le Canard de l’Etang

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17 juillet 2011

Publications sur lexpress.fr

Publié par canarddeletang dans

Articles parus sur le site de L’Express (au service « Monde »)

En voici un échantillon :

D’abord un entretien d’un opposant iranien qui parle de révolution ;

puis un article sur Médecins Sans Frontières, l’association internationale évoquant la reconstruction d’Haïti ;

et une interview d’une féministe allemande

Et des articles plus récents, il y en a aussi. Des papiers écrits à l’automne 2011 :

sur les dix ans de l’intervention militaire en Afghanistan ;

sur des manifestations de Syriens exilés en France, traqués par des sbires de Bachar Al-Assad ;

sur le socialiste belge Elio Di Rupo.

Mais aussi :
une interview d’une historienne spécialiste des relations franco-allemandes qui évoque les « ratés du couple Paris-Berlin » en ce qui concerne la crise grecque ;

le portrait d’un Tunisien, en campagne pour devenir un élu de la constituante de son pays et représentant de ses concitoyens qui vivent en France ;

cette histoire de ce Français enfermé au Maroc pour son implication dans des attaques terroristes qui veut purger sa peine et qui est soutenu par des élus FN.

Et enfin l’interview de cette députée du Parlement européen, à l’initiative d’une résolution votée sur les microbes qui résistent aux antibiotiques.

Et encore :

Un comparatif des discours de Sarkozy et Merkel à propos de la crise de la zone euro ;

un comparatif de ce que veut faire Hollande et le SPD pour sauver l’Europe ;

cette question : l’UMP peut-elle changer d’avis sur l’instauration d’une dose de proportionnelle ?

Et puis le reste, allez-voir mon compte Twitter :)

Ou sur la barre de recherche de L’Express.fr

1 novembre 2010

Nicolas Sarkozy et ses réflexions

 

Le Canard de l’Etang débute une autre carrière, celle de chroniqueur politique à la radio. Première épisode.

Quelques jours après le vote final de la réforme des retraites, que se passe-t-il du côté de l’Elysée ?

Nicolas Sarkozy réfléchit beaucoup. Au mouvement social, d’abord. Le chef de l’Etat vient d’acter la fin des hostilités. Avec, on s’en doute, un sentiment de fierté. Grève après grève, il n’a pas plié. Et a su résister aux pressions de la rue. Au contraire de son intime prédécesseur, Dominique de Villepin, lors des manifs contre CPE. Et peu importe si Olivier Besancenot murmure au Parisien que « la bataille n’est pas terminée »

Autre motif de satisfaction du président: les étudiants peu nombreux voilà sept jours à battre le pavé à l’appel de l’UNEF. Comme les salariés, moins nombreux que les fois précédentes à manifester jeudi dernier.

Et pas de panique : un récent sondage paru dans Ouest France montre que la réforme n’aura pas d’incidence sur ses électeurs de droite, prêts à 61 % à revoter pour lui en 2012.

Alors, gagnant, le chef de l’Etat ?

Oui, mais chut, il ne faut pas le dire. Ses ministres ne doivent piper mot à ce sujet. Les seuls vainqueurs, clament-ils tous comme des moutons, restent les Français, voire  « les plus modestes », comme le dit si bien Eric Besson dans une interview accordée au Figaro.

Mais surtout pas l’exécutif. Non, non, non…

Là, pour une fois, Nicolas Sarkozy rejoint son meilleur ennemi du centre, François Bayrou. Qui a évoqué sur Europe 1, le 31 octobre, deux perdants, le gouvernement autant que les syndicats.

L’ancien candidat à la présidentielle a d’ailleurs évoqué un autre centriste, l’éternel ministre de l’Ecologie. Jean-Louis Borloo qui, selon lui, ne serait pas assez « solide » pour Matignon.

Il plaît au moins à Jean-Pierre Raffarin. L’ex-Premier ministre livre ses pistes pour un acte II du quinquennat, une étape, je cite, « d’apaisement ». Il écrit sur son blog que l’actuel ministre d’Etat semble « capable » d’impulser un nouveau cap plus social. 

Presque cinq mois que ça dure : l’annonce du remaniement par l’Elysée en juin dernier…

Cela passionne les foules, inspire les journalistes, torture les ministres. A ce petit jeu des chaises musicales, le roi s’amuse depuis juin. Ou pas : Nicolas Sarkozy n’arrive guère à se décider. François Fillon doit-il rester ? Des parlementaires le souhaitent. Jean-Louis Borloo doit-il le remplacer ? Quelques ministres n’y voient guère d’inconvénients, comme Fadela Amara, secrétaire d’Etat au logement ou le ministre de la Défense, Hervé Morin, tout deux sur le départ (lire ).

Et le principal concerné, qu’en pense-t-il? Rien, jure-t-il, les cheveux mieux coiffés. Avant de prôner la justice sociale en ces temps amers dans une interview sur Canal +

Autre incertitude : la tête de l’UMP. Xavier Bertrand l’actuel secrétaire général ou Jean-François Copé, patron des députés UMP, telle est la question de l’Elysée. En tout cas, le président de la République attend. Comme si de rien n’était. Et profite d’un emploi du temps chargé. Au point de reporter semaine après semaine, la date du remaniement, véritable calvaire des ministres, certains donnés partant, d’autres restants (lire ici).

Alors c’est pour quand ce remaniement ?

On évoque la mi-novembre. Soit après les rendez-vous internationaux : le sommet de Séoul et la préparation du G20, présidé par Nicolas Sarkozy, son déplacement dès le 2 novembre à Londres pour parler défense et célébrer la relation franco-britannique,  la venue en France du président chinois Hu Jintao, puis, sans rire, la célébration des 40 ans de la mort du général de Gaulle le 9 novembre à Colombey les Deux Eglises.

P.L

31 octobre 2010

Le Canard de l’Etang se penchera désormais sur la « Nouvelle Vague Politique »

Publié par canarddeletang dans Elections, medias, partis politiques-divers, politique francaise

Le Canard est devenu co-créateur d’un nouveau blog politique, dédié aux mouvements de jeunes des partis politiques. De temps en temps, il rencontrera de jeunes responsables, peu importe le parti, peu importe les opinions. 

Le projet est né d’une évidence. Les mouvements politiques de jeunes, excepté ceux des gros partis, restent peu connus, peu médiatisés.

La preuve : excepté Benjamin Lancar à la tête des Jeunes Populaires (UMP) et Lauriane Deniaud du Mouvement des Jeunes Socialistes, connaissez-vous le nom des responsables de jeunes des autres formations? Bonne question, non?

Il a donc été décidé de leur donner la parole. D’ouvrir le débat à deux ans de la présidentielle.

Judicieux?

Première rencontre : Christophe Bentz, le président des Jeunes pour la France (JPF). Membre du Mouvement pour la France (MPF) depuis 2007, il évoque son parcours, ses relations  avec ses aînés, ses missions à la tête de sa formation, les réseaux sociaux.

Lire ici http://url.exen.fr/31717/

P.L

28 septembre 2010

Un (faux) discours de Nicolas Sarkozy devant la presse

AU SECOND DEGRE

Les jours passent et se ressemblent-ils pour nos deux confrères, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, retenus en otage ? La journaliste Anne-Sophie Lapix ne les oublie pas. Le Canard de l’Etang, non plus. Il a imaginé leur retour, l’invitation à l’Elysée, le discours du chef de l’Etat…

 http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200901/31915_une-sarko-presse.jpg

Vêtu d’un costume noir, Nicolas Sarkozy se montre radieux. Devant Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, émus, amaigris,  le président gigote, fidèle à son habitude. Il veut, tout d’abord, rendre hommage aux deux reporters, « à leur courage, à leur force ».

A côté de Carla Bruni, le chef de l’Etat évoque ensuite les médias, la presse, les journalistes, « qui font un métier formidable si risqué». Mais, sans qui, « notre république n’aurait pas ses allures de démocratie irréprochable », narre-t-il, la voix grave. Avant de parler « secret des sources », son « dada » (si, si, je vous assure).

Le patron du journal Le Monde, Eric Fottorino, tire la tronche. Xavier Bertrand, Nadine Morano et Edwy Plenel, eux, se marrent, semble-t-il, complices (n’est-ce-pas?).

« Le gouvernement est le garant d’une presse indépendante », poursuit Nicolas Sarkozy. Dont le regard se tourne alors vers Eric Besson, qui porte un exemplaire de l’hebdomadaire Bakchich. Puis, en direction d’un reporter du Parisien-Aujourd’hui en France, debout derrière Marie-Odile Amaury, (encore) propriétaire du journal.

A la fin de la bonne parole présidentielle, précédée d’un applaudissement mérité, le chef de l’Etat lâche un sourire du bout des lèvres. Il vient de remarquer qu’un journaliste de la rubrique politique du Parisien entame une conversation avec le patron du Figaro, Etienne Mougeotte, et son ami Serge Dassault, l’actionnaire principal du quotidien, aussi fabricant de Rafales et sénateur UMP de l’Essonne. Pour échanger quelques « idées saines »?

Quelques instants plus tard, Nicolas Sarkozy de constater, enfin, que le socialiste Arnaud Montebourg et l’économiste Christine Lagarde ont rejoint, ensemble, l’interviewer d’Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach. Sûrement en vue d’un entretien vraiment « intéressant ».

Tout comme cette chronique (du futur). Si, si…

P.L

 

22 septembre 2010

Diable, un homonyme !

Publié par canarddeletang dans billet d'humeur, billet-ironie, journalisme

Le Canard de l’Etang est né en juillet 2008. Plus de deux ans, maintenant, qu’il parcourt la presse, la télévision et la radio, à la recherche d’un peu d’info. Et d’inspiration pour ses billets d’humeur et autres chroniques. Au départ, jeune et insouciant, il ne cherchait point à se spécialiser. Mais, bébé a grandi et, lorsque le Canard a atteint l’âge adulte, suite au Nouvel An 2009, il a souhaité se pencher sur un domaine particulier, la politique. Seuls les abrutis ne changent pas d’avis. A l’origine ‘fourre-tout’, il s’est transformé en ‘distributeur’ de billets politiques. Petit à petit, il s’est forgé un nom. Ou, du moins, a tenté de le faire, un brin mégalo, forcément. Mais toujours avec passion. Et fier de son patronyme…repris en mars 2010 par un regroupement d’associations de l’Etang-la-Ville. Quoi ! Un homonyme ? Et oui…

Cet autre canard de l’Etang, dont le but souhaité est de publier l’actualité des associations et autres clubs de cette bourgade yvelinoise et des alentours, n’a d’ailleurs pas souhaité prendre quelques minutes pour se trouver un joli nom…original. Bien sûr : on préfère ce que les autres possèdent, non ?

Or, la liberté des uns ne s’arrête-t-elle pas là où celle des autres commence ? Et le droit d’auteur, dans tout ça, hein ? Bon, ok, je m’emporte, là…

Avant de se lancer dans cette belle aventure, le site n’a pas pris le soin de composer le numéro du Canard de l’Etang, le Vrai, l’Unique. Pas même un courrier de bienvenu, accompagné d’un paquet-cadeau, rempli de surprises. Dommage !

Mais finalement, le Canard de l’Etang en rit. Car, l’autre Canard lui fait une agréable publicité. Alors, merci du fond du cœur !

P.L

25 mai 2010

Xavier Bertrand ou comment gagner au jeu de l’évitement

Jean-Michel Aphatie - Xavier Bertrand sur RTL le 25 mai 2010

 

Xavier Bertrand, patron de l’UMP, présente aujourd’hui ses propositions pour la réforme des retraites. « Il va bien falloir se résoudre à travailler au-delà de 60 ans », glisse t-il, ce matin, au micro de RTL. Avant de montrer sa volonté de taxer les hauts revenus. En vertu d’une solidarité avec les plus pauvres ? Ou, tout simplement, pour que la dose à propos du relèvement de l’âge légal du départ à la retraite – fixé à 60 ans depuis 1982 – qu’il prône,  passe plus facilement ? Il ne donne bien sûr, pas de réponse.

 

Bertrand et les chiffres, ça fait deux ?

Or, à travers les lignes, on devine ensuite son petit jeu d’évitement[1]. Le « Chouchou » de l’Elysée refuse de chiffrer le seuil « des hauts revenus ». Jean-Michel Aphatie, en face de lui, n’aura pas non plus de réponse sur « les classes moyennes supérieures », bien qu’il jure toutefois ne pas vouloir les mettre à contribution. Bertrand, incapable de « chiffrer » : vraiment ? Non, plutôt la flemme, semble t-il  – « C’est au gouvernement de le faire ! » – , voire la crainte que l’opinion publique s’enflamme suite à une éventuelle déclaration faramineuse sur les classes moyennes : « Je ne veux pas jeter en pâture un chiffre ! » Non, vaut mieux pas, Xavier B. !

 

P.L


 

 

[1] Selon Wikipédia, il s’agit d’un comportement de défense mis en place pour ne pas se trouver confronté avec une situation redoutée

9 février 2010

Tourner bride

le Canard de l’Etang publie un billet daté du 25 janvier 2010, rédigé à quelques minutes de l’intervention du chef de l’état, en direct sur TF1.

 http://tempsreel.nouvelobs.com/file/503552.jpg

Retourner sa veste. Dire une chose et son contraire. Quand on passe à la télévision, on peut aisément se désavouer. Jean-Michel Aphatie a pu s’en rendre compte, la semaine dernière.

L’intervieweur politique de RTL commentait ‘la spéciale Sarkozy’ de TF1, un entretien traditionnel face à Laurence Ferrari, suivi d’un dialogue avec onze Français lambda.

Première étape, « Médias, le magazine » (France 5). Jean-Michel Aphatie trouve l’idée judicieuse : interroger le président par une « journaliste professionnelle » puis par un panel de citoyens qui se servent du « vécu » pour poser des questions personnelles.

Renversement de vapeur deux jours plus tard, sur la chaîne cryptée. Au « Grand Journal », il se montre plus que sceptique à propos du concept de l’émission. Pourquoi questionner Nicolas Sarkozy en deux temps ? Après les questions d’actualité sur le plateau du 20h, les « onze footballeurs » ne trouveront pas forcément l’inspiration. Car les sujets majeurs du moment auront sans doute déjà été traités par le président.

Conclusion d’Aphatie face à Denisot, quelques minutes avant l’événement tant attendu : TF1 aurait dû faire « soit les Français, soit la journaliste ». Mais pas les deux.

 

P.L

6 janvier 2010

Un parti (socialiste), des contradictions

Publié par canarddeletang dans billet d'humeur, billet-ironie, Elections, politique francaise, PS

Le Canard de l’Etang publie un texte, écrit pendant les fêtes. Sa dernière chronique de l’année 2009.

Julien Dray PS Essonne

 

Les socialistes critiquent souvent actes et paroles du chef de l’état. Pourtant, ces socialistes ne sont pas irréprochables. Loin de là. Deux affaires récentes illustrent à merveille les contradictions qui règnent au sein du PS. Rappels des faits.

 

A trois mois des régionales, Martine Aubry, Première secrétaire du PS souhaite réaliser « le grand chelem », c’est-à-dire conserver les vingt régions déjà dirigées par les socialistes et conquérir l’Alsace et la Corse, soit les deux seuls Conseils régionaux de métropole gouvernés par la majorité présidentielle.

La direction du parti a ratifié le 12 décembre dernier les listes de chaque région. Puis réglé le problème du Languedoc-Roussillon. A la tête de ce Conseil, Georges Frêche, exclu du PS en 2007 pour avoir tenu des propos belliqueux sur le nombre de Noirs qui jouent en équipe de France de football et traité les Harkis de « sous hommes ». 

Après des semaines de réflexion,  la direction du PS choisit finalement de ne pas présenter de candidat alternatif à l’actuel président de région. Le bureau national du parti n’entérine pas la liste « divers gauche » de Georges Frêche (comme l’expliquait à tort Eric Besson), validée par les socialistes locaux, mais l’accepte. Puis certains membres du PS glorifient « le bilan » du président de la région du sud de la France.

Pour que le vœu de Martine Aubry soit exaucé et que la région reste à gauche, peu importe l’homme à sa tête, en somme.

Seul Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire crie au scandale. Selon lui, les socialistes auraient dû présenter un candidat sous l’étiquette « socialiste » contre Georges Frêche. Mais il est bien isolé parmi les siens.

Autre coup dur, l’affaire Julien Dray. Juste avant Noël, l’ex-porte-parole du PS et vice-président sortant de la région Ile-de-France a été investi tête de liste en Essonne pour les régionales. Une aubaine après des mois de galère. Enlisé pendant un an dans une affaire de détournement de fonds suspects, le socialiste a été longtemps écarté de la direction du parti, puis de la campagne électorale.

Même pas mis en examen, le PS a préféré l’oublier durant l’enquête judiciaire, se moquant ainsi de la présomption d’innocence. La direction avait même choisi un candidat alternatif en Essonne : Carlos Da Silva. Celui-ci devait pourtant laisser sa place à Julien Dray, une fois ses soucis judiciaires, derrière lui.

Or, le parquet de Paris décide finalement de ne plus le poursuivre préférant un simple rappel de la loi. Résultat, les soutiens de ses anciens amis se font soudainement nombreux. Et Julien Dray de reprendre le flambeau de la bataille électorale.

P.L

PS : Julien Dray n’oublie pas de taper sur ses « amis » qui ne l’ont pas assez soutenu. Ses collègues, membres du PS ? Oui, sauf Manuel Valls et Vincent Peillon. Mais pas seulement. Les journalistes aussi, notamment Sylvia Zappi, du Monde.

 

15 décembre 2009

En vrac, quelques petites phrases de politiques qui ont fait l’actualité…

Le Canard de l’Etang publie quelques citations récentes d’hommes et de femmes politiques. De la majorité ou de l’opposition, elles sont toutes drôles, amusantes voire cocasses. Et parfois même sérieuses, gentilles, maladroites, méchantes. Un point commun : elles ont eu un écho médiatique considérable…

Chirac jacques

Nicolas Sarkozy, sur l’affaire Clearstream : « Au bout d’une longue enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel…Eh bien moi, je vais vous dire une chose: je fais totalement confiance à la justice. » Sans commentaire.

 

Jacques Chirac à propos d’un Maghrébin de Lormont, une commune girondine : « A mon avis, il est pas tout à fait né natif de la… » Réponse de Alain Juppé : « Il n’est pas Corrézien ». Auvergnat, peut-être ?

 

Rachida Dati, eurodéputée, en direct d’une émission de M6 : « Tu sais où je suis ? (…) Je suis à ma place dans l’hémicycle du Parlement de Strasbourg. Je n’en peux plus. Je pense qu’il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat. Je suis obligée de rester, là, de faire la maligne, parce qu’il y a juste un peu de presse. Et d’autre part, il y a l’élection de Barroso [le 16 septembre 2009]. Oui, oui, il va être élu. Mais si tu veux, quand t’es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon ça veut dire que t’étais pas là ». Si elle reste un an, Daniel Cohn-Bendit lui offre une bouteille de champagne. Une promesse ironique de la part du leader du mouvement écologiste pendant la campagne des dernières élections européennes…

 

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale à propos de la volonté des socialistes de créer une commission sur les sondages de l’Elysée : « Ce qui me choquait c’était qu’ils (les socialistes) portent atteinte à la séparation des pouvoirs par rapport à la présidence de la République qui n’est pas responsable devant le Parlement ». Il est où le chantre de l’hyperparlement ?

 

Frédéric Lefebvre, porte-parole UMP sur RTL : « Les médias ont pris la place de l’opposition : ils veulent abîmer Nicolas Sarkozy. » Mais encore ?

 

Puis au vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, au cours d’une conférence de presse UMP : « La politique de Nicolas Sarkozy a permis la chute du mur de l’immobilisme.» Lefevbre, un poète ? Villepin a du souci à se faire…

 

Dominique Paillet, porte-parole adjoint du parti présidentiel, en conférence de presse à l’ESJ Paris : « Je ne sais pas comment un porte-parole socialiste fonctionne. » Mais bien sûr…

 

François Bayrou sur Ségolène Royal (favorable à  une alliance avec le Modem au premier tour des prochaines régionales en Poitou-Charentes) : « Ce qu’elle fait, c’est souvent rigolo. » On n’en doute pas !

 

Benoît Hamon sur la situation de son parti, le PS à l’ESJ PARIS: « On est au fond du trou, les socialistes ont encore un bouton de fièvre. » Sans blague…

 

Jean-Pierre Raffarin évoque le débat sur l’identité nationale : « cela ne peut pas être une réflexion de comptoir. » Il plaide pour plus de « rigueur intellectuelle ». Ni plus, ni moins.

 

François Baroin, aussi. Sur France 5, le député-maire de Troyes réagit aux propos déroutants de Nadine Morano, ministre de la Famille[1] : « A quoi bon prendre le risque de faire de l’agit-prop pour ouvrir une auberge espagnole (…) à quelques semaines d’une échéance électorale qui évidemment va faciliter les amalgames, les confusions ?» C’est vrai !

 

Luc Chatel sur la disparition de l’histoire-géographie comme matière obligatoire en terminale S : « Les lycéens en S seront évalués en fin de première par une épreuve anticipée d’histoire-géo (tel) le français. Ils ne feront pas d’histoire en terminale, mais actuellement ils ne font pas non plus de français et je n’ai pas le sentiment qu’ils soient illettrés ». Encore heureux !

 

Et une citation de plus, pour la route, une…

 http://www.chassons.com/news/chassons/mag/archives/1009/Actualites/Claude-Allegre.jpg

Claude Allègre, en septembre 2009, à Nice-Matin : Le réchauffement climatique ? Rien « qu’une vaste plaisanterie ». Les adeptes de cette théorie « prétendent prédire le climat dans cent ans, alors qu’on a du mal à obtenir une météo fiable à plus de trois jours »…Cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Ecologistes du samedi soir, soyez sérieux !

P.L

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

[1] Lors d’un débat sur l’identité nationale, Nadine Morano demandait qu’un immigré « aime son pays, qu’il trouve un travail, qu’il ne parle pas verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers».

23 novembre 2009

Benoît Hamon :  » le PS est au fond du trou »

http://europeanelection2009.blog.lemonde.fr/files/2009/05/benoit-hamon.1242213504.jpg
 

Benoît Hamon est venu à l’ESJ PARIS. Le Canard de l’Etang révèle une petite confidence de ce « quadra » qui porte la parole socialiste.

 Les questions des étudiants ne concernaient guère les relations entre le PS et les médias (selon lui, seul le Figaro couvre le PS de manière « objective ». Libération, le Monde, et le Nouvel Obs’, « non »). Elles portaient plutôt sur la situation désastreuse de son parti, « au fond du trou ».

Sans rire, le porte-parole des Eléphants roses apporte une ou deux réponses sans langue de bois, pour une fois. Le poing serré, il offre une analyse bien juste. Qui fait mouche. « Son parti va mieux, mais conserve des boutons de fièvre ». Des socialistes en voie de guérison ? « On se réorganise depuis le congrès de Reims », dit-il sobrement, sans rentrer dans les détails, malheureusement.

Ce qu’il remarque n’est pas faux.  « Martine » prend rarement la parole : la Première secrétaire se donne du temps pour réagir aux actes du chef de l’Etat, un président qui « sature l’espace médiatique » depuis son élection.

En bon porte-parole, Mister Hamon se charge des commentaires. Au nom du PS, forcément. Mais pas toujours. Parfois, c’est en son nom qu’il réagit. Car avant de publier un communiquer ou de répondre aux questions des journalistes, il ne peut pas toujours s’entretenir avec la direction de Solférino.

A ce moment-là, il essaye de trouver « une réponse (formellement) socialiste ».

Souci, il n’a pas le monopole de la parole devant les médias. D’autres dirigeants s’en chargent volontiers. Les « prises de parole » au sein « du deuxième parti de France » sont si nombreuses qu’elles forment une « mosaïque ».

Et entre les caciques et autres vieux routiers de la politique, comme Laurent Fabius ou les « quadras », dont il fait partie, à l’instar de Manuel Valls, Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, les réactions ne sont pas toutes les mêmes. Elles divergent parfois. Et révèlent de profondes divisions au sein de cette famille social-démocrate.

Ainsi, trouver un candidat et un leader socialiste capable de mener le combat dans la vallée présidentielle en 2012 va relever d’un exploit.

Le porte-parole rappelle que les socialistes ont fait le pari d’organiser des primaires pour trouver la personne qui aura la lourde tâche de mener la campagne contre Nicolas Sarkozy. Et au bout de quelques minutes, il révèle du bout des lèvres que Martine Aubry et Ségolène Royal restent ses préférées.

Même si cette dernière s’est fait remarquée la semaine dernière par sa visite surprise à Dijon au grand dam de Vincent Peillon (cf billet précédent) ? Evidemment, car tout le monde aura vite « oublié » cette séquence idiote, estime t-il, sans se douter (ou pas) que des sondages annonceraient quelques jours plus tard une régression de Dame Royal dans les sondages…

 

P.L

 

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