pas faire partie de cette caste, incommodante à ses yeux. Ainsi, François Bayrou n’était pas convié, tout comme Ségolène Royal, venue quand même.

Celle-ci, isolée politiquement quoi qu’elle en dise, boudée par ses sympathisants du courant « l’Espoir à gauche » s’est « auto-invitée » (Vincent Peillon). Et il trouve cela « puéril ».

La Dame du Poitou donne son point de vue, forcément différent. Elle aurait rejoint le rassemblement « à l’invitation » de François Rebsamen. Or le maire de Dijon dément, gêné. Pas grave pour Ségolène, qui se positionne finalement en victime : « Je ne comprends pas que Vincent Peillon auquel j’ai accordé toute ma confiance et une place éminente dans l’organisation de ce mouvement puisse aujourd’hui déraper ». En oubliant apparemment que ce « mouvement » avait été fondé en son absence. Ségolène Royal se trouvait au Brésil à ce moment-là.

Sa venue prouve en tout cas la solitude de l’ex-candidate à la présidentielle qui a besoin d’un appareil, d’un parti, d’un courant à ses pieds pour exister politiquement. Son groupe de fans, Désirs d’Avenirs ne lui suffit plus.

A Dijon, Ségolène Royal voulait donc se refaire une santé. Serrer des mains. Qu’on parle d’elle aux côtés de militants. Et qu’on oublie, le temps d’un déjeuner, l’organisateur de cette « rencontre » d’une gauche apparemment unie, celle d’un rassemblement élargi pour battre Nicolas Sarkozy en 2012.

D’où ce joli coup médiatique qui embarrasse Vincent Peillon. Car évidemment, les caméras se sont braquées sur Dame Royal et plus sur lui, à l’instar de son premier rendez-vous du même genre, les ateliers d’été de Marseille et la photo de classe regroupant à l‘époque Marielle de Sarnez, Robert Hue, Daniel Cohn-Bendit ou encore Christiane Taubira. Une « gauche plurielle » sans candidat à la présidentielle, contrairement à Dijon.

 

P.L

28 octobre 2009

l’histoire de Villepin, ‘le guerrier’ qui offrait des « pistes » à droite…

http://www.rue89.com/files/20070906VillepinInside.jpg

 

Villepin, le « coupable », pardon « prévenu » reprend la route. Tel un guerrier, l’ex-Premier ministre trace son chemin politique. Et reprend le combat, forcément ponctué d’embûches. Car devant lui, les nombreux adversaires de Sarkozy, le « témoin » errent ça et là, se disputant le titre d’opposant en chef, avant la prochaine présidentielle.

Cependant, fier de ses quelques députés fidèles et autres disciples sincères, il tente de rassembler. Slalome entre les divers obstacles, nombreux sur son chemin. Comme les juges, censés rendre le verdict de l’affaire Clearstream, début janvier.

Selon Galouzeau (de Villepin), la vérité l’emportera, sans l’ombre d’un soupçon. Si tout se passe comme prévu, elle lui ouvrira des portes. Villepin, blanchi passera ensuite la deuxième, sans broncher. Et continuera d’envoyer moult diatribes au gouvernement et au chef de l’état. La dernière en date, une joute verbale adressée à Eric Besson et à ses trois Afghans expulsés au pays, en proie à la guerre.

Critiquer sans « proposer des pistes »? Ah non ! Ah que nenni ! Lors de meetings organisés par son « club Villepin », il donne des idées pour une alternative à droite. Ce qui lui permet, aussi de se hisser en véritable rock-star, telle Ségolène Royal au Zénith, l’année dernière.

Justement, avant-hier, à Paris, au milieu d’une foule importante, un député de l’Essonne écoutait attentivement Galouzeau. Un autre déçu du « sarkozysme » : Nicolas Dupont-Aignan, ex-UMP, qui comme DDV, veut « bâtir un projet alternatif ». Selon le président de « Debout la République », Villepin aurait même « franchi le Rubicon, ce soir(-là) ».

Le début d’une aventure entre les deux hommes ?

 

P.L

9 octobre 2009

La poigne et la fermeté de Nicolas Sarkozy

Unité. Le président a fermement interdit aux membres du Nouveau Centre de faire bande à part lors des régionales 2010.

 

Nicolas Sarkozy en ordre de bataille pour la prochaine élection, tel un grand leader. Le président de « tous les Français » ira au Conseil de l’UMP, le 28 novembre, et ce, afin d’entériner les chefs de file des régionales de 2010.

Inquiet, l’hôte de l’Elysée fait tout pour que la droite se montre unie devant ses électeurs et pourquoi pas piquer des voix à gauche, on le sait, ou du moins, au centre.

 Le chef de l’Etat refuse, en effet, que le NC présente une liste dissidente lors des prochaines élections, notamment en Ile-de-France. Nicolas Sarkozy exclut que les Centristes alliés à l’UMP fasse bande à part.

Ainsi s’est-il opposé, la semaine dernière, lors d’un déjeuner avec les membres de la majorité à la volonté du président des députés NC à l’Assemblée nationale, François Sauvadet. Celui-ci espérait qu’André Santini, ex-ministre déchu, affronte Valérie Pécresse en région parisienne. Quel culot !

‘Une liste et puis c’est tout’, telle est le dessein du petit Nicolas. En ligne de mire, quand même, la reprise de la région Ile-de-France, présidée actuellement par le socialiste Huchon. Et bien sûr, les dix-neuf autres régions de métropole, dirigée par l’opposition rose.

Ces derniers mois, le chef de l’Etat avait même signé le transfert le plus inattendu de la saison politique. Le « débauchage » (Edwy Plenel) du baron vendéen, Philippe de Villiers, chef du MPF et désormais pilier de « l’ouverture» qui a rejoint le « comité de liaison », cette « maison commune » de la droite présidentielle.

Le but de l’Elysée, à l’époque : rassembler les forces vives pour reprendre le perron du Conseil régional du pays de la Loire.Et y dresser un drapeau bleu, couleur de l’UMP.

Par ailleurs, la  majorité félicite sûrement, en privé, l’idée géniale de l’ex-frontiste Jacques Bompard, qui présente sa propre liste, « la Ligue du Sud » en Provence-Alpes-Côtes d’Azur.

Le maire d’Orange va sans doute « voler » des électeurs au FN et disperser les voix de la tête de liste en PACA, Jean-Marie Le Pen. Au grand plaisir de Nicolas Sarkozy et ‘sa’ tête de liste présidentielle qui verront des concurrents se neutraliser.

 

P.L

18 août 2009

Une union sacrée pour vaincre l’armée rose socialiste ?

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http://tempsreel.nouvelobs.com/file/735161.jpg

Le « comité de liaison » regroupant l’UMP et d’autres formations politiques s’élargit à la rentrée. Enquête sur sa raison d’être.

 Eric Besson (sur la première photo partant du haut) pense que l’arrivée éventuelle de Philippe de Villiers (photo), leader du MPF au sein de la majorité présidentielle n’a rien d’exceptionnel. Cette ouverture vers la droite souverainiste ne modifie pas « le centre de gravité » de la majorité, dixit le ministre de l’Immigration.

Car pour le secrétaire national  adjoint parachuté à l’UMP, tout individu qui rejoint le « comité de liaison » de l’Union doit approuver « sa clé de voûte », c’est-à-dire le projet de Nicolas Sarkozy. Et l’accepter.

En d autres termes, laisser tomber ses idées au bord de la route et boire la parole présidentielle. Tel un enfant sage, Besson l’a fait. Autrefois socialiste, hier figure de proue de l’ouverture au gouvernement, il est aujourd’hui dirigeant de l’UMP et à la tête de l’une de ses filiales : les Progressistes.

Problème, le gentil Xavier Bertrand contredit son collègue quelques heures plus tôt, comme si le courant entre les deux hommes ne passait pas. D’après Bertrand, quand on rejoint la majorité, on ne doit pas forcément renier ses gènes. Prendre sa carte UMP. Au contraire, il convient de faire entendre sa voix singulière.

Bertrand se félicite d’ailleurs que son parti soit « ouvert à la confrontation d’idées » (selon Fillon) et vise à transcender le clivage politique traditionnel.

Le parti a construit en juin 2009 une maison commune autour du président de la République, regroupant désormais sarkozystes, chiraco-villepinistes, progressistes et demain souverainistes ;  des anciens partis tels que la Démocratie libérale ;  l’UMP et de nombreuses formations politiques intégrées ou associées au parti présidentiel comme le Parti Chrétien-démocrate de Christine Boutin, le Parti Radical dit « valoisien » cher à Jean-Louis Borloo, la Gauche moderne, créée par Jean-Marie Bockel, et puis (sûrement) Chasse, Pêche, Nature et traditions dés la rentrée.

Tous ensemble avec le chef de la nation, certes mais en gardant ses propres opinions. 

Le baron vendéen de Villiers et le chasseur du Valenciennes, Frédéric Nihous (RPR à l’origine) ne vont pas renoncer à leurs idéaux et leurs marques de fabrique, pense Xavier Bertrand sobrement.

Christine Boutin, remontée par cette éventuelle arrivée de Philippe de Villiers évoque une alliance qui « mélange l’eau et le feu ». Soit un mariage de la carpe et du lapin.

Une union, qui comme le souligne à juste titre J.M Bockel, un ancien socialiste pourrait conduire à « de franches et viriles discussions » entre dirigeants. Des responsables politiques accrochés par une corde qui risque de céder selon Boutin. Qui pourrait penser le contraire?

Le maître mot se dessine. Il  s’agit avant tout d’un jeu de pouvoir.

La mission prioritaire du moment ? Battre la gauche à la prochaine échéance électorale. Narguer les éléphants socialistes divisés avant de bâtir un projet commun fait maison qui aura bien du mal à prendre.

Puis chasser ces seigneurs qui possèdent la majorité des terres régionales de France.  Et reprendre leurs donjons, ou plutôt  les Conseils Régionaux, dont vingt sur vingt-deux érigent depuis 2004 le drapeau de la rose.

http://www.bakchich.info/local/cache-vignettes/L59xH80/jpg_poing_rose_ps-21089.jpg

P.L

20 juillet 2009

la CSU bavaroise et Philippe de Villiers

Le Canard de l’Etang fête son premier anniversaire depuis le sud de l’Allemagne en Bavière.

Sa capitale, Munich est certes dirigée par un  maire social-démocrate,  mais c ‘est la CSU, formation tradi-catholique qui règne en ces lieux bavarois depuis des lustres.

Le parti politique domine la région.  Cependant, il perd lentement de sa superbe, si l’on en croit les suffrages précédents, de moins en moins flatteurs pour les têtes d’affiche. Dernier scrutin en date, le week-end dernier : Horst Seehofer, ministre-président de Bavière est réélu a la tête du parti, mais avec seulement 88 % des voix, un score décevant pour cette « union« .

http://www.spiegel.de/img/0,1020,819479,00.jpg

à gauche, sur la photo : Horst Seehofer, chef de la CSU et ministre-président de la Bavière depuis octobre 2008

Celle-ci veut à tout prix marquer son autonomie vis-à-vis de la CDU, copine protestante du nord. Notamment sur les questions d’Europe, dont les positions divergent.

http://www.pourlafrance.fr/medias/images/phdviliers(1).jpg

En France, cependant, elle ressemble grosso modo au parti de Philippe de Villiers, « baron » catholique de Vendée (85) mais normand par son père, eurosceptique,  gardien volontaire des traditions locales et sauveur de la ruralité (à l’origine du spectacle du « Puy du Fou » dans le 85). Soit un peu comme ses homologues bavarois, qui aiment faire perdurer de vieilles traditions, comme la fête de la bière

.http://www.gite-rural-la-roche-posay-vienne.com/news-gite-rural/Le%20Puy%20du%20Fou%202006%20.27.JPG

Puy du Fou, spectacle créé en 1977

http://sattlers.org/mickey/site/archive/2004/09/images/2004-09-18-oktoberfest-girl.jpg

 image « classique » de la fête munichoise de la bière,  la fameuse « Oktoberfest », qui a lieu chaque année, fin septembre-début octobre et ce depuis 1810

P.L

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