le Canard de l’Etang

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8 mars 2012

Que faire après une défaite à la présidentielle?

Publié par canarddeletang dans Elections, politique francaise, president de la Republique

Lu initialement sur L’Express.fr

Nicolas Sarkozy ne veut plus faire de la politique en cas de défaite en mai 2012. Quels ont été les choix de ses prédécesseurs et des candidats qui ont échoué à ce scrutin présidentiel?

Sarkozy l’a confirmé, ce jeudi, sur RMC. Il compte arrêter la politique en cas de défaite en mai 2012. « Vous n’entendrez plus parler de moi si je suis battu », avait-il déjà confié à quelques journalistes en Guyane.  

Quitter la vie politique après une défaite à la présidentielle? Certains laissent tomber, mettent un terme à leur vie publique. D’autres renoncent à se représenter, mais ne stoppent pas pour autant leur carrière. D’autres, encore, ne renoncent jamais, tentent, retentent jusqu’à l’éventuelle victoire.  

Le déserteur

Lionel Jospin, Premier ministre dont les sondages indiquent, peu avant le scrutin de 2002, qu’il pouvait battre le chef de l’Etat sortant, ne passe pas le premier tour. Pire, il est devancé par Jean-Marie Le Pen. « Tonnerre » dans la vie politique française. Dans son allocution après l’annonce des résultats, il fait part de son intention de quitter la vie politique française (après avoir déjà connu l’échec, en 1995).  

Plus tard, il invoque, entre autres, son âge, près de 65 ans, à l’époque. Il ne veut pas de commission, ni d’une mairie. D’où son retrait, laissant derrière lui un PS orphelin.  

Un mois après la sortie de son livre Le Monde comme je le vois, en octobre 2005, on lui demande, sur Europe 1, s’il désire se (re)présenter. La réponse est sans appel: non.  

Ce qui ne l’empêche pas de tacler la campagne électorale de Ségolène Royal en 2007. Et de soutenir François Hollande en 2012. 

Les mythos

Le soir du second tour, il se présente assis devant les Français, dit « au revoir ». Puis quitte la salle. La scène d’adieu de Valéry Giscard d’Estaing, après la défaite, a marqué les esprits. Voulait-il démontrer qu’il renonçait à briguer à nouveau le suffrage universel? Pas vraiment…  

VGE n’a jamais abandonné l’idée de revenir au sommet. Il attendra son heure, qu’il espère, à l’époque, arriver au scrutin de 1988. En vain, puisque Raymond Barre prend sa place. Il apporte ensuite un autre souffle à sa carrière en se faisant élire à l’Assemblée nationale. 

Quand Jacques Chirac démissionne de son poste de Premier ministre, il confie à son meilleur ennemi, VGE: « Je ne sais pas encore ce que je vais faire, lui souffle-t-il, cette année-là. J’hésite entre plusieurs possibilités. L’une d’elle serait d’ouvrir une galerie de peinture. [...] En tout cas, une chose est sûre, vous n’entendrez plus parler de moi! »  

On connait la suite. L’ancien maire de Paris n’abandonne pas l’idée d’emménager à l’Elysée. Pire, après son premier échec, en 1981, il aurait appelé en privé, selon Giscard d’Estaing, à voter François Mitterrand pour le second tour. Eviter que son meilleur ennemi, à qui il a menti, ne rempile à l’Elysée. 

Les persévérants

L’Assemblée nationale serait-il un lieu de consolation pour les candidats défaits et déçus? Ségolène Royal, en cas de victoire, en mai 2012, de son ex-compagnon, pourrait se voir attribuer le perchoir. Si, bien sur, celle qui avait pleuré suite à sa défaite à la primaire socialiste, devient députée. 

La Dame du Poitou s’inspire de François Mitterrand, son modèle. Lui non plus n’a jamais abandonné, l’espoir fait vivre…  

Il critique le général de Gaulle en 1958, se positionne contre l’élection du président au suffrage direct, publie Le coup d’Etat permanent en 1964. Mais il se présente en 1965, en 1974, cinq ans après n’avoir pu être candidat, et en 1981. Soit l’élection qui le hisse au sommet pendant deux septennats

Cette statistique, en tout cas, donne des idées à François Bayrou, candidat pour la troisième fois d’affilée à la présidentielle. Fera-t-il mieux qu’en 2007? 

Les discrets

Edouard Balladur, Premier ministre, champion des sondages en 1995, ne remporte pas, on le sait, l’élection présidentielle. Le troisième homme de se scrutin, ne se retire pas pour autant de la vie politique, mais retourne à l’Assemblée nationale. Il y restera jusqu’en 2007. Retraite, ensuite? Presque, il travaille un peu pour Nicolas Sarkozy qui lui propose, aussi, de devenir membre du Conseil constitutionnel. Offre qu’il décline… 

Alain Poher, ensuite. En tant que président du Sénat, entre 1968 et 1992, il assure deux fois l’intérim, respectivement à la démission de Charles de Gaulle, en 1969, et à la mort de Georges Pompidou, en 1974. Sa « deuxième fois » lui donne des envies. Il se présente à cette élection. Mais il n’atteint pas le second tour. Il se retire alors sur ses terres, le Sénat, qu’il ne quittera plus jusqu’à sa retraite politique.

PL

6 mars 2012

Des paroles et des actes: Laurent Fabius va-t-il faire trébucher Nicolas Sarkozy?

Publié par canarddeletang dans Elections, politique francaise, president de la Republique, PS, UMP

Lu initialement sur L’Express.fr

Laurent Fabius se confrontera, ce mardi soir sur France 2, à Nicolas Sarkozy, dans l’émission Des paroles et des actes. Comment l’ancien Premier ministre fonctionne-t-il dans un face-à-face? Retour sur quelques-unes de ses prestations.

Qui aura la lourde tâche de représenter François Hollande dans le premier débat auquel participera Nicolas Sarkozy depuis son accession à l’Elysée? Pas un ami de trente ans, pas même un fidèle soutien politique. Non. Plutôt un ex-opposant interne, observateur critique de ses années à la tête du PS.
Ce mardi, c’est Fabius-Sarkozy. L’ancien chef de gouvernement de François Mitterrand portera, ce mardi soir, la contradiction au président sortant, lors de l’émission Des paroles et des actes sur France 2.
Un débat très attendu pour celui qui aux quatre coins du monde, représente le candidat du PS, avec qui, pourtant, il ne s’entend pas du tout. « Hollande, président? On croit rêver », avait-il notamment soufflé en avril dernier devant des étudiants.
Laurent Fabius, qui a travaillé sur les 100 premiers jours de la présidence éventuelle de François Hollande, est-il le meilleur pour le défendre face au candidat de la majorité?

Poser une question pour déstabiliser

En 1986, le jeune Premier ministre, âgé de 40 ans, n’avait cessé, lors d’un débat face à Jacques Chirac, d’interrompre l’alors maire de Paris. Qui finit par le traiter de « roquet ». Laurent Fabius, un brin déstabilisé, lâche alors cette phrase, restée célèbre pour s’être retournée contre son auteur: « Je vous en prie, vous parlez au Premier ministre de la France! » Le tout accompagné d’un geste de la main d’une grande condescendance.
Depuis, celui qui fut aussi président de l’Assemblée nationale a poli son image et s’est imposé comme un débatteur madré et redoutable. Sa technique préférée: poser une question à son adversaire d’un jour, pour le déstabiliser.
C’est ce qu’il fait face à Jean-Louis Borloo, lors de l’entre deux tours des élections législatives de 2007, qui a suivi la défaite de Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy. « Monsieur Borloo, vous pouvez répondre par oui ou par non, propose, avec le sourire, l’ex-chef du gouvernement. Pouvez-vous nous dire devant des millions de gens qui nous écoutent qu’il n’y aura pas d’augmentation de la TVA après les élections? »
Une stratégie payante? La réplique embarrassé de celui qui est alors ministre de l’Economie du premier gouvernement Fillon aurait selon les mauvaises langues favorisé un sursaut du PS et coûté le siège à plusieurs dizaines de candidats UMP.

Tel un maître face à son élève

En 2002, déjà, suite à la défaite du PS aux législatives, Laurent Fabius interpelle, en pleine soirée électorale, son adversaire de l’UMP, le lyonnais Dominique Perben, à l’époque garde des Sceaux. « Si des députés UMP proposent des amnisties politico-financières, comment réagira le gouvernement? », demande Laurent Fabius.
Cette manière de provoquer son adversaire semble lui coller à la peau. En mars 2010, face à Eric Woerth, dont le parti vient de perdre les élections régionales, Laurent Fabius s’amuse pour critiquer les éléments de langage des ministres: « Si ce soir, on dit que le scrutin n’est pas une sanction contre l’UMP et le gouvernement, c’est un certain humour », sourit-il.
Et ça marche, ce genre de provocation… Lors du même soir, il débat, entre autres, avec Xavier Bertrand. En parvenant à l’agacer quand il évoque la politique du bouclier fiscal. Réplique du patron de l’UMP: « Vous ne manquez pas de toupet, vous qui avez été à l’origine de l’allègement de la fiscalité des stock-options. » Réponse immédiate de l’intéressé, tel un maître devant son élève: « C’est une contre-vérité. »
Osera-t-il s’en prendre ainsi, ce mardi soir, au chef de l’Etat sortant, qui aimerait, lui, le déstabiliser en soulignant « sa carrière en zigzag »?

PL

28 février 2012

« Solliciter l’avis des Français sur des points secondaires est démagogique »

Lu initialement sur L’Express.fr

Presque tous les candidats à la présidentielle promettent d’organiser des référendums. Pourquoi vouloir demander leur avis aux Français? Les réponses de Yves Sintomer, professeur de sciences politiques et spécialiste de la démocratie participative. 

Presque tous les candidats à la présidentielle proposent l’organisation de référendums. Nicolas Sarkozy, « dès lors qu’il y aura blocage » des corps intermédiaires, François Bayrou sur la vie publique, Dominique de Villepin et Jean-Luc Mélenchon sur l’avenir de l’énergie en France, ainsi que Marine Le Pen.  

François Hollande, quant à lui, pourrait en organiser sur les questions institutionnelles et sur les transferts de souverainetés à l’Europe

Yves Sintomer, professeur de sciences politiques à Paris-VIII et auteur, entre autres, de Pouvoir au Peuple (La Découverte, 2007) et La démocratie participative. Histoires et généalogies (La Découverte, 2011, avec Marie-Hélène Bacqué), se demande pourquoi la classe politique veut solliciter l’avis des Français. 

Le recours au référendum est de plus en plus avancé par les candidats. Est-ce une pratique vraiment à la mode?

De nombreux pays européens de l’ouest, comme l’Allemagne, l’Italie et la Suisse, organisent des référendums, en ouvrant, y compris, la possibilité qu’ils soient d’initiative populaire. C’est lié à la vague de démocratisation, notamment en Europe de l’Est et en Amérique latine.  

Or, en France, on en organise assez rarement depuis le mandat de Georges Pompidou et il n’est toujours pas possible que les citoyens en aient l’initiative. Il y a sans doute là une peur de la perte de contrôle relative qu’implique la décision de soumettre une question au suffrage populaire. 

Pour quelles raisons vouloir solliciter l’avis des Français?

Comme il y a un divorce entre les citoyens et la classe politique, les hommes et femmes politiques tentent de trouver des nouveaux moyens pour communiquer avec eux. Est-ce démagogique? Pas forcément, si le référendum devient un outil régulièrement utilisé et si les questions sont bien posées.  

Ce serait surtout démagogique si où un candidat proposait un référendum de manière purement tactique, comme c’est le cas aujourd’hui avec Nicolas Sarkozy, en sollicitant l’avis des Français sur certains points secondaires et en refusant de le faire pour des questions plus fondamentales

Cela peut prouver une défiance des politiques vis-à-vis des corps intermédiaires, aussi. Un référendum de type plébiscitaire vise à contourner le Parlement et les partis politiques, comme le montre l’action de Napoléon III ou de Charles de Gaulle.  

Dans certains cas, il peut aussi viser à contourner des blocages syndicaux ou corporatifs. Mais dans le cas du président actuel, qui a eu les moyens de faire adopter les mesures qu’il souhaite par une Assemblée qu’il contrôle, il ne s’agit pas de la même logique. 

Je pense que les pratiques référendaires vont se développer dans les prochaines années, et notamment en France. Avec la réforme de 2008, on ne va pas assez loin, car ce sont les parlementaires plus que les citoyens qui en ont l’initiative – et la réforme est, de plus, restée pendant longtemps lettre morte, faute de loi organique précisant les modalités de son application

Peut-on interroger les Français sur tous les sujets?

Si la pratique dans un pays est rare, comme en France, il est plus pertinent de proposer des référendums sur des textes d’orientation politique générale, des questions d’ordre constitutionnel, en bref, sur de grands enjeux.  

Lorsque la votation directe des citoyens est plus fréquente, comme en Suisse ou dans les Länder allemands, des sujets plus ordinaires peuvent aussi être proposés.  

Il est cependant préférable que la constitutionnalité de la question posée soit vérifiée pour éviter des propositions qui ne respecteraient pas les droits fondamentaux (c’est d’ailleurs le cas en Italie ou en Allemagne).  

De ce point de vue, une décision référendaire et une décision parlementaire doivent être logées à la même enseigne. 

PL

20 février 2012

« La France n’appartient pas à la droite »

Publié par canarddeletang dans Elections, president de la Republique, PS, UMP

Interview initialement publiée sur L’Express.fr

Nicolas Sarkozy accuse François Hollande de « ne pas aimer la France ». Une résurrection du concept de « l’Anti-France »? Non, selon le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite. Analyse. 

Nicolas Sarkozy a accusé, ce dimanche à Marseille, son adversaire socialiste de « ne pas aimer la France ». Réplique immédiate du PS: le candidat-président est « prêt à tout pour se maintenir au pouvoir. (…) Il n’a pas hésité à user de la thématique éculée de ‘l’anti-France’ », accuse Victorin Lurel, le député guadeloupéen, responsable du pôle outre-mer de la campagne de François Hollande.

Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême-droite revient sur le thème de l’anti-France et sur le discours du chef de l’Etat, candidat à la présidentielle. 

Nicolas Sarkozy a-t-il effectivement évoqué le thème de l’anti-France, ce dimanche?

Non, il faut distinguer « l’anti-France » et la désignation de ceux qui n’aiment pas la France. L’anti-France, c’est spécifique à l’extrême-droite: il s’agit de désigner un groupe religieux ou ethnique, auteur d’un complot contre la nation.

Victorin Lurel interprète de manière excessive les déclarations de Nicolas Sarkozy. Il ne faut pas entrer dans la caricature, la surenchère. C’est ce qu’a d’ailleurs expliqué François Hollande, après le meeting de Marseille. (Sur BFMTV, dimanche soir, NDLR: « Ce n’est pas parce qu’il y en a un qui veut vous chercher dans la cour de récréation que vous êtes obligé d’aller le suivre dans ce pugilat. Je m’y refuse. »)

On peut parler de la France, on peut débattre. Mais il peut y avoir plusieurs conceptions de la France. Il n’y a pas que celle de la droite. La France ne lui appartient pas.

Pourquoi le chef de l’Etat a-t-il expliqué, sans le citer, que le candidat du PS « n’aimait pas la France »?

Le président de la République a été très clivant. Peut-être parce que l’UMP n’a rien d’autre pour mobiliser. Cela fonctionne, mais montre un certain désarroi. C’est éculé. La droite a la manie d’accuser la gauche de trahison et de ne pas savoir représenter la France depuis les années 20. En 1981, la droite craignait l’arrivée des chars soviétiques sur la place de la Concorde.

Le discours du Front national ressemble de plus en plus à celui de l’UMP, fustige Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle du Front de gauche…

Non, les programmes se distinguent: le président de la République ne souhaite pas, a-t-il dit à Marseille, l’immigration zéro, comme le prône Marine Le Pen.

Mais c’est vrai qu’il existe un discours, à l’UMP, qui vise à attirer des électeurs frontistes. Comment? En proposant, par exemple, d’organiser des référendums, en rappelant aussi les racines chrétiennes de la France, ou encore en proposant d’instaurer une dose de proportionnelle « à la marge« .

Sur ce dernier point, cela ne sert à rien, je pense. En 1986, 35 députés FN sont entrés à l’Assemblée nationale mais ils n’avaient pas de marge de manoeuvre. Je crois que le chef de l’Etat a pensé au piège suivant: enfermer le parti de Marine Le Pen et le confiner dans un parti contestataire.

PL

16 février 2012

Sur quoi le président de la République pourra-t-il faire campagne?

Publié par canarddeletang dans Elections, politique francaise, president de la Republique, UMP

Lu intialement sur L’Express.fr

Nicolas Sarkozy est officiellement candidat à sa réélection. En difficulté dans les sondages, sur quels thèmes de son bilan peut-il encore s’appuyer? 

Ca y est, Nicolas Sarkozy a (enfin) annoncé sa candidature. Reste une question: sur quels thèmes peut-il faire campagne avant le premier tour, pour rattraper son adversaire François Hollande, en tête de tous les sondages?  

« Pour un sortant, estime Frédéric Dabi de l’Ifop, un bilan est difficile à gérer. » Et il est, selon les enquêtes, « mal-aimé ». En particulier, sur les questions économiques et sociales: résultats faibles sur le chômage, promesses non tenues en termes de pouvoir d’achat (le fameux « travailler plus pour gagner plus »)…  

« Il peut faire campagne sur ces thématiques, analyse Jérôme Fourquet de l’Ifop, mais pour dire quoi? Ce sont les priorités des Français et ces derniers jugent François Hollande plus crédible. » En effet, selon 51% des interrogés dans l’enquête de l’institut, en février, le candidat socialiste est le plus capable de mener une politique sociale (contre 17% pour Nicolas Sarkozy et 32% qui répondent « ni l’un ni l’autre »).  

« Président protecteur, ça ne marche plus »

Que peut-il faire, alors? « Faire en sorte que les priorités des Français changent, souffle Jean-Daniel Lévy, d’Harris Interactive, et ne plus être un président gestionnaire mais celui qui pourra sauver le pays en danger. »  

Et c’est justement ce qu’il a fait, mercredi soir, sur le plateau de TF1, se comparant à « un capitaine » qui ne veut pas « abandonner le navire »: « Il faut que les Français comprennent que si la France est forte, ils seront protégés », souffle le candidat de la majorité.  

Défendre ses concitoyens va être son leitmotiv: « Je veux, a-t-il dit, par exemple, mercredi soir, « protéger les chômeurs en leur permettant de trouver un emploi ». 

Mais se positionner en tant que président bouclier contre les crises mondiales, est-ce vraiment une bonne solution? « Non, ça ne marche plus depuis la perte du triple A, répond Jean-Daniel Lévy. Il y a donc un paradoxe puisque on le juge plutôt capable de répondre à la crise au niveau international. 

Jérôme Sainte-Marie de CSA, interrogé par Le Parisien de ce mercredi, pense au conflit entre Israël et l’Iran. « Face à un risque de guerre, dit-il, l’opinion se rassemble derrière le chef de l’Etat. »  

L’enquête de l’Ifop montre justement que l’actuel hôte de l’Elysée est perçu comme étant plus capable de défendre les intérêts de la France à l’étranger. « Mais cela ne sert à rien, croit savoir Jérôme Fourquet, sa position tranchée vis-à-vis de la Libye ne lui a pas permis, par exemple, d’améliorer sa popularité. » 

« Sur la délinquance, jugé plus crédible que Hollande »

Dans le détail, en revanche, certaines réformes ont trouvé grâce aux yeux des Français. Le sondeur Frédéric Dabi cite la réforme des retraites - »malgré tout »-, la réforme sur l’autonomie des universités et sur les régimes spéciaux.  

Et qu’a cité de son bilan le candidat-président de la République devant Laurence Ferrari? La « réduction des dépenses » mais aussi la réforme des retraites et l’autonomie des universités. 

Et sur tout ce qui touche à l’insécurité, à la délinquance? Les Français le trouvent plus à même de lutter contre ce fléau de la société par rapport à François Hollande. « Mais si on le juge seul, on s’aperçoit que sa crédibilité sur ce thème a baissé de 35 points en cinq ans », explique Jérôme Fourquet qui parle de « désamour ». Du coup, Sarkozy n’en a pas parlé, sur TF1. 

C’est pourtant un domaine cher à l’électorat de droite. Un secteur de l’opinion qu’il tente de récupérer en 2012, comme l’a déjà montré son interview au Figaro Magazine.  

« Il s’est adressé à l’ensemble de l’électorat de droite et pas seulement aux sympathisants du Front national ou de la droite dure, explique Jérôme Fourquet. A la droite traditionnelle et catholique sur les questions de l’euthanasie, ainsi que sur le droit de vote aux étrangers et le mariage aux couples de mêmes sexes. » A la droite humaniste, aussi, favorable  » à la valorisation du travail. »  

Mais quand Laurence Ferrari lui pose la question, Nicolas Sarkozy botte en touche: « Je veux m’adresser à tous les Français. » Il a, a-t-il glissé, « quelque chose » à leur « dire ». 

PL

16 février 2012

La candidature Sarkozy vue d’Allemagne: « Un marin fatigué »

Lu initalement sur L’Express.fr

Le chef de l’Etat a annoncé, ce mercredi soir, sa candidature à sa rééléction. La presse allemande, dont le pays sert de modèle à Nicolas Sarkozy, n’a pas oublié de commenter l’information qui « n’était pas une surprise ». 

Nicolas Sarkozy avait reçu le soutien suprême d’Angela Merkel. En direct de l’Elysée. Puis à la télévision, sur France 2 et la ZDF. Seulement ce mercredi soir, sur la Une, il n’a pas cité la chancelière, comme le souligne le quotidien régional Stuttgarter Zeitung. Pas plus que l’Allemagne, dont il n’a cessé, ces dernières semaines, de vanter le modèle social.  

Il est vrai qu’en France, le chômage a explosé durant son mandat. Et, du coup, ses compatriotes ne le croient plus capable, pense ce journal de Bade-Wurtemberg, de faire remonter l’emploi. C’était pourtant « l’une de ses promesses de 2007″ (« le travailler plus pour gagner plus »). Selon le quotidien de gauche, Die Tageszeitung (Die « TAZ« ), le candidat de la majorité ne pouvait les évoquer. Nicolas Sarkozy a préféré insisté sur son rôle dans le « management de la crise » mondiale.  

Passer pour le président dans la tempête… Nicolas Sarkozy s’est, en effet, présenté comme « le capitaine qui ne voulait pas quitter le navire ». D’où le titre, un brin moqueur du quotidien de Bavière, Die Süddeutsche Zeitung: « Captain Fatigué reste à bord »

Mais ce dernier « a un problème d’image », souligne « Die TAZ« : ce quotidien de gauche rappelle aussi qu’il est « un ami de Martin Bouygues », l’actionnaire de la chaîne -TF1- qui l’a accueilli. Et l’hôte de l’Elysée, écrit le journaliste allemand, est perçu comme un « président des riches ». Un surnom également employé par Die Süddeutschezeitung.  

« Il a déjà connu la défaite »

« Personne n’y croit à sa promesse de référendums « , poursuit le journaliste munichois. Comme la presse française, les journaux allemands se montrent ainsi assez critiques vis-à-vis de « l’omniprésident » -terme utilisé par Der Spiegel sur son site Web, comme titre au « dossier » Sarkozy.  

La Stuttgarter Zeitung relève d’ailleurs une citation du rédacteur en chef du Figaro: « Il ne lui reste plus que deux mois pour inverser la tendance. » Ce qui, pour le journaliste allemand, laisse penser que le quotidien conservateur serait lui aussi gagné par le défaitisme. 

C’est justement pour rattraper son retard sur son adversaire principal, François Hollande, que Nicolas Sarkozy a annoncé sa candidature plus tôt que prévu, analyse La Tageszeitung

Manque de bol, il a été obligé d’ « attendre 10 minutes avant de se faire interroger » par Laurence Ferrari (l’interview a débuté à 20h07), relève « Le journal économique Handelsblatt, qui titre son article en Français (« Oui, je suis candidat »). Pire il a dû regarder un reportage sur le meeting de François Hollande, à Rouen, ce qui « a dû lui sembler long ». 

Perdue d’avance, la bataille? Die Berliner Zeitung remonte le temps pour expliquer que l’actuel hôte de l’Elysée a déjà connu la défaite: en 1995, quand il avait décidé de soutenir Balladur. Sauf que le Premier ministre d’alors avait le vent en poupe dans les sondages, au moment de se présenter…  

PL

13 février 2012

Le nucléaire monte en pression dans la campagne

Lu initialement sur L’Express.fr

Depuis la visite de Nicolas Sarkozy à Fessenheim, l’avenir de la filière nucléaire redevient un enjeu de l’élection présidentielle. Les annonces d’Eric Besson sur la prolongation des centrales renforcent ce sentiment de politisation. 

En un week-end, le débat sur le nucléaire est revenu sur le devant de la scène. Eric Besson a plaidé, ce samedi, pour une prolongation de la durée de vie des centrales à plus de 40 ans. C’est l’une des propositions d’un rapport sur l’avenir du paysage énergétique d’ici à 2050 qui lui a été remis ce lundi. 

Cette annonce gouvernementale intervient au lendemain de la visite du chef de l’Etat à Fessenheim. Un déplacement qui a permis à Nicolas Sarkozy de réitérer la promesse de ne pas fermer, en cas de réélection, la centrale alsacienne, la plus vieille de France. 

« Ce n’est pas une surprise, relativise Sergio Coronado, le directeur de la communication d’Eva Joly. Le président de la République défend à l’aise, et comme prévu, l’industrie nucléaire, vendue comme pas chère et sûre. » 

Se différencier du Parti socialiste

Mais pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il choisi de relancer ce débat à ce moment précis? S’agirait-il pour le chef de l’Etat, pas encore candidat, de se différencier de François Hollande. Favorable à la fermeture de Fessenheim, le candidat socialiste avait paru embarrassé en novembre par plusieurs désaccords avec les alliés écologistes. 

Revenant ce samedi à la charge, Eric Besson a déclaré que le programme du candidat PS, partisan, selon lui, de « la sortie du nucléaire », allait provoquer une hausse des prix de l’électricité. Ce qu’a démenti, aussitôt, François Brottes, chargé des questions énergétiques auprès du candidat socialiste. 

La contexte de la visite présidentielle, en tout cas, surprend le PS, pas loin d’y voir une provocation. « Venir en Alsace juste après un pic de consommation de l’énergie, c’est indécent, soupire François Brottes. On a dû importer de l’énergie de l’Allemagne, car la filière du nucléaire ne fonctionne pas en en cas de record de consommation. »  

Cette visite intervient aussi quelques jours après la publication du rapport de la Cour des comptes sur les centrales nucléaires. Qui a donc précédé celui d’Eric Besson. Mais c’est « un pur hasard, selon un membre du cabinet du ministre de l’Energie, car le rapport a été commandé en octobre 2011″. 

Les esprits chagrins ne manqueront pourtant pas d’y voir une manière de critiquer la baisse de la part du nucléaire de 75% à 50% en 2030 dans la consommation d’électricité, mesure prônée par le candidat PS. « Pas du tout, répond l’entourage du ministre, il fallait mettre sur la table des éléments d’expertise dans le cadre d’un débat au Parlement, prévu pour 2013. » 

Le nucléaire, quatrième crainte des Français

L’accident de Fukushima, survenu il y a un an, reste évidemment dans toutes les têtes. « On fêtera le 11 mars le premier anniversaire de l’explosion », relève Sergio Coronado. 

Le débat sur l’énergie est-il pour autant devenu une priorité des Français? « La transition énergétique concerne les Français et les intéresse », avance le socialiste François Brottes, qui veut ouvrir un débat en cas d’élection en mai 2012, sur l’avenir du mix énergétique, sur les consommations d’énergie à réaliser

Le baromètre 2012 de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire lui donne raison. Le nucléaire est devenu, en 2011, la quatrième crainte des Français derrière le chômage et la misère. L’année passée, il était classé en 9e position.  

PL

10 février 2012

Pourquoi Hollande ne va-t-il pas hors des frontières de l’Europe?

Publié par canarddeletang dans Allemagne, Elections, international, president de la Republique, UMP

Lu intialement sur L’Express.fr

François Hollande fait le tour des capitales européennes. Mais il ne se déplace pas au-delà. Alors, pour nouer des contacts, le candidat envoie des « ambassadeurs » au Moyen-Orient ou aux Etats-Unis. Pourquoi ne pas y aller lui-même? 

Laurent Fabius, missionné par François Hollande, s’est rendu, début février, en Israël, dans les Territoires palestiniens où il a pu converser avec Mahmoud Abbas sur la colonisation. Il a aussi rencontré des responsables libanais, durant son séjour à Beyrouth entre les 2 et 3 février.  

Mais ce n’est pas tout: l’ex-Premier ministre s’apprête bientôt à repartir en Asie, écrit, ce vendredi, Libération. Qui ajoute que Pierre Moscovici, le directeur de campagne du candidat socialiste, se rendra aux Etats-Unis. « En mars », précise l’entourage de François Hollande. Il y rencontrera Joe Biden et Hillary Clinton, histoire de nouer des contacts.  

Mais pourquoi le candidat PS, en quête de stature internationale, ne se déplace-t-il pas lui-même? « La campagne est dense et intense, répond Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, et il y a une juste répartition des tâches. Hollande se concentre sur la rencontre des Français. » 

Au Parti socialiste, on réplique aussi qu’il ira peut-être au Maghreb le mois prochain. Mais hormis ce déplacement encore incertain, rien d’autre, pour l’instant, au-delà des frontières de l’Europe. « La crise économique, sociale, financière est profonde et elle est liée à la question européenne », explique la porte-parole.  

Au programme, donc: un voyage à Londres, le 29 février, puis au Danemark et en Pologne, en mars. Doit-il voyager dans chaque pays européen? En tout cas, il ne se déplacera pas en Suisse, a confié, récemment, Pierre Moscovici. 

Le candidat socialiste s’est déjà rendu à Bruxelles, à Rome, à Madrid, ainsi qu’à Berlin. 

Berlin et Chicago, premiers déplacements en cas de victoire

Il a assisté, là-bas, à une réunion des sociaux-démocrates du SPD. Sans rencontrer Angela Merkel, à son plus grand regret. Il compte en effet la voir avant le premier tour, comme elle avait reçu la candidate socialiste de 2007, Ségolène Royal. Voeu pieu, pour l’instant, puisque la chancelière, interrogée lundi dernier avec le chef de l’Etat sur France 2 et la ZDF, a expliqué que ce n’était pas à l’ordre du jour.  

Depuis plusieurs mois, François Hollande et son équipe de campagne s’activent pour organiser des voyages à l’étranger. Or, souvent, ses projets de déplacement tombent à l’eau. Ou sont repoussés à plus tard advitam eternam: au Québec, en Asie, par exemple.  

Manque d’argent, manque de temps? Pas seulement. S’il avait décidé de se rendre aux Etats-Unis, par exemple, ses opposants auraient pu lui faire remarquer qu’il n’avait pu échanger avec le président des Etats-Unis. « Nous ne sommes pas guidés par ce genre d’analyse », répond Najat Vallaud-Belkacem. 

En tout cas, le candidat PS devra attendre son éventuelle victoire pour quitter le sol européen: il a déjà prévu de s’envoler vers Chicago, après un voyage post-victoire à Berlin. Comme un certain Nicolas Sarkozy. 

PL

8 février 2012

Sur le Web, l’équipe de Bayrou distribue les bons points

Publié par canarddeletang dans Elections, Modem-centre, president de la Republique

Lu initialement sur L’Express.fr

L’équipe de campagne de François Bayrou a inauguré, ce mardi après-midi, une nouvelle plate-forme du site Web du candidat MoDem. L’idée? Attirer des militants en un clic, leur suggérer des tâches de campagne à accomplir pour gagner des points. Et soutenir le président du Mouvement démocrate. 

Face aux grosses machines de l’UMP ou du PS, le candidat du Mouvement démocrate compte bien asseoir son autorité sur la Toile. Il a, jure le porte-parole Yann Wehrling, une « culture numérique ». Qu’il veut partager avec tous ceux qui seraient susceptibles de le suivre. D’où la nouvelle plateforme sur le Net qui invite n’importe quelle personne à se mobiliser, à agir pour la campagne du candidat Bayrou.  

Le site de campagne de François Bayrou

Capture écran du site de campagne de BayrouCapture écran du site de campagne de Bayrou

L’EXPRESS.fr

Il s’agit de faire des actions, de réaliser des tâches, même infimes. « Participer à une séance de tractage, confirmer sa présence à un meeting ou faire un don suffit », glisse Matthieu Lamarre, chef de la stratégie Web de Bayrou, qui occupe sept salariés à plein temps, sans compter les bénévoles.  

Et pour inciter les gens à militer -devant son PC ou sur son i-Phone, grâce à l’application « Bayrou 2012″, née mardi après-midi, ou carrément sur un marché en plein air-, le MoDem a vu grand. Il promeut le militantisme en un clic… comme le PS

Sauf que le parti centriste distribue, comme à l’école primaire, des bons points. Pardon, « des décibels », puisqu’il convient de « faire du bruit, de faire entendre sa voix », selon les mots du responsable de la communication du Mouvement démocrate, Jean-François Martins. 

« Partis provisoirement principaux »

Mais un nouveau venu peut très bien gagner des points, sans rien faire, par la suite. Le risque existe. Au Modem, on n’est pas dupe mais on en a cure. « On veut se contenter du déclaratif. » Untel déclare imprimer un tract, le Modem lui fait confiance. Ce parti n’est donc pas comme Saint Thomas: il ne croit pas que ce qu’il voit? Pas la peine, précise Mathieu Lamarre, de « jouer les contrôleurs ». 

Cela peut-il marcher? « On verra au soir du premier tour », sourit Jean-François Martins, qui l’assure: non, François Bayrou ne s’est pas fixé d’objectifs quant aux nombres de ‘coopérateurs’. L’idée, c’est juste d’attirer « des citoyens non encartés qui veulent aider mais sans, forcément, devenir adhérents. »  

Le côté ludique n’empêche pas de rester dans l’action politique traditionnelle, assure le mouvement centriste. Qui refuse, foi de Jean-François Martins, « d’entrer en guerre des deux clans« , celui des « partis provisoirement principaux », comme le veut l’adage bayrouiste. « Nous sommes au dessus de la mêlée, glisse le responsable de la communication, car cela ne fait pas avancer le débat d’idées ».  

N’attendez donc pas de vidéos comiques, comme le clip socialiste sur l’égalité. Ni de parodie sur le style d’Europe Ecologie-Les Verts pour faire le buzz. Pas pour le moment, en tout cas. 

PL

7 février 2012

Merkel, supporter en chef de Sarkozy

Publié par canarddeletang dans Allemagne, Elections, international, president de la Republique, PS, UMP

 

 

 

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont accordé un entretien croisé à France 2 et la ZDF ce lundi. Une leçon: la chancelière allemande soutient totalement le futur candidat de l’UMP et critique frontalement François Hollande. 

Lu initialement sur L’Express.fr

Si Nicolas Sarkozy avait un fan-club, Angela Merkel pourrait le diriger, sans problème. Du moins, c’est ce qui ressort de l’entretien d’une vingtaine de minutes des deux dirigeants, diffusé sur France 2 et la chaîne publique ZDF. 

La chancelière allemande n’a cessé de défendre le chef de l’Etat, embourbé dans les sondages à quelques semaines de la présidentielle. Ce qui, d’ailleurs, lui semble normal: « Nous sommes de la même famille politique« , souligne-t-elle. Logique, aussi, selon elle, car Nicolas Sarkozy l’avait soutenue pour sa campagne, avant le début de son deuxième mandat, en 2009. Du coup, pour lui rendre la pareille, elle a confirmé qu’elle défendrait le président de la République, « quoi qu’il fasse » dans les prochaines semaines. En somme, pour souligner que Nicolas Sarkozy ne s’est pas encore présenté. 

Ainsi Angela Merkel s’immisce-t-elle dans la campagne politique française. Et elle va même plus loin. Devant les deux journalistes, David Pujadas pour France 2 et son homologue allemand de la ZDF, elle s’en est prise à François Hollande. Le candidat socialiste souhaitait rencontrer la chancelière allemande avant le premier tour de la présidentielle? Peine perdue: Angie, comme on la surnomme outre-Rhin, a rappelé que cette entrevue n’était pas « prévue », ni à l’ordre du jour.  

Obama et Royal oui, mais pas Hollande

Le journaliste allemand qui lui a posé la question, lui avait pourtant rappelé qu’avant le début de son mandat, elle avait rencontré Ségolène Royal, la candidate socialiste d’alors, mais aussi le représentant de la famille des démocrates et futur président des Etats-Unis, Barack Obama. 

Réplique de la chancelière: « Nicolas Sarkozy n’a pas non plus reçu le chef de l’opposition social-démocrate, Frank-Walter Steinmeier. »  

Du coup, cela oblige François Hollande à la rencontrer après son éventuelle élection. Et ça coince, là aussi, au grand plaisir de Nicolas Sarkozy: le candidat PS veut renégocier, a-t-il redit sur Twitter, aujourd’hui, juste après le 14ème Conseil des ministres franco-allemand, « le Traité européen », pour y ajouter une partie sur la croissance en Europe? Fin de non-recevoir de la part d’Angie. Qui lui répond en prenant l’exemple turc: « Quand je suis arrivée à la chancellerie, je ne voulais pas poursuivre les pourparlers avec la Turquie sur l’adhésion à l’Union européenne, défendus par mon prédécesseur » Schröder. Elle n’avait pas eu le choix. 

Et là, c’est pareil. Les 26 chefs d’Etat et de gouvernement se sont mis d’accord sur un pacte de stabilité financière. Point barre. Nicolas Sarkozy peut donc jubiler… 

PL

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