le Canard de l’Etang

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7 février 2012

Merkel, supporter en chef de Sarkozy

Publié par canarddeletang dans Allemagne, Elections, international, president de la Republique, PS, UMP

 

 

 

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont accordé un entretien croisé à France 2 et la ZDF ce lundi. Une leçon: la chancelière allemande soutient totalement le futur candidat de l’UMP et critique frontalement François Hollande. 

Lu initialement sur L’Express.fr

Si Nicolas Sarkozy avait un fan-club, Angela Merkel pourrait le diriger, sans problème. Du moins, c’est ce qui ressort de l’entretien d’une vingtaine de minutes des deux dirigeants, diffusé sur France 2 et la chaîne publique ZDF. 

La chancelière allemande n’a cessé de défendre le chef de l’Etat, embourbé dans les sondages à quelques semaines de la présidentielle. Ce qui, d’ailleurs, lui semble normal: « Nous sommes de la même famille politique« , souligne-t-elle. Logique, aussi, selon elle, car Nicolas Sarkozy l’avait soutenue pour sa campagne, avant le début de son deuxième mandat, en 2009. Du coup, pour lui rendre la pareille, elle a confirmé qu’elle défendrait le président de la République, « quoi qu’il fasse » dans les prochaines semaines. En somme, pour souligner que Nicolas Sarkozy ne s’est pas encore présenté. 

Ainsi Angela Merkel s’immisce-t-elle dans la campagne politique française. Et elle va même plus loin. Devant les deux journalistes, David Pujadas pour France 2 et son homologue allemand de la ZDF, elle s’en est prise à François Hollande. Le candidat socialiste souhaitait rencontrer la chancelière allemande avant le premier tour de la présidentielle? Peine perdue: Angie, comme on la surnomme outre-Rhin, a rappelé que cette entrevue n’était pas « prévue », ni à l’ordre du jour.  

Obama et Royal oui, mais pas Hollande

Le journaliste allemand qui lui a posé la question, lui avait pourtant rappelé qu’avant le début de son mandat, elle avait rencontré Ségolène Royal, la candidate socialiste d’alors, mais aussi le représentant de la famille des démocrates et futur président des Etats-Unis, Barack Obama. 

Réplique de la chancelière: « Nicolas Sarkozy n’a pas non plus reçu le chef de l’opposition social-démocrate, Frank-Walter Steinmeier. »  

Du coup, cela oblige François Hollande à la rencontrer après son éventuelle élection. Et ça coince, là aussi, au grand plaisir de Nicolas Sarkozy: le candidat PS veut renégocier, a-t-il redit sur Twitter, aujourd’hui, juste après le 14ème Conseil des ministres franco-allemand, « le Traité européen », pour y ajouter une partie sur la croissance en Europe? Fin de non-recevoir de la part d’Angie. Qui lui répond en prenant l’exemple turc: « Quand je suis arrivée à la chancellerie, je ne voulais pas poursuivre les pourparlers avec la Turquie sur l’adhésion à l’Union européenne, défendus par mon prédécesseur » Schröder. Elle n’avait pas eu le choix. 

Et là, c’est pareil. Les 26 chefs d’Etat et de gouvernement se sont mis d’accord sur un pacte de stabilité financière. Point barre. Nicolas Sarkozy peut donc jubiler… 

PL

9 juillet 2011

« Pourquoi je veux mettre fin au recrutement des enseignants par concours au niveau national »

 Interview du député (UMP) Grosperrin publiée par Atlantico

Propos recueillis par P.L

 

La commission des affaires culturelles et de l’éducation a rejeté, mercredi 6 juillet, le rapport d’information sur la formation des enseignants. En cause : la proposition controversée de mettre fin au concours national. Selon Jacques Grosperrin, le président de la mission d’information à l’initiative du rapport, ses collègues parlementaires, qui se sont opposés au texte, ont cru qu’il était instrumentalisé par Nicolas Sarkozy. A tort, insiste le député du Doubs.

Atlantico :  Quel est l’origine de votre rapport ?

Jacques Grosperrin : Il y a eu, entre septembre et octobre 2010, une grosse polémique sur la mise en place d’une « stagiarisation » des enseignants qui venaient d’obtenir le Capes. A ce moment-là, j’avais demandé à la présidente de la commission des Affaires culturelles et de l’éducation, Michèle Tabarot, qu’elle diligente une mission au sujet du recrutement et de la formation des enseignants. On s’était rendu compte que les résultats scolaires de nos collégiens et lycéens n’étaient pas très bons au niveau des pays de l’OCDE.

Cela a mis du temps et le président de la République, au moment de ses vœux au Grand Palais en 2011, a évoqué la formation des enseignants. Depuis, les choses ont évolué de manière naturelle à l’Assemblée nationale et j’ai été nommé president-rapporteur de la mission d’information. Ce qu’on voulait, c’est aussi dresser un premier bilan de la réforme dite de « masterisation »

Pourquoi vouloir supprimer le recrutement par concours ?

Nous voulons supprimer ces concours au niveau national, mais pas au niveau régional. Il convient, en effet, selon la vingtième proposition, de « remplacer le concours par le master et confier aux autorités académiques ou aux établissements le soin de recruter, sur la base d’un entretien professionnel, les enseignants. »

Nous voulons quelque chose de plus réaliste. En ce moment, il y a des masters, une formation en cinq ans. Et à la fin, l’enseignant doit être capable d’enseigner. Et de l’autre côté, il y a un concours qui évalue la même chose que le master, c’est-à-dire des conceptions académiques.

On veut dans un premier temps revoir la formation des enseignants dans son ensemble : à savoir, à la fin des trois ans de licence, organiser un concours pour l’entrée en Master 1. Ce serait un concours académique que l’on appellerait « admissibilité pour le Capes ». « L’admission pour le Capes », ce serait pour la fin du Master 2.

Durant ces deux années, l’étudiant sera de temps en temps dans un établissement scolaire : primaire, secondaire, etc. Ils seraient en situation pratique, de gestion d’une classe. Le jour où les masters seront bien organisés, le concours disparaîtra de fait. J’en suis certain, d’ici dix à quinze ans, quand l’opinion publique sera prête. La priorité sera de faire un recrutement au niveau local, voire régional, pour que nos professeurs arrêtent de partir dans des zones sensibles, difficiles, et afin qu’ils ne soient plus expatriés à plusieurs centaines de kilomètres de chez eux où on les dégoûte du métier. Je ne veux plus de déracinement des enseignants avec, à la clé, parfois, un abandon de certains par manque de motivation… Les académies prendraient alors les meilleurs étudiants, qui sortent d’un master, avec un concours régional. Et je voudrais aussi que les chefs d’établissement fassent partie des jurys de concours.  

Certains syndicats vous accuse de vouloir « exploser la fonction publique »…

(soupir) Les syndicats ne jouent pas le rôle de syndicats. Ce que j’attends d’eux, c’est qu’ils s’interrogent sur les conditions de travail des élèves, des enseignants, sur la formation de ces derniers, sur le programme d’enseignement, sur ce qu’il se passe à l’école. Et non pas uniquement sur leur raison d’être : « plus de moyens, toujours, plus de profs » Ils sont sur des notions budgétaires. Ils sont en manque d’idées, manque de créativité… Ils sont déboussolés depuis Claude Allègre. Ils se cherchent… Peut-être pas tous les syndicats… Mais la plupart d’entre eux, en tout cas, ceux qui s’opposent à moi.

Pourquoi vos collègues, toutes tendances politiques confondues, ont-ils rejeté votre rapport ?

Ils ne devaient pas voter le contenu du rapport : celui-ci a été voté le 29 juin dernier à la majorité par les quinze membres de la mission d’information (composée de six députés socialistes et divers gauche et neuf membres de la majorité présidentielle, ndlr). Ce sont les seuls compétents à juger du contenu, autrement dit, des 20 propositions du rapport.

La mission d’information, d’ailleurs, n’était pas au complet. Le jour du vote, ce 29 juin, 4 socialistes étaient présents et ils ont préféré s’abstenir. Marie-Hélène Amiable, seule députée communiste de la mission d’information, a rejeté le contenu. Et il y avait six députés UMP et ils ont dit oui au contenu.

En revanche, mes collègues ont voté, mercredi 6 juillet, contre… la publication du rapport. Cela aurait été un acte démocratique de dire oui à ladite publication. C’est une première depuis vingt ans…

Les députés de la commission n’étaient pas nombreux lors du vote sur la publication du rapport. Seul un tiers de la commission… Sûrement en raison des vacances.

Pourquoi un tel rejet ? Ils étaient persuadés, y compris mes trois collègues de droite qui ont voté non avec les socialistes, que la vingtième proposition portant sur la fin du recrutement par concours national, m’avait été soufflé par le chef de l’Etat ou par le ministre de l’Education nationale. Selon eux, j’aurais été instrumentalisé. C’est archi-faux ! Une rumeur… Les deux ne m’ont jamais demandé des comptes… Je n’ai pas rencontré Nicolas Sarkozy… J’ai uniquement vu Luc Chatel et Valérie Pécresse, à l’époque ministre de l’Enseignement supérieur pour une audition commune.

Le PS fait souvent des coups tordus… On arrive à l’élection présidentielle. Ils sont à court d’idées. Ils sont dans une démarche anti-démocratique ! Les socialistes, je les sens crispés, perdus. Leur candidat fétiche n’est plus là. On aurait voté la deuxième année du second mandat, ce serait passé…

Et trois de mes « amis » politiques ont suivi l’opposition dans le vote. Parmi eux, il y avait Marc Bernier, un villepiniste, René Couanau, un député sans groupe parlementaire qui a quitté l’UMP, ainsi que Bernard Debré. J’ai eu, avec lui, une discussion franche. Il n’avait rien compris, d’autant plus qu’il n’avait pas participé au vote sur le contenu du rapport. Bon, il ne pouvait pas l’être car seuls les quinze parlementaires de la mission d’information – et il n’en faisait pas partie – ont voté sur ce contenu.

Le gros problème de mes collègues est le suivant : ils arrivent en commission au milieu d’un brouhaha, ils savent que les élections législatives arrivent vite… Des enseignants leur ont remonté les bretelles en leur disant : « Grosperrin veut supprimer le concours » alors que je pense qu’il sera supprimé dans une décennie.

Faire de la politique, c’est être courageux. C’est poser les vraies questions, les vrais problèmes. Avec Jean-François Copé et Christian Jacob, vous le voyez bien, on est dans le débat d’idées. On ne s’interdit rien. Aucun tabou ! A l’UMP, on veut améliorer le système…

Que va devenir le rapport provisoire ? Va-t-il garnir l’intérieur d’une armoire de l’Assemblée nationale ?

Non, il sera publié. Alain Boissinot, le recteur de l’académie de Versailles qui n’est pas de droite – je ne sais ce qu’il est, d’ailleurs –  pense que ces concours nationaux disparaîtront…

Je vais réunir les membres de la mission d’information : renégocier, rediscuter sur les propositions de la mission. Il y aura un nouveau vote, avant que le rapport ne repasse devant la commission fin septembre, début octobre prochain.

 

3 mars 2011

La cour des comptes dénonce le musée «fantôme» des sports

Article publié sur Marianne 2

Mais quel est donc ce musée national du sport? La Cour des comptes fustige dans son dernier rapport public annuel l’établissement labellisé musée de France : pas de local, pas d’installation permanente, aucune priorité. En un mot, un musée virtuel si peu visité…



Musée national du sport - capture d'écran - Dailymotion - sport 365

Musée national du sport – capture d’écran – Dailymotion – sport 365


Le musée du sport national, vous connaissez ? Avec 600 000 objets et documents, il possède l’une des plus importantes collections au monde portant sur l’histoire des sports. Toujours pas ? Pourtant, né en 1963 (!), il vise, selon le ministère des Sports auquel il est rattaché, à « faire découvrir l’éthique du sport, à montrer comment il est le reflet de notre société d’un point de vue historique, sociologique et anthropologique ». En un mot, il se veut le « musée de l’identité sportive ». Noble cause, non ?

Mais il reste méconnu du grand public. La Cour des comptes, dans son rapport annuel, rendu public le 17 février, utilise d’ailleurs le terme de « musée imaginaire » pour qualifier l’établissement public administratif et « musée de France » depuis 2004.  Imaginaire… Ou, plutôt, sans véritable local, ni galerie permanente ni installation. Domicilié au Parc des Princes à partir de 1979, il bénéficie à l’intérieur du stade parisien, de deux étages. Mais sa collection n’a été présentée de manière continue qu’entre 1988 et 1997. L’organisation du Mondial en France a eu raison de ce musée si précaire : les salles ont fermé à ce moment-là, faute d’espace.

Une partie des pièces a déménagé en juin 2008 dans le XIIIe arrondissement de Paris, boulevard de France, dans les locaux de la secrétaire d’État au Sport (Chantal Jouanno actuellement). Une « vitrine » – nom du pseudo-musée – qui n’expose que… 350 objets : 1200 m2, trois salles contiguës au premier étage avec une boutique au rez-de-chaussée. La « vitrine »,  aura coûté la bagatelle de 4.4 millions d’euros. L’enveloppe initiale ne prévoyait pourtant que… 3.5 millions. Le chantier avait, de surcroît, pris « des retards en cascade » selon les dires de la Cour des comptes.

A l’intérieur, des objets nécessaires à la pratique sportive, comme le gant de boxe de Marcel Cerdan ; des objets témoignant de l’organisation d’une compétition (affiches par exemple), mais aussi des œuvres artistiques, notamment  la prestigieuse coupe dite « Gravelotte » des premiers jeux d’Athènes en 1896. La « vitrine » se compose d’une galerie permanente, « Le sport s’expose », et d’expositions temporaires.

Or, le succès, en revanche, s’est fait attendre. Entre juin 2008 et septembre 2009, seuls 11 173 visiteurs ont pris la peine de passer l’entrée, une moyenne de… 50 personnes par jour. Et cela malgré un ticket d’accès bon marché : 4 euros au tarif plein et gratuité pour les mineurs. Au total, le musée a gagné, durant cette période, seulement 23 000 euros.

C’est bien connu, la quantité ne fait pas la qualité… sauf quand celle-ci manque aussi à l’appel. La Cour des comptes souligne « le champ muséologique très vaste », et met en lumière « l’absence de définition des priorités ». La preuve ? Le musée a mis en place un conseil scientifique et culturel consultatif en novembre 1991 pour « définir la stratégie d’enrichissement de la collection ». Mais il ne s’est réuni qu’une fois l’an entre 1992 et 1995 et aucune trace d’un quelconque compte rendu ultérieur… jusqu’à la métamorphose du musée en un établissement public en 2006 qui prévoit en principe un conseil d’administration en compagnie d’une instance scientifique (selon la loi sur « les musées de France »), saisie avant toute acquisition d’objets.

La Cour des comptes précise que ce musée « n’est pas parvenu à formuler une stratégie précise en matière d’enrichissement de la collection, sinon en se contentant de souligner la complexité de cette entreprise ». Un projet culturel et scientifique a été redéfini en novembre 2010. Mais il reste encore au ministère de la Culture de soumettre l’approbation. Le musée évolue certes, mais au pas d’escargot…

Le rapport fustige, par ailleurs, le manque d’engagement (« une attention limitée », écrivent les magistrats) du ministère des Sports qui alloue au musée un budget de 0.9 millions d’euros. Pendant longtemps, sa tutelle était « éclatée entre deux services du ministère (…) la direction des sports devait définir les orientations générales du musée » sans avoir à s’occuper de l’administratif et des finances. Cette dichotomie a cessé en 2008… Mais les problèmes ne se sont pas arrêtés pour autant : l’actuel directeur général (nommé conjointement par les ministres du Sport et de la Culture) n’a reçu une lettre de mission qu’onze mois après sa nomination. A cause de grèves à la Poste ?

Mais pas de panique : l’optimisme est de mise, la ministre des Sports, dans un droit de réponse publié par le rapport, évoque, pour le musée, « un nouveau cap dans son développement ». Un protocole d’accord a même été signé en mai 2010 entre le ministère du Sport, le musée et le maire de Nice pour que l’établissement s’installe dans la ville dirigée par Christian Estrosi à l’intérieur du prochain « grand stade » : une mise à disposition d’une surface de plus de 5000 m2. Mais la galerie dans le XIIIe arrondissement ne disparaît pas tout de suite : le ministère des Sports a signé un bail courant jusqu’à fin 2012… 

 

P.L

7 novembre 2010

Chahuts internes

Chronique politique pour une radio. Semaine 2.

Les piques verbales entre responsables politiques ne s’échangent pas qu’entre majorité et opposition : ça cogne aussi au sein de chaque clan…

 

En ces temps amers, une petite phrase assassine peut provoquer des remous. Un seul entretien d’un responsable politique  en quête de notoriété, et hop,  le tour est joué, le coup est lancé. Chaque semaine, son lot d’exemple. A droite, au centre, à gauche. Au sein de la majorité présidentielle et dans l’opposition. Les dirigeants se chamaillent, s’envoient des fleurs. C’est la guerre pour un poste, une mission, un mandat, à l’aube d’une élection.

Dominique de Villepin continue dans cette optique son tour des médias pour tacler le chef de l’Etat…

L’ancien Premier ministre, le poète aux accents gaullistes, ne cesse de critiquer Nicolas Sarkozy. Le fondateur de République Solidaire a toujours sa carte de l’UMP. Mais cela ne l’empêche pas de se faire filmer en banlieue ou, près d’une vache, à la ferme. Sur un plateau télé ou à la radio. Pour montrer sa différence. Attaquer le bilan du président. Dernier exemple en date, dimanche sur Europe 1 : il évoque, sans rire, une parenthèse politique, ouverte depuis 2007 qu’il convient de refermer. Puis songe à la « France amoindrie, à ses principes affectés ». Avant, bien entendu, de se tourner vers « le spectacle pitoyable de la vie politique française ». Allusion peu masquée au remaniement, aux bisbilles entre Jean-François Copé et Xavier Bertrand…(lire ici)

 La droite n’a pas le monopole du chahut interne…

Oui, ça s’agite aussi au centre, bien divisé depuis 2007. Les scissions se sont accumulées. D’abord, entre ceux qui ont rejoint le chef de l’Etat dans l’entre-deux tour de la présidentielle et les autres… Autrement dit entre les adeptes du Nouveau Centre, parti affilié à l’UMP et les membres du Mouvement Démocrate.

Puis entre les partisans de François Bayrou et les nostalgiques de l’ancienne UDF. Comme ce chef de file des sénateurs centristes, Jean Arthuis, à la tête de la commission des Finances, qui veut faire renaître de ces cendres l’ancien parti de centre-droit, héritier du giscardisme .

Il souhaite que les centristes soient représentés au premier tour en 2012. Se dit candidat à la candidature. Mais assure toutefois au journal le Point ne pas y penser tous les jours en se rasant (la preuve).

Jean Arthuis envoie aussi des piques au gouvernement…

Comme certains à l’UMP, il prêche la fin du bouclier fiscal et de l’impôt sur la fortune. Les sénateurs examinent cette semaine le budget de finance 2011 et « le compte n’y est pas ». Pas assez de rigueur, pas assez de réductions des dépenses de l’Etat. Jean Arthuis veut réduire davantage les niches fiscales. Et ne pas se leurrer : comme François Fillon (l’actuel locataire a récemment brisé le tabou), il sait que les impôts ne peuvent qu’augmenter.

A gauche, Manuel Valls a passé la vitesse supérieure à l’encontre du PS.

Le député-maire socialiste de Meaux tacle le comportement de certains responsables à gauche. L’un des chefs de file de l’aile droite estime que le PS bat encore de l’aile. Selon lui, les socialistes ne sont pas encore vraiment crédibles.

A qui la faute selon lui?

 Manuel Valls ne le dit pas noir sur blanc au Parisien-Aujourd’hui en France, mais il y pense. Son intervention vise  l’aile gauche du parti, représenté par le porte-parole Benoît Hamon, qui, voilà quelques jours, avait laissé entendre que les socialistes pouvaient  encore « discuter » de l’allongement de cotisation dans le dossier des retraites. Ré-dhi-bi-toire pour le proche de DSK, favorable, à cet allongement (au cœur du projet socialiste). Sans toutefois revenir sur les 60 ans qui devraient rester « un droit et non une obligation », murmure Manuel Valls, gardien de l’unité à la socialiste…(lire ici)

 P.L

8 octobre 2010

Le bouclier de Nicolas, une épée de Damoclès du quinquennat?

2/2

(lire la première partie de cette « fausse enquête » : Nicolas Sarkozy, à la recherche de ses électeurs catholiques : http://url.exen.fr/15942/

Deuxième solution : mettre sur la table du débat public une éventuelle suppression à venir du bouclier fiscal. L’un des symboles du quinquennat de Nicolas a du plomb dans l’aile.

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2010-09/2010-09-29/article_baroin.jpg

(François Baroin, ministre des Finances)

Depuis le début de son élection, le chef de l’Etat jurait pourtant ne pas vouloir  l’abandonner au bord de la route, comme l’exigeait la gauche.

Or, certains responsables de la majorité ont commencé à ne plus soutenir cette mesure mal aimée, en temps de crise économique. D’abord, Alain Juppé. Puis Jean Arthuis, le président centriste de la Commission des Finances du Sénat, favorable à l’exécution du bouclier, mais aussi de l’ISF.

Jean-François Copé a ensuite rejoint la cohorte des frondeurs. Pour plaire à l’opinion, il dit vouloir entamer « une réflexion » sur la suppression des deux mesures. Le doute s’empare jusqu’au sommet de l’Etat : le probable futur ex-Premier ministre François Fillon a, lui, évoqué un dossier plus « tabou » du tout.

Mais pourquoi l’était-il avant, ce bouclier ? Le gouvernement ne pouvait pas y toucher. Une promesse électorale reste une promesse. Et, comme l’a répété Nicolas Sarkozy tout au long de son mandat en cours, l’Allemagne « l’a inscrit dans sa Constitution ». Si cette grande puissance a adopté ce bouclier fiscal, la France peut bien le faire aussi. Sauf que l’affirmation présidentielle est… erronée.

Alors, conscient de cette bourde imparable, l’exécutif a, soudain, fait mine de découvrir…que les Teutons n’avait pas ce genre de dispositif. Et qu’aucun Allemand ne devait payer d’impôt sur sa fortune.

Suite à un voyage outre-Rhin, survenu fin septembre, François Baroin a, répandu cette (bonne ?) nouvelle.  Au risque de s’afficher. Et en prônant, au passage, avec son compère de l’Elysée, la convergence du modèle fiscal français avec l’Allemagne (lire aussi ici).

Du coup, une centaine de députés UMP (dont le modeste Neuilléen Balkany) anticipe. Libres comme l’air, ils proposent dorénavant la suppression pure et simple du bouclier fiscal et de l’ISF , dans la loi du budget 2011, pourtant déjà votée il y a quelques jours.  Le ministre des Finances refuse (voir ici ou ). Ou, du moins, pour l’instant. Car, demain est un autre jour. La réflexion peut perdurer encore longtemps (ou pas). Jusqu’à l’élection de 2012 ?

 P.L

30 janvier 2009

le gouvernement et le « jeudi noir »

Nicolas Sarkozy fêtait, mercredi 28 janvier son anniversaire. 54 ans. En cadeau, une belle grève générale.

2,5 millions de personnes, selon la CGT et 1,08 si l’on en croit le ministère de l’Intérieur ont défilé en France pour faire part de leurs inquiétudes. Sauvegarde de l’emploi, défense des services publics, défense des libertés : les motifs sont nombreux.

Les manifestants pensent que ce « jeudi noir » est identique à la mobilisation contre le contrat première embauche, en 2005. C’est même une des « plus grandes manifestations de salariés depuis une vingtaine d’années » pour François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.

Réponse de Luc Chatel sur Europe 1: « Il n’y a pas un niveau de grève exceptionnel, c’est plutôt en deçà dans le secteur public que ce qui avait été constaté lors des derniers mouvements ». Ambiance..

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/377153.jpg

Le ministre du Budget, des Comptes publics, et de la Fonction publique réagit face au mouvement social qui a paralysé la France, ce jeudi 29 janvier.

Eric Woerth sur RMC Info :

-          « Je pense que devant une telle crise, un pays doit essayer de se mobiliser, mais d’une manière positive. » Après la laïcité positive, la grève positive !

-           « Parce qu’il y aura deux types de pays, en sortie de crise : ceux qui seront définitivement déconnectés, qui avanceront moins vite que les autres, et ceux qui auront réussi à se transformer. » Oui, ceux qui se lèvent tôt pour travailler et les autres fainéants…

-          «  Bien sûr qu’on a le droit de faire grève, jamais je ne condamnerai la grève. » On est sauvé…

-          « Mais à un moment donné, il faut un peu chercher de la solidarité économique et sociale, dépasser un peu ses craintes personnelles. On doit aller de l’avant, et finalement, un prof doit rentrer dans son lycée avec encore plus envie de former les jeunes, une infirmière avec encore plus envie de soigner ses malades, un ministre avec encore plus envie de réussir à sortir de la crise » Il existe donc des profs qui ne veulent pas former les jeunes, des infirmières qui ne soignent plus (ou qui confondent exprès les médicaments des malades)…

-          « Nous écoutons au maximum. Je ne crois pas qu’il faille zapper et changer de politique sans arrêt. Dans ces périodes de très grande tempête, on doit garder son sang-froid ». Et ne pas reculer ? Petit rappel amusant. Durant la période de mobilisation contre le CPE, Sarko voulait « zapper » le CPE de Villepin et Jacques Chirac. Etait-ce un exemple de « sang-froid » ? Il voulait être président…

 

3 octobre 2008

la crise, la crise, la crise : quoi d’autre?

Depuis la faillite de Lehman Brothers, le rachat de Meryll Linch par la « Bank of America », et autres péripéties de la caisse d’épargne Washington Mutual, la « Wamu » de Seattle, la nationalisation de l’assureur AIG aux USA, puis les déboires de Fortis et Dexia de la « vieille Europe » (en France,  et au Benelux), les spécialistes, les journalistes n’ont plus qu’un mot à la bouche. La crise financière et banquière d’origine américaine, qui vient de frapper à la porte du vieux continent fait la une de tous les journaux. Et donne le tournis aux politiques.

On l’a vu. Le plan d’Henry Paulson de 700 milliard de dollars, à injecter dans les banques en difficulté, dans le but de sauver ce qui peut être encore sauvé a été difficilement ratifié. Les Républicains de la Chambre des représentants ont voté, pour la majorité d’entre eux contre cette ‘loi de régulation’. Avec les démocrates majoritaires, ils seront face aux électeurs le 4 novembre 2008, qui devront renouveler la Chambre. Ils étaient donc réticents à voter un texte, rejeté en grande partie par les Américains contribuables. Le Sénat a finalement dit oui au texte modifié ( puis la Chambre de même).

Cette crise a fait réagir logiquement les deux prétendants à la succession de George W. Bush. John Mac Cain a récemment stoppé sa campagne pour quelques heures, pour se consacrer entièrement au sauvetage des banques américaines et faire en sorte que le plan Paulson se concrétise, même s’il paraissait évidemment  mitigé, du fait de ses positions idéologiques libérales économiques. Barack Obama, lui, plutôt posé et relativement calme expliquait qu’il pouvait gérer deux problèmes à la fois. Il s’est donc montré plus ‘présidentiel’, contrairement à l’impulsif « Mc Same ».(Même que Bush)

L’Europe, qui n’a pas de « budget fédéral », ni de département du Trésor, comment veut-elle s’en sortir? Les Allemands, dont le pays a vaincu les déficits budgétaires nationaux ne souhaitent pas s’engager dans un éventuel plan identique à celui des USA. La France, les Pays Bas en ont proposé, discrètement. En un mot, certains veulent la coopération , d’autres veulent se la jouer perso.

En France, le débat est interminable. Comment faire, pour protéger nos banques et notre économie ? Nationaliser les établissements privés ? C’est ce qui est arrivé à Dexia. C’est ce que demandent certaines personnes, comme Laurent Fabius, qui indique, dans le Monde du 2 octobre, qu’il faille « assurer la liquidité des banques, la continuité du crédit et de garantir les dépôts. ».

Il copie d’ailleurs le président de la République, qui depuis quelques jours rêve de justice sociale, et de régulation à la soviétique,  lorsque l’ancien premier ministre écrit : « Une nouvelle ère doit s’ouvrir. Elle devra être beaucoup moins favorable aux spéculateurs patentés et aux fortunes champignons, beaucoup plus propice à la définition et au respect de règles mondiales, beaucoup plus fondée sur le rôle régulateur de la puissance publique internationale, nationale et locale »

Nicolas Sarkozy et le Medef veulent maintenant bloquer, ou en tout cas mieux contrôler les parachutes dorés. Le patron de Fortis, Alex Miller vient d’ailleurs de renoncer sous contrainte à ses sous, soit plus de 3 millions d’euros. Il n’a pas eu autant de chance que Herman Verwilst, patron de la banque belgo-néerlandaise Fortis et Patricia Russo, co-dirigeante d’Alcatel Lucent, virée après l’échec de sa ‘mission’ fin juillet ( mais qui a gagné 6 millions d’euros, à son départ d’Alcatel Lucent). La faute à ce gouvernement qui se prend pour des communistes. Ah les « gauchos » de droite de l’UMP! Si la crise n’avait pas démarré, A. Miller aurait eu droit au jackpot! Pourquoi, diable n’y a-t-il pas eu un nuage à la frontière de l’hexagone, comme en 1986 avec Tchernobyl ? Un nuage aurait pu arrêter la mondialisation et la crise de l’argent fou…

Pierre Rousselin, du Figaro, dans son blog, « géopolitique » pense que le « G4 européen de samedi (4 octobre) convoqué par Nicolas Sarkozy n’apportera pas une réponse définitive à la crise de confiance qui s’est emparée du système bancaire. ».

Comme ça, c’est clair !

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