le Canard de l’Etang

11 avril 2012

Les sondages de la campagne les plus drôles

Lu initialement sur L’Express.fr

Choix électoral des Français en fonction de leurs pratiques sexuelles ou de leur consommation de pain, le candidat préféré pour partir en vacances… Les sondages insolites ne manquent pas durant cette campagne. 

Il n’y a pas que les intentions de vote que les instituts de sondages scrutent de près. Ce jeudi, deux études ont de quoi laisser pantois. 

Tout d’abord, les lecteurs de Direct Matin ont pu découvrir, dans le train ou dans le bus, que les Françaises choisiraient, pour faire le ménage, d’abord Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte ouvrière (crédité d’environ 0.5% pour le premier tour) selon Mediaprism pour Le Journal des femmes

Arrive en deuxième position une autre femme, la candidate écologiste Eva Joly, puis en troisième, le candidat du NPA Philippe Poutou. Trois candidats de gauche et d’extrême gauche sont donc plébiscités pour effectuer les tâches ménagères. Les intéressés apprécieront sans doute. 

Les hommes veulent plus que les femmes des vacances avec des politiques

Mais pourquoi publier un tel sondage? « Mediaprism et le Journal des Femmes passent chaque semaine au crible les grands thèmes de la campagne électorale. Parler ‘politique’, c’est l’occasion de débattre, mais aussi de sourire », explique Justine Boivin, du magazine féminin en ligne.  

Autre étude décalé du jour: « avec quel candidat voudriez-vous partir en vacances? » Vous avez envie de savoir? Pas de panique, Voyagermoinscher.com a sollicité OpinionWay. Et c’est François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon qui obtiennent les meilleurs scores (19 et 17%, respectivement).  

On apprend à l’occasion que les hommes sont davantage prêts à partir avec un présidentiable que les femmes. A noter que les 18-24 ans préféreraient le président-candidat pour leurs congés; alors que les séniors, un éléctorat plutôt à droite, choissisent, eux, François Hollande. 

Ce n’est guère la première fois que les instituts de sondage publient ce genre d’enquêtes un peu insolites.  

Exemple: Harris Interactive, pour l’Auto-journal a posé, début mars, la question de l’année:« Et si un candidat était une voiture? » Nicolas Sarkozy serait donc une Porsche 911 (ou un Hummer), François Hollande, une Renault Scenic (voire une Twingo). François Bayrou, lui, est associé à la même Renault que son adversaire socialiste, mais aussi à une Citroën 2 CV. 

La moitié des Français veut que les candidats fassent attention à leur ligne

Encore plus drôle: Opinion Way s’est intéressé, fin mars, au choix électoral des Français en fonction de leurs… pratiques sexuelles. Sans voir de rapport à première vue, on constate que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen sont plus insatisfaits sexuellement. Que les partisans de François Bayrou font moins l’amour que les Français de gauche.  

Opinion Way, encore lui, a aussi sondé début février le choix des électeurs en fonction de leur consommation du pain. Incroyable mais vrai! 

On découvre ainsi, stupéfait (ou pas), que celui qui mange du pain à tous les repas, pour tous les mets, vote plutôt Nicolas Sarkozy (à 30%). Du coup, cela signifie-t-il que les ceux qui en mangent pas ou peu préfèrent François Hollande? Non, pas du tout. L’ »ennemi » de la baguette, tradition française depuis la nuit des temps, veut plutôt glisser un bulletin « Marine Le Pen » dans l’urne. Etrange, non? 

Conceptions de philosophie selon le choix du vote

Les valeurs, les idées… Philosophie Magazine a voulu connaitre, fin février, avec Ipsos, le choix électoral des Français par rapport à leurs conceptions d’ordre général. Les « hollandais » sont un peu plus convaincus que les « sarkozystes » que l’homme est bon (72% contre 66%).  

On est ravi d’apprendre, aussi, que les interrogés souhaitant voter pour le candidat PS sont plus méfiants vis-à-vis des élus que les Français pro-UMP. Et, sans surprise, on lit que les partisans d’un vote à gauche pensent que la priorité du chef de l’Etat concerne le bien-être de la population. Davantage, en tout cas, que la sécurité, priorité des électeurs de droite (néanmoins partagés sur la question).  

Bon, là au moins, on se rapproche un peu plus de politique… 

PL

10 avril 2012

Et Bayrou continua de chuter

François Bayrou, crédité de 9,5% dans deux sondages ce mardi, poursuit sa chute. Les partisans du candidat du Mouvement démocrate en viennent à espérer que, dans l’isoloir, les Français revoient leur choix. 

Lu initialement sur L’Express.fr

 

François Bayrou poursuit sa chute libre. Le premier tour approche et le candidat du MoDem dégringole. Deux sondages d’Ipsos et de l’Ifop, parus ce mardi matin, le créditent de 9,5%. L’homme des 18,5% des voix en 2007 serait-il sur le point de réitérer son score de 2002, soit 6,84%?  

Le Béarnais assure ne pas avoir les yeux rivés sur les enquêtes d’opinion et poursuit sa campagne comme si de rien n’était. Encore ce week-end, il sillonnait l’île de La Réunion, alors que ses concurrents se reposaient pour les fêtes de Pâques. Et, ce mardi, il rencontre des Français à Rouen. 

« Je parle des sujets qui intéressent les Français, au contraire de mes opposants », martèle le candidat centriste, à longueur d’interviews, alors qu’en 2007, il aimait taper sur les instituts de sondage. Parmi ses proches, officiellement, aucune raison de s’inquiéter: « La baisse des sondages, assure la sénatrice centriste, Jacqueline Gourrault, me donne la pêche, me donne encore plus envie de me battre pour mes idées. » 

Mais pourquoi ce candidat, « populaire », selon cette élue du Loir-et-Cher, stagne-t-il ainsi depuis des semaines? « Je ne sais pas », souffle-t-elle, avant d’ajouter, pleine d’espoir: « Il fera un peu plus que ce qu’on lui prédit. » Yann Wehrling, porte-parole du MoDem, abonde en ce sens: « Les Français se décident toujours au dernier moment, les marges d’erreur des sondages sont importantes, et à part Mélenchon, personne ne grimpe vraiment dans les intentions de vote. »  

« Le paradoxe » Bayrou

S’il obtient entre « 12 et 15% », en tout cas, Nicolas Sarkozy, qui a besoin de ses électeurs, pourrait, a-t-il confié en petit comité, le nommer à Matignon ou à un poste de ministre d’Etat. 

Or, pour l’instant, le centriste n’en est plus là. Pierre Albertini, ancien maire de Rouen, pense savoir pourquoi : « On n’a pas réussi à faire comprendre qu’il fallait faire un effort au niveau des finances publiques immédiatement ». « Si d’autres candidats n’avaient pas été dans le déni et avaient évoqué les problèmes économiques de la France, la dette et l’emploi, comme François Bayrou, il aurait été mieux placé dans les sondages », pense Yann Wehrling. La faute des autres, donc? « Il a fait du mieux qu’il a pu », sourit-il. 

Le thème du « produire en France », chère au centriste, a pourtant été abordé dans le débat public: « Oui, je suis d’accord, les propositions du candidat Bayrou sont d’ailleurs appréciés, se réjouit Yann Wehrling, mais c’est vrai que cela ne se voit pas dans les intentions de vote », dit-il, évoquant ainsi un « paradoxe ».  

« Même si les Français veulent entendre la vérité sur les comptes publics, par exemple, précise Jean-Luc Bennahmias, écolo du centre, ils préféreront toujours quelqu’un qui pourra leur dire: ‘je vous promets de dépenser…’ » 

Fatalistes bayrouistes… 

PL

5 avril 2012

Sarkozy progresse dans l’électorat de Bayrou

Lu initialement sur L’Express.fr

Vers qui vont se reporter les électeurs de François Bayrou au premier tour? Il y a quelques semaines, on pouvait répondre François Hollande. Moins maintenant. 

Jean-Pierre Raffarin, comme d’autres avant lui, ne dit pas non à l’éventualité. François Bayrou, Premier ministre de Nicolas Sarkozy? Fin de non-recevoir du centriste: « Je ne me prête à aucune de ces manoeuvres, a-t-il (re)dit, ravi, ce jeudi matin, sur Europe 1.  

Pas grave: ce qui compte, c’est de draguer ses électeurs. Car le président-candidat ne peut l’emporter sans les voix bayrouistes, dont le candidat dégringole dans les sondages: 10% selon la dernière étude de l’institut CSA pour BFMTV et 20 Minutes

En cas de non-qualification, vers qui ces électeurs se tourneraient-ils donc? Au début de l’année, la réponse sautait aux yeux: François Hollande. Depuis, la tendance a changé. Pour Nicolas Sarkozy, ce changement est logique: pour plaire à Jean-Luc Mélenchon, François Hollande serait obligé de gauchiser son discours et donc de se couper de l’électorat centriste.  

Hollande ou Sarkozy?

Selon l’Ifop, fin mars, les électeurs du Béarnais choisissent, en vue du second tour, plus le président-candidat (43%) que le socialiste (32%). A la mi-mars, François Hollande attirait encore davantage les bayrouistes du premier tour: 31% contre 42%. L’écart était, en janvier, encore plus important: les bayrouistes préféraient à 52% l’élu de Corrèze, et à 26%, le président-candidat 

Si l’on se penche sur l’évolution du deuxième choix des électeurs de François Bayrou, toujours d’après l’Ifop, l’écart est assez marquant: près de la moitié des 11,5% des électeurs voulant voter pour le Mouvement démocrate ne sont pas sûrs de leur choix. Et parmi ces derniers, 5% pourraient finalement changer d’avis et voter, le 22 avril, pour le candidat socialiste, contre… 28% pour Nicolas Sarkozy.  

En janvier, la part d’indécis parmi les votants centristes était encore plus importante, mais seulement 14% de ces derniers déclaraient pouvoir, en deuxième choix, glisser un bulletin « Sarkozy » au premier tour, contre 21% pour François Hollande. C’est vrai qu’à l’époque une candidature Dominique de Villepin était d’actualité. L’ancien Premier ministre était le deuxième choix pour 10% de ceux qui déclaraient vouloir voter François Bayrou.  

Bayrouistes indécis

Pour CSA (sondage mi-mars), et OpinionWay (fin mars), François Hollande domine (encore) le match des bayrouistes du premier tour. Mais tout peut basculer. Nicolas Sarkozy est encore derrière, mais il progresse parmi les sympathisans du MoDem.  

Ce que les études successives de l’institut Ipsos démontrent. Début mars, ils étaient 17% à préférer, en vue du second tour, en cas de non-qualification de leur champion, le candidat de droite, 28% fin mars (contre 32% François Hollande), et 32% début avril (contre 40%, encore, pour le candidat de gauche)… 

Le score des indécis reste aussi important. 25% des électeurs bayrouistes pour l’Ifop (selon la dernière enquête de début avril) ne savent pas pour qui voter au second tour. D’après l’étude d’Ipsos du 26 mars, pour France Télévisions et Le Monde, ils étaient 40% (mais 28% début avril).  

Qui va gagner l’élection? Les électeurs de François Bayrou sont partagés… Selon la dernière enquête de BVA, publiée début avril pour Le Parisien, outre les 25% des électeurs bayrouistes sans choix pour le second tour, 37% préfèrent François Hollande, 38% Nicolas Sarkozy.  

Et l’institut CSA, dans son étude du mois d’avril, a demandé aux sympathisants du Modem qui ils voyaient élu président de la République. Réponse: François Hollande à 36%, Sarkozy à 36% et quelqu’un d’autre à 26%. François Bayrou? L’espoir fait vivre… 

PL

4 avril 2012

Hollande-Royal: les piques, et maintenant les retrouvailles

Publié par canarddeletang dans Elections, politique francaise, PS

Lu initialement sur L’Express.fr

Ségolène Royal et François Hollande seront, ce mercredi soir, ensemble à Rennes pour un grand meeting. Depuis l’officialisation de leur rupture, les échanges ont souvent été polis, parfois vachards. Retour sur quelques dates. 

La dernière fois qu’ils sont apparus, ensemble, l’un et l’autre dans un grand meeting, c’était le 29 mars 2007 à Limoges, à quelques semaines du premier tour de la présidentielle. François Hollande soutenait, à l’époque, Ségolène Royal, la candidate. Ce soir, les rôles seront inversés. 

« C’est la manifestation de l’unité des socialistes », a souligné, ce mardi Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande. Une unité qui n’a pas toujours été d’actualité. Surtout entre François Hollande et son ex-compagne depuis leur séparation en 2007.  

« J’étais la cible non seulement des attaques de la droite, mais aussi de celles de mon propre camp », a rappelé Ségolène Royal dans un entretien à VSD: « Chaque fois que je faisais une annonce, deux ou trois responsables du PS prenaient la parole pour la critiquer. » « Je n’imposerai pas à François ce que j’ai subi en 2007 de la part des anciens rivaux », glisse-t-elle aussi à ses proches. 

Retour en arrière

Octobre 2006. François Hollande: « Je suis contre le narcissisme en politique. Je ne crois pas au rapport singulier d’un homme ou d’une femme avec le peuple. Je crois aux idées. » 

François Hollande, alors Premier secrétaire du PS, souhaite se présenter à l’élection présidentielle de 2007, mais ne peut rien contre la popularité croissante de sa campagne Ségolène Royal, qui remportera ensuite la primaire face à Laurent Fabius et DSK. 

Juin 2007. Quand Ségolène Royal annonce-t-elle sa séparation avec François Hollande? Le soir du deuxième tour des élections législatives de 2007, le 17 juin, peu après 22 heures. Et le style du communiqué est âpre: « J’ai demandé à François Hollande de quitter le domicile conjugal. » Le PS est en train de digérer la défaite aux législatives, au même moment son ex-candidate vire le patron du parti. En public. 

Janvier 2008. Ségolène Royal se dévoile encore davantage dans l’émission de Michel Drucker Vivement Dimanche sur France 2, sur sa vie privée: « C’est vrai qu’être trompée, quand ça dure pendant une période comme celle-là, c’est extrêmement difficile. C’est aussi très difficile de mettre fin à vingt-cinq ans de vie, d’avoir pourtant tout fait pour sauver un couple… Ça a été extrêmement dur, et ce qui m’a sauvée, c’est de continuer à penser aux Français qui attendaient que je reste digne. »  

Novembre 2008. François Hollande s’est rangé, lors du Congrès de Reims, censé lui trouver un successeur, à la tête du PS, derrière Bertrand Delanoë. Et non Ségolène Royal, dont la mention arrive finalement en tête. Il la soutient du bout des lèvres. Sa victoire, dit-il, « ne lui permet pas d’être majoritaire » dans le parti. Il incombe aux quatre motions arrivées en tête du vote des militants pour le congrès de Reims de « chercher un rassemblement ». 

Décembre 2008. Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal à l’époque, tacle Martine Aubry au moment de sa prise de fonction après un congrès houleux: « C’est du ‘gloubi-boulga’ à la François Hollande, sans le rassemblement et sans le sourire. »  

De son côté, la présidente de la région Poitou-Charentes n’a aucun mot sur la gestion du parti par son ancien campagnon. Elle prend du recul et laisse ses proches renvoyer dos-à-dos Aubry et Hollande. 

Mai 2009. « Ségolène Royal, elle a été notre candidate, mais elle ne peut pas dire qu’elle est la leader naturelle du PS. La première secrétaire (Martine Aubry) dirait que ce n’est pas tout à fait vrai… »  

François Hollande se prépare à être candidat, mi-2009. L’idée d’une primaire se précise, et l’ex-Premier secrétaire tente de se différencier de ses opposants, en particulier Ségolène Royal. 

Octobre 2011. Ségolène Royal: « Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu’il (François Hollande) aurait réalisée en trente ans de vie politique? Une seule? »  

Campagne des primaires. DSK out, François Hollande a pris l’avantage et domine ses concurrents. Dont la candidate de 2007, Ségolène Royal, loin dans les sondages. La Dame du Poitou est contrainte de se différencier d ses concurrents. Et cogne. 

Octobre 2011. Débat de la primaire socialiste, sur BFMTV. Laurent Joffrin: « Je cite Ségolène Royal ‘François Hollande est un notable. Si on l’écoute c’est ‘dormez braves gens, on ne va pas changer grand-chose’ ». Réplique de l’intéressée: « Nous sommes tous des notables, vous n’arriverez pas à nous diviser. » François Hollande: « J’ai reçu le compliment de Ségolène Royal en direct: ‘Nous sommes tous des notables et nous avons bataillé pour l’être.’ Ségolène Royal conclut: « Mais nous sommes pas tous des cumulards. » 

Janvier 2012.Meeting du Bourget. Le PS diffuse un clip vidéo retraçant l’histoire du PS. Aucune image de Ségolène Royal en 2007. Hollande ne la cite pas non plus pendant sa prise de parole. Elle s’en plaindra publiquement le lendemain. Le clip a depuis été modifié. 

PL

4 avril 2012

En haussant la voix, Bayrou espère remonter la pente

Lu initialement sur L’Express.fr

François Bayrou, le candidat centriste, ne perd pas espoir, malgré la chute des sondages, et hausse le ton contre ses adversaires et le service public. En coulisses, certains soutiens y croient de moins en moins. 

Les jours passent et il ne cesse de dégringoler dans les sondages. François Bayrou, à trois semaines du premier tour, est désormais crédité de 10% selon une étude d’Ipsos, paru ce mardi. Le Béarnais ne semble plus, ainsi, en mesure de se qualifier pour le second tour. C’est pourtant l’un des hommes politiques les plus populaires.  

Comment, alors, expliquer ce paradoxe? « On n’a pas réussi à faire comprendre aux Français qu’il faudra faire des efforts budgétaires immédiatement », souffle Pierre Albertini, membre de l’équipe de campagne du candidat, qui, pourtant, martèle ses propositions avec une réelle constance, depuis sa déclaration de candidature.  

L’entourage du candidat l’assure depuis plusieurs semaines: non, il n’y aura pas de surprise. « Il n’aime pas le buzz », explique Bernard Lehideux, membre de son équipe de campagne. Et, de toute manière, estime l’ex-député-maire de Rouen, Pierre Albertini, « les Français ne comprendraient pas qu’il change de comportement. » Et qu’il fasse, en somme, « comme Nicolas Sarkozy ou François Hollande », toujours en tête des intentions de vote. 

Critiquer le service public

Pourtant, il y a bien du changement. Certes, minime. Certains conseillers, en premier lieu sa plus fidèle lieutenante, Marielle de Sarnez, lui avaient conseillé de se mettre en colère, de hausser le ton. Le président du MoDem lève donc la voix depuis quelques jours. 

Contre France 2, par exemple, au sujet d’un débat entre les 10 candidats (ou leurs représentants) à la présidentielle avant le premier tour.  

« Comment une grande chaîne publique peut-elle organiser plusieurs heures d’antenne, en prime time pour la primaire du PS et rien, en vue du second tour, se demande ainsi, ce mardi, François Bayrou. Excusez-nous, c’est quand même plus important. »  

Celui qui avait dénoncé à outrance les sondages en 2007 pense taper juste. « On pourra ainsi voir quels candidats se dérobent, et ceux qui s’affrontent », s’amuse Bayrou, qui y croit encore. « La confrontation de candidats intéresse les Français, juge Bernard Lehideux, France 2 a réuni 6 candidats sur un plateau. Quatre personnes de plus, c’est possible, on peut trouver une solution. »  

Moralisation de la vie politique

Cela peut-il, pour autant, changer la donne? Au MoDem, on sait qu’il en faudra un peu plus: « Un débat peut nous permettre de grappiller un ou deux points, guère plus », glisse Albertini.  

Autre cible du Modem? Libération, coupable d’avoir fait une Une, ce lundi, trop ironique sur « l’homme seul ». Le fond orange, sans rien d’autre en première page, a irrité plus d’un militant. Ce qui a poussé l’équipe Web à réaliser, le jour même, en soirée, une parodie de cette Une, publiée sur le site du candidat, en évoquant la « sarkhollandisation » de la campagne.  

Sur le fond, en revanche, pas de changement. François Bayrou veut creuser les mêmes mesures, toujours. Comme sur la moralisation de la vie politique qu’il entend mener dès son élection par un référendum. Faut-il, encore, qu’il parvienne aux portes de l’Elysée, ne serait-ce qu’en se rapprochant du second tour. 

PL

2 avril 2012

Merkel prête à s’entendre avec Hollande sur le traité européen?

Publié par canarddeletang dans Allemagne, Economie, Elections, president de la Republique, PS

Lu initialement sur L’Express.fr

Selon Jean-Marc Ayrault, l’équipe de François Hollande aurait noué des contacts avec l’entourage de la chancelière pour envisager l’ajout d’une annexe au nouveau traité européen. Mais rien n’est fait, loin de là. 

Et si Angela Merkel avait changé d’avis? Selon Der Spiegel, la chancelière serait prête à envisager l’ajout d’une annexe au traité européen de stabilité concernant la croissance. Exactement ce que défend François Hollande.  

Cité par le journal allemand, Jean-Marc Ayrault le confirme du bout des lèvres: « Il n’y a pas de contacts officiels entre le PS et la chancellerie ». Mais plutôt de manière officieuse, entre « conseillers » qui s’échangent quelques « messages ».  

Le conseiller du candidat du PS refuse, pour l’instant, d’en dire plus. Mais assure, à L’Express, qu’Angie se montre « réaliste », compte tenu des chances réelles de François Hollande d’accéder à l’Elysée, en dépit du resserrement des courbes des sondages des deux favoris. Angela préfère toujours la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais son équipe se prépare à un éventuel changement de président. « Certains, parmi ses conseillers, sont pragmatiques », veut croire le germanophone Ayrault. 

Une « annexe » sur la croissance

Un proche du candidat PS, cité par un journaliste du Nouvel Obs’, veut également y croire: « On ne touche pas au traité lui-même, et en particulier aux clauses concernant l’automaticité des sanctions et la réduction des déficits, souffle ce proche de François Hollande, mais on ajoute une annexe ou un protocole (les deux ayant valeur juridique) concernant la croissance (avec, par exemple, la création d’euro-obligations pour financer de grands chantiers européens) ».  

Les hollandais misent beaucoup sur une inflexion de la position d’Angela Merkel avant le premier tour, ce qui est loin d’être acquis. Une telle issue permettrait de désavouer les cadres de l’UMP, qui n’ont cessé d’accuser la supposée inconséquence de François Hollande.  

PL

30 mars 2012

Bayrou de plus en plus cajolé par a droite

Publié par canarddeletang dans Elections, Modem-centre, president de la Republique, UMP

Lu initialement sur L’Express.fr

La majorité présidentielle ne cesse de faire des appels du pied au candidat du Modem, qui stagne dans les sondages, en vue du second tour. François Bayrou va-t-il, pour autant, se décider? Rien n’est moins sûr… 

François Bayrou perd des points dans les sondages. Le troisième homme de 2007 ne parvient plus à dépasser, pour l’instant, les 13% d’intentions de vote. Mais, paradoxe, il reste populaire dans les enquêtes d’opinions. Encore mieux: il gagnerait à tous les coups, face à Hollande ou Sarkozy, au second tour de la présidentielle.  

Comme ce scénario semble désormais improbable, ses adversaires commencent à lui lancer des fleurs. Pas François Hollande qui a plutôt l’oeil rivé sur sa gauche et sur Jean-Luc Mélenchon, qui monte, qui monte. Mais ses opposants de la majorité qui tentent de le draguer, lui et ses électeurs, en vue du second tour.  

Comme Valérie Pécresse, qui a laissé entendre que l’élu du Béarn pourrait devenir le successeur de François Fillon en cas de réélection de Nicolas Sarkozy. A-t-elle suivi les conseils d’Edouard Balladur? « C’est une erreur de laisser entendre que Juppé peut devenir Premier ministre. Il n’apporte pas une voix à Sarkozy, aurait expliqué Balladur, selon Le Canard enchaîné. Entre les deux tours, il faut clairement laisser entendre aux électeurs centristes que Bayrou ira à Matignon. C’est notre seule chance de gagner. »  

« C’est la même équation qu’en 2007 mais la différence cette année, c’est que François Bayrou fera nettement moins bien au premier tour, renchérit un ministre en exercice. Et donc, il n’aura pas d’autre choix que d’appeler à voter pour Nicolas Sarkozy. » Car, souffle François Fillon, ce mercredi sur France Inter, le candidat MoDem « représente un courant de pensée proche de celui de la majorité » et le centre et l’UMP ne doivent « rien commettre d’irréparable » pour pouvoir discuter après le premier tour. 

Sarkozy ne s’inquiète pas

En juillet dernier, le député béarnais avait confié, à quelques journalistes, qu’il était prêt à prendre ses responsabilités pour la présidentielle. Et donc, à donner une consigne de vote? Rien n’est moins sûr. Depuis, il a reculé sur cette question. Cela risquerait de le décrédibiliser. Car s’il appelle, à titre personnel, par exemple, à voter pour le candidat de droite, la gauche raillerait son positionnement de centre-droit. Et vice-versa.  

Et comment l’auteur d’Abus de pouvoir en 2009, pamphlet contre l’actuel hôte de l’Elysée, qui ne cesse, par ailleurs, de critiquer le programme de François Hollande, peut-il décider entre ces deux favoris de l’élection?  

« Il ne se trompera pas, il n’est pas socialiste », veut croire Alain Juppé, pourtant critique sur sa décision de poursuivre la campagne malgré la tuerie de Toulouse. L’un des membres de son équipe de campagne, Jean Arthuis, abonde en ce sens, dans un entretien accordé à Mediapart: « Il y a des positions à gauche qui sont difficilement compatibles, mais il faut qu’on en discute. »  

Selon Le Canard enchaîné de cette semaine, Nicolas Sarkozy, de toute façon, ne s’inquiéterait pas: « La montée de Mélenchon va obliger Hollande à courir derrière lui. Plus Mélenchon sera fort au premier tour, moins Hollande le sera au second tour. Effrayé par la gauche, l’électorat de Bayrou viendra vers moi en masse. »  

Nicolas Sarkozy, qui a besoin d’un report de voix pour battre Hollande au second tour, insiste. Via l’humour: A Elancourt, dans les Yvelines, le président-candidat a expliqué ce mercredi qu’on disait de lui qu’il était d’extrême droite. Puis d’extrême gauche: « Comme la terre est ronde, on me dira bientôt du centre. »  

Pourtant,selon une récente enquête de la TNS-Sofres, 47% des électeurs de François Bayrou voteraient Hollande, et seulement 33% Sarkozy.  

PL

29 mars 2012

Candidats, comment ne pas perdre le fil de votre campagne?

Publié par canarddeletang dans Non classé

 Tous les prétendants à l’Elysée se posent cette question: comment garder la main sur l’agenda médiatique, comment réussir à faire parler d’eux? 

Lu initialement  sur L’express.fr

« Comment tourner la page » des tueries de Toulouse et de Montauban, s’est demandé Nicolas Sarkozy, mardi soir à Nantes. Comment passer à autre chose et (re)prendre la main sur l’agenda médiatique dans cette campagne? La question se pose pour chaque candidat.  

Forcément, la séquence qui a suivi le drame a été réservée aux thématiques chères à la droite: la sécurité et l’anti-terrorisme. Aussi Nicolas Sarkozy ne s’est-il pas privé, notamment mercredi à Elancourt (Yvelines), de critiquer son adversaire du PS, accusé de laxisme.  

François Hollande, du coup, ne devait pas perdre le fil de la campagne. Il lui fallait aborder la sécurité, pour répliquer à son concurrent d’en face. Oui, les socialistes sont compétents pour gérer la sécurité de la France, ont tenu à rappeler les ténors socialistes.  

Surprendre

Mais, le mieux, pour se faire entendre, quand même? Evoquer son domaine de prédilection… La sécurité, pour Sarkozy, donc. Et le « social », pour le PS: « Les enjeux de sécurité doivent être discutés, explique Marisol Touraine, responsable des questions sociales pour le candidat du PS. Mais cela ne peut effacer les préoccupations majeures des Français, que sont l’emploi et le pouvoir d’achat. » Elle songe aux priorités des Français, qui n’ont pas évolué avec les récents drames

Le candidat du Modem, lui, ne dirait pas autre chose. François Bayrou veut s’adresser au plus grand nombre. Evoquer les « thèmes qui intéressent vraiment les Français »: la dette, l’Europe, l’école, mais aussi « le produire en France », décliné sous toutes ses formes: l’artisanat, le tourisme, l’énergie photovoltaïque, par exemple.  

On ne peut guère reprocher au troisième homme de 2007 de changer d’avis au gré des semaines. Mais répéter, lors de ses déplacements et interviews, toujours les mêmes choses, ça marche? Pour Jean-Luc Mélenchon, éventuellement. Mais pas pour le Béarnais, qui stagne dans les sondages, à moins de quatre semaines du premier tour.  

Que reste-t-il à faire, alors? Surprendre… François Bayrou, en poursuivant sa campagne, le soir même du crime de Toulouse, avec son meeting de Grenoble, au cours duquel il a dit que la société était malade, a suscité l’ire de la droite. En particulier d’Alain Juppé et de Jean-François Copé. Mais on a parlé de lui… Ce que reconnaît avec plaisir son soutien Jean-Luc Bennahmias: « Mais il n’aime pas les surprises, ce n’est pas un magicien », sourit cet ancien écolo. 

Joly « ne peut pas faire le clown »

Surprendre aussi par des annonces de mesures. Parfois, cela ne fonctionne guère… Un exemple? La proposition de François Hollande d’accorder à 5% à 6% des élèves de tous les lycées de France une place aux classes préparatoires aux grandes écoles. Elle n’a suscité, en effet, que peu de réactions. Le thème est à peine abordé dans le débat de la campagne. Juste quelques déclarations de ministres pour dire que la mesure était « déjà en place ». Et c’est (presque) tout… 

Le candidat du PS n’aura donc pas réitéré son précédent succés. Quand François Hollande a proposé sa taxe pour les super-riches, ses conseillers ont été pris de court. Pas grave: on n’a parlé quasiment que de cela pendant plusieurs jours. Et cela a obligé Sarkozy à répliquer. Mission accomplie.  

« C’est une mesure imbécile », s’insurge cependant Bennahmias. Peu importe, à dire vrai. L’idée, c’est de marquer les esprits. Taper fort. Comme Eva Joly, quand elle a critiqué le défilé militaire du 14 juillet ou proposé la légalisation du cannabis et l’instauration d’un jour férié pour les juifs et les musulmans.  

A part ce genre de prises de position, il ne lui reste pas grand-chose: « L’ex-magistrate ne peut pas faire le clown, comme l’a fait Nicolas Dupont-Aignan, à une station de péage, pour parler du prix du carburant« , souligne Julien Bayou, ce soutien d’Eva Joly qui avait, avec l’association Jeudi noir, réquisitionné un bâtiment pour… parler de mal-logement. « NDA était un peu ridicule, mais ce n’était pas stupide. »  

PL

26 mars 2012

La banlieue, éternelle perdante de la campagne électorale

Lu initialement sur L’Express.fr

Dans les banlieues, certains craignent que l’affaire Mohamed Merah n’aboutisse à une stigmatisation des quartiers populaires. Et rêvent toujours que les candidats s’emparent de ce sujet. François Hollande devrait s’y montrer un peu plus. 

Ce lundi soir, François Hollande tiendra une réunion politique en Seine-Saint-Denis, à Bondy. Un petit meeting qui a lieu, peu de temps après une visite à Evry, chez Manuel Valls. Et avant un Grenelle des quartiers populaires, initialement prévu en mars, mais finalement organisé le 7 avril.  

Nicolas Sarkozy, lui, s’est déplacé, il y a quinze jours, de l’autre côté du périphérique, à Meaux, chez Jean-François Copé. Comme François Bayrou, dans les Hauts-de-Seine, le 22 février.  

Un déplacement par-ci, un déplacement par-là, pendant la campagne électorale. Et c’est tout?  

Conscient de la faible place laissée aux banlieues dans cette campagne, l’association AC-Le feu a squatté, trois jours fin février, un hôtel parisien pour interpeller les candidats à la présidentielle.  

Philippe Poutou, Clémentine Autain pour Jean-Luc Mélenchon, François Hollande, Eva Joly sont venus entendre les doléances de cette association, née après les émeutes de 2005.  

Banlieues stigmatisées

« Mais, ni François Bayrou, ni Nicolas Sarkozy ont honoré l’invitation », regrette Fatima Hani, secrétaire national de AC-Le feu. Peut-être viendront-ils le 14 avril prochain. Ce jour-là, l’association organise un débat national. « Si les dix candidats à l’Elysée ne viennent pas, on saura pourquoi », sourit Fatima Hani, pessimiste.  

Entre temps, un événement a chamboulé la campagne. La mort de Mohamed Merah, après ses assassinats perpétrés à Toulouse et Montauban, a projeté sous les feux médiatiques le thème de la sécurité.  

Quant aux banlieues, elles risquent d’être encore plus stigmatisées. « Cela peut véhiculer des amalgames, des stéréotypes comme le jeune de banlieue qui serait un prédélinquant », craint Jérôme Perronnet, directeur général des services auprès de la maire de Chanteloup-les-Vignes. De la banlieue, on en parle que quand c’est spectaculaire: des voitures qui brûlent, par exemple. Le développement d’une maison de la petite enfance, ça n’intéresse pas. »  

« On parle de nos quartiers populaires, reconnaît Fatima Hani. Mais on ne l’évoque que sous l’aspect sécuritaire et répressif. C’est devenu un sujet réchauffé à chaque présidentielle, que l’on utilise à des fins électoralistes. » Et la responsable de AC-Le Feu d’évoquer, en particulier, un « amalgame entre immigration et problème économique ». 

Les candidats ne connaissent pas les banlieues

Proche de Ségolène Royal, Kamel Chibli, ancien responsable de Désirs d’avenir, reconnaît volontiers, que depuis le début de la campagne, seuls les aspects ‘sécurité’ et ‘logement’ sont évoqués dans le débat public.  

Mais pourquoi? Est-ce parce que les candidats considèrent, chiffres à l’appui, qu’ils ne glaneront que peu de voix en banlieue en raison de la forte abstention dans ces quartiers? « A ce moment-là, cela ne sert à rien d’aller dans une crèche par exemple, s’agace Jérôme Perronnet, qui travaille au auprès de la maire de Chanteloup-les-Vignes.  

Les candidats n’y connaissent « pas grand-chose à la banlieue », croit-on à la mairie de Chanteloup-les-Vignes (UMP), une commune qui a bénéficié d’une partie des aides versées par l’Etat ces dernières années pour rénover les quartiers 

Et c’est justement pour « sensibiliser François Hollande » que le PS a organisé, début avril, le fameux Grenelle des banlieues, baptisé « printemps des quartiers populaires ». Il y aura aussi une visite en région parisienne pour le candidat du PS: « Sûrement à Mantes-la Jolie, voire à Aubervilliers », confie Kamel Chibli, qui espère y associer Ségolène Royal

Après les tueries de Toulouse et Montauban, et parce qu’il sait que la droite occupe avec force le terrain de la sécurité, François Hollande semble vouloir passer la seconde au sujet des banlieues. Face à Nicolas Sarkozy, dont le mot « Kärcher » est toujours collé à ses basques, François Hollande veut essayer de faire entendre sa musique.

PL

23 mars 2012

« Mélenchon devient la maison commune de la gauche »

Publié par canarddeletang dans Elections, La gauche de la gauche, politique francaise, PS, UMP

Lu initialement sur L’Express.fr

Selon un sondage BVA, Jean-Luc Mélenchon se hisse sur la troisième marche du podium des sondages. Devant Bayrou et Le Pen. Selon Eric Coquerel, conseiller du candidat du Front de gauche, l’ancien socialiste peut passer le second tour de l’élection 

Selon une étude BVA pour RTL et la presse régionale, Jean-Luc Mélenchon devient le troisième homme. Il recueillerait 14% d’intentions de vote derrière François Hollande (29%) et Nicolas Sarkozy (27,5%). Le candidat du Front de gauche devance désormais François Bayrou (12%) et Marine Le Pen (13%).  

Ce que souhaitait Eric Coquerel, interrogé la semaine dernière par L’Express. Le secrétaire national du Parti de gauche et conseiller du candidat du Front de gauche, veut « gouverner le pays avec nos propositions. »  

Comment réagissez-vous à ce sondage inédit?

Ce sondage est important car il a été effectué après la tuerie de Toulouse. Et le discours de Jean-Luc Mélenchon sur l’amour et la fraternité a été reconnu, par les Français interrogés, comme plus fort que celui sur la haine.  

C’est aussi la confirmation de la réussite de la grande marche de la Bastille. On a su s’adresser au peuple de gauche, mais aussi aux Français qui cherchent un débouché politique, des solutions à leurs inquiétudes. Je constate aussi que les médias parlent de notre programme. Nous sommes perçus comme crédibles et je vois le changement depuis le début de cette campagne. 

On a l’impression que la dynamique s’accélère…

Quand on a atteint un score à deux chiffres, j’ai su qu’il y aurait un effet boule de neige, un effet exponentiel, que les chiffres des sondages allaient grimper de plus en plus vite. C’est un cercle vertueux. 

Jean-Luc Mélenchon parvient à réunir la gauche politique. On a vu, dimanche à la Bastille, des communistes, des syndicalistes… Et une gauche sociologique. Il y avait des membres de la classe populaire, mais aussi de la classe moyenne, désorientés car déçus du PS. On a su les reconquérir.  

Des écologistes et des anticapitalistes nous rejoignent. On devient la maison commune de la gauche, fidèle à ses valeurs, qui plaide pour la rupture du système. Nous portons le changement, nous avons besoin d’une rupture, il faut renouer avec ce qui a fait la grandeur de la France, c’est-à-dire le partage des richesses.  

Quelle serait la prochaine étape pour Jean-Luc Mélenchon, à un mois du premier tour?

Parvenir au second tour. On a toujours dit qu’on voulait gouverner le pays avec nos idées. C’est possible avec cette dynamique. J’avais déjà dit à L’Express, la semaine dernière, que 14/15% dans les sondages, c’était atteignable.  

Maintenant, il faut poursuivre la campagne, ce qu’on a fait depuis le début, confirmer la troisième place, se positionner devant le Front national. Ceci est un combat essentiel que de reléguer le parti du Front national à un rôle marginal car ce parti n’apporte pas les bonnes solutions.  

Voulez-vous toujours débattre avec François Hollande?

Oui, bien sûr, maintenant que la tuerie de Toulouse est derrière nous. Comment peut-il maintenant refuser cette discussion? Mais je souhaite un débat avec les autres candidats avant le premier tour de l’élection. Donc Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marine Le Pen. Il faut que les télévisions l’organisent. Sur quels sujets? Sur le partage des richesses, sur la politique de réindustrialisation, sur la question de savoir s’il faut, ou non, de l’austérité.  

Propos recueillis par PL

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