le Canard de l’Etang

1 février 2009

le bal des « nonistes », pour bientôt ?

 

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« Passer devant le PS, c’est jouable ». Jean-Luc Mélenchon y croit. L’ex Socialiste veut battre les Eléphants roses aux Européennes. Comment ? Grâce à son éventuel « front», rassemblant la gauche de la gauche, celle qui avait dit non au Traité européen de 2005. C’est-à-dire la LCR qui se métamorphose en NPA (nouveau parti anticapitaliste, nom non définitif) lors du prochain congrès (6-8 février) ; le parti d’Arlette Laguiller, jeune retraitée de la politique ; le PCF, qui a rejoint l’alliance; des chevènementistes. Voire même des Socialistes, naturellement.

Ce front ne verra pas forcément le jour. De nombreux caciques du PS, plutôt  à gauche sur l’échiquier socialiste ont dit oui au projet de Martine Aubry. De ce fait, ils ne rejoindront pas le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.

Laurent Fabius est l’un d’entre eux. Il s’était fait remarqué en 2005 par sa campagne virulente pour le non. L’ennemi de François Hollande, membre des « Reconstructeurs » a voté Aubry. Certainement, la voix de la sagesse selon lui[1].

Henri Emmanuelli n’ira pas non plus frapper à la porte de Jean-Luc Mélenchon. En tout cas, pas de suite. Cet ancien proche de Mitterrand penche davantage pour le nouveau porte-parole des Eléphants, Benoît Hamon, un autre « ex-noniste » d’ailleurs.

Rama Yade n’est point la ministre la plus appréciée de l’Elysée (voir billet précédent, Rama-Yade, à la lettre ? /) Elle n’a quand même pas l’intention de rejoindre la formation politique du député de l’Essonne. Pourquoi évoquer la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme ? Tout simplement parce que cette jeune femme, icône de « l’ouverture » a confié, en février 2008 son petit secret : « Je ne sais si je peux le dire, mais moi aussi, j’ai voté non à la Constitution européenne en 2005, comme 55 % des Français ».

Autre vedette du non, Olivier Besancenot. Son parti n’a pas encore rejetté l’invitation de Mélenchon, mais l’alliance semble incertaine, car le facteur le plus connu de France et de Navarre refuse un « simple bon coup électoral ». Le NPA doit encore trancher la question des alliances politiques.

Mais une chose est sûre : il n’est pas dans une optique de prise de pouvoir. « Les élections ne sont pas le débouché politique immédiat », explique l’ancien candidat à la Présidentielle dans une interview donnée à l’Humanité, le 21 janvier dernier.

Toutefois, cette formation est divisée. Christian Picquet : « Sur le fond, il n’y a pas de raison de refuser cette offre ». La majorité, représentée par Alain Krivine et Besancenot contre une minorité bien culottée, en somme.

Jean Luc Mélenchon espère que le PCF pourra convaincre les Stroskistes de rejoindre le mouvement. « Si le NPA répond non, ce serait un désastre politique », glisse le fondateur du PG

« On tend la main à tous ceux qui veulent changer d’Europe ». Tous les anciens « nonistes » peuvent venir ? Oui ? Alors une petite idée, pour attirer les électeurs : l’ouverture politique à droite. Nicolas Dupont-Aignan, Philippe de Villiers et Jean-Marie le Pen seraient ravis de recevoir une carte d’invitation. (IRONIE)

« Mais évidemment », comme dirait Jean-Pierre Gauffre sur France Info (chroniques)  « vous n’êtes pas obligé de me croire ! »


 

 

[1]  Un courant regroupant des Eléphants roses, refusant, avant le congrès de Reims, la bataille entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal pour l’élection du poste de Premier secrétaire

31 janvier 2009

Ségolène Royal, au Brésil : pour un peu de réconfort ?

Publié par canarddeletang dans billet-ironie, international, politique francaise, PS

Ségolène Royal, au Brésil : pour un peu de réconfort ? dans billet-ironie

Source : l’AFP

Ségolène Royal s’éloigne de la France et de Navarre. La Dame du Poitou a rencontré hier le président Lula, à Belem, en marge du Forum social mondial. Elle en a profité pour lui demander si les relations diplomatiques entre l’hexagone et le Brésil étaient au beau fixe.

Elle espérait peut-être une réponse négative, elle qui qualifie le président de la République de petit « gamin m’as-tu vu », dans son dernier livre, où elle règle ses comptes avec la classe politique (cf billet précédent,Ségolène, “une femme debout”?). Boum, l’ex-syndicat, parachuté dans le milieu politique dans les années 80 a confié que « le partenariat » entre les deux états, notamment en « matière de défense était important ». Sarko aurait même « apporté une nouvelle dynamique dans les relations franco-brésiliennes ». CQFD, chère Ségolène.

Le président brésilien fait l’éloge du petit Nicolas pendant l’entretien qui dure une vingtaine de minutes, alors que l’ancienne candidate à la présidentielle cherchait sûrement un peu de réconfort.

Les Eléphants semblent ne pas avoir digérer leur défaite de la présidentielle, en mai 2007, et s’en prennent souvent à elle. Depuis la campagne précédant le calamiteux congrès de Reims, elle est de plus en plus titillée par ses collègues socialistes. Sa défaite au poste de premier secrétaire face au maire de Lille n’arrange rien. Martine Aubry la verrait toujours comme sa « sous-ministre »[1]. Embêtant…

 Pourtant, Ségolène Royal se vante de représenter « la majorité » des militants roses et peut se rassurer avec ses fidèles lieutenants, prêts à tout pour dénoncer les travers de la rue de Solferino. Fin décembre, Benoît Hamon reconnaît  maladroitement que les royalistes ont « dans le sang ce poison de la division, dans des proportions que l’on n’a jamais connues auparavant ».

Ségolène ne siège pas au Palais Bourbon. Ne peut donc pas voir le spectacle des députés de l’opposition à l’Assemblée qui crient au scandale depuis des semaines [2] .

Alors, elle joue à sa manière le rôle de l’opposition, aux côtés de ses fans. Elle part à l’étranger, comme dernièrement aux USA, et là, en Amérique du Sud. Elle petit-déjeune mardi 27 janvier, avec son ancien copain de classe énarque, Dominique de Villepin. Histoire de parler de la pluie et du beau temps ? Et d’inventer des pamphlets contre Sarkozy ? Non, pour évoquer le Forum à Belem. Si l’ancien Premier ministre se dévoue pour la voir, tant mieux pour elle. Si les Socialistes refusent, tant pis pour eux. Car pense être forte et compétente. Cela vous fait rire? Lisez donc la suite! « S’il y en a un de meilleur que moi, qu’il y aille, je ferai même sa campagne en 2012. Mais pardon, pour le moment, je ne vois pas », glisse t-elle. Imbue d’elle-même, hein ?


 

 

[1] Comme Ségo l’indique dans son dernier ouvrage, qui sort début février. Mme Royal était ministre déléguée à la famille, et dépendait de Martine Aubry, mais seulement pendant quelques mois, en 2000

 

 

[2] Les Socialistes, contre les  réformes de la télévision publique du 21e siècle et du travail parlementaire, bloquent les débats en accumulant des amendements,  en boycottant à l’Assemblée les séances de questions au gouvernement, ou encore en chantant la Marseillaise, avant de déguerpir de la salle.

29 janvier 2009

François Bayrou : « je marche seul »

 

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On n’avait pas entendu le célèbre titre de Jean-Jacques Goldmann, « je marche seul » depuis bien longtemps. Aujourd’hui, le morceau des années 80 aide à comprendre l’actualité de François Bayrou. Malheureusement ? Peut-être.

Le troisième homme de la dernière Présidentielle semble se chercher désespérément des amis. Et des personnes acceptant de porter le titre Modem, pour les prochaines élections européennes. Le temps presse. François Bayrou annoncera le 8 février le début de sa campagne et fera connaître le nom de chaque candidat.

Pour l’instant, seuls Marielle de Sarnez, Jean Luc Bennahmias, Corine Lepage, Jean-François Kahn sont sûrs de figurer sur des listes Modem. La magistrate Eva Joly a retourné sa veste, et rejoint Daniel Cohn-Bendit. L’ex ministre de Dominique de Villepin, Azous Begag, est pressenti, mais rien n’est sûr. Celui-ci veut mener la liste sud-est du mouvement.

Mardi dernier, au grand plaisir de Martine Aubry, François Bayrou a signé la motion de censure du PS à l’Assemblée nationale, visant à manifester contre la « transgression des principes de séparation des pouvoirs » et « la multiplication des atteintes aux libertés ». Bayrou, un défenseur des valeurs humanistes, c’est beau.

Au-delà du symbole, les trois députés du Mouvement démocrate, installés chez les non-inscrits du palais Bourbon (aux côtés de deux villièristes et d’un gaulliste !)n’ont pas beaucoup d’influence. La motion des Eléphants roses a été logiquement rejetée. Mais seul le geste compte, non ?

Depuis mai 2007, François Bayrou, fort de sa popularité, en dépit de sa solitude s’est trouvé une mission : devenir le meilleur opposant du sarkozysme, ravir la place à la gauche, et pourquoi pas espérer de passer le second tour de la présidentielle, en 2012.

Lors des municipales de mars dernier, il a accepté plusieurs listes communes avec la gauche, afin de battre les droites locales. Mais des membres du Modem se sont aussi liés à des candidats de droite, comme à Bordeaux.

Le Béarnais, au centre, se tourne vers sa gauche, mais pas trop non plus. Il ne faut pas exagérer. Quand Sarko souhaite reformer le parti radical d’antan, en schisme[1] depuis plus de trente ans, Bayrou rejette, début janvier une proposition de Jean-Michel Baylet, président du parti radical de gauche. Le leader du PRG aurait voulu faire de listes communes avec le Modem pour les Européennes. Et en quelques sortes, rassembler le centre gauche, inexistant en France.

Le président du Modem a repoussé l’idée, estimant que le PRG  reste trop souvent entre les pattes de l’ogre socialiste. En un mot, c’est une formation politique non « indépendante » (du PS). Mais, diable, que veut-il ?

François Bayrou cherche à promouvoir des partis politiques indépendants de l’UMP et du PS. Créer un véritable centre français, autour de sa personne. Bien entendu, il aimerait que le PRG devienne Modem pour de bon. Et pendant qu’on y est, que les Socialistes se métamorphosent en Démocrates. Mais ce n’est pas possible. Du coup, il « marche seul, sans témoin, sans personne »…

 


 

 

[1] Le petit Nicolas voudrait une réunification entre le parti radial valoisien de droite, cher à Jean-Louis Borloo, et le PRG de Baylet, pour titiller Bayrou.

24 janvier 2009

Ségolène, « une femme debout »?

Publié par canarddeletang dans billet-ironie, majorité-opposition, politique francaise, PS

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Les « royalistes » ont-ils été sollicités afin de participer à la rédaction du plan de relance socialiste ? François Rebsamen, lieutenant de Ségolène Royal, assure que non. Qu’en est-il réellement ? Deux journalistes du Parisien, Eric Hacquemand et Rosalie Lucas ont forcément posé la question au cours d’un entretien, daté du 24 janvier (cf Pauvre Ségolène Royal!).

« Il y a une façon très simple de faciliter la consultation de tous, c’est que Martine Aubry fasse ce que je lui ai demandé à la fin du congrès et qu’elle a refusé : intégrer les 50 % du parti que je représente, avec de nombreux responsables politiques de talent, dans la direction. » L’équipe de Martine Aubry n’est pas talentueuse ? 

Ségolène Royal semble toujours surprise de ne pas faire partie de la direction des Socialistes, alors que son courant est majoritaire au sein du parti, selon le résultat du vote des militants, le 6 novembre dernier (29,08 %).

La Dame du Poitou publie en février un livre d’entretiens (Une femme debout) avec Françoise Degois, journaliste de France Inter. Elle s’interroge sur ses relations avec les autres Eléphants du parti, parfois chaotiques. Ségolène Royal, une femme debout, prête pour une traversée du désert imminente ?

En effet, elle refuse d’être candidate aux européennes de juin 2009. Ségolène Royal voudrait plutôt « approfondir la recherche d’idées neuves pour la gauche du XXIe siècle ». Il serait temps.

 

 

24 janvier 2009

Pauvre Ségolène Royal!

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Lorsque Ségolène Royal ne se plaint pas, ses lieutenants du boulevard Raspail, où les « royalistes » louent quelques pièces, s’en chargent volontiers. Dernier exemple en date. La direction des Eléphants roses vient de décider de ne plus payer l’attachée de presse de l’ancienne candidate à la présidentielle. Le contrat courait jusqu’à fin décembre.

François Rebsamen, « ex » n°2 du PS, proche de la Dame de fer réagit violemment. Il estime que cette décision est « lamentable », et fait preuve d’ « une mesquinerie » à toute épreuve.

Les socialistes s’en défendent. Le trésorier du parti, Régis Juanico confie que le PS ne rémunère que les « les permanents qui travaillent pour le Parti ». Comprendre ici, les membres du bureau de Solférino, les socialistes, qui ne se réclament pas de Ségolène Royal. Aucun « traitement de faveur » pour l’ « ex » compagne de François Hollande, donc. La pauvre : elle doit se sentir seul.

Mais ne se laisse pas faire. Dans une interview, donnée le 24 janvier au Parisien – Aujourd’hui en France, elle explique qu’elle est «  toujours prête à prendre une responsabilité dans le parti. Je peux m’occuper de l’international par exemple ». Ou autre chose d’ailleurs, peu importe.  

Cependant, il est vrai qu’elle aime voyager aux quatre coins du monde. Elle s’y sent peut-être mieux qu’en France. Jadis en Chine et au Chili ; aujourd’hui aux USA. La présidente du Poitou-Charentes revient jeudi dernier d’un voyage aux Etats-Unis. Ségo était la seule personnalité politique française à avoir fait le déplacement. Ainsi, « on ne me reprochera plus de me déplacer de ma propre initiative ».

Au cours de son périple américain, où elle a assisté à la cérémonie d’investiture de Barack Obama, elle a fait preuve de beaucoup d’imagination. Comme souvent. J’ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés ». Ah bon ? A quel sujet ? « La démocratie participative ». Rien que cela.

Finalement, lorsqu’elle comprend l’ampleur de la polémique, elle jure qu’il s’agissait seulement « d’humour ». Ce n’est pas l’avis de Sylvain Cypel, le journaliste du Monde[1]. Il n’a pas « personnellement perçu la réponse de Ségolène Royal comme étant de l’humour ».Un quiproquo amusant.

Afin d’éviter que ceci ne se reproduise à nouveau, elle souhaite s’intégrer au plus vite dans l’équipe de Martine Aubry. Car même si elle ne se rase pas chaque matin, elle doit penser à la présidentielle de 2012. Et le seul soutien de « Désirs d’avenir » ne suffit pas. Il lui faut davantage.


 

 

[1] Sylvain Cypel est le journaliste qui l’a interrogé aux USA.

3 décembre 2008

Copé, « royaliste »?

Publié par canarddeletang dans billet-ironie, Economie, Modem-centre, Parlement, politique francaise, PS, UMP

           « Il faut que, dans nos circonscriptions respectives, nous ayons un débat avec les Français sur les économies que l’on peut concevoir avec eux ». Une citation de Ségolène Royal ? Manuel Valls, l’un de ses plus fidèles lieutenants ?

Et bien non. Cette citation émane du Président du groupe UMP de l’Assemblée nationale. Dimanche 30 novembre, Jean-François Copé cherchait des solutions pour calmer les dépenses et « réduire les déficits » de l’Etat.

Une envie de débattre ? A court d’idées, il invite les citoyens responsables, autour d’un bon café… « On ne peut pas continuer de proposer aux Français, en pleine crise, un rassemblement national et ne pas voir, dans le même temps, que beaucoup de nos compatriotes ne se sentent jamais associés aux grands débats et aux grands combats ». Touchant, non ?

Ségolène Royal, battue par Martine Aubry au poste du Premier secrétaire du PS, peut se consoler : son projet de « consultation participative » des citoyens s’exporte.

            Si l’ambitieux Jean-François Copé est un jour candidat à la présidentielle, ira-t-il jusqu’au domicile de François Bayrou, pour lui proposer le poste de Premier ministre ?

11 novembre 2008

candidature de Ségolène Royal au poste de patron du PS: La « porte du Frigidaire » est ouverte !

Ségolène Royal est-elle à nouveau candidate au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste ? Certains responsables le disent haut et fort, mais restent pourtant anonymes. Pourquoi ? Est-ce si difficile de le clamer ? Libération, le journal de la gauche a du mal à comprendre. Il n’est pas le seul. Le titre d’un article du 10/11/08, « Royal maintient le suspens » est assez révélateur de la confusion qui règne chez les sympathisants de gauche et toux ceux qui suivent, désemparés, les aventures des Eléphants roses…

Lundi 10 novembre, justement, à la veille de la journée des Poilus, Manuel Valls expliquait qu’elle avait le droit de se porter candidate. Elle est « légitime », étant donné son score obtenu auprès des militants, le 6 novembre (un peu plus de 29 % pour sa motion  qui est celle, aussi, de Gérard Collomb, le premier signataire).

Depuis quelques mois, le flou est complet : au mois de mai, elle estimait aspirer à ce poste ; seulement si les militants jugent sa candidature « utile ». Quatre mois plus tard, sur le plateau du 20h de TF1, elle affirmait à Claire Chazal mettre sa candidature au « Frigidaire ». Jolie expression, n’est-ce-pas ? Mais pourquoi, d’abord ? Pour éviter les « combats de personnes » ? Oui. Car elle espérait en premier le soutien des barons de la Ligne Claire, comme Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône ? De même.

Maintenant que son « ex-lover » François Hollande pense qu’elle doit faire des propositions aux responsables de chaque motion en lice au Congrès de Reims, elle sort de son frigo ?

On y comprend plus rien. Que veut-elle ? Etre secrétaire et former une nouvelle direction « rajeunie » du PS, ou devenir la première femme présidente de la France en 2012 ? Les deux sans doute? Après l’élection de Barack Obama, elle sent que  rien n’est impossible, que la France est prête à élire une femme à la tête de l’Etat. Julien Dray prévenait cependant à la Rochelle que si le PS se choisissait un premier secrétaire présidentiable, le parti serait mort et enterré…

En tous les cas, voici que le Monde confirme, le 11 novembre qu’elle est bien candidate au poste de premier secrétaire, pour remplacer le père de ses enfants, à la tête des Socialistes. François Hollande, partisan de l’ennemi Bertrand Delanoë s’est d’ailleurs emmêlé les pinceaux.  Il estimait au départ qu’elle n’était pas « majoritaire » (le maire de Tulles a raison, ), et qu’elle n’était pas la seule option (« tout sauf Royal ! »). Avant de changer d’avis, et de lui demander de rassembler tout le monde (chose qu’il n’a pas réussie, évidemment !).

C’est demain, mercredi 12 qu’elle devrait clarifier les choses. Elle a déjà expliqué qu’il était de son devoir de chercher le rassemblement et le consensus…On verra bien ! Une chose est sûre, la porte du  « Frigidaire » n’est plus verrouillée, comme avant !

24 septembre 2008

Le PS, une ‘ligne claire’ ?

Publié par canarddeletang dans majorité-opposition, politique francaise, PS

 

Les militants du PS auront  finalement le choix entre six motions le 6 novembre 2008. Le Conseil national des Socialistes a retenu hier soir celles de Bertrand Delanoë, Gérard Collomb (Ségolène Royal), Martine Aubry, Benoît Hamon, ainsi que les textes du courant minoritaire ‘Utopia’, et des socialistes écologistes. Après les 21 contributions déposées fin juillet, y voit-on forcément plus clair ?

 

Jusqu’au dernier moment, les principaux dépositaires ont fait duré le suspens. Pierre Moscovici a rallié le maire de Paris et l’actuel premier secrétaire François Hollande qu’hier soir, après s’être retrouvé seul, la « Ligne Claire » (le maire de Lyon, Gérard Collomb et le président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini) s’étant replié sur Ségolène Royal ; et Arnaud Montebourg préférant se glisser aux côtés de Martine Aubry.

 

Comme le dit à raison Sylvie Pierre Brossolette du Point, dans le débat du jour de France Info, les Jospinistes se sont rassemblés autour de Bertrand Delanoë…Le retraité du 21 avril sourit-il pour autant ?

 

L’aile gauche des Socialistes, représentant grosso modo les « nonistes » (non à la Constitution de 2005) est divisée entre Laurent Fabius, et sa petite bande, préférant se positionner avec Martine Aubry au sein des Reconstructeurs ; et Benoît Hamon, Jean Luc Mélenchon, Marie-Noëlle Lienemann et Pierre Larrouturou entre autres, présentant un texte en commun.

 

Où est passé Dominique Strauss Kahn, chef de file du courant de la « social-démocratie » ? Parti aux Etats-Unis, à la tête du FMI, il avait promis de revenir, pour peser dans le débat. Mais lequel ? Celui du Congrès de Reims, ou de 2012 ? D’ailleurs il ne s’est pas montré à l’université d’été du PS, à la Rochelle. S’est-il désolidarisé de la famille des Socialistes ? Est-il sidéré comme de nombreux sympathisants du spectacle offert par les Eléphants ? Ou attend-il sagement et discrètement dans son coin, le temps de se forger une expérience internationale, afin de tout balayer sur son passage, lors d’une prochaine élection présidentielle par exemple (2012, 2016) ?

 

En tout cas, ce dernier laisse ses partisans dans l’embarras. Au départ, regroupés avec les fabiusiens et les amis d’Arnaud Montebourg & de Martine Aubry, pour éviter la lutte de personne entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, les amis du chef du FMI se sont vite dispersés. Notamment à cause d’une mésentente au sujet de l’alliance avec Laurent Fabius, que certains voyaient d’un mauvais œil (Pierre Moscovici, Pierre Mauroy entre autres)

 

La fédération du Nord s’est elle aussi déchirée, comme le note le Parisien. Exemple, avec Michel Delebarre, ancien ministre, député et maire de Dunkerque, et Bernard Roman, député du Nord. Ecoutant la voix de leur ténor Pierre Mauroy, les deux anciens « dircabs » ont rejoint Bertrand Delanoë, ne pouvant supporter que Martine Aubry s’allie avec l’ancien premier ministre de François Mitterrand, Laurent Fabius

 

Ségolène Royal ne se déclare plus automatiquement candidate à la succession de son ancien compagnon. Pourquoi ? Pour isoler Pierre Moscovici en appelant les « barons » de la Ligne Claire, à ses côtés ? Peut être. Gérard Collomb est quand même devenu le premier signataire du texte. Ou a-t-elle tout simplement écouter la bonne parole de l’éternel n°2, Julien Dray, rallié à la ‘Poitou charentaise’ (comme par hasard, alors ?), et contre l’élection d’un présidentiable à la tête du PS ? Car il est sûr qu’elle y pense, à 2012.

 

Est-elle capable de battre Nicolas Sarkozy, dans quatre ans ? Celle qui prône une entente avec François Bayrou dans le but de former une opposition qui va du centre aux altermondialistes a encore du boulot avant d’arriver à ses fins…

10 septembre 2008

Quelques petites réflexions de rentrée

Publié par canarddeletang dans Allemagne, majorité-opposition, politique francaise, PS

Analyse de Julien Dray, à la Rochelle, pendant l’université d’été du parti socialiste : Et si le PS se choisissait un présidentiable pour remplacer François Hollande? Il mourrait! N’est-ce déjà pas le cas?

Rappel, « la droite a gagné la bataille idéologique » (François Fillon) ; « notre politique est la seule possible » (Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l’UMP). Ah, ils en profitent, hein…

Le SPD, PS de l’Outre Rhin a trouvé la solution. En perte de popularité dans les sondages, à quelques mois des élections nationales, les éléphants allemands ont fait revenir Franz Münterferring, ex vice-chancelier à la Grande Coalition de Madame Merkel, à la tête du parti. Remplaçant l’impopulaire Kurt Beck, chef de file de l’aile gauche du SPD, finalement favorable à des alliances avec die Linke à l’ouest au sein des Länder. Le « soldat du parti », plutôt libéral, apprécié par les caciques de la CDU avait quitté le monde politique médiatisé, pour aller au chevet de sa femme mourante. Elle est décédée, fin juillet. Lui laissant ainsi la voix libre, pour reprendre du service. Et faire gagner les Socialistes teutons en 2009.

Qui pourrait revenir, au PS français? Aucune idée, vraiment! Ah si, il y en a un, mais il a pris du recul, après sa défaite humiliante en 2002.

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